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Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 16 avr. 2013, 19:30

Pour ceux qui s' interessent aux minerais et métaux :
Premier nickel à Koniambo

Usine Nouvelle le 16 avril 2013

Il aura fallu 5 milliards de dollars d’investissement et 6 années de travaux pour que "L’Usine du Nord", le complexe nickélifère de Koniambo Nickel, produise son premier métal. La construction d’une deuxième usine au nord de la Nouvelle-Calédonie, fut évoquée pour la première fois en 1966 lors de la visite du Général de Gaulle. Destiné au rééquilibrage économique et social de la Grande terre, ce projet était resté à l’état de mythe. La Société minière du sud-Pacifique (SMSP), représentant les intérêts locaux et détentrices des concessions minières, est allée chercher un partenaire canadien, Falconbridge - racheté depuis par l’anglo-suisse Xstrata - pour finalement lancer ce projet en 1998. Quinze ans plus tard - après que tous les éléments de l’extraction à l’élimination des scories ont été testés - la mise en production de la ligne 1 permet la première coulée de métal.

..................

Image
voir les photos : http://www.usinenouvelle.com/photos/usi ... de-metal.1

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 27 juil. 2013, 14:22

Nouvelle-Calédonie: Ayrault salue l'usine moderne de Koniambo

La gigantesque usine de nickel de Koniambo, dans la province Nord de la Nouvelle-Calédonie, est "le symbole" du "rééquilibrage économique en marche" au profit des populations kanaks, a déclaré samedi Jean-Marc Ayrault, après l'avoir visitée.

Cette usine parmi les plus modernes au monde, entrée en production en avril dernier, est détenue à 51% par la SMSP, société minière de la province Nord gouvernée par les indépendantistes kanaks, et à 49% par le géant suisse Glencore Xstrata, opérateur industriel. Elle représente un investissement de cinq milliards de dollars.

"J'ai assisté avec émotion à une coulée de nickel, c'est le symbole que le rééquilibrage économique est en marche", a affirmé le Premier ministre. "On est vraiment dans le respect des engagements pris tant par les accords de Matignon (1988) que de Nouméa (1998)", qui prévoyaient un partage des pouvoirs politique et économique.

"Aujourd'hui, ce n'est plus une promesse, c'est devenu une réalité", a-t-il souligné, y voyant "le succès d'une volonté politique partagée entre les partenaires des accords", kanaks et caldoches (d'origine européenne), avec le soutien de l?État.

"Le rééquilibrage, ce sont des investissements, c'est aussi un avenir pour la jeunesse de ce pays", a poursuivi M. Ayrault, "heureux d'avoir pu assister à cette nouvelle étape de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie".

Des jeunes des tribus alentours ont bénéficié de formation, dès le lancement du projet de l'usine, et nombreux sont ceux qui y travaillent maintenant, à l'image d'Alcide Ponga, kanak de 38 ans et directeur des affaires extérieures de Koniambo Nickel SAS. Il se dit "fier avec un grand F" de cette "cathédrale industrielle", haute de 124 mètres: "c'est une aventure humaine qui se joue ici!".

Autre image forte, c'est une jeune femme kanak qui a opéré la percée du four pour la coulée de nickel à laquelle le Premier ministre a assisté, une opération délicate.

Le site KNS emploie environ 35% de femmes et ambitionne d'en avoir 40% d'ici la fin de l'année quand des jeunes finiront leur formation. "Ce n'est pas une politique de quotas, c'est une simple sélection selon les compétences", a assuré à l'AFP Peter Hancock, président de KNS, qui les recrute aussi bien à des postes d'opérateur que de conducteur d'engin.

"On a encore besoin de compétences extérieures (notamment des formateurs venus de Glencore) mais l'objectif est que ce soient les Calédoniens qui soient majoritairement employés", a affirmé à l'AFP André Dang, président de la SMSP et homme clé de ce projet aux côtés du président de la province Nord, Paul Néaoutyine (FLNKS).
http://www.boursorama.com/actualites/no ... 532ad23d7c

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Message par energy_isere » 06 oct. 2014, 19:25

Koniambo Nickel va profiter d'un marché favorable

Malgré les incidents inhérents à de type de projets, Koniambo, dirigé désormais par Glencore, entrera en pleine activité alors que l'embargo indonésien sur les minerai bruts place le marché en déficit.

