La crise économique 2020 due au Covid-19

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 24 mars 2020, 20:51

Coronavirus: Singapore Airlines cloue au sol l'essentiel de sa flotte

PUBLIÉ LE 23/03/2020 SINGAPOUR (Reuters)

La compagnie aérienne Singapore Airlines a annoncé lundi qu'elle allait réduire sa capacité de 96% et clouer au sol la quasi totalité de ses avions, en réponse aux restrictions de voyages liées au coronavirus qui représentent selon elle "le plus grand défi" de l'histoire de la compagnie.

Cette annonce intervient alors que les autorités de Singapour ont décidé d'interdire l'entrée et le transit de tous les voyageurs dans l'espoir d'endiguer la propagation du coronavirus.

Dans un communiqué, la compagnie aérienne a indiqué qu'environ 138 de ses avions seraient cloués au sol, sur un total de 147 appareils.

Elle a précisé avoir puisé ces derniers jours dans ses lignes de crédit pour répondre à ses besoins en trésorerie et avoir engagé des discussions avec des institutions financières pour ses besoins futurs.

Du fait de l'incertitude sur la durée des restrictions frontalières, est-il écrit dans le communiqué, Singapore Airlines n'est pas en mesure de déterminer à l'heure actuelle quand elle pourra de nouveau assurer un service normal.
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... te.N944361

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 24 mars 2020, 21:17

France: la récession sera plus forte que prévu, prévient le gouvernement

AFP•24/03/2020

La France connaîtra cette année une chute de son produit intérieur brut (PIB) de bien plus de 1%, a averti mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, et la sortie de crise après le coronavirus ne se fera pas du "jour au lendemain" pour le pays qui, comme ses voisins européens, subit en mars une chute record de son activité.

"Chaque semaine de confinement supplémentaire (...) a un impact sur notre croissance" qui se chiffre en milliards d'euros, tout comme l'évolution de la situation dans d'autres pays du monde, a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse, organisée en ligne pour cause d'épidémie.

Or le Premier ministre Edouard Philippe a averti lundi soir que le confinement de la population pouvait encore durer "quelques semaines", le conseil scientifique devant se prononcer mardi.

"Chaque mois de confinement, c'est à peu près 2 points de PIB perdu", estime Mathieu Plane, directeur adjoint de l'Observatoire français des conjonctures économiques. Il y a trois mois, la prévision de croissance du gouvernement pour 2020 était encore de 1,3%.

L'économiste avertit toutefois que "ça peut être plus au bout de plusieurs mois, avec des conséquences plus graves pour les entreprises, comme des risques de faillites". Si "l'industrie peut s'en sortir sur l'effet de décalage", avec un rattrapage de la production perdue pendant la crise, "le choc est beaucoup plus important sur les services de proximité", comme l'événementiel, les commerces, les transports, avec "des pertes sèches".

Pour l'assureur-crédit Euler Hermes, les défaillances d'entreprises, qui reculaient depuis 4 ans, vont d'ailleurs bondir de 8% cette année.

Premier indicateur économique avancé, l'indice PMI du cabinet Markit mesurant l'activité du secteur privé en France a enregistré la plus forte contraction de ses près de 22 ans d'existence, s'écroulant de 51,2 points en février à 30,2 points en mars, selon une estimation provisoire mardi.

La contraction de l'activité commence en-dessous de la limite des 50 points. Elle est également "sans précédent" pour l'ensemble de la zone euro, à 31,4 points.

Face au coup d'arrêt brutal asséné par la pandémie à l'appareil productif, M. Le Maire a indiqué qu'il ne croyait pas à un rebond rapide en sortie de crise et a comparé la crise actuelle à la crise de 1929.

"Je ne crois pas au coup de baguette magique", a averti le ministre de l'Economie, prévoyant que "le redémarrage sera plus long" dans un certain nombre de secteurs, comme l'automobile.

"Si mi-mai on retrouve une activité normale, on ne sera pas à -5% de croissance. Mais on navigue un peu à vue face à un phénomène inédit", explique Mathieu Plane.

Autre signe du coup de frein à l'activité: quelques jours seulement après la mise en place d'un dispositif de chômage partiel visant à éviter des licenciements massifs, 730.000 salariés en bénéficiaient déjà. Et M. Le Maire a prévu que les 8,5 milliards d'euros provisionnés par l'Etat et l'Unedic, pour couvrir 15% des salariés durant deux mois, ne seraient pas suffisants.

