Islande

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Raminagrobis
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Re: Islande

Message par Raminagrobis » 31 mai 2017, 22:38

En effet l'islande avec la géothermie peut produire assez d'électricité renouvelable, pas chère, et continue (24/7) pour couvrir plusieurs fois ses besoins. A tel point qu'ils produisent énormément d'aluminium pour l'export : cette industrie consomme 3/4 de leur production d'électricité. Ce pourquoi la consommation par habitant est peu pertinente : le consommateur final de l'aluminium ne vit pas sur l'île. En outre, ils ont tellement d'électricité qu'ils envisagent aussi une ligne CCHT pour en exporter le royomuni.

Parallèlement, ils n'ont pas une goutte de pétrole. Ils doivent importer le pétrole, et sous forme raffinée (pas de rafinerie). Et en petite quantité à la fois : c'est un petit pays (330 000 habs).

On ne peut pas imaginer de situation concurrentielle plus favorable aux renouvelables que celle de l'Islande.

Et pourtant, ils utilisent quand même du pétrole. Selon l'IEA, 506 000 tonnes en 2014. Soit 10 000 b/j.

Ce pétrole sert dans les transports, mais aussi, pour près de 40%, dans la pêche (secteur extrêmement important dans le pays). Donc même dans la situation de l'islande, ça reste intéressant d'utiliser le pétrole pour les transports et la pêche.

Le pétrole a une compétitivité très variable selon les usages.

Pour la production massive d'électricité pour le réseau, il est franchement pas compétitif. Il n'est utilisé que dans les pays où le pétrole coûte beaucoup moins cher que le prix du marché (exemple arabie saoudite), ou lorsque la logistique ne permet pas d'acheminer du gaz ou du charbon (fréquent dans les îles).

Pour chauffer les habitations, fournir de l'eau chaude, ou de la chaleur pour diverses industries, il est en concurrence frontale avec le gaz naturel (qui est moins cher, mais à condition que le réseau soit présent) et certains renouvelables (biogaz, bois, géothermie, solaire) qui peuvent localement lui tailler des croupières.

Mais pour alimenter les voitures, les motos, les avions, et les navires, il est quasi imbattable.

C'est pour ça qu'il est utilisé partout. Quand on regarde pays par pays, il y a des pays qui se passent de telle ou telle source d'énergie.
* L'italie n'a pas un seul réacteur nucléaire (même si elle importe un peu d'élec nucléaire française)
* Les pays-bas n'ont aucun barrage : c'est tellement plat qu'il n'y a pas d'énergie potentielle à récupérer
* La Russie se passe d'éolien et de solaire.
* L'arabie saoudite n'utilise pas du tout de charbon.
* Même si maintenant tous les pays significatifs utilisent du gaz naturel, ce ne fut pas tjrs le cas. israël n'avait pas accès au gaz naturel jusqu'en 2003, ben ils faisaient sans.

Mais un pays qui n'utilise pas le pétrole, ça existe pas !
Toujours moins.

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energy_isere
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Re: Islande

Message par energy_isere » 13 août 2017, 15:37

Le nombre de touristes en Islande a été multiplié par plus de quatre en l’espace d’une décennie

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio ... 06834.html
Connaissant depuis 7 ans un boom touristique historique, l'Islande voit 20% de touristes supplémentaires déferler sur son sol volcanique chaque année. Par des taxes ou des mesures de limitation, le gouvernement islandais réfléchit maintenant à mieux encadrer la fréquentation du pays. Car cet afflux n'est pas sans conséquence : explosion des prix, saturation des hébergements, ou encore modification de la structure touristique.
................
Car en l'espace de sept petites années, le tourisme est devenu la première activité économique de l'Islande, devançant les traditionnels secteurs de la pêche et la production d'aluminium.

Un engouement daté à 2010, lorsque l'éruption du volcan Eyjafjallajökull avait paralysé le trafic aérien européen.

"Le public s'est rendu compte à ce moment que l'Islande n'était pas loin, et gagnait à être connue", explique Eric Biard, co-fondateur du tour-opérateur Island Tours.

Depuis, la compagnie nationale Icelandair a fait de Keflavik un point de passage entre Europe et Amérique du Nord, et les compagnies low cost se sont précipitées sur la destination, faisant passer le nombre de touristes de 488 000 en 2010 à 2,3 millions attendus cette année...

Une explosion qui pousse le gouvernement de centre-droit à agir pour mieux préserver son île.
......................
http://www.tourmag.com/Engouement-touri ... 86979.html

et l' Islande n' a que 338 000 habitants !