Construire un complexe nickélifère géant ne va pas sans de petits désagréments a pu constater Glencore, devenu maitre d'œuvre de Koniambo Nickel en Nouvelle-Calédonie, depuis l'absorption de Xstrata. La construction du site dans lequel les intérêts locaux représentés par la SMPS détiennent une légère majorité, a eu son lot de retards, de dépassements de budgets et d'incidents.

........
Le principal incident qui a perturbé le bon déroulement de la construction du projet a été la découverte de fissures dans les soudures des tubes chaudière de la centrale thermique. Lorsque le site fonctionnera à sa capacité maximale de 60 000 tonnes, il nécessitera une consommation de 215 MW. La centrale dédiée, constituée de deux unités avec une puissance de 270 MW, devait être prête avant l'usine métallurgique. La nécessité de renvoyer en Inde la tuyauterie à reporter la mise en activité complète de la centrale au deuxième trimestre 2015. En attendant, le recours au réseau néocalédonien, l'utilisation de centrales de secours au gazole (au coût de fonctionnement quatre fois plus élevé) et une utilisation partielle de la centrale à charbon ont sauvé une partie de la production.


............
http://indices.usinenouvelle.com/metaux ... rable.5591

On y apprend que l' usine à pleine capacité va demander 215 MW de puissance electrique (centrale dédiée) !

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Message par mobar » 06 oct. 2014, 21:57

energy_isere a écrit :
On y apprend que l' usine à pleine capacité va demander 215 MW de puissance electrique (centrale dédiée) !
60 000 t/an de Nickel et 215 MWe à un cout de production de l'électricité de 100 €/MWh ça fait un peu moins de 3€ d'énergie par kg de Nickel produit
Au cours actuel de 13 €/kg il en reste pour payer la main d'oeuvre, les banquiers et les actionnaires mais faudrait pas que le charbon flambe et que le marché du nickel s'écroule, la cisaille infernale :-"
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Message par energy_isere » 06 oct. 2014, 22:10

mobar a écrit :
energy_isere a écrit :
On y apprend que l' usine à pleine capacité va demander 215 MW de puissance electrique (centrale dédiée) !
60 000 t/an de Nickel et 215 MWe à un cout de production de l'électricité de 100 €/MWh ça fait un peu moins de 3€ d'énergie par kg de Nickel produit
Au cours actuel de 13 €/kg il en reste pour payer la main d'oeuvre, les banquiers et les actionnaires mais faudrait pas que le charbon flambe et que le marché du nickel s'écroule, la cisaille infernale :-"
Sauf que si vous produisez à 13 € /kg vous avez zero benefice et ne pouvez pas payer les investissements. lPour n' importe quel métal le cout de production hors investissement doit etre bien en dessous du prix sur le marché.

si vous aviez bien lu attentivement l' article de Usine Nouvelle, vous auriez lu :
....Du bon fonctionnement de la centrale thermique dépendra l'objectif affiché par Glencore : un coût de production de 4 dollars par livre de ferronickel, soit 8 820 dollars par tonne......
donc le cout de revient visé est 8.8 $ / kg soit 6.8 € /kg. et si votre calcul de 3 € d'energie par kg est correct, alors on voit que c'est un gros morceau du cout de production.

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Message par mobar » 06 oct. 2014, 22:18

energy_isere a écrit : donc le cout de revient visé est 8.8 $ / kg soit 6.8 € /kg. et si votre calcul de 3 € d'energie par kg est correct, alors on voit que c'est un gros morceau du cout de production.
Ils ont pas intérêt a se manquer.
les préteurs risquent de pas bien dormir, si les couts d'énergie venaient à grimper
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 06 oct. 2014, 22:22

mobar a écrit :
energy_isere a écrit : donc le cout de revient visé est 8.8 $ / kg soit 6.8 € /kg. et si votre calcul de 3 € d'energie par kg est correct, alors on voit que c'est un gros morceau du cout de production.
Ils ont pas intérêt a se manquer.
les préteurs risquent de pas bien dormir, si les couts d'énergie venaient à grimper
Je n' ai pas le détail, mais si c'est du charbon ils vont surement l' importer de' Australie, pas loin.
C'est encore pas trop cher, mais pour combien de temps ?
Et à condition de ne pas se ramasser un jour une taxe carbone .....