Tandis que des tensions apparaissent sur la chaîne d'approvisionnement alimentaire, comme chez Système U, le gouvernement encourage les employeurs à verser une prime à ceux qui se rendent sur le lieu de travail.

La prime défiscalisée de 1.000 euros, mise en place après le mouvement des "gilets jaunes", pourra être versée jusqu'au 30 juin par toutes les entreprises jusqu'à 250 salariés, et plus seulement celles ayant des accords d'intéressement.

Bruno Le Maire s'est aussi déclaré favorable à "un service économique minimum, c'est-à-dire un minimum d'activité, dans notre économie de façon à ce que nous puissions rebondir le moment venu" et "que nous garantissions la sécurité d'approvisionnement dans les secteurs dont nous avons impérativement besoin dans notre vie quotidienne (électricité, eau potable, transports, alimentation, approvisionnement quotidien)".

Le gouvernement a également enclenché mardi la mise en oeuvre de la garantie d'Etat des prêts aux entreprises pour un montant pouvant atteindre jusqu'à 300 milliards d'euros, pour pallier les problèmes de trésorerie. Mais M. Le Maire a averti que les mauvais payeurs, qui ne respecteraient pas les délais de paiement, en seraient exclus.

Enfin, il a appelé les grandes entreprises à faire preuve de "la plus grande modération sur le versement des dividendes" aux actionnaires, à "un moment où tout l'argent doit être employé pour faire tourner votre entreprise, pour s'assurer qu'elle redémarre dans de bonnes conditions".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... e03a9054cf

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Message par energy_isere » 24 mars 2020, 21:30

Zone euro : chute "sans précédent" de l'activité dans le privé en mars

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES•24/03/2020

L'effondrement de l'activité globale surpasse "de loin" celui observé "au plus fort de la crise financière mondiale", selon un spécialiste du cabinet Markit.

Les premières évaluations des effets de la pandémie de coronavirus sur l'économie européenne sont sans appel : l'activité du secteur privé dans la zone euro a chuté en mars par rapport à février, à un rythme "sans précédent". selon la première estimation du cabinet Markit, publiée mardi. La cabinet Markit a publié mardi 24 mars sa première estimation de l'indice PMI composite

Celui-ci s'effondre de 20 points, passant de 51,6 en février à 31,4 en mars, soit "la plus forte baisse de l'activité globale (...) depuis la première publication des données composites en juillet 1998", explique Markit dans son communiqué. Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l'activité progresse. Elle diminue s'il est inférieur à ce seuil. "Le précédent record baissier de l'indice PMI composite (36,2) avait été enregistré au cours de la crise financière mondiale, en février 2009", rappelle le cabinet. Le fort recul de l'indice s'explique par "les mesures exceptionnelles adoptées par les différents pays afin de freiner la propagation du coronavirus", qui ont "fortement perturbé l'activité des entreprises".

"Pessimisme sans précédent"
L'indice de l'activité de services dans la zone euro a chuté à 28,4, contre 52,6 en février, là-encore un record historique. Quant à l'indice manufacturier, il se replie à 39,5, contre 48,7 en février, son niveau le plus bas depuis "131 mois" L'enquête signale par ailleurs "des degrés de pessimisme sans précédent dans les deux secteurs étudiés" en ce qui concerne "les perspectives d'activité à douze mois".

L'effondrement de l'activité globale surpasse "de loin" celui observé "au plus fort de la crise financière mondiale" , remarque Chris Williamson, économiste chez Markit.

Cela préfigure selon lui "une baisse du PIB d'environ 2% au premier trimestre, et cette forte contraction de l'économie risque de s'accentuer dans les mois à venir, lors de la mise en oeuvre probable de mesures de plus en plus drastiques, destinées à lutter contre la crise sanitaire". L'économiste souligne par ailleurs que "l'assombrissement des perspectives d'activité s'est répercuté sur le marché de l'emploi, les entreprises de la zone euro ayant en effet signalé la plus forte réduction de leurs effectifs depuis juillet 2009".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... da2aedbea3

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Message par energy_isere » 24 mars 2020, 21:50

Coronavirus et prix du pétrole: "forte baisse" de la croissance en 2020 en Mena, indique le FMI

AFP•24/03/2020

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) devrait connaître une "forte baisse" de sa croissance cette année, plombée par la double peine du nouveau coronavirus et de la faiblesse des prix du pétrole, a indiqué mardi le Fonds monétaire international (FMI).

