Le FMI

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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pragma tic
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Paul Jorion

Message par pragma tic » 24 févr. 2010, 08:44

Bonjour,
LA DETTE OU COMMENT S’EN DEBARRASSER

Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, vient d’annoncer la couleur dans une interview accordée au quotidien italien La Repubblica : « l’assainissement (des finances publiques) sera extrêmement douloureux », prédit-il. Il détaille ensuite ses modalités : des efforts devront être accomplis pendant 10 à 20 ans, faits de sacrifices sur les salaires, de réduction des dépenses sociales et d’augmentation des impôts.

Sa vision dramatique n’est cependant pas sans arrière pensée, quelques jours après la publication d’une note de recherche, cosignée, qui a fait grand bruit et dans laquelle il est évoqué la possibilité de relever aux environs de 4% le taux d’inflation considéré comme admissible dans les sociétés occidentales. Alors que la norme édictée par les banques centrales est actuellement de 2%. Car, si sa suggestion devait être retenue – ce qui est dans l’immédiat impensable – cela créerait quelques marges de manoeuvre pour concevoir et mettre en oeuvre de nouveaux plans de relance publics, totalement à contrepied de l’ire du moment, qui veut que la lutte contre les déficits publics est la tâche urgente et prioritaire pour les gouvernements. Que cela soit suffisant est une autre affaire, c’est l’intention qui compte !

Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, vient d’ailleurs de dire tout haut ce que chacun murmure tout bas : « … la reprise dans notre principal marché d’exportation, la zone euro, semble avoir calé ». Il a aussi estimé que la petite flambée des prix enregistrée au Royaume-Unie allait retomber, évoquant si nécessaire la reprise du programme de rachats d’actifs, interrompu alors que l’enveloppe initiale de 200 milliards de livres a été dépensée.

Le débat est donc posé, en dépit de tous ceux qui voudraient le clore. Sans croissance, les objectifs affichés de réduction des déficits ne seront pas tenables et les pays endettés vont droit dans le mur. Une situation auquel le système financier ne pourra pas résister et qui va impliquer qu’une alternative apparaisse, sans laquelle la crise s’approfondira encore plus. Les épisodes de la crise grecque et l’incapacité des gouvernements à y faire résolument face après l’avoir créée en donnent un petit avant-goût peu encourageant.

Deux prétextes – le danger de l’inflation émergente et de la croissance de la dette publique – font obstacle à l’adoption de nouveaux plans de relance, alors qu’il est désormais démontré que la faible croissance enregistrée ces derniers mois s’éteint lorsque cessent les effets des plans de relance publics. En dépit de l’existence de fortes capacités de production inemployées, ainsi que de la tendance déflationniste de l’économie occidentale, qui rendent fort peu probable un brutal et proche démarrage de l’inflation.

Quant aux déficits publics, c’est encore une autre paire de manches. Les restrictions qui sont envisagées, qu’elles touchent les retraites, la couverture maladie, les allocations chômage ou les mesures d’aide sociale, ont en commun de toutes diminuer le pouvoir d’achat global et donc de porter un coup supplémentaire à la croissance, accentuant les tendances déflationnistes, Est-ce bien raisonnable ?

Le lot des dogmes les mieux établis est de se voir un jour ou l’autre inévitablement mis en question. Peut-on penser qu’il n’en sera pas ainsi ? La profonde absurdité d’une situation dans laquelle l’inflation des produits et des services fait l’objet de toutes les restrictions, tandis que celle des actifs est portée aux nues par des inconscients qui veulent y voir la manifestation de la reprise, n’est plus à démontrer.

Le FMI – pourtant l’un des gardiens du temple – vient d’illustrer le fait que les esprits évoluent confrontés à des épisodes montants de la Grande Crise: il a récemment préconisé le rétablissement du contrôle des changes en Asie, en raison de l’afflux de capitaux occidentaux, à la recherche d’un rendement et de bonnes affaires, qui déstabilisent les marchés financiers et perturbent l’économie de la région.

Une modeste remise en cause est donc déjà intervenue, va-t-elle s’arrêter là? Que ce soit à propos de l’inflation, de ses manifestations, ses causes et moyens de la combattre, ou bien des déficits budgétaires à réduire toutes affaires cessantes ? Sur ce dernier chapitre, va-t-il être possible de s’en tenir aux contes pour enfants qui sont proposés ? A cette analogie spécieuse entre dette des Etats et dette des particuliers et des entreprises ?

