Conséquences économique de la chute des cours du pétrole 2014

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par sceptique » 10 sept. 2015, 14:02

rico a écrit :
Une "agonie" sur des dizaines d'années ça s'appelle la vie.
+1
Pas pour une civilisation, ce que je sous entendais.

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par rico » 10 sept. 2015, 14:10

Certes .

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par nemo » 10 sept. 2015, 14:47

sceptique a écrit :
rico a écrit :
Une "agonie" sur des dizaines d'années ça s'appelle la vie.
+1
Pas pour une civilisation, ce que je sous entendais.
C'était juste pour le bon mot. Simplement je te rappellerais tes fréquente (et justifié) remarques concernant les prévisions sans dates : on va tous mourir mais quand?
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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par rico » 10 sept. 2015, 15:00

Quand est surtout "de quoi" ? Sûrement pas à cause d'une pénurie de pétrole. :lol:

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par sherpa421 » 10 sept. 2015, 15:03

hyperion a écrit :
sherpa421 a écrit :
hyperion a écrit :il faut augmenter les salaires des fonctionnaires; les autres suivront; très fortement.
C'est vrai quand il y a moins de 5 % de chaumage. Aujourd'hui on est entre 10 et 15 %, c'est faux.
ben c'est donc la perseverance dans l'erreur. je ne sais pas pres de chez vous , mais par ici le nombre de services et donc d'emplois qui disparaissent s'accelère .et donc la productivité des fainéants qui restent doit augmenter sans augmentation de salaire. mais maintenant il ya carrément des suppression de jours entiers de service, piscine , poste maison d'agglo ou de jeunes etc...m^me du temps de sarko ça y allait moins fort ds le sens de la gabegie car il y avait au moins un certain clientelisme là on applique l'ideologie libérale dans toute sa pureté.
Je ne vois pas quoi dans la situation économique actuelle embaucher dans la fonction publique est susceptible d'augmenter les salaires du privé. Ensuite, si tu pense qu'il faut augmenter le salaire des fonctionnaires, assume mais ne prends pas ma fiche de paye comme faire valoir.

Personnellement, je considère qu'un grand nombre de fonctionnaires sont personnellement coupable de collaboration avec le pouvoir despote actuellement en place. Donc c'est pas moi qui vais demander à ce qu'ils soient augmentés. Par contre on pourrait leur offrir une tondeuse pour noël.
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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par GillesH38 » 12 sept. 2015, 08:57

rico a écrit :Quand est surtout "de quoi" ? Sûrement pas à cause d'une pénurie de pétrole. :lol:
surement pas, non :)
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par energy_isere » 14 sept. 2015, 20:03

Pétrole: le match des prévisionnistes

Par Myrtille Delamarche - Usine Nouvelle le 14 septembre 2015

D’un côté, l’Agence internationale de l'énergie, portant haut son annonce tant attendue par le secteur pétrolier mondial : la baisse de production américaine est enfin là. De l’autre, les analystes des banques d’investissement qui, douchant ce furtif espoir des pétroliers, annoncent un pétrole "moins cher, plus longtemps".

Si on en croit l’Agence internationale de l'énergie (AIE), ça y est. Les producteurs américains de pétrole de schiste ont renoncé à la croissance continue, confortant l’Arabie saoudite dans sa stratégie de maintien des volumes extraits pour conserver ses parts de marché, menacées par le futur exportateur américain. La production hors-Opep (comprenant les schistes américains) pourrait même baisser de 500 000 barils par jour en 2016, affirmait l’AIE le 11 septembre.


Pourtant, la baisse de production longtemps attendue chez le nouveau "swing producer", ou producteur d’ajustement du marché, n’a pas provoqué de hausse des prévisions de prix pour l’année à venir. Au contraire, Goldman Sachs publiait le même jour une note de son équipe d’analystes matières abaissant leurs prévisions de prix pour le WTI. Le baril de brut américain de référence coté à New-York vaudrait seulement 38 dollars en octobre 2015, 40 dollars dans 6 mois et 45 dollars en 2016 (contre 51 dollars précédemment).

Les pétroles de schiste plus résilients qu’attendu

Les prix bas, s’ils menacent des milliers de postes dans le secteur des hydrocarbures en mer du Nord, devront le rester longtemps pour que l’offre retombe au niveau de la demande. L’équipe Commodities research de Goldman Sachs n’écarte plus totalement la possibilité de voir le baril de WTI atteindre les 20 dollars.