La pandémie de Covid-19 a provoqué un ralentissement de l'activité économique mondiale mais aussi une baisse de la demande de pétrole, dont de nombreuses économies de la région dépendent fortement.

"La région va probablement connaître une forte baisse de croissance cette année", a déclaré le directeur régional du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, Jihad Azour, dans un rapport.

L'organisation basée à Washington a exhorté les gouvernements de la région à mettre rapidement en place des plans de sauvetage afin d'éviter une récession prolongée, une hausse du chômage et des faillites d'entreprises.

M. Azour a indiqué qu'une dizaine de pays de la région --sans préciser lesquels- avaient déjà approché le FMI pour obtenir un soutien financier, ajoutant que l'institution se prononcerait sur ces demandes "dans les prochains jours".

Avant la crise du coronavirus, le Fonds avait déjà considérablement réduit ses projections de croissance pour la région Mena en raison de la faiblesse des prix du pétrole, des troubles politiques dans certains pays ou encore des sanctions américaines contre l'Iran.

Ces dernières années, la croissance annuelle a oscillé autour de 1% en moyenne.

Mais "la pandémie du (nouveau) coronavirus est devenue le plus grand défi à court terme pour la région", a-t-il déclaré, avec le choc supplémentaire de la baisse de 50% des cours du pétrole depuis le début de la crise, également alimentée par une guerre des prix entre l'Arabie saoudite et la Russie.

Elle nuit à des secteurs clés comme le tourisme, l'hôtellerie et le commerce, ce qui pourrait entraîner une hausse du chômage et des réductions de salaires, ajouté M. Azour.

Lundi, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a prévenu que le monde connaître une récession en 2020 qui pourrait être pire que celle de 2008, année de la crise financière internationale.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 740a849e4d

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Message par energy_isere » 26 mars 2020, 11:05

Coronavirus: Le déclin économique sera pire qu'en 2008, selon l'OMC

REUTERS•26/03/2020

Les projections montrent que le déclin économique et les pertes d'emploi causés par la pandémie de coronavirus seront pire que lors de la crise financière de 2008, a déclaré mercredi le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Dans un message vidéo enregistré depuis son domicile et publié sur le site de l'OMC, Roberto Azevedo a déclaré que "cette pandémie aura inévitablement un impact énorme sur l'économie".

Les projections récentes, a-t-il poursuivi, donnent "un ralentissement économique et des pertes d'emploi qui sont pires que lors de la crise financière mondiale il y a une dizaine d'années".

Si des prévisions concrètes ne sont pas encore disponibles, a précisé Azevedo, les économistes de l'OMC s'attendent à un "important déclin" du commerce.

Il a toutefois ajouté que les pays pouvaient prendre des mesures importantes pour limiter les dégâts économiques immédiats et poser les baser d'un rétablissement à long-terme, appelant les nations à collaborer.

"Des efforts coordonnés vont augmenter notre puissance collective de lutte contre la récession", a-t-il dit.

Azevedo a salué les mesures de soutien économiques engagées par les gouvernements, sans indiquer les pays auxquels il se référait, et a appelé les membres de l'OMC à se montrer transparents et à partager leurs données.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 069c96f87b

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 26 mars 2020, 11:08

Coronavirus: le secteur de l'horticulture au bord du gouffre

AFP•26/03/2020

Des tonnes de plants détruits, invendus: l'horticulture, qu'elle soit ornementale ou légumière, va peiner à se remettre du coronavirus, alors que tous les points de vente sont fermés au moment même ou la filière réalise les trois-quarts de son chiffre d'affaires.