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Message par ni chaud ni froid » 07 oct. 2014, 10:30

mobar a écrit :
energy_isere a écrit : donc le cout de revient visé est 8.8 $ / kg soit 6.8 € /kg. et si votre calcul de 3 € d'energie par kg est correct, alors on voit que c'est un gros morceau du cout de production.
Ils ont pas intérêt a se manquer.
les préteurs risquent de pas bien dormir, si les couts d'énergie venaient à grimper
Oui, ce de plus en plus le cas sur ce genre de projet : l'investissement devient de plus en plus risqué, et le gain potentiel diminue.

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 03 janv. 2015, 13:26

Du Nickel à Cuba.
Avec la fin de l'embargo américain, l'ombre du nickel cubain sur Nouméa

Par Alain JeanninPublié le 18/12/2014

Cuba est à proximité des industries nord-américaines de l'acier inoxydable. La fin probable de l'embargo américain n'est pas une bonne nouvelle pour le métal calédonien.

Le nickel de Guantanamo menace Nouméa et le Koniambo. La région autour de la base américaine de Guantanamo où sont détenus les prisonniers d'Al-Qaida regorge de nickel, mais aussi de cuivre, de zinc, et de chrome. Avec le tourisme, le nickel est la première source de devises étrangères pour Cuba.

Image
Un paysan cubain prend la pose, avec, en arrière-plan, l'usine de nickel de Moa (photo octobre 2011)

Avec le tourisme, le nickel est la première source de devises étrangères pour Cuba
Les réserves de nickel de Cuba figurent parmi les plus importantes au monde. Comme la Nouvelle-Calédonie, la grande île de la Caraïbe possède environ le quart des réserves mondiales (800 millions de tonnes de réserves confirmées et 2 milliards de réserves probables). L'entreprise d'État Cubaniquel associée au canadien Sherrit International pourrait donc poser un très sérieux problème aux producteurs calédoniens de nickel. Le métal cubain, produit à bas coût, pourrait se tailler des parts de marché considérables en Amérique du Nord et en Europe.

Le nickel cubain pourrait inonder le marché américain

Dans le centre de la Havane, au ministère de l'Economie et de l'Industrie, les analystes cubains consultent chaque jour l'évolution des cours mondiaux du nickel à la bourse des métaux de Londres (LME). Cuba se hisse en effet au cinquième rang mondial en tant que producteur avec près de 70.000 tonnes de métal produites en 2014. Et le nickel, qui vaut 16.000 dollars la tonne, est la première source de devises du gouvernement cubain. Les plans d'investissement prévoient de porter la production à 120.000 tonnes d'ici 2020.

Avec la fin prévisible de l'embargo américain, Cuba pourrait donc inonder le marché du nickel et fournir les usines métallurgiques de la "Belt Rust", la ceinture des usines d'acier inoxydable de la vallée de l'Ohio. À quelques centaines de kilomètres de côtes américaines, Cuba serait un concurrent redoutable pour le nickel calédonien dont la longue route emprunte le canal de Panama. Le métal de nickel "SLN 25" du groupe Eramet est déchargé à Savannah ou Baltimore, sur la côte Est des Etats-Unis. Le nickel calédonien a parcouru 13.000 kilomètres, le nickel cubain, si l'embargo était levé, serait à moins de 1000 kilomètres des ports américains.

Le nickel et Cuba, une vieille histoire américaine

Les premières extractions de nickel dans l'île remontent à 1900. La première usine fut construite en 1945, et déjà, par les Américains associés au Canadien Inco depuis racheté par Xstrata et Glencore. La production de nickel de Cuba s'est effondrée au moment du départ des Soviétiques en 1990 avant de reprendre avec l'arrivée du canadien Sherrit International. Les métallurgistes cubains ont été formés sur place, mais aussi en Russie, chez Norilsk, le plus grand producteur mondial de nickel. La main d'œuvre cubaine est donc particulièrement compétente et compétitive... pour les salaires. Toute la région autour de Guantanamo contient d'énormes quantités de nickel. Des quantités comparables voir plus importantes que celles du Koniambo en Nouvelle-Calédonie.