Nous ne sommes pas encore dans le scénario d’un baril à 35 dollars pendant 6 mois, qui pousserait selon l’équipe de Jason Gilbert chez Goldman Sachs les producteurs d’huiles de schiste les plus endettés à multiplier les arrêts pour maintenance et provoquerait une inévitable restructuration. Et même cela n’y suffirait pas, puisque leurs meilleurs actifs seraient rachetés et la production relancée par des sociétés plus saines. Pour observer un réel effet sur le marché, il faudrait aussi que les compagnies pétrolières américaines les mieux portantes, qui produisent trois fois plus que celles qui sont déjà fragilisées, baissent leur production. Et cela n’arrivera que si les prix restent "très bas, très longtemps" (titre de la note de l’équipe de Jeffrey Currie).

La baisse de prix prévisible ne signifie en rien la mort des producteurs d'huiles de schiste. Car, contrairement à de nombreuses prévisions, ils parviennent encore à réduire leurs coûts. Selon Mike Wittner, analyste de la Société générale Cross assets research, le point mort de la plupart des producteurs de schiste américains - bassins de Bakken, Eagle Ford et Permien confondus - est tombé de 60-65 dollars le baril au second semestre 2014 à 50 dollars actuellement (dont un coût marginal, investissement non compris, entre 15 et 25 dollars). Et ces coûts pourraient encore chuter de 10% d’ici la fin de l’année. Ce qui les amènerait à un point mort de 45 dollars par baril, proche des prévisions de prix révisées de Goldman Sachs.

Un "swing producer" qui fait swinguer le marché

Si on regarde d’un peu plus près les décomptes de puits, on s’aperçoit que les producteurs n’en creusent pas moins. Simplement, les puits ne sont ni complétés, ni fracturés. Ce qui veut dire que la production va chuter rapidement, mais peut reprendre tout aussi rapidement au moindre sursaut du marché. En outre, alors que les décisions de l’Opep concernant les quotas étaient à la fois centralisées et durables, les producteurs d’huiles de schiste américains sont des milliers, avec des seuils de résistance différents. Le nouveau "swing producer" provoque donc plus de volatilité que son prédécesseur saoudien.

Demande en berne

Seule la demande pouvait encore faire vaciller les prévisions baissières des banques d’investissement. Mais le bulletin mensuel de l’Opep, qui annonce le 14 septembre la révision à la baisse de sa prévision de croissance de la demande de pétrole brut en 2016, vient ponctuer comme un coup de grâce le difficile week-end du secteur pétrolier. Le cartel d’exportateurs estime que la demande globale, à 94,08 millions de barils par jour (mbj), connaîtra une croissance moins forte que prévu (50 000 barils de moins). Voilà qui vient conforter le surplus de production annoncé pour les trois premiers trimestres 2016.

Myrtille Delamarche
http://www.usinenouvelle.com/article/pe ... es.N350155

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par kercoz » 14 sept. 2015, 20:19

Myrtille ?
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

tita
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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par tita » 15 sept. 2015, 08:54

Si on regarde d’un peu plus près les décomptes de puits, on s’aperçoit que les producteurs n’en creusent pas moins.
Non, ils creusent moins de puits. 50% des machines de forages sont stockées. Et un trou reste un trou. Il y a bien un peu de gain en productivité, mais rien d'exceptionnel. Et ils ne peuvent pas reporter indéfiniment la mise en production des puits déjà forés, les concessions investies sont limitées dans le temps.

A 45$ le baril, on parle d'une baisse de recette de 180 milliards sur 2015 pour l'industrie pétrolière USA par rapport à la période 2011-2014. Forcément, leur dynamisme est salement touché. On a observé une baisse d'investissement dans l'exploration et le développement, Donc ils survivent sur leurs acquis, qui diminuent actuellement. Y'a rien d'immédiat dans ce secteur, c'est sur des années qu'on observe les changements.

Ce qui est bizarre, c'est le dynamisme de l'économie mondiale entre 2011-2014 qui s'est essoufflé en 2015. Un dynamisme qui était artificiellement alimenté par un endettement conséquent pour "réparer" la crise financière de 2008. C'est probablement ce qui était à l'origine du développement du pétrole de schiste. Les fonds d'investissements à la recherche de rendement (et plein de liquidités grâce aux QE de la FED) se sont tournés vers ce secteur, La manne est tombée, mais les dettes sont toujours là.

