Filiére bois en France

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 21 févr. 2019, 09:00

Il y a aussi le Pin Sylvestre en PACA
ADAPTER LA GESTION DU PIN SYLVESTRE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

le 04/09/2018

Alors que les effets du changement climatique sont de plus en plus perceptibles, il est important d’en mesurer les conséquences sur la végétation et de définir des conseils de gestion adaptés. Ce sont les buts du projet SYLFORCLIM coordonné par le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) PACA, dont Irstea est partenaire, qui s’est intéressé à la vulnérabilité du pin sylvestre aux changements climatiques en région PACA.

La région PACA écrasée par la chaleur
D’après une étude de l’évolution du climat sur les 50 dernières années par Météo-France, la région Provence-Alpes Côte d’Azur est la plus touchée en France par le changement climatique. Elle a connu de fortes augmentations de températures et par endroits des diminutions de précipitations. Elle est victime de sécheresses à répétition depuis les années 2000 et les attaques de parasites comme le gui, la chenille processionnaire et des champignons pathogènes sur la végétation s’y sont intensifiées. Le pin sylvestre, essence la plus répandue des forêts de la région PACA, est une des victimes de ces bouleversements. Il a été notamment très impacté par les successions de sécheresses depuis 20 ans. Afin de préserver les forêts, il est crucial d’adapter la gestion de cette essence face aux perturbations qu’elle subit ; des enjeux importants en dépendent, qui concernent non seulement la filière bois, mais aussi la biodiversité et le risque incendie.

Des pins sylvestres qui dépérissent
.....
.....
Rajeunir et éclaircir les peuplements pour préparer les forêts du futur
......
.....
« Il est quasi certain que le pin sylvestre sera en grande difficulté ou disparaîtra dans une grande partie de son aire de la région PACA, parce que le climat futur ne lui conviendra pas. C’est pour cela qu’il faut d’ores et déjà commencer à rajeunir et éclaircir les peuplements et en profiter pour introduire ou favoriser d’autres essences qui résisteront mieux à un climat plus chaud et plus sec. Les forêts qui seront là dans 80 ans, c’est maintenant qu’elles se préparent. », conclut Michel Vennetier.

En entier :
https://www.irstea.fr/fr/toutes-les-act ... climatique

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 16 avr. 2019, 19:55

Incendie de Notre-Dame : la filière bois appelée à se mobiliser

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES 16/04/2019

Un appel a été lancé auprès des propriétaires forestiers afin que chacun offre un chêne pour la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris. Dans le même temps, le premier producteur français de chêne s'inquiète d'un possible manque de bois disponible.

Que chaque propriétaire forestier en France donne un chêne : telle est la suggestion faite par la fondation Fransylva, qui assure la promotion des forêts privées de France. "La fondation Fransylva mobilise les 3,5 millions de propriétaires privées de forêts en France pour leur demander de donner un chêne pour la reconstruction de Notre-Dame", a indiqué à l'AFP Jean-Étienne Rime, président de cette fondation, mardi 16 avril, au lendemain de l'incendie qui a entièrement détruit la toiture de la cathédrale.

Pour rebâtir la charpente, le dirigeant de Fransylva estime qu'il faut "des chênes anciens, plantés au XIXe siècle", de 150 à 200 ans et de 2 mètres à 2,50 mètres de diamètre. "La quantité ne sera pas colossale et nous avons largement ce qu'il faut", a-t-il assuré. Un avis que ne partage pas le groupe Charlois, premier producteur français de bois de chêne, qui a annoncé un don en nature. Son dirigeant s'est dit "inquiet des disponibilités de bois" pour reconstruire la cathédrale.

"PAS DE STOCKS DISPONIBLES POUR UN TEL CHANTIER"

"Au delà du don, je m'inquiète des disponibilités de bois qui permettront de refaire cette charpente", a déclaré à l'AFP Sylvain Charlois, jugeant qu'il "n'y a pas en France des stocks de bois déjà sciés disponibles pour un tel chantier". Selon lui, il a fallu 1.300 chênes pour construire la charpente il y a huit siècles, ce qui équivaut à "au moins 3.000 mètres cubes de bois".

