le plastique c'est du pétrole ?

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 11 août 2019, 15:34

Coca-Cola avoue produire 3 millions de tonnes de plastique par an

Par Lucas Godignon, le 14/03/2019

Le groupe américain fait partie des 31 entreprises qui ont révélé ce chiffre à la fondation Ellen MacArthur, qui publie un rapport ce jeudi.

Une montagne de déchets.

Le groupe américain Coca-Cola a révélé à une association caritative britannique qu'il produit trois millions de tonnes de bouteilles en plastique chaque année, rapporte le Guardian. Un total de 31 grandes entreprises du secteur de l'agro-alimentaire ont accepté de partager ce chiffre avec la fondation Ellen MacArthur, qui fait le point dans un rapport publié ce jeudi sur leurs efforts pour réduire l'usage du plastique et favoriser le recyclage, dans un contexte d'attention accrue à la protection de l'environnement.

200 000 bouteilles par minute

En s'appuyant sur le chiffre fourni par la Coca-Cola Company, mesuré en 2017, le quotidien britannique estime qu'elle produit 180 milliards de bouteilles en plastique chaque année, soit 200 000 par minute et plus d'un cinquième de la production mondiale.

Parmi les autres grands groupes à avoir joué le jeu de la transparence, Nestlé a indiqué produire 1,7 million de tonne d'emballage plastique par an, Danone 750 000 tonnes, et l'addition des 31 chiffres présents dans le rapport aboutit à 8 millions de tonnes. La majorité des 150 entreprises qui se sont engagées auprès de la fondation britannique à faire des efforts n'ont pas révélé le chiffre de leur production annuelle.

Les engagements des entreprises

La fondation Ellen MacArthur demande aux entreprises de faire leur possible pour respecter trois engagements, explique le Guardian : "éliminer les emballages en plastique inutiles", "innover pour faire en sorte que 100% de ces emballages puissent être réutilisés, recyclés, ou compostés facilement et en toute sécurité d'ici 2025", et "aboutir à une économie circulaire en augmentant de manière significative le volume de plastique réutilisé ou recyclé".
........
https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 67079.html

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Message par energy_isere » 21 août 2019, 15:31

Le fabricant de plastique Indorama va consacrer 1,5 milliards de dollars au recyclage

REUTERS•21/08/2019

La compagnie chimique thaïlandaise Indorama Ventures a déclaré mercredi qu'elle avait réservé une enveloppe de 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) pour des investissements dans le recyclage.

Ce faisant, le groupe, dont l'activité principale est la production de la résine PET, dit ainsi prendre en compte à la fois la prise de conscience des consommateurs au sujet de l'impact sur l'environnement des plastiques à usage unique et une volonté des autorités de favoriser le recyclage.

La résine PET est un polymère utilisé pour les bouteilles en plastic, dont Indorama a fabriqué près de 5.000 kilotonnes sur les 12 mois au 30 juin.

"Nous investissons un milliard de dollars dans le recyclage sur les cinq prochaines années", a dit à Reuters Aloke Lohia, le directeur général d'Indorama, qui dispose de 11 sites de recyclage à travers le monde, notamment en Thaïlande, au Mexique et en France.

En mars, le Parlement européen a définitivement adopté un projet de directive qui interdira, à partir de 2021, la mise sur le marché de certains objets en plastique à usage unique.

Les bouteilles en plastique devront, quant à elles, être collectées en vue d'un recyclage à hauteur de 77% de leur masse totale en 2025 et à 90% en 2029. Elles devront aussi intégrer 25% de matière recyclée en 2025 et 30% à partir de 2030.

Après 2023, Indorama entend investir 500 millions de dollars supplémentaires pour aider ses clients, dont Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé, à atteindre cet objectif de 25%, a poursuivi Aloke Lohia.

"Les infrastructures mondiales pour recycler le PET sont là. Le problème c'est la collecte", a-t-il dit.

