économie russe

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 17 juin 2017, 13:27

Russie: plus fort bond de la production industrielle en cinq ans

AFP le 16 juin 2017

La production industrielle de la Russie a enregistré un bond de 5,6% sur un an en mai, sa plus forte progression en cinq ans, entraînée en particulier par le gaz, a indiqué vendredi l'agence des statistiques Rosstat.


Cet indicateur marque une nette accélération par rapport à la hausse d'avril (+2,3%), déjà considérée comme solide et un bon signe pour la reprise actuelle de l'économie russe. Il est bien meilleur qu'attendu par les économistes interrogés par l'agence Interfax.

En mai, l'augmentation de la production a été particulièrement marquée pour le gaz naturel (+21,3%) et le charbon (+8,4%). Une telle tendance était attendue, mais pas de cette ampleur, en raison du printemps bien plus que froid que d'habitude connu par la Russie et d'un jour ouvré en plus en mai par rapport à l'an dernier.

L'accélération de l'activité des industriels intervient alors que l'économie russe a amorcé une reprise après deux années de récession due à l'effondrement des cours du pétrole et aux sanctions occidentales liées à la crise ukrainiennes
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... ans-170616

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 13 août 2017, 15:26

La reprise s'est accélérée en Russie au 2e trimestre

Publié le 11/08/2017 AFP

La reprise s'est accélérée en Russie au 2e trimestre © AFP/Archives / Mikhail KLIMENTYEV SPUTNIK/AFP/Archives
La reprise de l'économie russe, sortie fin 2016 de deux ans de récession, s'est nettement accélérée au printemps, une bonne nouvelle pour le Kremlin à sept mois de la présidentielle même si les perspectives restent ternes à long terme.

Difficultés structurelles et nouvelles sanctions américaines signifient que le potentiel de croissance de la Russie risque de s'essouffler dans les années à venir. Mais dans l'immédiat, les indicateurs permettent aux autorités de vanter une économie en relative bonne santé.

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut a augmenté de 2,5 % par rapport à la même période un an plus tôt, a indiqué l'institut des statistiques Rosstat, traduisant une nette amélioration par rapport à +0,5 % au premier trimestre.
La Russie avait enregistré au quatrième trimestre 2016 une première hausse du PIB (+0,3 %) après deux ans de récession causée par l'effondrement des prix des hydrocarbures et les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne.

Selon les économistes, l'accélération du printemps s'explique d'une part parce que la consommation des ménages, à la traîne jusqu'alors, est enfin repartie et que la faiblesse inhabituelle des températures a soutenu la production d'énergie.
Le résultat publié par Rosstat est légèrement inférieur à l'estimation du gouvernement (+2,7 %) mais bien plus optimiste que la plupart des prévisions des économistes.

Il constitue la plus forte croissance de l'économie russe depuis le troisième trimestre 2012, a relevé William Jackson, du cabinet Capital Economics. Il "renforce notre opinion que la reprise va surprendre beaucoup de monde de manière positive", a-t-il ajouté, indiquant prévoir une croissance de 2,3 % sur 2017 et 2,5 % en 2018.
Le ministre de l'Economie Maxime Orechkine avait estimé fin juillet que l'accélération récente devrait permettre à la croissance de dépasser l'objectif de 2 % du gouvernement pour 2017.
.....................
http://www.lepoint.fr/economie/la-repri ... 489_28.php

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Message par energy_isere » 09 sept. 2017, 13:32

Selon de nouvelles prévisions, la Russie pourrait battre en 2017 le record absolu de récoltes de céréales établi par l'Union soviétique en 1978.

L'agence analytique SovEkon a revu à la hausse ses prévisions concernant les récoltes de céréales en Russie en 2017. Elles devraient atteindre cette année les 133 millions de tonnes, lit-on sur le site de l'agence.

«Le record absolu de 127,4 millions de tonnes enregistré en 1978 sera très probablement battu», indique l'agence dans un communiqué.

