[Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'économie

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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mahiahi
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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par mahiahi » 30 mars 2012, 14:44

Le problème c'est que le prix plafond peut être obtenu dans un contexte où la population s'appauvrit et où le public susceptible de se payer <mets ici l'article que tu veux> se réduit de plus en plus
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

evrard
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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par evrard » 30 mars 2012, 18:44

Superus a écrit :
evrard a écrit :Autre chose que je ne comprends pas très bien dans le cadre de de fil: plus le prix de vente du pétrole augmente, plus cela plombe les économies qui ralentissent, donc plus la demande ralentit. Ce qui ralentit cette hausse des prix.
Est ce qu'on ne va pas finir par arriver à un prix plafond qui oscillera autour d'une valeur stable?
Ben il y a clairement un plafond... Certains disent 5.5% du PIB..
Quel rapport entre le prix de vente du baril et le PIB?

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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par energy_isere » 30 mars 2012, 18:58

evrard a écrit : ...Quel rapport entre le prix de vente du baril et le PIB?
:roll: en étre la aprés lire ce forum depuis un certain temps ?

Tu achétes du carburant pour ta voiture n' est ce pas ?
Alors quand ta dépense mesuelle de carburant atteint un certain niveau tu ne trouve pas que ca commence à étre insuportable ? C 'est à dire que tu doit te serrer la ceinture ailleurs dans ton budget ?
Et si tu es dans une classe aisée, que c 'est ton épargne qui ne se fait pas aussi bien que si ton poste carburant était moins elevé ? (ou des vacances ou d' autres activités ''superflues'' ).

Et bien c' est pareil pour l' économie. L' economie à besoin d' un baril pas trop cher pour croitre.

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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par phyvette » 30 mars 2012, 19:05

Superus a écrit :
evrard a écrit :
Autre chose que je ne comprends pas très bien dans le cadre de de fil: plus le prix de vente du pétrole augmente, plus cela plombe les économies qui ralentissent, donc plus la demande ralentit. Ce qui ralentit cette hausse des prix.
Est ce qu'on ne va pas finir par arriver à un prix plafond qui oscillera autour d'une valeur stable?
Ben il y a clairement un plafond... Certains disent 5.5% du PIB.
Oui ! C'est là
« La plupart des économistes considèrent qu'il faudrait que le prix du pétrole monte au moins à 120 dollars le baril, et qu'il se maintienne à ce niveau, pour que la reprise soit menacée », note le Wall Street Journal. On n'en est pas tellement loin.
Autre manière d'envisager un seuil limite : une récession économique est probable dès que la facture pétrolière dépasse 5,5 % du Produit intérieur brut mondial, estiment les auteurs d'une étude publiée en 2009 par le département des sciences de l'environnement de l'université de New York.
Cette limite de 5,5 % du PIB mondial n'est pas très éloignée, elle non plus. En 2011, la facture pétrolière mondiale devrait représenter « 5,1 % du PIB
Vous noterez au passage que :
1) le baril, se maintienne à ce niveau de 120$ depuis un an.
2) la liste des pays qui entrent en récession s'allonge, dernier en date le Danemark.
Gilles a raison
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Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par evrard » 30 mars 2012, 21:56

energy_isere a écrit :
evrard a écrit : ...Quel rapport entre le prix de vente du baril et le PIB?
:roll: en étre la aprés lire ce forum depuis un certain temps ?.
Merci pour tes remarques toujours aussi gentilles. Désolé de ne pas avoir ton niveau de compréhension.
energy_isere a écrit :Tu achétes du carburant pour ta voiture n' est ce pas ?
Alors quand ta dépense mesuelle de carburant atteint un certain niveau tu ne trouve pas que ca commence à étre insuportable ? C 'est à dire que tu doit te serrer la ceinture ailleurs dans ton budget ? Et bien c' est pareil pour l' économie. L' economie à besoin d' un baril pas trop cher pour croitre.
J'ai bien compris tout ça, mais ça ne répond pas à ma question: et si le baril finissait par atteindre un prix plafond? Parce qu'à partir d'un certain coût d'exploitation, la production des pétroles non conventionnels, des carburants de synthèse devient rentable.