La fin de l'embargo va relancer la compétitivité du nickel cubain

C'est la principale difficulté pour les exportations cubaines de nickel : l'embargo américain interdit jusqu'à présent l'utilisation du métal cubain. L'acier inoxydable produit au Canada ou en Europe ne doit pas comporter le moindre gramme de nickel en provenance de la Havane ou d'un autre port de l'île. Une zone grise existe donc autour des exportations cubaines. Difficile voire impossible de connaître les clients européens ou canadiens du nickel cubain. Avec les centres miniers et métallurgiques de Pinares, de Nicaro et de Moa, Cuba possède trois grandes entités industrielles en devenir... Tout comme la Nouvelle-Calédonie. A Londres, les traders du marché londonien des métaux ont anticipé cette offre supplémentaire en nickel made-in-Cuba. Le cours du métal est en forte baisse à 15.427 dollars la tonne.
http://www.la1ere.fr/2014/12/18/avec-la ... 16422.html

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Message par energy_isere » 03 janv. 2015, 13:30

N-Calédonie: l'usine de nickel Koniambo toujours à l'arrêt, après une fuite de métal

LE 30/12 Les Echos

L'usine métallurgique de nickel Koniambo, en Nouvelle-Calédonie, du géant Glencore était toujours à l'arrêt mardi, quatre jours après une fuite de métal en fusion, qui a endommagé l'un des deux fours, a indiqué la direction.

"La réparation du four 1 où a eu lieu la fuite peut prendre entre trois et six mois. Notre priorité est de redémarrer le four 2 le plus vite possible, dès l'enquête terminée", a déclaré à la presse Peter Hancock, président de Koniambo Nickel.
Il a précisé que d'après les premiers élements, cette fuite de 500 tonnes de métal en fusion vendredi dernier, avait eu lieu "au niveau des trous de coulée du four, où une opération de maintenance avait récemment été effectuée, avec des procédures de qualité insuffisantes".
L'incident dans cette usine de taille mondiale, située sur la côte nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie, avait entraîné l'évacuation de tous les employés, dont aucun n'a été blessé.
"Heureusement, le four n'est pas trop endommagé et ne sera pas perdu. Seule la partie, où se trouvent les trous de coulée, est touchée", a également déclaré M.Hancock, ajoutant qu'il était "trop tôt" pour estimer l'impact financier.
Le coût d'investissement du projet, en phase de montée en production, s'est déja envolé à 7 milliards de dollars US (5,7 milliards euros).

La centrale thermique au charbon fait l'objet depuis un an d'une réfection totale de sa tuyauterie, suite à des ennuis techniques.

Koniambo, entrée en service en 2013 et officiellement inaugurée en novembre dernier en présence du président de la République, François Hollande, a produit environ 14.000 tonnes de nickel en 2014.
"Pour 2015, nous tablons sur une fourchette entre 27 et 40.000 tonnes", a indiqué M.Hancock, avec l'objectif d'atteindre "la pleine capacité de 60.000 tonnes annuelles mi-2016".

L'usine Koniambo est détenue à 49% par le géant de la mine et du négoce Glencore, basé à Zoug (Suisse), et à 51% par les indépendantistes kanaks de la Province nord de Calédonie. Elle exploite l'un des plus importants gisements au monde de minerai de nickel, indispensable à la fabrication d'acier inoxydable.
http://www.lesechos.fr/monde/europe/afp ... 079024.php

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Message par energy_isere » 10 janv. 2015, 13:32

du Nickel à Madagascar :
Madagascar: Sherritt veut atteindre 54 000 tonnes de nickel à partir de mi-2015 à Ambatovy

Agence Ecofin 09 Janv 2015

Le projet Ambatovy, une joint-venture sur le nickel à Madagascar, relèvera son niveau de production pour atteindre à partir de mi- 2015 un rythme annuel de 54 000 tonnes de nickel, environ 90% de sa capacité nominale.

Sherritt International Corporation, promoteur détenant à 40% le projet, a dévoilé cet objectif en rendant compte, le 8 janvier, des résultats opérationnels du mois de décembre de ce projet qui a produit, au mois de décembre dernier, 3254 tonnes de nickel fini et 189 tonnes de cobalt fini.

Le niveau d’extraction de minerai a atteint 417 412 tonnes en décembre, soit 83% de la capacité nominale, pendant que la production de nickel fini a représenté 64% de la capacité nominale, apprend-on.

Selon la compagnie minière canadienne, cotée à Toronto, Ambatovy a enregistré en 2014 une performance de 37 053 tonnes, conformément aux orientations définies, soit une croissance de 47% par rapport à 2013.