Des questions sont déjà posées, elles portent en premier lieu sur l’appréciation de la dette publique et les modalités de son calcul. Certains économistes font en effet remarquer que le patrimoine de l’Etat, une fois ses actifs valorisés (une problématique de même nature que la mesure de la richesse), devrait être mis en face de sa dette. Certains calculs montrant que la balance, de négative, devient alors positive. Mettant en évidence qu’il ne faut pas confondre dette brute et dette nette et qu’il faut prendre en compte la capacité d’endettement de l’Etat en fonction de la valeur de son patrimoine, afin de juger de la réalité économique de la menace qu’il représente.

La mesure de la dette, par ailleurs, devrait être exprimée par le rapport entre celle-ci et le budget de l’Etat, et non le PIB comme c’est actuellement le cas. L’adoption de ce mode a en effet été justifiée par le fait que la croissance du PIB permettait, à partir d’un certain seuil, de rembourser en douceur la dette grâce aux nouvelles recettes budgétaires qui en résultaient. Et que la capacité d’un État à rembourser sa dette était donc fonction de ses ressources, elles-mêmes fonction de la taille du PIB, puisque provenant de prélèvements assis sur l’activité économique du pays.

Or ce schéma ne fonctionne plus, car la croissance est devenue trop faible et les revenus des Etats sont de plus affectés par le moins d’état auxquels ils sont soumis et la baisse des prélèvements fiscaux auxquels ils ont été astreints (ainsi que par le transfert des bénéfices des grandes entreprises dans les paradis fiscaux). Le mécanisme déclenché est alors irrésistible: la dette augmente d’année en année, ainsi que le coût de sa charge (les intérêts), non compte-tenu de l’augmentation des taux sur le marché obligataire, qui vient le surenchérir. En conséquence, non seulement la dette n’est plus remboursable, mais elle ne peut que continuer à croître: elle est devenue perpétuelle, sa mesure en fonction du PIB n’a donc plus aucun sens.

Dans ces conditions, la perspective change, la dette n’est plus aussi écrasante, car c’est son seul service qu’il faut financer. Une telle rente perpétuelle répond certes aux besoins du capitalisme financier, la dette publique lui assurant le gîte et le couvert, un havre en cas de pépin et un revenu garanti. On comprend que, ne voulant perdre le bénéfice ni de l’un ni de l’autre, celui-ci exerce une pression maximale afin d’écarter la perspective de défauts ou le retour de l’inflation, qui tous deux mineraient ses avoirs. Mais le coût économique et social qui risque d’être à payer afin d’y parvenir est-il justifiable ? Une telle rente, par ailleurs, peut-elle être éternellement perçue ?

Pour alourdir encore le montant de l’addition et rendre l’équation encore plus complexe, des dettes implicites viennent alourdir la dette explicite, celle-ci résultant des engagements formels pris par l’Etat. Elles résultent de l’effet de l’aléa moral avec lequel nous sommes désormais familiers, qui va sortir renforcé de la régulation financière telle qu’elle se profile. D’ores et déjà, et à lui seul, le coût intervenu de cet aléa est tel qu’il est peu vraisemblable que les Etats parviennent à l’absorber grâce à des restrictions budgétaires, ne pouvant résorber leur dette d’autant, accroissant celle-ci.

Dette implicite et explicite additionnées, le total explose définitivement, tel une démonstration par l’absurde. Nous rappelant que, convention comptable parmi d’autres, les retraites des fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans le montant de la dette. Ce qui démontre qu’il n’y a décidément, derrière ces statistiques, que des conventions et ne qu’elles ne permettent pas de décrire une réalité économique à laquelle il est fait sans arrêt référence, mais dont la mesure échappe à l’entendement sous les effets de l’obscurantisme ambiant.

L’histoire économique est pleine d’enseignements, et il est utile de s’y référer. Afin de se rappeler que l’essor des dettes publiques a de tous temps correspondu à la nécessité de financer les guerres, avant même que l’Etat ne soit constitué sous sa forme contemporaine, et que la dette puisse être considérée comme publique. Mais, au sortir de la seconde guerre mondiale, la situation a changé. La forte croissance et l’inflation ont contribué dans les années 60 et 70 à gommer le déficit. Puis, une brusque envolée de l’endettement a été enregistrée dans les années 80, suite à la baisse générale du taux de croissance de l’économie occidentale et la hausse simultanée des taux d’intérêt obligataires.Tout a alors pivoté.