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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par nemo » 30 mars 2012, 22:40

Parce qu'à partir d'un certain coût d'exploitation, la production des pétroles non conventionnels, des carburants de synthèse devient rentable.
Ce prix est si élevé qu'il n'est pas certain qu'on l'atteigne un jour. L'économie aura "appris" à consommer moins de pétrole avant. Par la récession essentiellement.
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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par Superus » 31 mars 2012, 17:43

phyvette a écrit :
Superus a écrit :
evrard a écrit :
Autre chose que je ne comprends pas très bien dans le cadre de de fil: plus le prix de vente du pétrole augmente, plus cela plombe les économies qui ralentissent, donc plus la demande ralentit. Ce qui ralentit cette hausse des prix.
Est ce qu'on ne va pas finir par arriver à un prix plafond qui oscillera autour d'une valeur stable?
Ben il y a clairement un plafond... Certains disent 5.5% du PIB.
Oui ! C'est là
« La plupart des économistes considèrent qu'il faudrait que le prix du pétrole monte au moins à 120 dollars le baril, et qu'il se maintienne à ce niveau, pour que la reprise soit menacée », note le Wall Street Journal. On n'en est pas tellement loin.
Autre manière d'envisager un seuil limite : une récession économique est probable dès que la facture pétrolière dépasse 5,5 % du Produit intérieur brut mondial, estiment les auteurs d'une étude publiée en 2009 par le département des sciences de l'environnement de l'université de New York.
Cette limite de 5,5 % du PIB mondial n'est pas très éloignée, elle non plus. En 2011, la facture pétrolière mondiale devrait représenter « 5,1 % du PIB
Vous noterez au passage que :
1) le baril, se maintienne à ce niveau de 120$ depuis un ans.
2) la liste des pays qui entrent en récession s'allonge, dernier en date le Danemark.
C'est ça mais 120$ c'est le Brent... A new york le baril est entre 100 et 105 pour le moment (au dessus de 90 depuis 1 an?). Et l'Etude est américaine et les USA sont encore plus dépendant que l'europe.

Pour l'Europe il me semble que je viens de lire je ne sais plus ou (faut que je retrouve la source) qu'on s'approchait "seulement" des 4% du PIB.

Ce qui est certain c'est que que ce soit 3.5 4 ou 4.5 du PIB pour l'europe on rentre déjà en récession.
Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.

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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par energy_isere » 11 avr. 2012, 18:18

Pétrole : l'Union européenne voit sa facture énergétique s'envoler

Alors que l'Iran vient d'annoncer vouloir stopper ses exportations de pétrole vers la Grèce, réagissant ainsi à sa manière à l'embargo pétrolier décrété par l'Union européenne en vue de freiner le programme nucléaire iranien, l'Agence internationale de l'énergie estime pour sa part que la facture énergétique de l'ensemble des différents pays membres de l'UE pourrait s'élever à la modique somme de 500 milliards de dollars en 2012.

Une situation qui permet de s'interroger : au final, est-ce l'Iran qui sera "sanctionnée" en étant obligée de restreindre ses exportations, ou au contraire est-ce l'Union européenne qui sera contrainte de réduire sa facture énergétique en vue d'opérer des mesures drastiques pour tenter de redresser son économie ?

Selon les estimations de l'Agence internationale de l'énergie, la planète toute entière pourrait devoir s'acquitter d'une facture de 2000 milliards de dollars en 2012. Hypothèse envisagée si les cours du pétrole se maintiennent à des sommets dans les prochains mois.

Rapportés au PIB planétaire, les achats de pétrole pourraient ainsi représenter 3,4% contre 3,1% en 2011.

En ce qui concerne l'Union européenne, la facture pourrait s'élever à 500 milliards de dollars, cette dernière étant de 426 milliards pour les États-Unis et de 250 milliards pour la Chine.

A noter en effet que l'affaiblissement de l'euro par rapport au billet vert alourdit la facture pétrolière, libellée en dollars, pour l'ensemble des pays membres de l'UE.

En 2011, alors que le baril affichait un prix moyen de 125 dollars à Londres et de 107 dollars à New York, les achats de pétrole s'étaient élevés à 1800 milliards au niveau mondial.

Sources : AFP, Reuters
http://www.leblogfinance.com/2012/04/pe ... voler.html

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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par energy_isere » 11 avr. 2012, 18:59

2000 milliards de dollars d'importations de pétrole en 2012

11 Avril 2012 Usine Nouvelle

Chaque jour, dans le monde, transitent 5,5 milliards de dollars de pétrole et de gaz. Une somme qui a quadruplé en quelques années seulement et qui menace de grever l'économie mondiale.