Selon les nouvelles prévisions de SovEkon, les récoltes de blé devraient s'établir en 2017 à 81,1 millions de tonnes, celles d'orge atteindraient les 20 millions.$
Dans le même temps, l'agence a révisé à la baisse ses prévisions concernant les récoltes de maïs. En raison de conditions météorologiques défavorables dans le sud de la Russie, elles devraient s'établir à 15,2 millions de tonnes.

Auparavant, le ministre russe de l'Agriculture Alexandre Tkatchev a estimé que les exportations russes de blé pourraient atteindre 40 millions de tonnes en 2017-2018, un niveau également record.
https://fr.sputniknews.com/russie/20170 ... es-record/

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Message par energy_isere » 21 janv. 2018, 14:13

La Banque mondiale optimiste sur la croissance de l’économie russe

Sputnik. Ilya Pitalev 10.01.2018

La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions pour la croissance du PIB russe de 1,4 à 1,7% pour 2018, et de 1,8 à 1,9% pour 2019 en raison d'une hausse significative des prix du pétrole au second semestre de l'année dernière, a déclaré à Sputnik l’économiste en chef de l’institution financière.

Après deux années de récession, la hausse du prix du pétrole et la baisse de l'inflation ont permis à la Russie d'atteindre une croissance de 1,7% lors de l'année financière de 2017, annonce le rapport de janvier de la Banque mondiale. L'institution a également revu à la hausse ses prévisions pour la croissance du PIB russe de 1,4 à 1,7% pour 2018.

Selon l'institution financière internationale, la croissance devrait rester stable cette année et progresser encore en 2019, de 1,7 à 1,8%.
Les prévisions pour 2020 de la Banque demeurent au même niveau à 1,8%.

L'économiste en chef de la Banque mondiale, Francesca Onsorg, a expliqué à Sputnik que l'économie russe avait bénéficié de la croissance des prix du pétrole en 2017, ainsi que de la situation globalement positive de l'économie mondiale.

«La Russie profite de la hausse des prix des matières premières, en particulier. La hausse des prix du pétrole à la fin de l'année dernière a eu un impact positif sur l'économie russe. En outre, elle est influencée positivement par sa situation actuelle dans l'économie mondiale accompagnée par une croissance du commerce et des investissements», a déclaré Mme Onsorg.

Un baril de pétrole, selon la Banque mondiale, coûtera 58 dollars en 2018 et 59 dollars en 2019, ce qui est légèrement supérieur aux prévisions précédentes de la banque.
https://fr.sputniknews.com/economie/201 ... mie-russe/

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Message par energy_isere » 04 févr. 2018, 21:20

Les patrons français reçus dans la « datcha » de Poutine

BENJAMIN QUENELLE Le 04/02/2018 Les Echos

A quatre mois de la visite à Saint-Pétersbourg du président Macron, le chef du Kremlin a invité à Moscou les principaux investisseurs français en Russie.

Autour de Vladimir Poutine, mercredi 31 janvier, ils étaient onze patrons français. « Je suis très heureux de vous retrouver », s'est félicité le chef du Kremlin qui, pour cette deuxième réunion en deux ans, avait convié la délégation du CAC 40 dans sa « datcha », luxueuse résidence dans les bois à Novo-Ogarevo, près de Moscou. Avec en vue : la visite en mai du président Emmanuel Macron, hôte d'honneur du forum économique de Saint-Pétersbourg convié juste avant, sans doute pour une rencontre bilatérale à Moscou.

« La relation économique entre nos deux pays est à nouveau au beau fixe. Il y aura des signatures de contrats ! », anticipe Emmanuel Quidet, président de la chambre de commerce franco-russe qui, chez Vladimir Poutine, était entouré des dirigeants des principaux investisseurs français en Russie : Total, Renault, Sanofi, Danone, Thales, Schneider Electric, Air Liquide, Dassault Aviation, Crédit Agricole, Leroy Merlin et Pernod Ricard.