L’écart grandissant entre ces deux taux est devenu un facteur majeur de la croissance de la dette publique, concomitant à l’essor progressif du système financier de ce début du XIX ème siècle, dont nous connaissons aujourd’hui la crise profonde. Des facteurs plus particuliers y contribuant au démarrage du processus, aux Etats-Unis les baisses d’impôt des années Reagan, en Europe le coût de la réunification allemande. Au court des années 90 puis 2000 la situation s’est ensuite améliorée, l’écart entre le taux de croissance et le taux d’intérêt ayant diminué. La Grande Crise est survenue, et tout est remis en question.

La période qui s’annonce allant être marquée, en raison de la Grande Crise, par une croissance insaisissable et une hausse des taux obligataires qui l’est davantage, un seul pronostic est possible pour la zone euro : le retour à la barre des 3% de déficit annuel et 60% de dette (par rapport au PIB) ne pourra pas être accompli, en dépit des lourdes restrictions budgétaires qui vont être recherchées. Pour les autres pays occidentaux, qui peuvent laisser filer leur monnaie, la situation sera aussi tendue cette soupape mise à part. Mais, s’agissant des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ces deux pays auront le handicap d’un taux d’endettement des particuliers très élevé, auquel le crédit ne pourra pas suppléer comme précédemment.

Dans tous les cas de figure, l’équation de la dette publique ne pourra pas être résolue sans que n’interviennent de profondes remises en cause, qui résulteront des rapports de force sociaux et politiques. Si l’on se replonge dans l’histoire économique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilisé à de très nombreuses reprises deux leviers afin de faire face à leur dette, lorsqu’elle devenait ingérable et qu’il n’était pas possible de lever davantage d’impôts : la monétisation de la dette (via la création monétaire) et le défaut de remboursement, partiel ou total. Ces deux leviers étant frappés d’interdit et la croissance n’étant pas au rendez-vous, l’impasse est certaine.

Dans une note intitulée « Sortir des politiques d’intervention de crise », le FMI vient de délivrer mardi soir son message : « Si des niveaux élevés de dette devaient persister dans nombre des plus grandes économies en même temps, une hausse des taux d’intérêt pourrait s’ensuivre au niveau mondial, avec des conséquences négatives sur l’investissement privé et la croissance mondiale ». Une constatation qui ne propose aucune solution mais fonde ses espoirs dans une résorption de la dette par certains pays, sans pouvoir les identifier ni expliquer comment ils pourraient y parvenir.

La relance mondiale, qui pourrait y contribuer, reste une incantation. L’une des images les plus paradoxales de la situation – qui n’en manque pas – est illustrée par le refuge que continue de constituer la monnaie la plus malade du monde, le dollar américain. Le capitalisme financier marche sur la tête.
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Re: Le FMI

Message par Yves » 25 févr. 2010, 15:56

Ceux qui ont lu le livre de Naomi Klein "La stratégie du Choc" savent exactement de quoi il retourne. Quand aux autres, lisez le, même si c'est difficile à avaler (autant par la taille que par l'enormité de ce qu'elle y dénonce).

Au pire, lisez un résumé !!

ici par ex
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Re: Paul Jorion

Message par AJH » 25 févr. 2010, 16:05

pragma tic a écrit :Bonjour,
LA DETTE OU COMMENT S’EN DEBARRASSER

Dans tous les cas de figure, l’équation de la dette publique ne pourra pas être résolue sans que n’interviennent de profondes remises en cause, qui résulteront des rapports de force sociaux et politiques. Si l’on se replonge dans l’histoire économique, il est flagrant de constater que les Etats ont utilisé à de très nombreuses reprises deux leviers afin de faire face à leur dette, lorsqu’elle devenait ingérable et qu’il n’était pas possible de lever davantage d’impôts : la monétisation de la dette (via la création monétaire) et le défaut de remboursement, partiel ou total. Ces deux leviers étant frappés d’interdit et la croissance n’étant pas au rendez-vous, l’impasse est certaine.
" Ces deux leviers étant frappés d’interdit " ...ouafff
Cet "interdit" (je pense particulièrement à la monétisation par la Banque Centrale) n'est que la conséquence d'une "philosophie économique " (le monétarisme)
Il suffit d'un homme (ou femme) politique un peu courageux pour faire changer "la loi" qui n'a rien de divine.
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Re: Le FMI

Message par Glycogène » 25 févr. 2010, 21:38

L’écart grandissant entre ces deux taux est devenu un facteur majeur de la croissance de la dette publique, concomitant à l’essor progressif du système financier de ce début du XIX ème siècle, dont nous connaissons aujourd’hui la crise profonde.
Petit lapsus... Ah ben si on en est déjà là, le PO est loin derrière nous :lol:

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Re: Le FMI

Message par energy_isere » 19 mai 2010, 20:43

Le FMI revoit en hausse sa prévision de bénéfices pour 2010

Reuters - 19/05/2010

WASHINGTON - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi qu'il prévoyait pour 2010 un bénéfice net supérieur à ses projections initiales grâce à un meilleur retour sur investissements et à une baisse de ses dépenses administratives.