En 2011, le cours moyen du baril de Brent, extrait en Mer du Nord, s'élevait de 111 dollars, un record absolu. 2012 est en route pour confirmer cette tendance de prix soutenus. Malgré la crise qui limite la hausse de la demande en hydrocarbures, de nombreux facteurs poussent les cours vers le haut : tensions géopolitiques en Iran, accident de la plateforme Elgin de Total en Mer du Nord…

Le surcoût des cours élevés du pétrole est très lourd. Selon les données de l'Agence Internationale de l'énergie (AIE), le monde importait chaque année pour 500 milliards de dollars en pétrole en moyenne entre 1990 et 2010. En 2012, cette valeur est multipliée par quatre pour atteindre 2 000 milliards de dollars par an, soit 5,5 milliards de dollars par jour.

Le doublement des dépenses chinoises

Première importatrice mondiale, l'Europe paye le prix fort. Ses importations d'hydrocarbures passent de 350 milliards en 2009 à presque 600 milliards de dollars en 2011. Plus que la dette grecque, note l'AIE ! Portée par sa croissance, la Chine fait plus que doubler ses dépenses en pétrole pour passer de 90 milliards d'euros en 2009 à 220 milliards en 2011. Globalement, dans les grandes zones importatrices (hors Inde), l'importation de produits pétrolier est passée de 1,5 à 2 % du PIB entre 1990 et 2010 à environ 3 % en 2012.

Ce danger pour l'économie mondiale pourrait être atténué par une ouverture des stocks stratégiques de pétrole. L'AIE s'est dit prête à autoriser les pays, comme la France et les Etats-Unis, à y recourir en cas de besoin. Cela a suffi à modérer l'ascension du cours du Brent vers de nouveaux records.

Image
http://www.usinenouvelle.com/article/20 ... 12.N172500

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[Chiffres] Ça descend !

Message par Clarkie » 09 juin 2012, 13:04

http://www.lecho.be/actualite/marche_pl ... newsticker

Baisse historique du prix du baril de pétrole mais à un prix très élevé :
Baisse historiquement longue du prix du pétrole, signe d’une économie en berne
Le prix du brut a connu une décrue historiquement longue depuis le début du mois de mai, dans le sillage du ralentissement économique mondial. Un rebond pourrait survenir à court terme.

Six semaines négatives d’affilée: le prix du pétrole WTI (West Texas Intermediate) vient d’enregistrer sa plus longue série de baisses hebdomadaires depuis plus de 13 ans. Vendredi soir, le baril de "light sweet crude", le brut léger américain, se traitait à 82,5 dollars le baril sur le Nymex, le New York Mercantile Exchange, marché où se traitent les contrats à terme sur le pétrole. Le cours de l’or noir américain a donc reculé de 0,9% en cinq séances, après des baisses de 8,4%, 0,7%, 4,8%, 2,4% et 6,1% lors des semaines précédentes.

Il faut remonter au mois de décembre 1998 pour trouver une aussi longue série de semaines baissières du prix du brut texan. À l’époque, le cours du baril était passé de 14,42 à 10,79 dollars, en six semaines également. Des prix qui laissent rêveur face aux 105 dollars le baril atteints juste avant la longue suite de baisses hebdomadaires que le marché vient d’enregistrer.

Cette glissade des cours pétroliers illustre le pessimisme des opérateurs du marché à terme au sujet de la croissance économique mondiale. Les investisseurs actifs sur le pétrole anticipent un ralentissement des deux premières économies mondiales, les Etats-Unis et la Chine, ce qui devrait provoquer une réduction de la demande de carburants. Simultanément, l’offre de pétrole devrait rester soutenue, voire augmenter légèrement, ce qui pourrait aboutir à une offre excédentaire par rapport à la demande en fin d’année, selon les prévisions de la banque d’investissement Morgan Stanley. "Si la production de l’Opep (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, ndlr) continue aux niveaux actuels, les stocks pourraient augmenter au-delà de la normale durant le troisième trimestre et l’offre pourrait surpasser la demande en 2012", indique Morgan Stanley dans une note d’analyse publiée lundi dernier.

Mais la principale cause du recul de plus de 20% du prix du baril ces dernières semaines, c’est la menace que la crise de la zone euro fait planer sur l’ensemble de l’économie mondiale. "Finalement, la profondeur de la crise de l’euro est en train d’apparaître", analyse Christopher Bellew, courtier chez Jefferies, cité par l’agence Bloomberg. "L’état désespéré dans lequel l’Europe se trouve va conduire à des prix pétroliers sensiblement bas à court terme."