"80% des ventes se font en ce moment et ils ont dû tout détruire, c'est catastrophique", s'est alarmée la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, lundi dans une vidéo.
..........
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 764131aae9

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par mobar » 26 mars 2020, 16:01

Sans vaccin personne ne peut plus arrêter la pandémie, elle s'arrêtera toute seule quand elle aura son quota de contaminés-immunisés

Pour l’arrêter, il faudrait confiner le monde entier et interdire les voyages et les échanges pendant des mois voire des années
La seule stratégie en l'absence de vaccin sera de gérer la cinétique de l'immunisation pour garder les service de santé opérationnels ... là ou se sera possible
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 26 mars 2020, 20:40

(France) Coronavirus : l’Insee estime que l’activité économique a chuté de 35 %
Dans son point de conjoncture pour le premier trimestre 2020 publié jeudi 26 mars, l’Insee s’essaie à mesurer les premiers chocs liés à l’épidémie de coronavirus.


Mathieu Laurent, le 26/03/2020 Lacroix

Après avoir annoncé un report de sa traditionnelle note de conjoncture, l’Insee a finalement publié des chiffres le 26 mars. Cette évaluation de la situation économique laisse apparaître, sans surprise, des conséquences dévastatrices pour l’activité de l’épidémie de coronavirus, avec un impact variable selon les secteurs.

Précautions méthodologiques
Dans une introduction assez longue, Jean-Luc Tavernier, directeur de l’Insee, explique avoir hésité avant de donner son feu vert à la publication de ces données. En raison de l’urgence sanitaire tout d’abord, mais également du fait d’une plus grande difficulté à collecter les données. Ainsi, la plupart des réponses des entreprises ont été recueillies avant le début du confinement, ce qui a amené l’institut à recourir à « d’autres sources d’information et à des méthodes inhabituelles ». De ce fait, l’évaluation présentée « est fragile, susceptible d’être révisée », mais permet d’avoir un aperçu de l’ampleur du choc pour les différentes composantes de l’économie française. Dans l’ensemble, l’activité se situe « à environ 65 % de la normale ».

La construction paralysée, l’activité industrielle réduite de moitié

Les activités agricoles et les industries agro-alimentaires sont moins affectées que le reste de l’industrie, avec un recul limité à 4 % par rapport à la normale. En revanche, l’industrie hors agroalimentaire (qui pèse pour 12 % du PIB) voit son activité fondre de 52 %. La construction se trouve quasiment à l’arrêt avec un effondrement d’activité de 89 %.

Les services marchands, qui représentent 56 % du PIB, reculent de 36 %. Avec des écarts selon les secteurs : les transports, l’hôtellerie-restauration et les loisirs sont plus fortement affectés que les télécommunications et l’assurance. Enfin, les services non marchands (crèches, garderies, bibliothèques, activités sportives) enregistrent un repli de 14 %.

Des éléments à mettre en regard avec les premières informations disponibles sur la situation des salariés : un tiers environ serait en activité sur le lieu habituel de travail, un tiers en télétravail et le dernier tiers en chômage partiel.

Chute de la consommation

La consommation des ménages serait également inférieure de 35 % à la « normale », hormis un léger rebond pour les produits agricoles et agroalimentaires (+6 %). Certaines dépenses de consommations se sont réduites au minimum, entre 90 et 100 % (matériel de transport, textile, habillement). Le repli de la consommation de services non-marchands s’établit à -33 %, tandis que la baisse s’avère particulièrement massive dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et des transports (-55 %). La branche de la construction est la plus touchée (-90 %).

Un climat des affaires au plus bas depuis quarante ans

Le climat des affaires, qui regroupe des sondages d’opinion réalisés auprès des chefs d’entreprise des grands secteurs de l’économie française, accuse la plus forte baisse depuis la création de l’indicateur en 1980, perdant 10 points en mars 2020, soit plus encore que lors de la crise de 2008, lorsqu’il s’était écroulé de 9 points.

Récession européenne

L’Insee estime qu’un mois de confinement entraînerait une chute du PIB de l’ordre de 3 %, même si les mesures de soutien aux ménages et aux entreprises devraient empêcher « des cicatrices permanentes trop profondes ».
https://www.la-croix.com/Economie/Franc ... 1201086288

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 26 mars 2020, 21:09

Coronavirus: Les usines chinoises rouvrent mais il n'y a plus de demande

Usine Nouvelle 26/03/2020 par Stella Qiu et Ryan Woo (Reuters)

Le ralentissement de la propagation de la pandémie de coronavirus en Chine a permis aux entreprises du pays de rouvrir mais elles sont désormais confrontées au problème de la baisse de la demande de leurs clients étrangers, ce qui pourrait se traduire par la suppression de millions d'emplois.