Huis clos

« Au forum de Saint-Pétersbourg, on attend une forte délégation... », a souri Vladimir Poutine alors qu'Emmanuel Quidet a rappelé au président que la France, avec 1.200 entreprises, était le premier investisseur et employeur étranger en Russie. Après ces mots de bienvenue, tout le reste de la rencontre, pendant plus de deux heures, s'est tenu à huis clos. Chaque patron a pu parler directement au président des difficultés concrètes que les entreprises rencontrent en Russie. Mais rien n'a filtré sur le détail de ces doléances.

Certains dossiers délicats ont dû être évoqués, notamment la potentielle participation de Total pour la suite du chantier de gaz liquéfié au Yamal, dans le grand nord russe. Son partenariat avec le gazier russe Novatek a été un succès pour la première phase. Mais la partie russe exigerait désormais un financement des banques françaises, difficile à cause des effets indirects des sanctions occidentales contre Moscou. Autre dossier chaud : la participation d'Engie au projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne, potentiellement ciblée par les sanctions américaines. Mais Engie était le grand absent de la rencontre présidentielle.
https://www.lesechos.fr/monde/europe/03 ... 150601.php

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Message par energy_isere » 17 févr. 2018, 12:35

Russie: le budget pourrait être excédentaire en 2018

AFP parue le 15 févr. 2018

Le budget de l'Etat russe, après plusieurs années de déficit creusé par la chute des prix des hydrocarbures, pourrait devenir excédentaire dès cette année, a déclaré jeudi le ministre des Finances Anton Silouanov.

"L'excédent budgétaire pourrait atteindre 1,5-2% du PIB aux prix du pétrole actuels", a déclaré le ministre lors d'un forum d'investisseurs à Sotchi, cité par les agences russes. Selon des données préliminaires du ministère des Finances, le déficit du budget fédéral en 2017 était de 1,5% du PIB, donc inférieur aux prévisions de 2,5%.

Le président Vladimir Poutine a érigé en priorité le maintien de la stabilité financière. Face à la chute des prix du pétrole dont dépend fortement l'économie russe, les autorités ont laissé filer le rouble, malgré un effet négatif pour le pouvoir d'achat, permettant de compenser en partie la baisse des rentrées budgétaires.

Elles ont aussi appliqué une politique d'austérité, effectuant des coupes dans les budgets de tous les ministères, qui a permis de maintenir le déficit à des niveaux moins dramatiques que d'autres pays producteurs d'hydrocarbures.

L'ex-ministre des Finances Alexeï Koudrine, cité mercredi par l'agence TASS, a estimé qu'un surplus du budget fédéral serait possible en 2018 si les prix du pétrole restaient entre 60 et 70 dollar le baril sur l'ensemble de l'année.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-180215

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Message par energy_isere » 26 févr. 2018, 18:54

Economie: l'agence Standard & Poor's relève la note de la Russie

Par RFI Publié le 24-02-2018

Le ministre russe des Finances Anton Silouanov s'est déclaré satisfait du relèvement de la notation de la Russie par l'agence Standard & Poor's. Il espère que cela va inciter les investisseurs à s'intéresser davantage à son pays, tant dans le secteur public que dans les entreprises privées.

Jusqu'à présent mal notée par Standard et Poor’s et placée en catégorie spéculative, donc à risque, la Russie peut désormais intéresser des investisseurs moins aventureux. Elle était considérée comme un pays à risque moyen par Standard & Poor’s en raison de la politique budgétaire qualifiée de prudente par l'agence de notation. Cette prudence a permis à la Russie de surmonter la chute du prix des matières premières et les sanctions internationales.

L'agence relève que l'approche de l'élection présidentielle n'a pas conduit le gouvernement à augmenter pour autant la dépense publique.