Morgan Stanley entrevoit une diminution de la demande pétrolière de l’Europe de 352.000 barils par jour (b/j) en 2012, ce qui impliquerait une consommation européenne de 13,9 millions b/j cette année, contre 14,3 millions en 2011 et 14,6 millions en 2010. Mais la banque d’affaires estime que les conséquences de la crise se feront sentir jusqu’en Amérique du nord, où la demande de 23,5 millions b/j de 2011 devrait être ramenée à 23 millions en 2012.

Le ralentissement semble devoir affecter la Chine également (lire aussi en page 22). Toujours selon les chiffres de Morgan Stanley, après avoir augmenté d’un million de barils par jour en 2010, la demande pétrolière chinoise s’est contentée de progresser de 0,5 million b/j l’an dernier et ne devrait pas faire mieux cette année. "La demande visible de la Chine a augmenté de seulement 10.000 b/j en rythme annuel en avril, malgré le coup de pouce de nouvelles raffineries entrant en activité", indique la banque. "De plus, la croissance des importations de brut a ralenti à 180.000 b/j en rythme annuel, contre une moyenne de 537.000 b/j au premier trimestre."

La récente baisse des prix pétroliers doit également beaucoup à l’influence du marché des changes. L’aversion au risque a conduit les investisseurs à privilégier le dollar. Depuis le début du mois de mai, le billet vert s’est renforcé face à toutes les grandes devises mondiales, à l’exception du yen. Mais la devise japonaise a gagné moins de 1% face à la monnaie américaine. La force du dollar rend le pétrole, libellé dans cette devise, plus cher pour ceux dont les revenus sont payés dans d’autres monnaies, ce qui affecte la demande d’or noir et pèse sur son prix.

La croissance de l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis intervient également. La première économie mondiale augmente progressivement le recours à cette nouvelle ressource, ce qui devrait lui permettre d’importer moins de pétrole. Cette stratégie est susceptible de réduire davantage la demande pétrolière. Par contre, au Japon, la consommation de pétrole devrait augmenter cette année. Mais, avertit Morgan Stanley, c’est parce que la troisième économie mondiale avait connu un fort ralentissement en 2011 à cause du tsunami.

Un autre facteur est propice à la détente des prix pétroliers: les tensions géopolitiques se sont quelque peu apaisées par rapport au début de l’année. À l’époque, le ton était monté entre les Etats-Unis et l’Iran, ce dernier ayant menacé de bloquer les exportations pétrolières transitant par le détroit d’Ormuz. Le problème n’est pas réglé mais les tensions sont moins vives et un oléoduc permettant d’éviter le passage par le détroit est sur le point d’entrer en fonction.

Les prix du pétrole rebondiront-ils bientôt? Cela dépendra notamment du niveau de production dans le monde. L’Opep se réunit jeudi prochain pour se pencher sur les cours du brut. On sait que les pays de l’organisation préféreraient un prix proche de 100 dollars le baril. Le niveau actuel pourrait-il les décider à réduire leur production? Ils ne devraient en tout cas pas l’augmenter.

Présent à la conférence mondiale du gaz à Kuala Lumpur, le ministre algérien de l’Énergie a déclaré jeudi que l’offre mondiale de brut était suffisante. Et pour cause: l’Arabie Saoudite, premier producteur de l’Opep, continue à produire près de 10 millions de barils par jour, une quantité record depuis 1980.

Malgré tout, des achats à bon compte sur le marché à terme ne sont pas exclus, après une si longue période baissière. Un rebond pourrait intervenir à court terme, si l’on en croit les analystes interrogés par l’agence Bloomberg. 36% d’entre eux prévoient une hausse la semaine prochaine, contre 32% qui misent sur une nouvelle baisse et autant qui tablent sur un statu quo.

Si rebond il y a, il pourrait être dû à un ajustement du cours du WTI par rapport au Brent, plus influencé par les échanges internationaux. En effet, le pétrole du Texas est généralement moins cher car les abondantes réserves situées à Cushing, en Oklahoma, soutiennent l’offre pétrolière. Mais depuis mercredi, le pipeline Seaway, qui acheminait auparavant le pétrole depuis le Golfe du Mexique jusqu’à Cushing, fonctionne dans l’autre sens, pour que le pétrole produit dans le centre du pays puisse être traité dans les raffineries de la côte. Il y subira davantage l’influence du commerce mondial, ce qui pourrait réduire l’écart entre le "light sweet crude" (le brut léger américain) et le pétrole Brent. Vers un marché du pétrole plus efficient?
Les deux meilleurs sites francophones sur le climat :
http://www.les-crises.fr/le-rechauffement-climatique/ par Olivier Berruyer
http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html par Jean-Marc Jancovici

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Re: [Chiffres] Ça descend !