Ambatovy est présenté comme le plus grand projet minier de Madagascar et porte sur un objectif de production annuelle moyenne de 60 000 tonnes de nickel, 5600 tonnes de cobalt et 190 000 tonnes de sulfate d’ammonium sur une période de 29 ans.

Il est détenu par un consortium de compagnies à savoir: Sherritt International Corporation (40%), Sumitomo Corporation (27,5%), Korea Resources Corporation (27,5%) et SNC Lavalin (5%).

Image
http://www.agenceecofin.com/nickel/0901 ... a-ambatovy

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Message par energy_isere » 18 oct. 2015, 12:01

La Finlande nationalise son secteur du nickel

Par Alain Jeannin le 25/09/2015

Helsinki a nationalisé la plus grande mine de nickel d'Europe. Le gouvernement finlandais précise qu'il n'a pas vocation à diriger l'entreprise. Il se désengagera quand finira la crise des matières premières. Un exemple pour la Nouvelle-Calédonie ?


La région de Sotkamo en Finlande orientale est couverte de lacs et de forêts. C'est aussi une terre riche en nickel et en cuivre. L'activité minière fait vivre la région depuis le début du vingtième siècle. Aujourd'hui encore le tourisme est peu développé. La capitale régionale Kajaani est avant tout une importante base militaire et la frontière russe est à 120 kilomètres.

Plus grande mine de nickel de l'UE

C'est donc ici, à 500 kilomètres au nord d'Helsinki, que la plus grande mine de nickel de l'Union européenne est discrètement passée sous la direction d'une société publique entièrement détenue par l'État finlandais (100 % du capital). Talvivaara Mining emploie 400 personnes, les deux sites miniers distants de quelques kilomètres ont une capacité annuelle de 10 millions de tonnes de minerai et des réserves estimées à 3 millions de tonnes de nickel (sous forme de métal à traiter). Avant l'effondrement des cours du métal à l'automne 2014, Talvivaara ambitionnait de devenir l'une des mines les plus productives au monde, grâce au procédé d'extraction pionnier, par biolixiviation du minerai de nickel. Et peu importait alors que des problèmes de production, accentués par des fuites de métaux et d'acide aient pollué des lacs et des rivières. Profitant de cette expérience malheureuse mais assez classique dans l'industrie du nickel, le gouvernement finlandais en a tiré les conséquences. Il nationalise et sauve une entreprise en faillite après avoir posé ses conditions pour préserver l'environnement.

La "finlandisation" du nickel sera provisoire

Sans son intervention, Talvivaara, dont le propriétaire s'est déclaré en faillite courant 2014, aurait été incapable de faire face à la chute des cours du nickel. Les activités minières et les emplois ont été repris par Terrafame Mining. Cette société nationale a été créée pour sauver le producteur de nickel finlandais. Au total, le gouvernement devrait allouer plus de 210 millions d'euros à l'opération via Solidium, le Fonds Souverain du pays. L'objectif est, bien sûr, de sauver l'activité minière et les emplois et donc d'éviter la désertification d'une région déjà faiblement peuplée. Mais on est en Finlande, la nationalisation sera provisoire, Talvivaara n'a pas vocation à demeurer dans le giron de l'Etat. Responsable de la communication du groupe minier, Outi Kärkkäinen précise à La1ere.fr : "Nous connaissons la situation du marché du nickel, nous avons tous les chiffres de production, y compris en Nouvelle-Calédonie. Franchement, pour nous, la nationalisation était la seule bouée de sauvetage".

Deux ans pour rentabiliser

Le gouvernement accorde deux ans à Terrafame, la nouvelle entité publique, pour rentabiliser les activités minières de Talvivaara mais aussi pour trouver des investisseurs privés. Il s'agit de donner du temps au temps et de laisser passer la crise du nickel et des matières premières. En juillet dernier, le Fonds d'investissement spéculatif londonien Audley Capital Advisors avait renoncé à acquérir 85 % de l'activité du producteur de nickel. Le gouvernement finlandais, sensible aux questions environnementales, avait exigé des Britanniques de sécuriser la situation environnementale et de réduire la pollution de l'activité minière. Le Fonds spéculatif s'en est allé investir sur des terres plus accueillantes…