Bref, reste à voir la suite des événements, tout en ayant conscience que les changements sont lents. Il faut des mois pour que la baisse des prix ait une influence sensible sur la demande ainsi que la production.

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par energy_isere » 17 sept. 2015, 20:23

Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Par Alexandre Mirlicourtois, Xerfi | 17/09/2015

La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale : le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d'accélération n'est perceptible. Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu'elle est mal recyclée.

Pout faire simple il s'agit d'une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d'épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C'est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?

Evacuons les fausses pistes. Ce n'est pas une question d'ampleur, la baisse des cours du pétrole est désormais comparable à celle du milieu des années 80. Quant aux causes de la chute c'est comme en 1986, c'est d'abord du côté de l'offre qu'il faut aller chercher la réponse avec la révolution des pétroles et gaz de schiste. Alors pourquoi l'impact de ce contre choc est émoussé ?

Quatre éléments de réponse

D'abord, parce une la baisse généralisée des matières premières déclenche un effet revenu négatif sur des pays producteurs dont le poids dans l'économie mondial s'est considérablement accru.


Ensuite, parce qu'une part plus importante des revenus issus de la baisse du prix du pétrole est épargnée et non pas consommée. Les pays avancés ne sont pas les seuls à importer du pétrole. Il y aussi et de plus en plus de pays émergents. C'est normal. Leur croissance est plus forte mais également plus intense en énergie. Bilan, la consommation de pétrole s'est déplacée vers ces pays : le Cinq formé par la Chine, l'Inde, le Brésil, la Turquie et l'Afrique du Sud représentait à peine plus de 6% de la demande mondiale de pétrole au début des années 80 ; aujourd'hui c'est plus de 20%. Mais c'est aussi 22% des importations mondiales de brut contre moins de 6% au milieu des années 80.

Ce déplacement du centre de gravité n'est pas neutre car le taux d'épargne dans ces pays est traditionnellement plus élevé que dans les pays avancés.
En d'autres termes, la propension à dépenser les revenus de la baisse du prix du pétrole est plus faible. Le contexte d'austérité en Europe joue dans le même sens car une partie de la cagnotte pétrolière part au désendettement.


Troisième élément d'explication, le rôle des Etats-Unis. Leurs choix radicaux en matière d'exploitation des pétroles et gaz de schiste ont en fait de nouveau un grand producteur. Une baisse du cours du brut est certes profitable aux consommateurs mais elle déprime l'activité de la filière pétrolière qui a été l'un des fers de la croissance ces dernières années.

Un nouveau contexte financier

Quatrième élément d'explication, enfin, le contexte financier dans les pays avancés. Au milieu des années 80, l'inflation est forte la chute des prix du pétrole entraine celle des prix, les banques centrales abaissent leurs taux directeurs et les taux nominaux diminuent. Un véritable appel d'air pour la croissance. Aujourd'hui l'inflation est à un plancher historique et les taux proche de zéro, ne peuvent baisser davantage.
Hausse du poids des pays producteur de matières premières dans le PIB mondial, baisse du prix du pétrole plus épargnée aujourd'hui qu'hier, retour des Etats-Unis comme grand producteur de brut, contexte financier défavorable expliquent pourquoi la baisse du prix du pétrole ne soutient plus la croissance mondiale.
http://www.latribune.fr/opinions/tribun ... 05619.html

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par Alturiak » 20 sept. 2015, 18:40

phyvette a écrit :Maintenant; depuis 2000 les producteurs ne peuvent plus piloter les prix.
Je ne suis pas tout à fait d'accord.. Tu crois sincèrement que si l'OPEP décide de baisser sa production les prix ne remonteraient pas ?

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par ni chaud ni froid » 20 sept. 2015, 22:24

kercoz a écrit :Myrtille ?
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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par tita » 21 oct. 2015, 09:07

Aberdeen frappée de plein fouet par la chute des prix du pétrole

Aberdeen (Royaume-Uni) - A Aberdeen, le pétrole est une longue histoire pleine de hauts et de bas: la ville du nord de l'Ecosse est au creux de la vague et serre les dents en priant pour une remontée des cours de l'or noir tout en se préparant à la mort programmée de ses champs pétroliers.

La situation est critique. 65.000 emplois sur 440.000 dans l'industrie et les sous-traitants ont été supprimés. Tout Aberdeen est touché et le pire est à venir, pour certaines compagnies, 2016 est un trou noir, prédit sombrement Jake Molloy, responsable du syndicat RMT des travailleurs offshore.

Selon RMT, 12.000 travailleurs offshore ont été licenciés depuis le début de l'année.