Message par energy_isere » 09 juin 2012, 20:10

Clarkie a écrit :http://www.lecho.be/actualite/marche_pl ... newsticker
.....Cela dépendra notamment du niveau de production dans le monde. L’Opep se réunit jeudi prochain pour se pencher sur les cours du brut. On sait que les pays de l’organisation préféreraient un prix proche de 100 dollars le baril. Le niveau actuel pourrait-il les décider à réduire leur production? Ils ne devraient en tout cas pas l’augmenter.
............
L'OPEP produit au delà du quota qu' ils se sont fixés.
Qu' ils commencent déjà à respecter leur quota et les prix du pétrole cesseront de descendre.

L' OPEP produit 1.5 millions de barils/j de plus que leur quota de 30 miliions de b/j

voir ce post viewtopic.php?p=316656#p316656

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Re: [Chiffres] Ça descend !

Message par energy_isere » 11 juil. 2012, 11:57

ce jour dans un autre fil Remundo a écrit :Voici ce qu'en disait Jeff Rubin en mai 2012 ;
Jeff Rubin a écrit :Les recettes fiscales dépendent de l'activité économique. Quand une économie est au ralenti, il est beaucoup plus difficile d’éviter la récession. En Grèce, par exemple, le déficit budgétaire ne va pas en diminuant. La seule chose que les mesures d'austérité réalisent, c’est la diminution du PIB du pays

L'Europe est embourbée dans un bourbier de plans de sauvetages financiers, de déficits budgétaires et de mesures d'austérité. Ces circonstances, qui ont déjà favorisé des bouleversements sociaux, inaugurent un changement politique. Comme je l'ai déjà soutenu, le défaut de la dette souveraine n’est pas très loin. Pour éviter ce sort, l'Europe place ses espoirs dans une botte secrète: La croissance.
[]
Mais la complication vient du reste du monde qui a également besoin d'énergies pour alimenter une croissance économique robuste. Et quelle est la plus importante source d'énergie pour l'économie mondiale? Le Pétrole.

Prenez les pires économies européennes: le Portugal, l'Italie, l'Irlande, la Grèce et l'Espagne. La dette cumulée nationale de ces pays peuvent être convertie en barils de pétrole au lieu d'euros, parce que des millions de barils de pétrole seront nécessaires à la croissance de leurs économies. Est-ce que ces pays peuvent s’offrir une croissance quand le baril de pétrole se négocie à 100$ ?

Combien de punitions fiscales la zone euro pourra-t-elle supporter avant que les pays commencent à jeter l’éponge? Sans croissance économique, il ne peut y avoir qu'une seule fin à la crise de la dette de l'Europe: la faillite.
Source : Blog de Jeff Rubbin
via
2000W.org / Laurent Horvath
ah je connaissais pas ce blog et justement en page d' acceuil : Qu' est il advenu des pronostics du baril à 200$
Whatever Happened to $200 Oil ?

Posted by Jeff Rubin on May 23rd, 2012

Four years ago, when I was still chief economist at CIBC World Markets, I forecast that global economic growth was on pace to send oil prices to $200 a barrel by 2012. In short, the argument was based on a supply-driven analysis that weighed the sources of future oil supply against the prices that would be needed to make the extraction and processing of that oil economically viable.

Since that call (which clearly hasn’t come to pass) received some attention at the time, it feels fitting to spend a few words discussing what happened to derail the projection. That particular analysis, unfortunately, didn’t adequately address the stifling impact that rising oil prices would have on economic growth. At the time, a constrained outlook for global production growth against a backdrop of runaway demand meant prices had nowhere to go but up. As subsequent events would dramatically demonstrate, though, triple-digit prices had a much more critical affect on demand than supply.

By the time oil reached $147 a barrel, the economic drag was more than sufficient to trigger a chain reaction of events—including spurring higher interest rates which pricked the US sub-prime mortgage bubble—that ushered in the deepest global recession of the post-war era. Instead of marching towards $200 a barrel, oil prices abruptly reversed course and plunged all the way to $40 a barrel.