L'institution financière internationale table désormais sur un bénéfice net de 534 millions de dollars (432 millions d'euros), contre 424 millions précédemment.

Le FMI inclut notamment dans ses prévisions le produit de la vente d'une partie de ses réserves d'or, qu'il estime à 5,1 milliards de dollars.
http://www.lexpansion.com/patrimoine/bo ... 32545.html

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Re: Le FMI

Message par energy_isere » 13 sept. 2010, 12:36

Note bien Alter Egaux :
FMI : Strauss-Kahn dit ne pas croire en une nouvelle récession

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, s'est dit confiant lundi que les pays développés ne tomberaient pas dans une nouvelle récession, tout en s'inquiétant d'une reprise économique insuffisante pour créer des emplois.

"Nous ne pensons pas qu'une rechute en récession se produira", a déclaré M. Strauss-Kahn à des journalistes en marge d'une conférence conjointe du FMI et de l'Organisation internationale du travail (OIT) à Oslo sur "les défis de la croissance, de l'emploi et de la cohésion sociale".

"Bien sûr, c'est impossible d'être sûr, il y a toujours des risques marginaux. Je ne dirai donc pas que c'est absolument impossible mais je ne pense vraiment pas que cela se produira", a-t-il dit.

Le Français s'est en revanche inquiété de la lenteur de la reprise économique qui pourrait être insuffisante pour créer des emplois.

"Ce qui me préoccupe, c'est une croissance certes sans rechute mais néanmoins atone. L'important, c'est d'avoir une reprise plus robuste, et pas seulement une reprise plus robuste mais une reprise plus robuste qui crée des emplois", a-t-il précisé.

Selon l'OIT, la crise économique a, depuis 2007, accru de 34 millions le nombre de chômeurs dans le monde. Quelque 210 millions de personnes sont aujourd'hui sans emploi sur la planète.
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... 8c8ab47cd0

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Re: Le FMI

Message par Alter Egaux » 13 sept. 2010, 14:09

energy_isere a écrit :Note bien Alter Egaux :
J'ai toujours pensé que, malgré ce qu'en disent les journaux, Royal a toujours été mieux placé pour faire la transition énergétique que DSK.
Annoncer que :
Bien sûr, c'est impossible d'être sûr, il y a toujours des risques marginaux.
Montre qu'il n'est pas conscient des risques systémiques induit notamment par le PO, qui sont tout sauf un risque marginal.
En même temps, il faut tempérer cette réaction : il est dans son rôle et payé pour cela. C'est un homme que j'estime, même s'il n'est pas de mon bord, il est loin d'être idiot.
Etape n°1 : Les africains nomment le pétrole : la "merde" du diable.
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Re: Le FMI

Message par energy_isere » 25 oct. 2010, 19:10

La quote-part de la Chine dans le FMI va passer au 3ème rang mondial

Selon le communique publié par le Fonds monétaire international (FMI) le 24 octobre, au cours de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 qui vient de se terminer à Gyeongju en Corée du sud, les pays participants sont parvenus à un « accord historique » sur la réforme de leur quote-part dans le FMI et plus de 6% des droits de vote passeront des pays développés aux nouvelles entités économiques et aux pays en voie de développement.

Les chiffres ont révélé qu'après cette réforme, la quote-part que détiendra la Chine passera de moins de 4% à 6,19%. Ce qui placera la Chine au 3ème rang, avant l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Et le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%. Mais ce pourcentage ne dépassera pas celle des Etats-Unis (17,67%). Les Etats-Unis demeurent le seul pays membre possesseur du droit de veto au FMI.

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a dit que les 10 plus grands « actionnaires » du FMI sont les 10 pays ayant un poids important dans l'économie mondiale de nos jours. Outre les pays développés traditionnels : les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Italie, les 10 pays comprennent encore la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

  « En tant que le plus grand pays en développement et le pays dont la quote-part est la plus basse relativement, la Chine devra voir augmenter sa quote-part et son droit de parole dans le FMI », a dit M. Strausse-Kahn.