Avant, les gars partaient travailler ailleurs, en Afrique, au Mexique ou au Canada, mais maintenant c'est pire encore ailleurs, souligne M. Molloy, alors que le prix du baril de Brent, le brut produit en mer du Nord qui fait référence internationalement, stagne autour des 50 dollars, contre 115 dollars en juin 2014.

Dans l'austère ville de granit gris du nord-est de l'Ecosse, l'inquiétude règne: hôtels et taxis sont au ralenti, et les licenciements frappent, en particulier les sous-traitants, victimes de la réduction des coûts de l'industrie.

Je savais qu'il y avait des licenciements, mais j'ai été surpris que ce soit moi qu'ils choisissent, je travaillais dur depuis des années, raconte Raymond Lovie, 48 ans, employé par Subsea 7, spécialisé dans la fabrication d'infrastructures sous-marines pour les champs pétroliers.

Victime d'un accident du travail à Pointe Noire (Congo), le pied cassé, il a été remercié dans la foulée, un coup dur alors qu'il vient d'adopter un petit garçon, explique-t-il la gorge serrée dans son petit pavillon.

Le jeune député d'Aberdeen du parti indépendantiste écossais SNP, Callum McCaig, 30 ans, reconnaît une situation difficile mais relativise en soulignant que le taux de chômage est plus bas à Aberdeen qu'ailleurs en Ecosse.

Le SNP, qui vient de tenir congrès à Aberdeen, suit les cours du pétrole attentivement puisque l'Etat écossais indépendant auquel il aspire serait largement financé par cette manne aux revenus fluctuants.

- Le déclassement des plateformes, prochain enjeu en mer du Nord -

Outre son coût social élevé, le bas prix du baril va précipiter la fermeture de puits à l'exploitation devenue trop onéreuse, une opération, appelée déclassement, qui implique le démantèlement des plateformes.

La mer du Nord, où l'activité a démarré dans les années 70 et 80, va ainsi servir de terrain de jeu à la plus grande opération jamais entreprise en la matière.

C'est un processus qui va prendre entre 30 à 40 ans et coûter entre 50 et 60 milliards de livres. Et le déclassement ne va pas renverser la tendance à la baisse de l'emploi si l'industrie continue à rétrécir, souligne auprès de l'AFP Chris Young, auteur d'un rapport sur ce sujet pour la société d'audit et de conseil fiscal KPMG.

Pour lui, le démantèlement des plateformes est un enjeu stratégique et l'industrie doit se lancer dans le processus sans trop attendre.

L'autorité du secteur, liée au gouvernement, est plus prudente, craignant un effet domino car la fermeture de certains puits rend plus onéreuse l'exploitation des autres, ce qui risque à son tour d'entraîner leur fermeture.

D'après une étude de Wood McKenzie, 140 champs pétroliers pourraient toutefois être déclassés d'ici cinq ans, et même si le baril remontait à 70 dollars, 50 champs cesseront leur activité plus tôt que prévu. Parallèlement, les nouveaux forages ne cessent de diminuer --14 nouveaux champs pétroliers seulement en 2014 et sans doute moins en 2015.

Le déclassement est inévitable mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Cela va donner beaucoup de travail à l'industrie des services, estime Colin Welsh, qui dirige la banque d'investissement Simmon and Co.

L'enjeu pour Aberdeen est de récupérer les emplois créés.

Callum McCaig a ainsi demandé au gouvernement que les allègements fiscaux concédés à l'industrie aient pour contrepartie des emplois réservés aux Ecossais.

Le déclassement est l'occasion d'ouvrir une nouvelle phase pour Aberdeen, de développer des technologies et du savoir faire. Sauf si on emmène les plateformes en Corée du Sud pour y être démantelées comme je l'entends dire. Ce serait très bien pour la Corée mais pas pour Aberdeen!, souligne-t-il.

fb/eg/jr/ggy

SUBSEA 7


(©AFP / 19 octobre 2015 10h00)

source: http://www.romandie.com/news/Aberdeen-f ... 640385.rom

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par energy_isere » 30 oct. 2015, 15:35

Le secteur pétrolier dans le rouge et pas d'embellie en vue

Usine Nouvelle le 30 octobre 2015,

La chute des cours pétroliers à des conquéquences : après des années de bénéfices, le secteur pétrolier s'enfonce progressivement dans le rouge.