La croissance devrait atteindre 1,8% cette année et le déficit public être contenu autour de 2% du PIB, contre 4,5% en 2016. Toutefois, Standard & Poor’s juge qu'il est difficile de prévoir si les Etats-Unis vont, oui ou non, aggraver les sanctions contre la Russie.

Une décision qui dépend à la fois de l'attitude du gouvernement russe en matière de politique étrangère et de la situation intérieure aux Etats-Unis, et sur cela, l'agence de notation se refuse à jouer les devins.
http://www.rfi.fr/economie/20180224-eco ... ote-russie

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Message par energy_isere » 16 mars 2018, 18:09

"Le prix des hydrocarbures continue d’avoir un impact sur l’économie russe"

Par Adeline Haverland le 16/03/2018 À 16H46

Entretien A la veille des élections russes, qui se tiennent le 18 mars et qui verront Vladimir Poutine se faire réélire pour un dernier mandat, Julien Vercueil, économiste à l'Inalco et auteur de l'ouvrage "La Russie, une économie politique" (Seuil, 2018,) revient sur la situation économique du plus grand pays du monde.

Les élections russes doivent se tenir le 18 mars. Julien Vercueil, économiste à l'Inalco et auteur du livre "La Russie, une économie politique" (Seuil, 2018), revient sur les propositions économiques de l'actuel président et candidat favori, Vladimir Poutine.

L'Usine Nouvelle - L’économie russe affiche une croissance de 1,5 % en 2017. Comment analyser cette reprise ?

Julien Vercueil - Le retour de la croissance - à un niveau toutefois modeste - est à la fois le résultat de phénomènes conjoncturels et structurels. Conjoncturellement, la croissance est liée à la reprise des demandes intérieure et extérieure soutenue par la remontée du prix des hydrocarbures. L’augmentation des prix du pétrole et du gaz accroît les recettes des grands groupes industriels exportateurs et celles de l’Etat dont le budget est fortement déterminé par les prélèvements qu’il peut faire sur le secteur des hydrocarbures. Néanmoins, l’économie russe a des potentiels internes de croissance actuellement limités, car ils sont contraints par le faible niveau de l’investissement qui plafonne à 20 %.

Comment expliquez-vous la faiblesse de l’investissement ?

Elle s’explique par le manque de confiance des agents économiques dans le climat des affaires, qui reste peu favorable à des engagements de long terme. Un niveau d’investissement plus élevé (25 à 30 %) dans les secteurs clés de l'économie permettrait de moderniser l'appareil productif et, combiné à une politique de redistribution, d’atteindre un taux de croissance autour de 5 %, nécessaire pour assurer une hausse significative du niveau de vie de la population.

La dépendance aux hydrocarbures est souvent avancée pour justifier la crise de 2014. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le prix des hydrocarbures continue d’avoir un impact sur l’économie russe, à la fois sur les recettes des grands groupes industriels exportateurs mais également sur les recettes de l’Etat. Si on prend en compte les ponctions faites par l’Etat dans les entreprises publiques en tant qu’actionnaire, les ponctions de l’impôt sur les sociétés, les taxes sur les exportations, les taxes à la production et enfin les droits d’accise, le secteur des hydrocarbures a pu atteindre par le passé plus de 50 % des recettes du budget. Lorsque ce secteur est affaibli, mécaniquement, les rentrées fiscales de l’Etat diminuent. Or, l’Etat est un acteur économique essentiel de la Russie. C’est l’ensemble du système économique russe, privé et public, qui est touché par les variations des prix du pétrole et du gaz.

Qu’en est-il des tentatives de diversification de l’économie russe ?