Selon le cabinet Wood Mackenzie Chemicals, le taux de collecte de bouteilles PET dans l'Union européenne était de quelque 58% en 2017.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0f5860ca8f


L' article cite une implantation en France, c'est pas particulièrement connu, parce que c'est en fait au travers d'une boite rachetée en 2011 par Indorama : Wellman International
A Verdun la capacité de recyclage indiquée sur le site est de 27 000 tonnes par an.
Wellman International is Europe’s largest polyethylene terephthalate (PET) recycler, with two flake processing facilities, one in Spijk, The Netherlands and the second in Verdun, France. As Europe’s largest PET recycler, Wellman International has a broad European bottle sourcing network, facilitating maximum supply chain efficiencies. Both the flake production facilities in Spijk and in Verdun serve the fiber production plant in Ireland, which produces a diverse and extensive range of polyester staple fiber products from rPET flakes and is the leading producer of PSF in Europe.
https://www.indoramaventures.com/en/wor ... yclage-sas

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Message par energy_isere » 12 sept. 2019, 23:30

Bravo !
Comment Suez relocalise le recyclage des films plastique dans le Maine-et-Loire

MYRTILLE DELAMARCHE Usine Nouvelle 12/09/2019

Suez a inauguré, le 12 septembre à Landemont - Orée d’Anjou (Maine-et-Loire), une troisième ligne de recyclage des films en polyethylène basse densité (PEbd). Des déchets plastiques qui étaient, il y a peu, exportés en Chine.

Moyennant un investissement de 2 millions d’euros et huit embauches, Suez relocalise en France, à Landemont dans le Maine-et-Loire (sur la nouvelle commune Orée d'Anjou), le recyclage de films industriels et commerciaux en granulés plastiques. La nouvelle ligne a été inaugurée le 12 septembre.

Les deux premières lignes du site étaient dévolues au traitement de 55 000 tonnes de bâches agricoles, qui produisent une fois débarrassées de la terre et des pierres qui les polluent quelque 8500 tonnes de granulés de PE translucide et noir qui deviendront des sacs poubelles, gaines d’irrigation, etc.

La troisième ligne, inaugurée ce jour, permet de recycler 6500 tonnes de films industriels et post-commerce (films de palettisation notamment), plus propres, en 5400 tonnes de granulés de PE translucide. Ceux-ci, à plus forte valeur ajoutée, pourront être incorporés dans de nouveaux films et sursaches (suremballages). Elle devrait être suivie par une quatrième, comprenant un pré-tri plus automatisé, d’ici 12 à 18 mois.

UN PROCÉDÉ ÉPROUVÉ SUR LE SITE

Sur les trois lignes, le principe est le même. Les films sont déchiquetés, les lambeaux lavés, rebroyés en flocons puis séchés avant d’être extrudés et filtrés. Ils ressortent sous forme de granulés de PE prêts à être incorporés dans les formulations plastiques. Le site, qui a une vingtaine d'années d'expérience, était tout désigné pour étendre sa gamme.

Reste à convaincre les clients d'acheter ces granulés recyclés. Pour cela, "il faut lever trois freins majeurs: la qualité, le prix et les volumes", détaille Olivier Vilcot, directeur de la division plastiques de Suez. La matière recyclée est destinée à des applications plus haut de gamme que ceux tirés des bâches agricoles. Elle est "50% à 70% moins chère que le PE vierge", ce qui n'est pas toujours le cas sur les matières recyclées dont les structures de coût sont fixes. Quant aux volumes... Olivier Vilcot préfère voir ses clients incorporer d'abord sa matière à faible taux, pour la tester, avant de rehausser la capacité du site qui est aujourd'hui de proche de 20 000 tonnes.

8 EMPLOIS RELOCALISÉS

L’initiative est importante car ce flux de déchets plastiques est longtemps parti en Chine, jusqu’à ce que le pays ferme ses frontières à ces déchets non-lavés. "C'est une opportunité de re-développer de l'activité industrielle en France", affirme Olivier Vilcot. Les effectifs du site de Landemont sont d'ailleurs portés à 40 personnes, avec ces huit nouvelles embauches. Et d'autres devraient suivre à l'ouverture de la quatrième ligne.