"La filière française du bois va s'organiser pour fournir du chêne français, et va participer y compris financièrement à la reconstruction de la cathédrale", a déclaré de son côté Michel Druilhe, président de France Bois Forêt qui réunit les forestiers privés, l'Office National des Forêts, les communes forestières, toutes les scieries et entreprises du bois. "La charpente de Notre-Dame" doit être "reconstruite avec du chêne français", a insisté Michel Druilhe. "C'est le parallèle avec Notre-Dame : l'homme qui a posé la première pierre de la cathédrale savait qu'il ne verrait pas celle-ci construite. C'est une tradition vivante", a-t-il assuré.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 76e86dab19

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 16 avr. 2019, 21:52

Cinq questions sur la charpente calcinée de Notre-Dame de Paris

MYRTILLE DELAMARCHE Usine Nouvelle le 16/04/2019

La filière bois française se mobilise pour mettre à disposition les arbres nécessaires à une reconstruction à l’identique de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, surnommée "la forêt", qui a brûlé le 15 avril au soir. Mais ce n’est pas si simple…

Image
Surnommée "la forêt", la charpente de Notre Dame de Paris était faite de quelque 1300 chênes.


Il a fallu aux bâtisseurs de cathédrales du 13e siècle quelque 1300 chênes pour construire l’exceptionnelle charpente de la cathédrale Notre-Dame à Paris, qui a brûlé presque entièrement le 15 avril à Paris. Il aura fallu attendre les années 1990 pour dater les bois de cette charpente exceptionnelle à bien des égards, et 2014 pour en dresser un plan relativement exhaustif, qui sera précieux si le choix est fait d'une reconstruction à l'identique.

1. A-t-on les ressources en bois pour reconstruire la charpente de Notre-Dame ?

Les donateurs se bousculent, ce 16 avril, pour fournir les chênes nécessaires à une reconstruction à l’identique de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui a presque entièrement brûlé la veille au soir. L’assureur Groupama a proposé de fournir à lui seul seul 1300 chênes issus de ses forêts normandes. La Caisse des dépôts, elle aussi, propose des chênes issus de ses forêts. Mais c’est le groupe Charlois, un exploitant forestier de la Nièvre, qui avait ouvert le bal en proposant d’offrir et de stocker gracieusement des chênes de qualité. Michel Druilhe, président de l’interprofession France Bois Forêt, souligne que la filière est prête à se mobiliser, tant financièrement que techniquement, pour aider les reconstructeurs de la cathédrale. Le Syndicat filière bois (SFB), qui regroupe les exploitants forestiers, s’engage lui aussi à réserver ses plus beaux chênes pour ce chantier.

La filière s’était déjà impliquée en offrant du bois pour la reconstruction de la charpente du Parlement de Bretagne après l’incendie qui l’avait ravagé en 1994. Mais celle-ci n’a pas été reconstruite à l’identique. Des traverses métalliques de longue portée soutiennent la structure secondaire de charpente en bois lamellé-collé.

2. Peut-on reconstruire Notre-Dame à l’identique ?

"Nous ne pourrons pas refaire à l’identique la charpente qui était composé de pièces de charpente gigantesques à la fois en portée et en section et qui correspondent à des arbres qu’on ne peut même pas retrouver dans nos forêts aujourd’hui", a affirmé sur le plateau de BFMTV Bertrand de Feydeau, vice-président de la Fondation du patrimoine.

Michel Druilhe n’est pas du tout d’accord : "il n’y a aucun souci de ressource, au moyen-âge l’étendue de la forêt française était bien moindre qu’aujourd’hui. Et la structure des arbres est la même qu'à l'époque. Vous savez, la nature est constante." Et puis "chênes anciens, ça ne veut rien dire. Quand on a construit Notre-Dame, on a utilisé essentiellement des chênes qui avaient 100 à 150 ans. Les arbres que nous pouvons fournir aujourd’hui ont entre 100 et 150 ans aussi". En revanche, c’est un choix coûteux. Le bois de chêne vaut "entre 150 et 200 euros du mètre cube", reconnaît Michel Druilhe. Transformé en pièce de charpente, le mètre cube monte à 800 ou 1000 euros.