En 2007, alors que la croissance était encore élevée, certains experts ont commencé à s’alarmer de la dépendance de l'économie envers les hydrocarbures. Les autorités ont commencé à plancher sur un programme de diversification industrielle à long terme appelé "stratégie 2020". C’était un projet assez ambitieux dont l’objectif était d’investir dans les ressources humaines, dans l’éducation et dans les technologies… Ce programme a buté sur la crise de 2009 qui a illustré l’importance du sujet, tout en tarissant paradoxalement les ressources nécessaires pour ce programme. Depuis, certains secteurs se sont bien développés comme l’industrie de l’armement qui avait déjà connu une croissance importante dès les années 2000. Le secteur de l’agroalimentaire s’est également développé depuis les années 2000 sur la base d’une reprise de la production agricole. Les sanctions et contre sanctions (l'embargo sur les importations alimentaires en provenance des pays occidentaux) ont quelques chances d'accentuer cette tendance à produire d’avantage de produits alimentaires transformés en Russie.

Quelles sont les propositions du candidat Poutine en matière économique ?

Poutine a organisé une concurrence entre les différents projets de réforme de l’économie mais il n’a pas encore tranché entre les différents programmes présentés. Il y a actuellement trois grandes tendances qui se distinguent : un projet rétrograde qui consiste à accentuer le repli de la Russie sur elle-même et déployer une politique monétaire ultra expansionniste à l’abri d’un contrôle des changes et financer l’investissement par de la création monétaire; un projet libéral qui considère qu’il faut s’attaquer au climat d’investissement et qu’il faut d’avantage privatiser et libéraliser les entreprises publiques ainsi qu’ouvrir davantage les portes à l’investissement direct à l’étranger pour accompagner la modernisation de l’économie russe en ciblant des secteurs spécifiques, enfin, un troisième projet d’inspiration keynésienne qui ne refuse pas l’ouverture à l’étranger mais considère qu’il faut utiliser une partie des recettes de la rente pétrolière pour investir dans la modernisation de l’économie russe. Actuellement, il est difficile de dire quel projet a le plus de chances d'être choisi par Vladimir Poutine. Peut-être une fois réélu tentera-t-il, comme il l'a fait par le passé, de combiner des mesures de chaque programme, au risque d'aboutir à un ensemble contradictoire.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... se.N667194

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 24 mars 2018, 13:06

Russie: 5 défis économiques du quatrième mandat de Poutine

AFP parue le 19 mars 2018

Pour son quatrième mandat, le président russe Vladimir Poutine est attendu au tournant en matière d'économie. Si la situation du pays s'est stabilisée après la récession de 2015-2016, les prévisions de croissance plafonnent à 1-2%, sous les objectifs fixés par le Kremlin.
.........
Lire ici : https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-180319

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 15 mai 2018, 21:41

Submergée de déchets, Moscou étouffe

Par Ottilia Ferey , AFP agence le 15/05/2018

La Russie produit près de 70 millions de tonnes de déchets par an, selon les estimations de l'organisation écologiste Greenpeace. Le tri sélectif n'existe que dans une centaine de villes russes et la plupart des déchets s'accumulent depuis des décennies dans des décharges de plus en plus polluantes.

Moscou étouffe. Les déchets qui s'accumulent dans les décharges, avec leurs odeurs incommodantes et leurs rejets toxiques, insupportent les habitants de la périphérie de la capitale russe. Et l'incinération, solution brandie par les autorités, est loin de satisfaire tout le monde. Selon Greenpeace, au cours des dix dernières années, le volume des déchets en Russie a augmenté de 30%. Seuls 2% de ces déchets sont incinérés et 7% recyclés, tandis que le reste est stocké dans les décharges.

«La Russie semble réaliser la prédiction du physicien Niels Bohr selon laquelle l'humanité mourra en étouffant sous ses propres déchets», ironise un responsable de Greenpeace-Russie, Alexeï Kisseliov. Dans les environs de Moscou, 24 décharges ont été fermées au cours des cinq dernières années parce qu'elles avaient atteint les dimensions maximales, tandis que 15 autres - d'énormes montagnes puantes à ciel ouvert - continuent à recevoir de nouvelles masses de déchets polluants non triés. «La plupart ont été créées il y a 50 ans, sans aucune technologie de traitement du gaz et des eaux usées» qui en découlent, reconnaît le ministère local de l'Écologie.
.................

