Faillites

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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paradigme
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Faillites

Message par paradigme » 02 mai 2014, 08:48

Nouveau fil sur les faillites :

On se souvient de la faillite d'Enron, boîte noté AAA avant la chute, tout comme Lehman Brothers AhAhAh !

Et voilà une nouvelle petite faillite, il y a 7 ans elle était vendue 45 milliards de dollars, aujourd'hui un cacahuète !

"Energy Future Holdings 8e plus grosses faillite de l'histoire des Etats-Unis"
http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... s-usa.html

Il me semble que d'autres faillites auront lieu dans l'énergie, dans la banque mais aussi de belles surprises dans la pub, Google, Facebook, Yahoo, Twitter, et plein de boites qui "valent" des milliards de $ risque de s'effondrer lorsque les humains devront se nourrir plutôt que d'acheter des consoles de jeux et autres coca-cola !

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energy_isere
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Re: Faillites

Message par energy_isere » 02 mai 2014, 12:05

info déjà abordée ici : viewtopic.php?p=360620#p360620

yvesT
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Re: Faillites

Message par yvesT » 02 mai 2014, 12:27

A propos d'Enron, et dans l'ambiance "anti Russisme primaire" de tous les medias Français, un article du Monde que je trouve assez incroyable dans le sens où il arrive à mettre Enron (et les subprimes, et manipulation du Libor pour faire bonne mesure) sur le dos (ou dans la ligne) de la période dépeçage ultra libéral sous Eltsine :
Aux racines de la kleptocratie ukrainienne

LE MONDE | 12.03.2014 à 14h28 | Adrien de Tricornot
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"Inégalités de revenus et pauvreté dans la transformation post-socialiste", de Laila Porras, L’Harmattan, 2013, 348 pages, 36 euros.

Pour comprendre la révolution qui a balayé Viktor Ianoukovitch en Ukraine, les publications sur l'état social et économique des pays issus de la transition post-soviétique fournissent un éclairage utile. Laila Porras, chercheuse associée au Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI-EHESS), vient de publier une analyse comparative sur les inégalités de revenus et la pauvreté dans les différents pays concernés.

Ceux-ci ont en effet connu, dans les années qui ont suivi la chute du communisme, la plus forte hausse des inégalités jamais mesurée dans l'histoire, bien au-delà de l'alignement sur la logique de marché qui veut que les différences de salaires reflètent les différences de productivité.

L'Ukraine en a fourni un exemple extrême. Dans les sept années qui ont suivi l'effondrement de l'Union soviétique, le revenu réel par habitant a chuté de 62 % en Ukraine, bien plus encore qu'en Russie (–42 % en cinq ans). En Europe centrale, quoique extrêmement brutale, la baisse des revenus a été généralement moindre et plus courte, notamment chez le voisin polonais (–26 % sur cinq ans).

UNE PREMIÈRE RÉVOLUTION

Bénéficiant de meilleures politiques économiques, d'une plus grande stabilité et de la proximité avec l'Union européenne (UE), les pays d'Europe centrale ont amorcé ensuite leur redressement. La Russie, elle, a rebondi à partir de 1999, après une sévère crise financière.

En Ukraine, rien de tel. « Elle n'a pas connu l'équivalent de la reprise russe de 1999 à 2007, dont les performances sont évidemment liées au pétrole et au gaz, mais aussi à l'émergence d'une partie moderne de l'économie comme dans les télécommunications », souligne Wladimir Andreff, professeur émérite d'économie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.

La vie quotidienne ne s'est pas améliorée à Kiev, provoquant une première révolution, dite « orange », en 2004, dont les résultats ont tourné court. « La situation économique et politique n'a jamais été stabilisée, poursuit M. Andreff. Or, c'est le terreau sur lequel prospèrent les oligarques », qui ont gardé un contrôle prédateur de l'économie du pays.

« Les facteurs économiques et sociaux expliquent en premier lieu la révolte ukrainienne », souligne Céline Bayou, analyste et rédactrice à la Documentation française pour la revue en ligne P@ges Europe et le bimestriel Questions internationales. En parité de pouvoir d'achat, le produit intérieur brut (PIB) par habitant n'y atteint que le quart de la moyenne des 28 pays de l'Union européenne, contre 56 % en Russie et 67 % en Pologne.

CAPTATION PRÉDATRICE

« En Russie, les salaires sont payés, il n'y a plus de coupures de chauffage ou d'électricité. Vladimir Poutine a fait émerger une classe moyenne et moyenne supérieure suffisamment importante pour que les gens soient moins enclins à descendre dans la rue. Les revendications politiques peuvent donc rester contenues à des milieux intellectuels. C'est peut-être la principale différence avec l'Ukraine », explique Mme Bayou.

La transition des économies postsocialistes a pris des contours différents dans chaque pays selon le degré de prédation et de corruption lors des privatisations, les modalités de construction d'un Etat de droit ou les relations avec les pays de l'ancien bloc soviétique ou occidentaux.

Wladimir Andreff, ancien conseiller dans le domaine des privatisations pour plusieurs gouvernements de la région, souligne que les recommandations des institutions internationales – Fonds monétaire international et Banque mondiale – prônant une privatisation massive et rapide ont ouvert la voie à une captation prédatrice en faveur des anciens hiérarques communistes, que ce soit par le rachat d'entreprises par leurs dirigeants, la distribution à la population de coupons vite rachetés à prix cassés par des hommes d'affaires peu scrupuleux, le rachat de créances converties en actions à des prix décotés, l'entente sur la manipulation du prix des actifs, les transactions par le biais de paradis fiscaux…

Pour Wladimir Andreff, il aurait été plus judicieux de privatiser la gestion de ces entreprises, et d'en transférer ensuite la propriété à des prix de marché transparents. Et si la Pologne s'en est mieux sortie, c'est aussi parce qu'elle a, dès 1992, modifié le processus de privatisation pour mettre fin à de telles pratiques.

« CUPIDALISME »

Céline Bayou ajoute que les prescriptions occidentales sur la réduction de l'Etat-providence et la refonte du marché du travail ont, en pleine dépression économique, ajouté aux inégalités.

La transition postsoviétique, montre Wladimir Andreff, s'est soldée par un processus d'enrichissement relatif de quelques-uns et la transformation en système de pratiques de prédation et de fraude. Ce détournement du capitalisme en « cupidalisme », selon son expression, a eu des prolongements au-delà de l'ex-URSS, car des acteurs occidentaux sont venus participer à la fête et y ont pris goût, avant de s'en inspirer à la faveur de la dérégulation de la finance dans les pays occidentaux.

De même que le système communiste portait en son sein une économie parallèle, le capitalisme dévoyé a mis en place, à l'Est comme à l'Ouest, un secteur d'importance systémique basé sur la manipulation du prix des actifs (comptes truqués d'Enron, scandale du Libor, etc.), les fraudes bancaires (subprimes) et la finance de l'ombre, avec un recours croissant aux centres offshore. Le « cupidalisme » issu de la transformation postsoviétique, forme kleptocratique du capitalisme, est devenu un phénomène mondial.
Quand d'une part plus qu'"y prendre part", c'était des conseillers occidentaux sous Eltsine, et puis surtout démarré avant.

http://abonnes.lemonde.fr/economie/arti ... _3234.html

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