Yannick Le Digol, expert en dendrochronologie (datation des bois), nuance aussi cette exigence. "Au XIIIe siècle, et dans la construction de nombreuses cathédrales, on observe des utilisations de bois particuliers, flacheux, grossièrement équarris. Il ne s’agit pas forcément d’arbres âgés, homogènes mais aussi de rejets de souches, des repousses qu’on avait laissé grandir après la coupe pour obtenir des bois à croissance rapide." Les bois les plus âgés étaient réservés à certaines pièces, "comme les entrées de charpente" [traverses entre les murs porteurs, Ndlr].

L’expert en la matière, le chercheur honoraire au CNRS Georges Lambert, décrit à Notre-Dame une charpente réalisée entièrement en chêne, comportant "de nombreux troncs entiers, assez élancés, venant de forêts assez denses et assez jeunes". Les pièces majeures mesurant "sans doute entre 40 et 50 centimètres de diamètre" et des entrées (poutres transversales) "massives". "Les chevrons provenaient de 'tiges' (c’est le terme employé pour qualifier des troncs assez rectilignes généralement pas trop gros) de diamètres modérés. Il était inutile de surcharger l’édifice par des bois délibérément surdimensionnés." Concernant l'âge des arbres utilisés, il affirme que "l’âge moyen des échantillons du groupe du XIIIe siècle est de 80 ans, ce qui nous conduit à émettre un âge moyen des rares de l’ordre de 100, maximum 120 ans (il manque des cernes sur les carottes). Quelques pièces sont néanmoins manifestement plus vieilles : trois arbres pourraient avoisiner les 200 ans."

"Je m’avance un peu, mais il y aura probablement une partie de charpente métallique", croit Nicolas Travers, responsable communication des Ateliers Perrault, spécialisés dans la rénovation de monuments historiques et qui ont participé à la réfection des boiseries du Parlement de Bretagne. "Les deux procédés sont possibles, la restauration ou la restitution à l’identique comme nous l’avons faite pour le château des Ducs de Bretagne à Nantes. C’est possible, mais cela a un coût." Il faudra aussi attendre d’avoir un état des lieux complet de la structure en pierres, ce qui devrait prendre "au moins une à deux semaines", selon Nicolas Travers. Car les changements de température dus au feu puis à l’eau provoquent des risques d’éclatement des pierres. Il faudra sûrement, selon lui, protéger la structure, y compris avec des pièces métalliques qui pourront être démontées par la suite.

"Nous avons les savoir-faire, mais faut-il construire au XXIe siècle comme à l’époque médiévale ?", questionne l’architecte Cédric Trentesaux, spécialisé en monuments historiques. En termes de résistance de la structure, seuls les murs périphériques sont concernés. "La charpente ne repose pas du tout sur les voûtes, qui ont sans doute été construits après, une fois mises à l'abri", explique l’architecte, qui connaît bien le bâtiment pour avoir réalisé, avec Rémi Fromont, le plan le plus exhaustif connu de la charpente.

...........
...........
suite de ce passionnant article : https://www.usinenouvelle.com/article/c ... me.N832430

edit, pour la charpente, avant que ça crame, voir en photos : http://www.notredamedeparis.fr/la-cathe ... charpente/

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 19 avr. 2019, 21:57

La France a du chêne à revendre

Par Olivier Rogez RFI 19 avril 2019

A peine l'incendie de Notre-Dame était-il éteint que la filière bois française se mobilisait. Les professionnels multiplient les gestes de soutien. Les 3000 mètres cubes de chênes nécessaires à la reconstruction de la charpente de la cathédrale parisienne devraient être trouvés sans problèmes. Il est vrai que la filière chêne se porte plutôt bien en France ces dernières années, malgré l'appetit croissant des chinois.

Les forêts françaises ont du chêne à revendre. Chaque année, près d’1,7 million de mètres cubes de chênes sont mis sur le marché. La plus recherchée et la plus chère des essences françaises fait l’objet d’une gestion rigoureuse, et les professionnels estiment que l’on pourrait extraire le double de ce volume sans mettre en péril les massifs.

Depuis quelques années, le prix du chêne est tiré par la demande chinoise. Il a grimpé en trois ans de près de 30 %. La Chine qui a surexploité ses forêts interdit désormais la coupe du chêne sur son sol et les entreprises se tournent vers le marché mondial, notamment la France. En dix ans, les exportations de grumes vers la Chine sont passées de cinquante mille à cinq cent mille mètres cubes. Ce qui ne va pas sans poser de problème.