Le gisement des films plastiques commerciaux et industriels s’élève à environ 300 000 tonnes par an au niveau national et peu de filières de valorisation sont recensées en France. Suez, qui a spécialisé ses sites de traitement des déchets plastiques par résine, entend servir le marché national et même européen en granulés recyclés.
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... re.N883880

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Message par energy_isere » 25 oct. 2019, 00:47

BP aurait developé un process de fabrication de PET à partir de PET usagé. Il affirme vouloir construite une ligne pilote à 25 millions de dollars dans l' Illinois.
BP is Waging War On Plastic Waste

By Tsvetana Paraskova - Oct 24, 2019

One of the world’s biggest oil companies, BP, has developed a technology that could transform difficult-to-recycle plastic waste into new feedstocks, allowing for recycling of plastic bottles again and again, the UK supermajor said on Thursday.

The new technology, called BP Infinia, is aimed at turning plastics from “single use” to “endless use” by transforming currently unrecyclable polyethylene terephthalate (PET) plastic waste back into new, virgin-quality feedstocks, the oil company said, as the debate about the single-use plastics continues amid growing environmental awareness.

In order to prove the technology that it has developed, BP plans to build a US$25-million pilot plant in Naperville, Illinois. The plant is set to become operational in late 2020 to test the new technology, before BP moves onto to full-scale commercialization.

BP says that its technology is aimed at turning difficult-to-recycle plastic waste such as colored bottles and black food trays into recycled feedstocks that can be used to make new PET packaging, which may be recycled again and again.

Just 6 percent of all PET used for bottles makes it back to the market in the form of new bottles, BP said, citing Wood MacKenzie Chemicals Data.

“The rest is either ‘downcycled’, where products are recycled and re-used once before turning into waste, or destined for landfill and incineration,” BP notes.

“We have long experience and a proven track record of scaling technology and we firmly believe that this innovation can ultimately contribute to making all types of polyester waste infinitely recyclable,” Charles Damianides, vice president of petrochemicals technology, licensing and business development at BP, said.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... Waste.html

Ça passe par de la depolymérisation du PET :
.....
Infinia works by depolymerizing plastics, breaking the materials down into monomers – namely terephthalic acid and monoethylene glycol. The monomers are then purified, ready for reuse.
https://www.google.com/amp/s/www.edie.n ... -plastics/

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Message par energy_isere » 16 nov. 2019, 01:03

Turbulences en cours pour le recyclage des plastiques

le 14 novembre 2019 par Matthieu Combe

La fédération des entreprises du recyclage Federec fait le point sur la collecte et le recyclage des plastiques en France en 2018. Si la collecte augmente légèrement, le chiffre d'affaires baisse en raison d'une saturation du marché européen sur les plastiques de basse qualité faute de débouchés suffisants.

En 2018, 904 000 tonnes de plastiques ont été collectées et vendues en France en vue de leur recyclage. C’est 0,4% de plus qu’en 2017, après une baisse de 0,2% par rapport à 2016. Ces chiffres cachent une information importante : si l’extension des consignes de tri permet de collecter davantage de plastiques auprès des ménages, la collecte auprès des entreprises baisse fortement. Ainsi, en 2018, la collecte a augmenté de près de 18 000 tonnes auprès des ménages, mais a chuté de 14 000 tonnes auprès des entreprises. C’est une baisse de 2,9% pour les entreprises. La collecte auprès des entreprises avait déjà baissé de 20 000 tonnes en 2017 (-3,1%). La part des plastiques collectés auprès des ménages passe ainsi à 33%, celle des entreprises à 67%.