Minerai finlandais, métal russe

En 1955, une longue voie ferrée a été construite afin de transporter le nickel-cobalt à une fonderie sur le site de Harjavalta, au sud-ouest de la Finlande. Depuis 1957, le minerai de Talvivaara est destiné à l'usine du second producteur mondial, Norilsk Nickel, qui produit sur place plus de 40.000 tonnes annuelles de métal. En Finlande, le géant russe est presque sur ses terres. La longue frontière avec le voisin de l'Est est présente dans toutes les mémoires, aujourd'hui comme hier.
http://www.la1ere.fr/2015/09/25/la-finl ... 89855.html

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 18 oct. 2015, 12:05

Mines : la Nouvelle-Calédonie frappée de plein fouet par la chute du nickel

ANNE PITOISET / CORRESPONDATE À NOUMÉA Les Echos le 16/10/ 2015

Le Caillou affronte l’une des plus graves crises du nickel de son histoire. Tous les métallurgistes sont dans le rouge. Les coûts de production « atroces » et l’instabilité politique dans l’archipel sont pointées du doigt.

L’effondrement des cours du nickel est un cauchemar pour les groupes miniers installés en Nouvelle-Calédonie. Depuis le début de l’année, le prix du métal a dévissé de 35% pour passer sous la barre des 10.000 dollars la tonne. Son plus bas niveau depuis six ans et demi. Tour d’horizon de la situation des différents acteurs.

La SLN reporte la construction d’une nouvelle centrale électrique

« La SLN perd en ce moment près de 21 millions d’euros (2,5 milliards de francs pacifique) chaque mois », reconnaît-on au sein de la filiale du groupe Eramet. Alors qu’en avril, les dirigeants de la SLN anticipaient encore un retour à l’équilibre, la perte pourrait atteindre 250 millions d’euros sur l’ensemble de l’année. Les espoirs fondés sur la construction d’une nouvelle centrale électrique, pour réduire les coûts de production d’environ un dollar par livre de nickel, se sont éloignés après l’annonce par Eramet de la suspension de ses investissements . La décision de construction, attendue en décembre, est désormais reportée au courant 2016, au grand dam du responsable du syndicat Soenc Nickel, Eddy Coulon, qui considère qu’une nouvelle centrale est « indispensable à la survie » de l’entreprise. En 2009, un rapport du cabinet Secafi estimait qu’un « report serait de mauvais augure pour l’avenir à court et long terme de la SLN. » La direction de la SLN a annoncé aux salariés la fermeture des deux fours Bessemer, qui produisent la matte destinée à l’usine de Sandouville, sans aucun licenciement sec. Les 70 personnes concernées seront reclassées au sein de l’entreprise, les plus âgées bénéficieront d’un plan de départ en retraite anticipé.

Des contrats de sous-traitance drastiquement réduits chez Glencore

En province Nord, les difficultés du géant suisse Glencore, partenaire à 51% de la SMSP (Société Minière du sud Pacifique, gérée par les indépendantistes) ont également jeté un froid. La plupart des expatriés sont repartis au Canada, les contrats de sous-traitance ont été drastiquement réduits. Le premier four, victime de malfaçons, est en cours de reconstruction et la réparation de son jumeau, qui tourne actuellement au ralenti, est suspendue à la décision du PDG de Glencore, Ivan Glasenberg. Pour 2015, la production de l’usine du Koniambo est estimée entre 12 000 et 15 000 tonnes en regard d’une capacité nominale de 60 000 tonnes avec là aussi des centaines de millions de dollars de pertes. L’autre filiale de la SMSP, Nickel Mining Corporation, qui alimente en minerai l’usine Gwangyang, exploité en partenariat avec Posco en Corée du Sud, traverse également une passe difficile. Pour remplir son contrat de fourniture de minerai, elle a du faire appel à la solidarité des autres mineurs et elle perd actuellement énormément d’argent. « Heureusement que Posco est là pour nous aider à assurer les fins de mois », confie-t-on en interne.