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sherpa421
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Re: Islande

Message par sherpa421 » 29 août 2017, 11:28

Enerico Macias perds 26 millions :
http://www.lefigaro.fr/musique/2017/08/ ... ndaise.php
Il passe par une société Luxembourgeoise pour investir dans des banques Islandaises via un montage financier tordu. Il perds une somme importante, mais il a quand même encaissé 9 millions d'euros en liquide. Il ose se plaindre d'avoir perdu ! Voilà un mauvais perdant. Heureusement, la justice n'a pas été sensible à ses larmes de crocodiles.
La guerre tue.
Moi, j'aime pas le foot.

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Re: Islande

Message par energy_isere » 01 mars 2018, 19:13

En 2018, l’Islande va consommer plus d’électricité pour compter les Bitcoins que pour approvisionner ses foyers

L'Islande est devenue en quelques années le paradis des entreprises procédant à du minage de Bitcoins, pratique très énergivore qui consiste à vérifier toutes les transactions de la blockchain. Le climat islandais, très froid, permet en effet de réduire les coûts de refroidissement des data centers. Mais à ce rythme, en 2018, le minage de Bitcoins demandera plus d'électricité que celle consommée par les habitants de l'île pour chauffer leur maison.

Encore un exemple de l’exorbitant coût environnemental des Bitcoins. Selon le cabinet HS Orka, les data centers destinés à miner les Bitcoins consommeront davantage d’électricité en 2018 que les 330 000 habitants de l’île pour chauffer leurs maisons. Ils devraient atteindre les 840 gigawattheures (GWh), contre 700 GWh pour les Islandais.

"Nous constatons une croissance exponentielle de la consommation énergétique des data centers et je ne la vois pas s’arrêter", a prévenu Johann Snorri Sigurbergsson, membre de HS Orka, lors d’une interview à la BBC, "si l’Islande acceptait toutes les entreprises spécialisées, il n’y aurait tout simplement pas assez d’électricité pour les approvisionner toutes".

Bientôt une taxe sur les entreprises du bicoins

En quelques années, l’Islande est d’ailleurs devenue un aimant de fermes à minage. En cause : le climat. Le froid islandais permet aux entreprises de réduire leur coût de refroidissement des data centers. De même, ces entreprises peuvent se targuer de fonctionner aux énergies renouvelables, l’Islande s'approvisionnant à 100 % en énergie verte. Le projet The Moonlite, qui sera bientôt installé sur l’île, veut d’ailleurs devenir le plus grand centre de minage au monde, tout en étant approvisionné par des énergies renouvelables.

Reste à savoir si l’île va rester un paradis pour les entreprises de vérification des transactions en bitcoins. Selon la BBC, un membre du Parti des pirates au Parlement islandais, Smari McCarthy a déclaré : "le minage de cryptomonnaie ne nécessite presque aucun personnel, très peu d’investissements en capital et ne laisse généralement pas de taxes non plus. La valeur pour l’Islande est pratique nulle". Une taxe spécifique sur ces entreprises est donc envisagée dans le pays.
http://www.novethic.fr/actualite/energi ... 45487.html

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Re: Islande

Message par energy_isere » 05 avr. 2018, 21:37

L'Islande, ses volcans, ses geysers... et ses bitcoins

Romandie AFP / 25 mars 2018

Au coeur des champs de lave islandais, se dresse une fabrique de bitcoins parmi les plus grandes au monde. Atelier hightech qui produit de l'or virtuel, le site est ultra-sécurisé et sa localisation précise est tenue secrète pour éviter les convoitises.

Grâce à ses sous-sols gorgés d'eau chaude qui fournissent de l'électricité en abondance et à bon prix, l'Islande est devenue un paradis pour les "mineurs" de cryptomonnaies comme le bitcoin, émis par des serveurs aussi puissants qu'énergivores.

Contrairement au dollar ou à l'euro, le bitcoin n'est pas émis par des banques centrales mais "miné", ou créé dans des "fermes" informatiques.

Dans le désert volcanique islandais, un hangar en tôle argentée d'apparence anodine abrite des machines, près de quatre autres bâtiments auxquels s'ajouteront bientôt deux entrepôts flambant neufs. Cette "ferme" de la compagnie Genesis Mining porte le nom douteux de la première machine de chiffrement, Enigma, utilisée par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

À l'intérieur du hangar, des dizaines de milliers de "mining rigs" (stations de minage) s'alignent sur 400 m2, créant un bourdonnement étourdissant proche de celui d'un gros porteur au décollage.