« Sur certains produits industriels, la baisse de collecte atteint même jusqu’à 10% », explique Pierre Moguerou, vice-président de la branche Plastiques chez Federec. Malgré la hausse de la collecte, le chiffre d’affaires global de la filière baisse de 4,5% pour atteindre 188 millions d’euros en 2018. « Cette baisse est en particulier portée par la baisse de prix de ventes des flux industriels, avec des prix qui chutent jusqu’à -70% pour les films à cause d’un marché complètement saturé », complète-t-il. En effet, environ 5 million de tonnes de films à laver étaient exportées de l’Europe vers la Chine en 2016 et se retrouvent désormais à recycler sur place.

La fin des débouchés hors de l’Union Européenne

En 2017, les entreprises françaises et européennes pouvaient encore trouver des débouchés au grand export, notamment vers des pays d’Asie du sud-est. Mais en 2018, le marché international s’est complètement fermé. Les exportations hors Union européenne ont ainsi diminué de 82% par rapport à 2017. Les exports dans l’Union européenne ont pour leur part augmenté de 59%. Finalement, en 2018, la France a recyclé 54% de ses plastiques sur le territoire national, en a exporté 43% dans l’Union européenne et 3% hors des frontières de l’UE. L’ Asie a consommé 87 700 tonnes, quasi exclusivement sur l’ Asie du Sud-Est, soit 35 % des 250 000 tonnes qui étaient encore exportées directement ou indirectement en Chine par la France en 2017.

Pour s’adapter, la filière française et européenne réoriente donc des flux, et améliore le tri en investissant dans des outils de tri ou de régénération. Sur le marché des plastiques industriels, les films en mélange ou « à laver » sont particulièrement touchés par la baisse de la demande. Leur prix chute et dans certains cas, ils peuvent tout simplement ne plus être collectés en vue de leur recyclage. Dans ce cas, ils sont incinérés ou mis en décharge.

Entre bonne et basse qualité, pas de pitié

Sur le marché de la collecte sélective, le recyclage du PET clair connaît une forte hausse de la demande. Les prix augmentent suite à la réglementation européenne qui vise des obligations d’incorporation de PET recyclé dans les bouteilles neuves de 25% en 2025 et suite aux engagements volontaires liés au Pacte National sur les emballages plastiques. La tendance est aussi bonne pour le polyéthylène haute densité. En revanche, les solutions de recyclage pour les films issus de l’extension des consignes de tri peinent à se développer, faute de débouchés suffisants. Les prix s’écroulent, alors que le volume de collecte des films augmente.

L’année 2019 est remplie de défis pour le recyclage des plastiques. Les stocks de certains produits « à trier » continuent d’augmenter. Comme pour la filière de recyclage dans son ensemble, les plastiques sont particulièrement concernés par la baisse des possibilités d’enfouissement en France et le manque de solutions de valorisation énergétique, notamment de combustibles solides de récupération. Faute de débouchés, le risque est que de plus en plus d’entreprises ne trient plus leurs plastiques. Les discussions dans le cadre de la loi Economie circulaire pourront aussi bouleverser grandement la filière, notamment avec la mise en place de la consigne, de nouvelles filières REP et l’évolution des éco-organismes.
https://www.google.com/amp/s/www.techni ... 72314/amp/

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 07 févr. 2020, 19:17

Skytech donne aux plastiques automobiles une seconde jeunesse

LAURENT ROUSSELLE Usine Nouvelle 07/02/2020

Grâce à son procédé de séparation triboélectrique, Skytech valorise les déchets plastiques issus des automobiles (VHU) et des déchets électriques et électroniques (DEEE). Des plastiques qui finissaient souvent enfouis ou incinérés.

Redonner une nouvelle vie aux matières plastiques issues des véhicules hors d’usage (VHU) et des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), Skytech en a fait son activité. Installée à Bonnières-sur-Seine (Yvelines), cette jeune entreprise s’est spécialisée dans le tri et la régénération de trois familles de résine post-consommation : l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS, une résine technique pour le thermoformage), le polystyrène (PS) et le polypropylène (PP). Un marché prometteur.