Dans la ville orientale de Wenzhou, Shi Xiaomin, propriétaire d'une usine qui exportait avant la crise sanitaire des milliers de costumes et de blazers en Corée du Sud, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, a cru être soulagé quand son entreprise a rouvert le mois dernier après une longue fermeture liée à l'épidémie survenue en décembre dans le centre de la Chine.

Mais sa joie fut de courte durée. Au cours de la semaine dernière, les demandes d'annulation de commandes ou de report de livraison de la part de ses clients européens et américains ont afflué, le virus faisant à présent des ravages dans le reste du monde, ce qui affecte les économies des partenaires commerciaux de la Chine.

"L'arrêt sans précédent de l'activité économique en Europe, aux Etats-Unis et sur un nombre croissant de marchés émergents va certainement provoquer une sévère contraction des exportations chinoises, probablement de l'ordre de 20% à 45% en rythme annuel au second trimestre", a déclaré Thomas Gatley, analyste au cabinet d'études Gavekal Dragonomics.

Shi Xiaomin raconte que son fournisseur de tissus en Italie, durement touché par la crise, a suspendu ses opérations dimanche, le privant ainsi de matières premières, alors que son stock ne pourra tenir que jusqu'à fin avril.

L'homme d'affaires estime qu'il n'a désormais d'autre choix que de ralentir sa production et qu'il pourrait même suspendre celle-ci si la situation ne s'améliore pas.

Il a déjà demandé à la cinquantaine de salariés, toujours confinés dans la province du Hubei, berceau de l'épidémie, de se trouver un autre emploi.

"Nous savons que cette année est mauvaise et que l'année prochaine sera meilleure, mais la question est de savoir combien d'usines pourront survivre jusqu'à l'an prochain?", s'est-il interrogé.

Un vendeur dans une usine de miroirs à Yiwu, dans la province du Zhejiang, a déclaré que des clients américains avaient annulé pour plus de 500.000 dollars de commandes rien que samedi.

"Je pense que l'entreprise commencera bientôt à licencier", a-t-il ajouté.

"PLUS DE COMMANDES AU-DELÀ D'AVRIL"

Au début de l'épidémie de nouveau coronavirus, les économistes tablaient sur une reprise de l'économie chinoise en forme de "V" sur le modèle de ce qui avait été observé pour le SRAS en 2003. Depuis ils ont abaissé leurs prévisions à des niveaux inédits depuis la fin de la Révolution culturelle en 1976.

"Les dernières commandes de l'étranger que nous avons reçues sont pour avril", a déclaré Zhu Hongping, président de Hangzhou Hongli Food, un fournisseur d'aliments précuisinés, qui exporte dans les restaurants au Japon, en Corée du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Normalement, à cette période de l'année, le carnet de commandes s'étale jusqu'en juin ou juillet, a-t-il noté, ajoutant qu'il pourrait être amené à suspendre la production dans trois mois.

Les exportateurs chinois sont en outre exposés à l'évolution constante des mesures de restriction dans les pays où la pandémie fait rage.

Yi-Cheng Sung, gérant d'une usine qui produit des pinceaux de maquillage et des accessoires à Shenzhen, redoute par exemple de ne pas être en mesure d'exporter en cas de fermeture des frontières.

Le taux de chômage urbain en Chine a atteint 6,2% en février, en hausse d'un point de pourcentage par rapport à fin 2019, ce qui constitue un record depuis que le bureau de la statistique a commencé en 2018 à publier des données en la matière.

Dan Wang, analyste à l'Economist Intelligence Unit (EIU), estime que le taux de chômage pourrait encore augmenter de cinq points de pourcentage cette année, soit 22 millions de chômeurs supplémentaires, alors que plus de cinq millions de personnes ont déjà perdu leur emploi entre janvier et février.

Selon Dan Wang, quelque 103 millions de salariés pourraient en outre subir une baisse de salaire de 30% à 50%.
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... de.N946236

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 26 mars 2020, 22:14

USA: Plus de 3 millions d'inscriptions au chômage, un record

LE 26/03/2020 (Reuters)

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont explosé aux Etats-Unis la semaine dernière pour atteindre un record absolu à plus de 3 millions, les mesures adoptées pour contenir la pandémie de coronavirus ayant brusquement mis à l'arrêt l'activité du pays et déclenché une vague de licenciements sans précédent.