The return of low prices was taken, by some, as proof that oil will continue to be as cheap and abundant as ever. As a quick return to the triple-digit range for oil prices indicates, however, that’s clearly not the case. My call for $200 oil was designed to underscore the massive cost of supplying the world with more than 90 million barrels a day. Then, as now, I stand by the analysis. Pumping out ever more barrels will require ever-higher prices. Just look at what happened when oil prices plunged. In Alberta’s tar patch alone some $50 billion in spending was either cancelled or postponed. The story was much the same offshore Brazil and in Venezuela’s heavy oil belt, a pair of locales that will play a vital role in meeting the world’s future oil needs.

If a mea culpa is in order, its roots can be found in the decision to underplay the demand side of the equation. Oil prices plunged to $40 a barrel after economic growth collapsed, taking global oil demand along for the ride. And that same movie is about to play out again. Recessions are already rolling across Europe. Economic growth in North America is lackluster, at best. Meanwhile, the specter of sovereign debt defaults in the euro zone continues to hang over global financial markets. Added up, it spells another sharp drop for oil prices not because fuel is abundant, but because once again the world can’t afford to stay out of a recession.

What happened to my forecast for $200 oil? Quite simply, the end of growth.
http://www.jeffrubinssmallerworld.com/2 ... o-200-oil/

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Re: [Chiffres] Ça descend !

Message par energy_isere » 06 mai 2013, 21:33

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Re: [Chiffres] Ça descend !

Message par GillesH38 » 07 mai 2013, 07:57

energy_isere a écrit :;
Jeff Rubin a écrit : By the time oil reached $147 a barrel, the economic drag was more than sufficient to trigger a chain reaction of events—including spurring higher interest rates which pricked the US sub-prime mortgage bubble—that ushered in the deepest global recession of the post-war era. Instead of marching towards $200 a barrel, oil prices abruptly reversed course and plunged all the way to $40 a barrel.

The return of low prices was taken, by some, as proof that oil will continue to be as cheap and abundant as ever. As a quick return to the triple-digit range for oil prices indicates, however, that’s clearly not the case. My call for $200 oil was designed to underscore the massive cost of supplying the world with more than 90 million barrels a day. Then, as now, I stand by the analysis. Pumping out ever more barrels will require ever-higher prices. Just look at what happened when oil prices plunged. In Alberta’s tar patch alone some $50 billion in spending was either cancelled or postponed. The story was much the same offshore Brazil and in Venezuela’s heavy oil belt, a pair of locales that will play a vital role in meeting the world’s future oil needs.

If a mea culpa is in order, its roots can be found in the decision to underplay the demand side of the equation. Oil prices plunged to $40 a barrel after economic growth collapsed, taking global oil demand along for the ride. And that same movie is about to play out again. Recessions are already rolling across Europe. Economic growth in North America is lackluster, at best. Meanwhile, the specter of sovereign debt defaults in the euro zone continues to hang over global financial markets. Added up, it spells another sharp drop for oil prices not because fuel is abundant, but because once again the world can’t afford to stay out of a recession.

What happened to my forecast for $200 oil? Quite simply, the end of growth.
http://www.jeffrubinssmallerworld.com/2 ... o-200-oil/
ah là là si il avait lu oléocène à ce moment !! :)
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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phyvette
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Re: [Conséquences] L'impact du prix de l'énergie dans l'écon

Message par phyvette » 07 janv. 2014, 06:27

Un peu comme dans l'idée de Matthieu Auzanneau qui considère qu'a 135$/bbl, la facture pétrolière atteint 4.5% du pib mondial et que c'est le point de craquement de l'économie mondiale.
Pour les auteurs, spécialistes néerlandais des marchés pétroliers, les experts se sont totalement trompés dans leur analyse du krach financier de 2008 : celui-ci s’explique avant tout parce que le monde consomme plus de pétrole qu’il ne peut en produire à un coût acceptable. Résultat, son prix est devenu insupportable pour nos économies. Or il est condamné à rester élevé. Les gisements sont de plus en plus difficiles à exploiter : si le prix du pétrole baisse, beaucoup de productions seront abandonnées ; les pays producteurs ont par ailleurs besoin d’un prix élevé pour boucler leurs budgets ; et c’est aussi le cas des pays consommateurs, qui n’ont cessé d’instaurer des taxes sur les produits pétroliers. Pour autant, le signal prix, qui devrait inciter les consommateurs à privilégier les énergies alternatives, ne fonctionne pas. Les gouvernements doivent réagir, faute de quoi le choc sera violent, prédisent Oskar Slingerland et Maarten van Mourik.
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Gilles a raison
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