"Il n’y avait pas de technologie performante pour séparer ces matériaux. Ils étaient soit enfouis, soit incinérés", indique le président de l’entreprise, Philippe Caron, qui est fier de passer une étape supplémentaire dans la valorisation de ces déchets, en dépassant le stade du recyclage de chutes industrielles.

Un taux de pureté de plus de 99%

Créée en 2019, Skytech a mis au point une solution de séparation par effet triboélectrique. Grâce à elle, la jeune entreprise est en mesure de répartir en trois flux de matières le contenu d’un "big bag" de plusieurs tonnes de plastiques mélangés. En bout de ligne, trois contenants récupèrent la matière avec un taux de pureté de 99,5% dans le cas de l’ABS et d’environ 99% - le taux continue de progresser - pour les deux autres résines.

Après broyage, "les paillettes sont chargées en électricité par frottement et traversent un champ électrique qui va ensuite les séparer", explique le patron. Les matériaux sont ensuite regranulés et recompoundés avant d’être vendus aux plasturgistes.

Des acteurs de l’automobile à éduquer

De couleur gris foncé ou noire, ces granulés, additivés ou non, servent, pour l’instant, à produire des pièces techniques destinées à des ouvrants dans la construction, des caches arrière de téléviseur. Ils se retrouvent aussi dans des PLV, dans l’ameublement…

Le marché automobile, en revanche, n’est pas encore client de Skytech bien qu'il représente un marché potentiel considérable. Il faudra pour cela lui donner le temps de valider ces nouvelles matières... et aussi de faire évoluer les mentalités. "Il y a eu une mésestimation par les constructeurs et leurs équipementiers des capacités du recyclé, qui a des propriétés identiques au vierge tout en réduisant l’impact sur l’environnement", considère le patron qui reconnaît qu’un travail de sensibilisation reste à réaliser.

10 millions de tonnes aujourd’hui, 30 millions de tonnes demain

Un mouvement est en marche, croit Philippe Caron, qui recense trois types de clients: ceux poussés par la réglementation, ceux qui misent sur le marketing, et les derniers - les plus nombreux selon lui -, qui achètent de la matière d’occasion pour rester cohérents avec leurs valeurs.

L’entreprise, dont l’activité monte en puissance depuis un an et demi, a une capacité installée de 10 millions de tonnes. Philippe Caron espère bien la tripler d’ici trois à quatre ans. En octobre 2019, Skytech a appuyé sur l’accélérateur après avoir remporté un appel à projet lancé par l’Ademe, qui lui a octroyé 2,2 millions d’euros d’aide au financement. De quoi perfectionner sa technologie et multiplier les lignes de production en France, mais aussi à l’international.
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... se.N926739

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par Silenius » 07 févr. 2020, 21:22

L’entreprise, dont l’activité monte en puissance depuis un an et demi, a une capacité installée de 10 millions de tonnes.
Je suppose qu'il y a une erreur d'un facteur 1000, cela doit etre 10 000 t/an.

https://www.youtube.com/watch?v=EARX8bpZf2M

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Re: le plastique c'est du pétrole ?

Message par energy_isere » 07 févr. 2020, 22:17

Oui, le 10 millions de tonnes me parait pas crédible du tout. Il y a pas 10 millions de tonnes de plastiques qui sortent chaque année des VHU en France .

car :
Véhicules hors d'usage

Le 5 décembre 2018
Environ 1 million de véhicules hors d'usage (VHU) est traité chaque année en France dans les 1 700 centres de traitement VHU et les 60 broyeurs agréés. L’âge moyen des VHU s'établit à plus de 18 ans.
même si ça traitait mettons 100 kg de plastique par véhicule ca ferait 100 000 tonnes de plastique par an pour les VHU.

Et visiblement (photo dans l' article Usine Nouvelle) ce qu' ils ont fait est une chaîne pilote.

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