Face à cette catastrophe écologique, le gouvernement russe a promis de construire cinq usines d'incinération des déchets: quatre dans la région de Moscou et une à Kazan, sur la Volga. Les deux premières usines, en mesure d'incinérer 700.000 tonnes de déchets par an et de produire chacune 70 mégawatts d'électricité, doivent être terminées en 2021 à Voskressensk, dans le sud-est de Moscou, et à Naro-Fominsk, dans le Nord-Est. «L'objectif, c'est de mettre fin au stockage des déchets dans les décharges», explique Andreï Chipelov, directeur de la société RT-Invest qui développe le projet.
.................
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... touffe.php

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Message par energy_isere » 29 juin 2018, 20:36

Ukraine: l'UE reconduit pour six mois les sanctions économiques contre Moscou


29 juin 2018

Les 28 dirigeants de l'UE ont officiellement décidé vendredi de prolonger pendant six mois les sanctions économiques contre la Russie face à l'absence de progrès dans la mise en œuvre par Moscou des accords pour faire cesser les combats dans l'est de l'Ukraine.

"Les leaders de l'UE sont convenus de prolonger les sanctions économiques contre la Russie de six mois", a indiqué le Conseil européen, qui représente les Etats membres sur son compte Twitter.

La discussion sur les Accords de Minsk s'est déroulée après des négociations marathon sur les questions migratoires à la fin de la première journée du sommet de l'UE à Bruxelles.

Ces sanctions ont été décidées à l'été 2014, au plus fort de la crise ukrainienne, quelques mois après l'annexion de la Crimée par la Russie, suivie par l'offensive de rebelles pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie de soutenir les rebelles séparatistes, notamment en leur fournissant des armes, ce que Moscou dément catégoriquement.

L'UE a par ailleurs imposé des sanctions à près de 150 personnalités, dont des proches du président russe Vladimir Poutine, inscrits sur sa "liste noire". Leurs avoirs détenus par des banques européennes sont par conséquent gelés et elles sont privées de visas pour l'UE.

Dans leurs conclusions, les 28 ont également à nouveau exhorté la Russie à "reconnaître sa responsabilité" dans la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l'Ukraine en 2014.
https://www.romandie.com/news/Ukraine-l ... 931992.rom

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 10 août 2018, 16:16

Russie: la croissance s'est accélérée au 2e trimestre

10/08/2018 Moscou (awp/afp)

La croissance de l'économie russe s'est accélérée à 1,8% sur un an au deuxième trimestre, dans un contexte de hausse des prix des hydrocarbures et malgré le durcissement des sanctions américaines, selon la première estimation publiée vendredi par l'institut des statistiques Rosstat.

Le produit intérieur brut de la Russie, qui a traversé deux ans de récession en 2015-2016, avait augmenté de 1,3% sur un an au premier trimestre.
......
https://m.zonebourse.com/actualite-bour ... -27094349/

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 26 août 2018, 14:55

La banque centrale russe ajoute encore 26 tonnes d'or à ses réserves :
Russia in gold buying spree ahead of tougher US sanctions

Cecilia Jamasmie

Russia’s Central Bank has picked up pace when it comes to gold buying, adding 26 tonnes to its reserves in July, more than in any other month this year, ahead of the news sanctions imposed by the US.

According to data from the International Monetary Fund, quoted by Bloomberg, Moscow bought 26.1 tonnes of gold last month, increasing its reserves to 2,170 tonnes. At today’s prices, they are worth roughly $83.6 billion, though a Russian government website pegs the value at about $77 billion.