Ces inscriptions ont atteint 3.283.000 lors de la semaine au 22 mars, dépassant de loin le précédent record de 695.000 établi en 1982, a annoncé jeudi le département du Travail
.............
https://www.usinenouvelle.com/article/u ... rd.N946316

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 27 mars 2020, 08:16

Safran annule le versement du dividende 2019 de 1 milliard d'euros

26/03/2020

Safran a annoncé le 26 mars le retrait de ses objectifs financiers pour 2020 en pleine crise du coronavirus Covid-19. Le versement du dividende pour l'année 2019, à hauteur de 1 milliard d'euros, va également être annulé.

Safran a annoncé jeudi 26 mars le retrait de sa proposition de versement de dividende pour 2019. Le troisième équipementier aéronautique mondial annule également ses objectifs financiers pour 2020. L'entreprise va mettre en place une ligne de crédit de 3 milliards d'euros pour s'adapter au contexte créé par l'épidémie de coronavirus Covid-19.

Mesures de réductions de coûts amplifiées

"Compte tenu du caractère inédit de la situation, de l’impact à venir encore incertain pour ses clients des mesures mondiales adoptées pour endiguer la pandémie, Safran retire les objectifs pour 2020 annoncés précédemment", explique le groupe français dans un communiqué.

Safran a également annoncé qu'il allait amplifier les mesures de réductions de coûts instaurées depuis que le Boeing a suspendu la production de son 737 MAX.

Safran économise 1 milliard d'euros

"Quand les impacts sur l’activité et les mesures d’ajustement pourront être évalués avec suffisamment de précision, Safran les partagera avec la communauté financière", précise l'entreprise. En renonçant au versement du dividende, Safran s'épargnera le décaissement de 1 milliard d'euros.

Le groupe a par ailleurs annoncé la mise en place d'une nouvelle ligne de crédit de 3 milliards d'euros, qui vient s'ajouter à sa ligne actuelle de 2,52 milliards non tirée à ce jour si bien qu'il estime disposer "de liquidités suffisantes pour financer la poursuite de son activité."

Safran précise que ses usines chinoises sont toutes opérationnelles tandis que les sites européens du groupe "redémarrent progressivement".

Avec Reuters (Nicolas Delame)
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... os.N946571

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par energy_isere » 27 mars 2020, 08:26

energy_isere a écrit :
26 mars 2020, 22:14
USA: Plus de 3 millions d'inscriptions au chômage, un record

LE 26/03/2020 (Reuters)

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont explosé aux Etats-Unis la semaine dernière pour atteindre un record absolu à plus de 3 millions, les mesures adoptées pour contenir la pandémie de coronavirus ayant brusquement mis à l'arrêt l'activité du pays et déclenché une vague de licenciements sans précédent.

Ces inscriptions ont atteint 3.283.000 lors de la semaine au 22 mars, dépassant de loin le précédent record de 695.000 établi en 1982, a annoncé jeudi le département du Travail
.............
https://www.usinenouvelle.com/article/u ... rd.N946316
C'est tout simplement énorme ce chiffre, regardez la courbe historique (vu sur bulle immo)
source initiale zerohedge https://www.zerohedge.com/personal-fina ... t-benefits

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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par mobar » 27 mars 2020, 10:54

Coronavirus : "En cherchant à limiter les dégâts pour l’économie, le gouvernement aura alourdi la facture"

https://www.marianne.net/debattons/bill ... ement-aura
catastrophe sanitaire

Alors que jusqu’à il y a seulement une dizaine de jours, en dépit de ce qui s’était passé en Chine et de ce qui était déjà en train de se passer en Italie, quasiment tout le monde pensait que cette épidémie n’était qu’un phénomène sans importance, il semble que l’immense majorité des gens, au moins parmi les commentateurs, soient depuis passés à l’excès inverse et partent dorénavant du principe qu’il est certain que nous allons vers une catastrophe sanitaire qui va faire des millions de morts à travers le monde.