Difficultés d’adaptation des scieries françaises

En effet certaines scieries se plaignent de ne plus pouvoir répondre à la demande de parquet et de bois d’ameublement à cause des exportations de bois brut vers l’Asie. Mais dans les faits l’impact chinois n’est pas si évident. L’ONF, l’Office public des forêts qui alimente 40 % de la filière chêne a imposé un label exigeant une transformation de ses grumes en Europe. Les acheteurs chinois se tournent donc davantage vers les exploitants privés, majoritaires dans la filière bois.

Une étude publiée dans Reporterre, site d’informations sur l’écologie, loin de diaboliser les exportations vers la Chine, pointe plutôt le doigt vers les scieries françaises qui auraient du mal à s’adapter à la nouvelle donne mondiale et à s’aligner sur les tarifs mondiaux. Reste que l’année 2019 pourrait connaitre un retournement. Le ralentissement de l’économie chinoise et la perspective d’un Brexit vont peser sur les exportations de chêne. Quoi qu’il arrive, selon la Fédération nationale du bois, la France a dans ses forêts largement de quoi reconstruire la charpente de Notre-Dame.
http://www.rfi.fr/emission/20190419-fra ... e-revendre

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 13 juil. 2019, 22:57

Dans les Vosges, l'agonie rougeoyante des sapins mourant de soif

AFP•13/07/2019

Des tâches rouges sur un tapis vert. De plus en plus de sapins des Vosges meurent sur pied, tués à vitesse accélérée par la sécheresse et la chaleur qui mettent en péril la forêt et obligent à réfléchir d'urgence à son avenir.

.........
Lire :
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... d12a5989f2

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Re: Filiére bois en France

Message par mobar » 14 juil. 2019, 07:50

Remundo a écrit :
13 juil. 2018, 11:00
nous sommes un petit pays de branquignols. Voilà tout.

Les Polonais, les Chinois et autres, reçoivent notre bois, transpirent pour le transformer, et nous le remettent dans la gueule avec une haute valeur ajoutée.

On ne perd pas que des emplois dans l'affaire, mais aussi des devises.

A mon petit niveau dans les montagnes des Arvernes, il nous arrive d'acheter des piquets pour les clôtures : et bien ils arrivent des pays de l'Est, transport compris, et coûtent souvent moins cher que ceux proposés par un petit forestier local.

Je plains les gars là bas car ils doivent prendre des suées mémorables pour quelques roubles ou kopeks... des "notions" évanouies dans la France de jouisseurs du XXIème siècle.
Vivement que l'on dispose de camions autonomes qui puissent faire des aller-retour vers la Roumanie, pour alimenter des usines automatisées sans chauffeur et ouvrier syndiqué

Un seul problème restera à résoudre comment vendre les meubles qui seront fabriqués aux camions autonomes et aux robots des usines européennes?
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Filiére bois en France

Message par kercoz » 14 juil. 2019, 10:09

Pour les bricoleurs ( info d' il y a env 10 ans, mais ça doit encore fonctionner):
Dans certains points de vente de déco jardin ( gros cailloux colorés, dalles d 'ardoises brutes, sable etc ..., j' ai acheté des poutres de chêne de section (au pif 15x25) et longueur 2,40 m. Chêne de qualité moyenne avec des flash d'aubier , peu sec ( tres lourd, on arrête tres vite de les trier ds le tas !). à l' époque c'était 30 euros la poutre , 50 les 2 ....
Cette production est ( était) une tentative de faire perdurer la production des traverses SNCF.Les traverses sont désormais, je crois en fibro-ciment Les machines ne devaient pas etre adaptables et la longueur 2,40 n'est pas standard ni intéressante pour les usages habituels ( sauf pour les nains). J' ai fait une véranda et d'autres trucs ...Mais ne pas les recouper pour faire des meubles : le bois issu de petits arbre, non travaillés pour sa qualité, se tord dès qu' on le recoupe.

Les dalles d'ardoises sont une bonne idée de déco. les surfaces peuvent être tres tourmentées .Je m' en sers en gratte pied, en façade de meuble, ....j' avais pensé a faire un tableau mural avec lumière rasante , mais le poids me fait repousser le projet.
https://www.google.com/search?q=dalles+ ... meM:&vet=1
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 14 juil. 2019, 10:25

kercoz a écrit :
14 juil. 2019, 10:09
.Les traverses sont désormais, je crois en fibro-ciment .....
En béton.