Le secteur pétrolier s'enfonce progressivement dans le rouge après des années de bénéfices imposants, un retournement de situation qui s'explique par la chute des cours pétroliers, sans grand espoir que ceux-ci se redressent spectaculairement.

Les "majors" ont toutes les peines du monde à s'adapter avec des cours pétroliers qui ont chuté de moitié depuis juin 2014; elles réduisent sans cesse leurs investissements, pratiquent des coupes claires dans leurs effectifs et renoncent à certains projets.

Les retombées de cette situation inconfortable ont été particulièrement sensibles au troisième trimestre: certaines compagnies ont vu leur bénéfice dégringoler, tandis que d'autres ont affiché des pertes. Les provisions pour dépréciation qu'elles ont constituées sont de l'ordre de 25 milliards de dollars (22,8 milliards d'euros) sur la période janvier-septembre.
Sur 10 des 20 premières compagnies pétrolières nord-américaines et européennes qui ont publié leurs comptes du troisième trimestre, sept se sont retrouvées déficitaires.

Il s'agit de Royal Dutch Shell, Eni, Occidental Petroleum, Anadarko Petroleum, Hess, Suncor et ConocoPhillips.

Shell a annoncé ce jeudi une perte de 7,4 milliards de dollars au troisième trimestre, en raison d'une charge de 8,2 milliards de dollars liée à l'arrêt d'un projet controversé de prospection en Alaska et d'un autre dans les sables bitumineux au Canada. A coût courant, il a dégagé un bénéfice de 1,8 milliard de dollars, inférieur au consensus et au résultat inscrit un an auparavant.

Pour moitié, les charges de Shell se rapportaient à une révision à la baisse de ses prévisions d'évolution des prix pétroliers et gaziers, a expliqué le directeur général Ben van Beurden.
Eni a lui accusé une perte nette d'un milliard de dollars et Total a subi un recul de 23% de son bénéfice net ajusté, qui est cependant ressorti supérieur au consensus.
"Le secteur bascule rapidement dans le rouge", dit Jason Gammel, analyste spécialisé de Jefferies. "Il va renouer petit à petit avec les bénéfices en réduisant ses coûts mais ça prendra du temps. Cela dépendra de l'évolution des prix mais quoi qu'il en soit il faudra du temps pour répercuter ces économies dans tout le système".

SALE TEMPS POUR L'INVESTISSEMENT ET LES EFFECTIFS

Même si les majors européennes ont sensiblement abaissé leur point mort en gérant plus rigoureusement leurs charges et leurs dépenses, il leur faudrait un baril à 78 dollars environ en 2016 pour couvrir les dépenses et les dividendes, estimait Jefferies avant les dernières parutions trimestrielles.

Les analystes interrogés par Reuters voient le baril de Brent de Mer du Nord à 58,60 dollars en moyenne l'an prochain.
Shell, qui, selon Jefferies, a le seuil de rentabilité le plus bas, autour de 66 dollars le baril, a dit qu'il supprimerait encore un millier d'emplois en sus des 6.500 suppressions de postes déjà annoncées cette année.

Les pétroliers se tournent aussi vers le marché obligataire, tirant parti de ratios d'endettement relativement bas, pour couvrir les dépenses et les dividendes lesquels, à l'exception d'Eni, sont restés inchangés.

BP a par exemple porté son ratio d'endettement de 15% l'an dernier à 20% à présent, ayant accepté en juillet de régler 20 milliards de dollars d'amendes liées à la marée noire du Golfe du Mexique de 2010.

Le marasme sectoriel a obligé les majors européennes à réduire leurs programmes d'investissement de 15% environ cette année, à près de 107 milliards de dollars, et les coupes risquent d'être encore plus franches l'an prochain.

C'est ainsi que le norvégien Statoil, qui a publié mercredi un résultat bien plus faible que prévu, entend réduire encore ses coûts en retranchant un milliard de dollars de plus à ses dépenses d'investissement, pour les ramener à 16,5 milliards.
Le recul massif des revenus de production a toutefois été compensé par des gains exceptionnels dans le raffinage et le négoce, la baisse des prix ayant dopé la demande mondiale de combustibles.

BP, comme Total, est parvenu à déjouer les consensus des analystes cette semaine en évoquant une hausse de la production, de solides résultats dans le raffinage et d'une manière générale une meilleure gestion.