Cette prédiction apocalyptique a trouvé un soutien de poids la semaine dernière, après la publication par une équipe d’épidémiologistes prestigieux d’Imperial College à Londres d’un papier sur les simulations de l’épidémie qu’ils ont réalisées, dont les résultats ont été présentées à l’Élysée le 12 mars, juste avant que le président ne prenne malgré tout la décision de ne pas reporter le premier tour des élections municipales. Ces simulations battent en brèche la stratégie de l’aplatissement de courbe, qui consiste à ralentir la diffusion de l’épidémie pour l’étaler dans le temps et éviter que les services hospitaliers croulent sous le nombre de cas à traiter, sans pour autant chercher à arrêter complètement l’épidémie.

En effet, d’après les résultats de ces simulations, même les mesures qui ont été proposées pour implémenter une stratégie de ce type ne permettraient pas d’empêcher la submersion du système hospitalier, puisque, dans le meilleur des cas, les besoins en lits de réanimation seraient huit fois supérieurs à notre capacité. Si rien n’est fait, le nombre de morts serait de plus de 500.000 en Grande Bretagne et de plus de 2 millions aux États-Unis, mais, dans le meilleur des cas toujours, les mesures visant simplement à ralentir l’épidémie ne parviendraient à diminuer le nombre de morts que de moitié. Les simulations présentées dans le papier concernent la Grande-Bretagne et les États-Unis, mais dans le cas de la France, on peut supposer un nombre de victimes dans le même ordre de grandeur.
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

Pétroleur
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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par Pétroleur » 27 mars 2020, 19:12

Je me permets de reciter une vidéo du blog de l'excellent JMJ déjà citée par Mobar où il s'exprime sur le rapport (non, je plaisante, il n'est pas connu pour être complotiste) entre le coronavirus et la crise financière sous-jacente:

https://youtu.be/CXA2BA9in30?t=4950

Il y évoque aussi le pic "tous-liquides" fin 2018. D'ici quelques mois on risque de "regretter" le coronavirus! :cry:

tita
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Re: La crise économique 2020 due au Covid-19

Message par tita » 28 mars 2020, 13:09

Le biais de normalité dans cette crise.
https://www.youtube.com/watch?v=hyEKAMDyECo

Alors la vidéo n'est pas directement liée à la finance ou à l'économie. Mais l'expérience psychologique de la fumée illustre parfaitement les comportements qu'on a dans une situation de "Black Swan".

Quand je regardais les marchés et la bourse au début de la crise, j'étais sidéré de voir que tout continuait tout tranquillement, alors que des centaines de millions de chinois étaient en situation de confinement. Plus ou moins élevé. Mais l'économie tournait au strict minimum en Chine. Records en bourse le 19 février! Euphorie totale.

Puis il y a eu la première correction, lorsque quelques cas sont apparus en dehors de la Chine (20-28 février). Avant que ça ne remonte un peu (28 février-4 mars), suivi du krach et de la volatilité (5-23 mars), et c'est remonté la semaine dernière.

Sauf que le problème, c'est que tout ces mouvements sont uniquement dû au fait que chacun observe comment les autres réagissent, ce que Trump raconte, comment les banques centrales agissent. Personne ne semble vraiment regarder la fumée, et chacun essaie de garder un état d'esprit optimiste en essayant de se convaincre que la situation va retourner dans cette normalité. Il suffit de déterminer le pic épidémique pour savoir quand les marchés vont atteindre leur point bas. (j'ai songé un coup à faire ça, oui)

Et la fumée, c'est des perspectives ahurissantes de consommation de pétrole en baisse, le secteur du tourisme qui est décimé, les avions sont cloués au sol, les chiffres du chômage aux US qui sont complètement dingues, les usines fermées et plusieurs milliards d'êtres humains qui doivent rester chez eux. Tout est dans un état anormal tel qu'on ne l'a jamais vécu, en tout cas pas dans un BAU de la société frénétique de la mobilité dans laquelle nous vivons. Tous les secteurs économiques sont touchés.

C'est incomparable avec la bulle technologique de 2001, ou la crise des subprimes de 2008. On est dans quelque chose où il n'existe aucun manuel pour dire ce qu'il va falloir faire. On tente d'établir des parallèles avec la pandémie de grippe en 1918, mais la société est beaucoup trop différente.

Pour moi, il se passe exactement la même chose qu'avec l'épidémie, mais avec du retard. Ce n'est qu'au dernier moment, lorsque les chiffres vont tomber et paraître incompréhensibles, que tout le monde va paniquer sérieusement.

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