Des pertes d’exploitation « colossales » pour Vale NC

Dans le sud de l’archipel, l’usine hydrométallurgique du brésilien Vale poursuit sa montée en puissance. Mi-octobre, sa production s’élevait à 23 000 tonnes. « En 2015, nous produirons plus de 50% de notre capacité nominale, dont les 2/3 sont un produit final », précise Antonin Beurrier, le PDG de Vale NC. Les 30 000 tonnes anticipées se situent en deçà de l’objectif de 37 000 tonnes, mais en nette progression par rapport aux 20 000 tonnes de 2014. « Les pertes d’exploitation sont colossales. Elles se chiffrent à plusieurs centaines de millions de dollars », précise-t-il. Des résultats que les Japonais Sumitomo et Mitsui qui, ensemble, détiennent 14,5% de Vale NC aux côtés de Vale (80,5%) et la Nouvelle-Calédonie (5%), suivent de près. Ils ont en effet négocié un droit de sortie conditionné à des objectifs de production qui, s’ils ne sont pas atteints au cours du dernier trimestre 2015, leur permet de se retirer. « L’entreprise va mieux dans sa structure de coûts et dans sa technologie, mais elle prend de plein fouet la chute du cours du nickel alors qu’elle ne produit pas encore à plein », explique Antonin Beurrier. Dans l’attente de la réunion du comité de direction de Vale pour évaluer ses projets mondiaux, prévue mi-novembre, la Nouvelle-Calédonie retient son souffle.

L’instabilité politique pointée du doigt

D’une manière générale, les observateurs pointent du doigt les coûts de production « atroces » et l’instabilité politique dans l’archipel, illustrée par le conflit qui divise depuis plusieurs mois le Congrès et le gouvernement à propos de l’exportation de minerai vers la Chine et le Japon. « Les investisseurs sont de plus en plus nerveux et s’interrogent sur l’avenir. Pas facile dans ces conditions de trouver des financements.» Conscients des difficultés à venir, le gouvernement prévoit, pour 2016, une réduction de 18% du budget de ses directions et des établissements publics ainsi qu’une division par deux des frais de mission
http://www.lesechos.fr/industrie-servic ... 166407.php

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Message par energy_isere » 07 nov. 2015, 12:11

Les prix du nickel culmineront à 12.000$/tonne d’ici début 2016, selon Oryx Commodity

Agence Ecofin 05 Nov 2015

Le cabinet Oryx Commodity, principal analyste des matières premières pour l'industrie allemande de l'acier inoxydable, a estimé, dans une récente note de recherches, que les prix du nickel continueront leur tendance haussière entamée ces dernières semaines, pour atteindre à 12 000 dollars par tonne durant les premiers mois de 2016.

«En ce qui concerne les cours du nickel au London Metal Exchange (LME), la consolidation des prix est confirmée. Depuis fin septembre, un mouvement de reprise est apparu, il devrait se poursuivre vers un potentiel de 12 000 dollars par tonne de métal dans les premiers mois de 2016», souligne Oryx Commodity, qui explique ce rebond des cours par une production mondiale inférieure à la consommation.

«Sans exclure un nouvel accès de faiblesse du marché chinois, les marchés asiatiques ont bien récupéré. Même avec une croissance limitée à 7 %, la Chine reste la locomotive de l'économie mondiale et les commandes de nickel pour son industrie de l'acier inoxydable ont augmenté. (…) Il n'est pas étonnant que le groupe d'étude international du nickel (INSG) estime que la demande mondiale de nickel en 2016 sera de 1,942 millions de tonnes, en hausse de 3 %, avec un déficit d'approvisionnement de 23 000 tonnes», ajoute Oryx Commodity, Oryx Commodity , révélant que stocks du « cuivre du diable » sont tombés à 429 000 tonnes le lundi 26 octobre après avoir atteint leur plus haut niveau en juin 2015, 471 000 tonnes, soit une baisse de 42 000 tonnes (-8,9 %).

Pour rappel, la compagnie russe Norilsk-Nickel, un des plus grands producteurs mondiaux de nickel, avait estimé récemment que les prix du nickel vont remonter en raison d'une baisse de la production mondiale et de l'abandon de nombreux projets métallurgiques.
http://www.agenceecofin.com/nickel/0511 ... -commodity

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Re: Minerais : réserves ,recyclage, et déplétion.

Message par energy_isere » 07 déc. 2015, 20:32

Eramet confirme envisager l'arrêt de production de concentré de nickel par la SLN

Par Myrtille Delamarche - Usine Nouvelle 07 décembre 2015,

Eramet confirme étudier un projet d'arrêt de l'activité de production de concentré de nickel par la SLN à Noumea, celle-ci continuant à produire le ferronickel qui constitue la part la plus importante de son activité. Cette suppression d'une étape énergivore du process industriel devrait être soumise au conseil d’administration spécial d'Eramet qui doit se tenir le 9 décembre à Paris.
..........
lire ici : http://www.usinenouvelle.com/article/er ... ln.N367538

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