Earlier this year, Moscow cut its holdings of US bills, notes and bonds by about four-fifths, but bought more gold, leading to speculation that the nation was dumping American assets to shield itself from the looming tougher sanctions.
http://www.mining.com/russia-gold-buyin ... sanctions/

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 10 sept. 2018, 23:15

Aeroflot annonce une commande record de 100 Superjet russes

AFP 10/09/2018

Image

La première compagnie aérienne russe, Aeroflot, a annoncé lundi avoir passé une commande record de 100 avions Superjet 100, le premier appareil civil lancé en Russie depuis la fin de l'URSS.

...............
Aeroflot a signé cet accord avec la société publique russe United Aircraft Corporation (UAC), maison mère de l'avionneur Soukhoï qui construit le Superjet, à Vladivostok (Extrême-Orient), en marge d'un forum économique auquel participe Vladimir Poutine.

La somme de la commande n'a pas été précisée mais s'élèverait à plus de trois milliards de dollars, selon le quotidien économique Vedomosti.

Aeroflot est déjà le plus gros opérateur du Superjet, le premier transporteur aérien russe ayant annoncé vendredi la réception prochaine de son cinquantième modèle.

Le Superjet 100, mis en service en 2011 par Soukhoï avec la participation de l'italien Finmeccanica et de nombreux équipementiers européens, porte les espoirs de renouveau de l'industrie aéronautique russe, tombée en ruines dans la période post-soviétique.

Ce bimoteur d'une centaine de places, d'un prix catalogue d'environ 50 millions de dollars, a été conçu pour faire concurrence au brésilien Embraer et au canadien Bombardier.

Son premier vol a eu lieu en 2008 et le premier appareil a été livré à la compagnie arménienne Armavia en avril 2011. En Russie, il est exploité par Aeroflot et par la compagnie sibérienne Iakoutia.

Si les compagnies Lao Central (Laos), Interjet (Mexique), Brussels Airlines (Belgique) et Thai Royal Airforce (Thaïlande) opèrent également des Superjet, l'avion peine à trouver des clients au-delà de la Russie.

................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ac87f9b6d7

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Re: économie russe

Message par energy_isere » 16 oct. 2018, 07:19

Russie: la production industrielle a ralenti, craintes liées aux sanctions américaines

AFP le 15 oct. 2018

La croissance de la production industrielle de la Russie a ralenti sur un an en septembre, alors que les craintes de nouvelles sanctions américaines pourraient peser sur l'économie russe ces prochains mois.

L'institut des statistiques Rosstat indique que la production industrielle a augmenté de 2,1% sur un an le mois dernier, un ralentissement après les 2,7% du mois d'août et les excellents chiffres du mois de juillet, qui s'étaient établis à 3,9%. Par rapport au mois d'août, en données corrigées des valeurs saisonnières, la production a augmenté de 2,5%.

Comptant parmi les principaux secteurs de l'économie russe, la production de pétrole et de condensat de gaz a augmenté de 4,9% sur un an en septembre tandis que celle de gaz naturel a augmenté de 5,3%. Les données du mois de septembre sont meilleures que prévu par les analystes, qui craignaient l'effet d'un nombre inférieur de jours ouvré en septembre par rapport à l'an dernier, ainsi que l'instabilité du marché.

Rosstat a récemment révisé à la hausse ses chiffres de la croissance, à 1,9% sur un an au deuxième trimestre (+1,3% au premier), dans un contexte de hausse des prix des hydrocarbures. Mais le contexte s'est récemment obscurci avec de nouvelles sanctions économiques américaines qui ont fait chuter le rouble, poussant la banque centrale à augmenter mi septembre son taux directeur pour la première fois depuis la crise monétaire de 2014.

En août, Washington a renforcé son arsenal punitif contre Moscou, cette fois en lien avec l'empoisonnement en mars de l'ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en Angleterre, portant sur l'exportation de certains produits technologiques. Mais si le rouble s'est depuis remis, une deuxième salve de sanctions est possible en novembre, qualifiée de "draconiennes" par un responsable américain.
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