Une "mining rig" est une sorte d'unité centrale dotée d'une carte mère, d'une mémoire RAM, d'un disque dur, d'un processeur et de six cartes graphiques.

Son rôle? Exécuter des algorithmes complexes permettant d'enregistrer une succession de transactions authentifiées et cryptées. Cette technologie appelée la "blockchain" est souvent décrite comme l'équivalent numérique d'un livre de comptes qui serait inviolable et infalsifiable. Au total, 12,5 bitcoins sont ainsi créés toutes les 10 minutes dans les fermes de minage.

Image
Des unités centrales d'ordinateur exécutant des algorithmes complexes permettant d'enregistrer une succession de transactions authentifiées et cryptées dans une fabrique de bitcoins, près de Reykjavik le 16 mars 2018 / © AFP/Archives / Halldor KOLBEINS

- Vent polaire -

"N'importe qui peut faire cela chez lui, sans entrave (légale) ni limite technique", explique Philip Salter, représentant de Genesis Mining en Islande. N'étaient l'investissement colossal, les coûts de production et de maintenance à une échelle industrielle - la seule à même de créer une économie du bitcoin digne de ce nom -, précise le jeune ingénieur allemand de 25 ans.

Car les machines, branchées sur le secteur, tournent 7 jours sur 7 et 24h/24.

Sur les quelque 17 millions de bitcoins en circulation dans le monde, une partie encore modeste est "made in Iceland" mais la petite île de l'Atlantique nord entend monter en puissance et récupérer les bénéfices de la guerre lancée par les autorités chinoises contre cette monnaie viruelle.

L'Islande offre en effet des conditions uniques au monde pour la production de cryptomonnaies, en raison de son énergie géothermique bon marché et 100% renouvelable.

Le kWh hors taxes (0,065 euro) y est en moyenne deux fois moins cher que dans l'Union européenne (0,114 euro), selon les données d'Eurostat pour 2016, ce qui fait de l'Islande l'une des nations les plus compétitives d'Europe derrière la Serbie, la Macédoine et la Bosnie.

Et la température moyenne annuelle sur l'île est d'environ 5°C. Ce qui est idéal pour éviter la surchauffe, et parfait pour limiter mécaniquement le besoin de consommation énergétique.

Le vent polaire est aspiré par une batterie de ventilateurs, puis filtré et mélangé avec la chaleur que dégagent les ordinateurs - jusqu'à 80°C - et permet de maintenir la température des stations de minage entre 5°C et 25°C.

- L'Islande affiche complet -

Auparavant Genesis Mining, créée fin 2013, était installée en Bosnie, ses concurrents majeurs étant en Chine ou aux États-Unis.

Comme elle, de nombreuses sociétés de "fermes" informatiques convoitent une place en Islande.

"La demande a augmenté de façon exponentielle, particulièrement ces trois derniers mois", se félicite Johann Snorri Sigurbergsson, responsable du développement chez l'électricien HS Orka.

Et ce malgré la volatilité du bitcoin, qui évolue actuellement autour des 10.000 dollars après avoir approché les 20.000 dollars en décembre puis chuté sous les 6.000 dollars début février.

"Le prix du bitcoin n'est pas un très bon indicateur de la performance de l'industrie de minage", analyse Philip Salter, qui dit craindre plutôt la concurrence dans une filière en plein essor.

Selon les estimations de HS Orka, les trois plus grosses compagnies propriétaires de data centers et "fermes" de cryptomonnaies devraient consommer en 2018 plus d'électricité que les 350.000 habitants de l'île.

La demande est aujourd'hui supérieure à l'offre d'énergie.

Victime de leur succès, les "fermes" de bitcoins islandaises sont la cible de voleurs bien organisés. Entre décembre et janvier, 600 "stations de minage" se sont volatilisées pour un butin estimé à 200 millions de couronnes (1,6 million d'euros).
https://www.romandie.com/news/ZOOM-/902581.rom

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Re: Islande

Message par energy_isere » 17 juil. 2019, 08:32

Les Vikings ont rasé les forêts, l'Islande reboise à tout-va

AFP•17/07/2019

Avant sa colonisation par les Vikings, l'Islande était hérissée de forêts faisant rempart contre les tempêtes, mais les redoutables guerriers ont tout rasé et l'île reboise aujourd'hui à marche forcée, au nom de la biodiversité et du climat.
Les forêts sont si rares ou si jeunes en Islande que, selon une plaisanterie connue de tous, il suffit au promeneur perdu au milieu des bois de se mettre debout pour se repérer.