Selon le Communiqué, les pays développés détiennent environ 60% des quotes-parts dans le FMI ; les pays émergents et les pays en voie de développement détiennent au total 40% des quotes-parts. Cette réforme des quotes-parts du FMI vise à faire passer une partie des droits de vote des pays développés aux pays émergents et aux pays en développement, des pays ayant le plein droit de parole aux pays qui manquent de droit de parole. Le FMI accomplira ce travail avant la réunion annuelle de 2012 sur ce sujet.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7176025.html

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Re: Le FMI

Message par pascal47 » 21 déc. 2010, 18:31

Le FMI impose la semaine de 60 heures12 octobre 2010 Adevărul Bucarest

Adevărul, 12 octobre 2010
"Le Code du travail vire à droite", constate Adevărul, qui révèle que le gouvernement roumain prépare "à la demande du Fonds monétaire international" (FMI) un texte faisant passer la semaine de travail de 40 à 60 heures, et assouplissant les procédures de licenciement. Ces mesures vont à l’encontre de la directive européenne qui limite le temps de travail à 48 heures par semaine. La Roumanie, tout comme le Royaume-Uni, "pourrait disposer d’une dérogation [opt-out] permettant à une personne de travailler 60 heures par semaine, mais pas plus de six mois" d'affilée par an, affirme le journal. Tandis que les syndicats menacent un "bain de sang", le pays se retrouve pris entre "les exigences du FMI et les avertissements de l'Europe" au sujet de cette loi.

http://www.presseurop.eu/fr/content/new ... -60-heures
Daniel Pennac (La fée Carabine)
"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur."

http://www.le-message.org/

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Re: Le FMI

Message par Théotrace2 » 22 déc. 2010, 11:07

DSK président :lol:
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux spectateurs qui discutent sur les forums. Adios.

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Re: Le FMI

Message par Alter Egaux » 22 déc. 2010, 12:11

Théotrace2 a écrit :DSK président :lol:
Tiens, en passant. Je ne savais pas mais Yves Cochet et DSK ont entretenu des rapports très proches (Sarcelles). Et Cochet exaspérait déjà DSK avec sa théorie du PO, avec ses courbes en gauss, et sa déplétion et ce qui va en découler.
La réponse de DSK : la science va nous sauver, grace à la main invisible du marché, et le transfert de centaines de milliards de dollars d'un camp (fossile) à l'autre (?). Tout un programme... scientiste. :lol:
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Re: Le FMI

Message par energy_isere » 24 janv. 2011, 21:05

La croissance mondiale en 2011 sera légèrement inférieure à 4,75% :

La croissance mondiale en 2011 devrait être "légèrement inférieure aux 4,75%" enregistrés l'an dernier, a déclaré lundi le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky.

"Les nouvelles perspectives du FMI, qui seront publiées mardi, montreront que la croissance mondiale en 2011 devrait être légèrement inférieure aux 4,75% enregistrés l'an dernier", a-t-il dit lors d'un forum sur l'Amérique latine organisé à Bercy.

Dans ses dernières prévisions en octobre, le FMI tablait sur une croissance mondiale de 4,2% cette année.

"Dans un sens, c'est une performance assez impressionnante, mais les détails sont moins satisfaisants", a commenté M. Lipsky.

"Les économies émergentes ont été les moteurs de l'expansion mondiale qui a suivi la crise économique", a-t-il poursuivi. "A l'inverse", a-t-il relevé, "la croissance dans les pays les plus avancés se poursuit à un rythme modéré et est souvent trop faible pour réduire le chômage de manière significative".

Cette croissance reste en outre sujette à des risques, a-t-il pointé, citant notamment la cherté des prix des produits alimentaires et des matières premières, qui pourrait "entraîner des tensions politiques et sociales dans les pays en développement".
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... 6b90e19a65

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Re: Le FMI

Message par energy_isere » 27 janv. 2011, 22:48

Le FMI félicite l'Europe pour sa rigueur et blâme les Etats-Unis

Dans ses perspectives sur les finances publiques, publiées aujourd'hui, le FMI estime que les pays européens ont choisi la bonne voie. Ils se montrent très critiques de la politique de relance de l'administration Obama.
.........
http://www.lexpansion.com/economie/le-f ... 47841.html*

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Re: Le FMI

Message par AJH » 28 janv. 2011, 10:42

Je voterai DSK car je suis un gros actionnaire et avec lui j'en aurai encore plus !!

(euh, au cas où, c'est de l'ironie...)
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Re: Le FMI

Message par Alter Egaux » 28 janv. 2011, 14:03

Le FMI félicite l'Europe pour sa rigueur et blâme les Etats-Unis
Le FMI chercherait il a ce que les marchés attaquent maintenant le $ ? Bizarre...
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