L'indice européen du secteur pétrolier et gazier perdait 0,6% jeudi dans l'après-midi.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... ue.N360017

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Re: Conséquences économique de la chute des cours du pétrole

Message par energy_isere » 31 déc. 2015, 17:53

Baisse, hausse ? Analystes et traders divisés sur l'évolution du pétrole en 2016

Usine Nouvelle le 31 décembre 2015

Les analystes prévoient un rebond du prix en 2016, les traders ne sont pas d'accord. L'excédent de pétrole atteint aujourd'hui 2 millions de barils par jour. Si les niveaux de pompage actuels ne bougent pas, il n'y a aucune raison que la situation évolue argumentent les traders.

Il y a un an, après la division par deux en six mois du prix du pétrole, les analystes prédisaient une remontée des cours en 2015 alors que de nombreux traders vendaient le baril à découvert.


La suite des événements a donné raison aux traders puisque les cours ont encore baissé d'un tiers cette année. Mais aujourd'hui, le scénario se répète: les analystes prévoient un rebond pour 2016 alors que les positions à découvert sur les contrats à terme du pétrole américain ont atteint début décembre un niveau record.

La divergence entre analystes et traders tient aux hypothèses choisies en matière de réponse des producteurs à l'excédent de pétrole actuel sur le marché mondial, qui atteint deux millions de barils par jour (bpj) selon certains analystes.

Nombre de ces derniers s'attendent à un rebond des cours fin 2016, ce qui permettrait au cours moyen du baril sur l'année de s'afficher en hausse, grâce à la diminution des pompages, notamment aux Etats-Unis, une partie des producteurs baissant les bras face à l'accumulation de leurs dettes et à la baisse de leurs recettes.

Mais des traders notent que les analystes avaient appuyé leurs prévisions pour 2015 sur un raisonnement similaire et jugent qu'il sera tout aussi faux l'an prochain que cette année: pour eux, les producteurs de brut vont réduire leurs coûts en jouant leur survie à long terme et ils continueront de pomper, même à bas prix, pour assurer le service de leurs dettes.

"La fête est finie, au moins pour les deux ou trois ans à venir", résume Oystein Berentsen, directeur du pétrole brut chez le courtier Strong Petroleum à Singapour.

Parmi les analystes, la poursuite de la baisse des cours en décembre et le plus bas de 11 ans inscrit par le Brent en dessous de 36 dollars le baril ont incité certains à revoir leurs prévisions.

La banque américaine Morgan Stanley explique ainsi dans sa dernière note en date, publiée juste avant Noël, que "l'espoir d'un rééquilibrage en 2016 continue d'essuyer de graves revers".

LE BARIL DE BRENT À 57,95 DOLLARS EN 2016, SELON LES ANALYSTES

Reste que les analystes devraient procéder à de sévères révisions de leurs prévisions pour que le scénario d'une remontée des cours en 2016 soit totalement remis en cause. La dernière enquête Reuters, réalisée auprès de 31 analystes, montre qu'ils tablent sur un cours moyen de 57,95 dollars le baril pour le Brent l'an prochain, soit plus de 20 dollars au-dessus du cours actuel.

Et la plupart restent convaincus que la baisse de la production finira par favoriser un retournement du marché au cours de l'année qui vient.

"Nous sommes sans doute en train de nous rapprocher d'une situation de marché plus équilibré", assure Ric Spooner, responsable de l'analyse de marché chez CMC Markets, qui table sur un Brent à 45 dollars en moyenne en 2016 tout en précisant anticiper une forte volatilité.

Pour l'instant, le marché n'a guère montré de signes de confiance dans une reprise des cours fin 2016.

La courbe des cours à terme du Brent suggère une augmentation de sept dollars seulement entre l'échéance de février et celle de décembre prochain, un écart bien plus faible que celui observé dans les phases de baisse précédentes, ce qui augure mal d'une remontée marquée sur l'année à venir, notent des traders.

La valeur moyenne des contrats mensuels du Brent pour 2016 ressort à 40,89 dollars, soit 3,50 dollars seulement au-dessus du cours actuel et bien en dessous des prévisions des analystes.

La courbe est à peu près comparable pour le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI).

Sur l'ensemble de 2015, avant la séance de jeudi, le Brent s'est traité en moyenne à 53,60 dollars le baril et le WTI à 48,76 dollars.

Au sein des analystes interrogés par Reuters il y a un an, les prévisions les plus proches de ces niveaux étaient celles de Citigroup, qui prévoyait alors des cours moyens de 63 et 55 dollars. Tous les autres prédisaient une remontée plus forte.
http://www.usinenouvelle.com/article/ba ... 16.N371390

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