Le pays est considéré comme le moins boisé d'Europe. Les forêts représentent péniblement 0,5% du territoire d'Islande, selon un rapport publié en 2015 par l'Agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

La faute aux Vikings: lorsque, venus de Norvège, ils ont conquis cette terre inhabitée de l'Atlantique Nord à la fin du IXe siècle, les forêts majoritairement peuplées de bouleaux touffus en recouvraient plus d'un quart, notamment près des côtes.

Mais les colons ont eu la hache facile et, en l'espace d'un siècle, ils ont transformé les forêts en pâturages et le bois en maisons. "Nous avons perdu 97% des forêts d'origine depuis 1.000 ans", souligne Adalsteinn Sigurgeirsson, le directeur adjoint du Service forestier islandais.

Un massacre auquel il faut ajouter un climat rigoureux et l'activité volcanique qui expose périodiquement le sol aux cendres, à la lave et aux gaz.

Depuis les années 1950 et surtout 1990, le paysage du gros rocher pelé qu'est l'Islande retrouve un peu de sa verdeur originelle grâce à un ambitieux plan de reboisement. On replante à tout-va, comme à Hafnarsandur (sud-ouest), une vaste étendue de 6.000 hectares de sable noir et de basalte.

Hafnarsandur est "l'un des pires exemples d'érosion du sol en Islande à basse altitude", explique Hreinn Óskarsson, responsable de la stratégie au Service forestier islandais.

- Regarder les arbres pousser -

Cette agence publique a reçu carte blanche des autorités locales et de l'Etat pour replanter au cœur de ce paysage lunaire.

Car le gouvernement islandais a fait de l'afforestation (ou boisement) l'une des priorités de son nouveau plan d'action pour le climat publié en septembre 2018. Objectif: réduire de 40% d'ici 2030 ses émissions nettes de gaz à effet de serre pour atteindre les engagements pris à la COP21, et enrichir l'écosystème local.

Armé d'un "potti-putki" rouge, un outil originaire de Finlande en forme de tube équipé d'une poignée, Hreinn Óskarsson s'affaire à mettre en terre des pins tordus et des épicéas de Sitka, deux espèces nord-américaines de conifères.

"Nous prévoyons un reboisement ici pour stabiliser le sol et protéger la ville voisine (Thorlákshöfn, ndlr) des tempêtes de sable auxquelles nous savons que ces arbres peuvent résister".

Mógilsá, au pied du mont Esja qui surplombe la capitale Reykjavík, est une forêt cinquantenaire où poussent des bouleaux pubescents, unique espèce vernaculaire, et d'autres espèces importées.

Le problème est que "le bouleau n'est pas une espèce productive", explique Adalsteinn Sigurgeirsson. "Si nous voulons atteindre d'autres objectifs comme la séquestration rapide du carbone ou la production de bois, il nous faut plus de variété."

Des dizaines de pépinières produisent à travers tout le pays. Celle de Kvistar, à une centaine de kilomètres de Reykjavík, fait sortir de terre jusqu'à 900.000 pins et peupliers par an.

- Paradoxe climatique -
"À l'origine, ils viennent d'Alaska. Mais nous avons maintenant des arbres de 30, 40, 50 ans donnant des graines que nous collectons et que nous utilisons pour la production de plants", explique Hólmfrídur Geirsdóttir, horticultrice de 56 ans et propriétaire des serres.

Trois mois durant, les arbres grandissent à l'abri des 21°C fournis par la géothermie, abondante sur l'île volcanique, avant de terminer leur croissance à l'extérieur pendant un an.

Mais les sols islandais sont pauvres en azote et le processus de maturation est très lent. Le taux de croissance représente en moyenne 1/10e de celui observé dans la canopée amazonienne.

Paradoxalement, les arbres peuvent désormais compter en Islande sur le dérèglement climatique.

"Ce qui a principalement nui à la croissance des forêts ici, ce sont les températures basses et la fraîcheur des étés. Mais nous nous rendons compte que cela change à cause du réchauffement planétaire", note Adalsteinn Sigurgeirsson.

"Le réchauffement semble augmenter la croissance des arbres en Islande et par conséquent aussi le taux de séquestration du carbone."

Il a aussi permis l'apparition d'une nouvelle biodiversité avec la colonisation récente d'espèces d'oiseaux comme le hibou grand-duc ou la bécasse des bois.

Depuis 2015, entre trois et quatre millions d'arbres ont été plantés en Islande? soit l'équivalent d'environ 1.000 hectares. Sur la même période, 6 à 7 millions d'hectares ont été plantés en Chine.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0530f99021

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