Voir Wikipedia.
La traverse en béton, qui a une durée de vie plus importante (50 ans), fut introduite il y a plusieurs décennies pour pallier les inconvénients du vieillissement naturel du bois. Son utilisation fut appliquée alors aux lignes faiblement chargées.

À partir des années 1970, l’emploi de la traverse en béton fut généralisé en France à l’ensemble des lignes. À cette époque en effet, la maîtrise technologique était sensiblement meilleure et surtout, son prix de revient comparé à celui de la traverse en bois fut l’argument principal de cette décision. Les caractéristiques techniques des traverses en béton sont détaillées dans la norme européenne EN 13230.

L'utilisation des traverses en béton est en nette augmentation, tant à cause de leur qualité intrinsèque que pour le prix élevé des traverses en bois. Les traverses en béton, par leur poids important, assurent un bon ancrage de la voie dans le ballast. Elles sont en particulier utilisées pour les lignes nouvelles à grande vitesse. La fixation des rails se fait par des attaches élastiques munies de dispositifs isolants en caoutchouc.

Il en existe de deux types, la traverse bibloc et la traverse monobloc :
........

Image
Traverses en béton de type monobloc sur une voie du RER C à Jouy-en-Josas.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Traverse

Traverse en béton précontraint pour ligne TGV
Poids de 285 kg !
https://debonte.com/fr/products/traverses-m260/#

Marché annuel de 1 million de traverses par an en France.

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Re: Filiére bois en France

Message par Remundo » 14 juil. 2019, 12:15

béton armé précontraint, c'est le top

les anciennes traverses en bois créosoté font la joie des agriculteurs qui les récupèrent pour faire les angles des enclos, ou bien des quais de chargement pour les bêtes.

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Re: Filiére bois en France

Message par Remundo » 14 juil. 2019, 12:19

mobar a écrit :
14 juil. 2019, 07:50
un seul problème restera à résoudre comment vendre les meubles qui seront fabriqués aux camions autonomes et aux robots des usines européennes?
tu poses la question d'une société ultra machinisée où le sens de la vie humaine devient une interrogation prégnante car l'homme devient alors une sorte de charge passive et oisive dans un système artificiel ultime créé par lui-même.

je n'ai guère de réponse à apporter, car il faut passer dans le métaphysique, voire le religieux, pour discuter de cela...

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Re: Filiére bois en France

Message par mobar » 15 juil. 2019, 10:30

Mais non, le RIB!
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Filiére bois en France

Message par energy_isere » 15 juil. 2019, 21:59

Chez les Suisses du Jura même problème.
Le Jura, en situation de catastrophe forestière
Le gouvernement jurassien tire la sonnette d’alarme. Le manque de pluie et les températures élevées provoquent la mort en masse des hêtres, qui sèchent sur pied. Le phénomène est aussi grave qu’inédit

8 juillet 2019

Le hêtre se meurt dans les forêts jurassiennes. La faute au réchauffement climatique qui accélère la mort de cette espèce d’arbres. Ce lundi, le canton du Jura a officiellement tiré la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, son gouvernement parle d’un phénomène «grave et inédit». Il a déclaré la situation de «catastrophe forestière». Les investigations ont en effet confirmé que plus de 100 000 m3 de bois étaient secs ou en passe de dépérir, en particulier en Ajoie. «Dans ce district, près de 1500 hectares sont affectés et dans certaines zones, 50% ou plus de ces arbres sont touchés, se désole Marc Ballmer, collaborateur scientifique à l’Office de l’environnement du Jura. Les dégâts sur la forêt sont plus importants que lors du passage de l’ouragan Lothar en 1999.»

De son côté, David Eray, ministre de l’Environnement, décrit une situation alarmante: «L’automne dernier, les hêtres ont perdu leurs feuilles avec deux mois d’avance. On a espéré que le feuillage reparte de plus belle ce printemps… Il n’en a rien été. De nombreux arbres, certains vieux de 150 ans, sont totalement secs. Beaucoup d’autres ont des taches noires sur l’écorce, signe qu’ils sont en train de se vider de leur sève…» En plein mois de juillet, les teintes des forêts jurassiennes demeurent désespérément brunes; représentant 36% de l’ensemble des arbres, le hêtre est la principale essence.

Le nord-ouest de la Suisse touché
La cause de cette catastrophe est clairement en lien avec l’extraordinaire sécheresse de l’année dernière. «En été 2018, il n’a quasiment pas plu durant trois mois dans l’Ajoie», rappelle David Eray. Reste que l’extrême rapidité du dépérissement a surpris les spécialistes et dépassé toutes les projections. En cas de répétition d’épisodes de sécheresse, le hêtre pourrait à terme disparaître en plaine. Si le Jura – et son district de l’Ajoie – reste le canton le plus marqué, le phénomène frappe l’ensemble du nord-ouest de la Suisse: Bâle-Campagne, Soleure, Argovie, Berne et Neuchâtel.

Une séance de crise a été organisée en juin dans le canton du Jura. «La priorité est la sécurisation de l’espace public, assure le ministre David Eray. Une fois sec, le hêtre casse comme du verre.» Dans l’urgence, cet été, des mesures de sécurisation seront prises le long des routes et des sentiers, pour éviter tout accident lors de chutes de branches. Certaines zones de forêts seront même interdites d’accès. A plus long terme, dès cet automne, une stratégie sylvicole sera élaborée en vue de l’abattage des arbres.

Appel à la Confédération

Le Jura a lancé un appel au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), et à sa cheffe, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, en vue de coordonner la crise au niveau suisse. Le canton a également pris contact avec l’Institut fédéral de recherches WSL, qui étudie entre autres la forêt. «Nous avons besoin d’un appui technique et scientifique, pour savoir ce que nous devons faire», conclut David Eray.
https://www.letemps.ch/suisse/jura-situ ... forestiere

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Re: Filiére bois en France

Message par mobar » 17 août 2019, 07:28

Malaise à l'ONF mis en faillite par les politiques productivistes des 20 dernières années
Le démantèlement qui va se conclure sous la présidence Macron, spécialiste du double langage et de la braderie des biens communs
La forêt publique (25 % de la forêt fran­çaise et 40 % de la pro­duc­tion de bois) est pour­tant un bien com­mun : sa ges­tion concerne tout le monde. C’est le sens même de notre volon­té d’or­ga­ni­ser une Grande marche pour la forêt. On a épui­sé tous les res­sorts poli­tiques auprès de notre direc­tion. Au début, on se deman­dait : faut-il ébrui­ter les dérives au sein de l’ONF, au risque de don­ner une mau­vaise image de la ges­tion publique des forêts ? Mais on a vite vu qu’on avait besoin d’al­liés à l’ex­té­rieur. On a com­men­cé à pré­ve­nir les poli­tiques, les élus, mais ça n’a pas suf­fi. Les minis­tères de tutelle — Agriculture et Écologie — ne nous écoutent pas. On a démis­sion­né de toutes les ins­tances parce qu’on ne sert à rien là-bas. Eux, ils sont contents, ils n’ont plus d’emmerdeurs, mais au moins on ne sert plus de cau­tion. On a fait des manifs, mais tout le monde s’en fout. Certains se disent que ce sont des fonc­tion­naires qui ne font que se plaindre… Quand on fait grève, on n’est pas payés, et il faut faire le bou­lot der­rière quand même : c’est un cadeau à la direc­tion. L’opinion publique est notre der­nière car­touche : c’est d’elle dont on a besoin. Elle peut s’in­ves­tir et faire pen­cher, par­fois, la balance du bon côté. Le but de la Marche n’est pas tant de mar­cher ; c’est de com­mu­ni­quer auprès des per­sonnes concer­nées sans pas­ser néces­sai­re­ment par les médias. La Marche permet de mon­trer notre paci­fisme, d’al­ler à la ren­contre des élus, de faire des pro­jec­tions et des débats : on ne demande pas une aug­men­ta­tion de salaire — même si ce serait légi­time —, c’est vrai­ment pour la forêt, et pas la nôtre : celle de tous et de nos enfants. C’est un bien uni­ver­sel.
https://www.revue-ballast.fr/patrice-martin-foret/
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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