Finances françaises & conjoncture

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par sherpa421 » 12 juil. 2016, 17:46

Vu la précision dans la mesure du PIB, une variation de 0,25 % dans une prévision ce n'est vraiment pas sérieux. C'est du pure affichage politique, de la propagande sans fondement. Personne n'est capable de prévoir les effets du Brexit sur l'économie du Royaume Unis et encore moins sur l'économie Française.
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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 16 juil. 2016, 11:28

Pourquoi l'Etat ignore qui détient sa dette

ISABELLE COUET Le 15/07/2016 Les Echos

La Banque de France livre une photographie très peu précise des détenteurs d'emprunts d'Etat français.
L'Etat a lui-même pris des dispositions légales pour ne pas identifier ses créanciers et leur garantir l'anonymat.


La dette française est-elle un actif stratégique qui ne doit pas tomber entre toutes les mains ? Le sujet, qui alimente les polémiques, sous-tend l'enquête menée par la commission des Finances de l'Assemblée. Le rapport d'information qu'elle vient de publier pose notamment deux questions : qui détient les titres émis par l'Etat ? La France se donne-t-elle les moyens de le savoir ? La réponse laisse songeur. « Nous ne sommes pas convaincus que l'AFT (l'Agence France Trésor, en charge de gérer la dette, NDLR) nous ait fourni toutes les informations dont elle pouvait disposer, cela reste donc un point d'interrogation », pointe Nicolas Sansu, le rapporteur.

Que sait-on exactement sur la détention des titres de dette française ? Les statistiques publiées chaque trimestre par l'AFT montrent que 61,3 % de l'encours est entre les mains de non-résidents. Une proportion qui a faibli ces dernières années. Au sein des détenteurs français, à côté des assureurs (18 %) et des banques (9 %), une catégorie explose : celle qui inclut la Banque de France, qui achète notamment les titres pour le compte de la Banque centrale européenne (BCE) dont le programme d'assouplissement quantitatif a démarré en mars 2015. La part de cette catégorie est ainsi passée de 4,4 % fin 2014 à 9,5 %.

..................



http://www.lesechos.fr/finance-marches/ ... 014519.php

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 16 juil. 2016, 11:29

l' infographie qui va avec

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 29 juil. 2016, 11:58

La croissance a été nulle au 2e trimestre en France

Le Monde.fr avec AFP | 29.07.2016

C’est un coup dur dont le gouvernement de François Hollande se serait bien passé. Alors que l’exécutif, mis en difficulté par la vague d’attentats qui touche le pays, pensait au moins pouvoir souffler sur le front économique, l’arrêt brutal de la croissance française vient tout remettre en cause. Le produit intérieur brut (PIB) a stagné au deuxième trimestre, a annoncé l’Insee, vendredi 29 juillet, alors que l’institut anticipait une hausse de 0,3 %.
« Nous avions prévu un ralentissement de plusieurs composantes de la croissance après un premier trimestre très solide [l’Insee a revu à la hausse de 0,6 % à 0,7 % la croissance du PIB entre janvier et mars]. Mais pas de cette ampleur. Il y a de mauvaises nouvelles un peu partout », indique Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee. « C’est un trimestre extrêmement décevant », commente Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques.
............

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http://www.lemonde.fr/economie-francais ... 6968.html#

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par marc0 » 29 juil. 2016, 13:34

est ce que quelqu'un peut m'expliquer ça :
...que l'acquis de croissance à la fin du premier semestre, c'est-à-dire le niveau que la PIB atteindrait si l'activité restait atone jusqu'à fin décembre, s'établit à 1,1%...

comment avec 0.7% au T1 et 0% au T2, T3 et T4 on peut arriver a 1.1% à la fin de l'année ?

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par sherpa421 » 29 juil. 2016, 13:46

Où as tu lu cette phrase ?
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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par nemo » 10 août 2016, 21:20

Je sais pas trop ou poster ça : http://www.lopinion.fr/edition/economie ... urs-104011
Interview du député LR Pierre sur la façon dont les tazus imposent leur loi dans le monde des affaires un peu partout et particuliérement en France. Rappel de cette fameuse amende BNP pour transaction avec l'Iran et le rachat d'Alstom.
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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 23 sept. 2016, 09:59

La croissance a reculé et non stagné au deuxième trimestre, selon l'Insee

Claude Fouquet Les Echos 23/09/2016

Le PIB du deuxième trimestre s'avère dans le rouge. Il a baissé de 0,1 %, selon l'Insee qui avait annoncé une stagnation de l'activité sur cette période.

Mauvaise surprise pour la croissance ce vendredi matin. Selon l'Insee, le PIB du deuxième trimestre n'a pas stagné comme on le pensait , mais reculé de 0,1 % après un début d'année sur des chapeaux de roues et une croissance de 0,7 %.

Une révision que l'Insee explique avant tout par des raisons techniques ('intégration d'indicateurs indisponibles lors de la deuxième estimation et par l'actualisation des coefficients de corrections des variations saisonnières) mais qui fait assurément mauvaise impression.

Car en tout état de cause, le tableau détaillé que dresse l'Insee ce vendredi est loin d'être encourageant : le pouvoir d'achat ralentit, la consommation baisse, le taux de marge des sociétés baisse tout comme l'investissement. "En tenant compte des dépenses publiques, la demande intérieure finale (hors stocks) a une contribution nulle à la croissance du PIB au deuxième trimestre 2016 (après +0,9 point au premier trimestre)", explique l'Insee.

le taux d'épargne des ménages remonte

De fait d'un trimestre à l'autre, le coup d'arrêt s'avère assez brutal, même si très diplomatiquement , l'Insee n'utilise pas de termes inquiétants. La consommation des ménages affiche ainsi un repli de 0,1 % après un hausse de 1,3 % au cours des trois premiers mois de 2016.

Une baisse qui intervient alors que dans me même temps leur pouvoir d'achat continue de s'améliorer mais à un rythme plus faible qu'au premier trimestre, ce qui permet une hausse du taux d'épargne : celui-ci passe ainsi de 14,5 %à 14,8 %.

Du côté des entreprises, l'investissement recule de 0,1 % après +1,1 % et le taux de marge perd aussi du terrain, notamment du fait de la remontée des prix du pétrole. Mais "la réduction des cotisations familiales depuis avril, dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, limite le repli d'ensemble", constate l'Insee.

Reprise ou pas au troisième trimestre ?

Reste désormais, au delà de cette mauvaise surprise, à savoir si l'activité s'est reprise ensuite pendant l'été comme l'a affirmé le ministre de l'économie, Michel Sapin la semaine dernière. "Les indications que je peux avoir, c'est qu'au-delà des problèmes de tourisme qui sont la conséquence en particulier d'actes terroristes, au-delà des interrogations sur par exemple les conséquences du Brexit, nous aurons un troisième trimestre qui sera meilleur que le second", a en effet déclaré Michel Sapin lors de l'émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

De combien sera ce mieux ? Dans sa dernière prévision, la Banque de France assure qu'il atteindra 0,3 %. de même, les chefs d'entreprises interrogés par l'Insee dans le cadre de son enquête sur le climat des affaires semblent un peu plus optimistes qu'au début de l'été.

En tout état de cause, en détaillant le Budget 2017, Bercy a maintenu que la croissance française sera de 1,5 % cette année et l'an prochain.

Si avec un acquis de croissance de 1,1 % (c'est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l'activité était nulle aux deuxième et troisième trimestres), l'objectif gouvernemental reste à portée de main, par contre, les perspectives pour 2017 restent incertaines. Car l'essentiel de la croissance à venir dépendra de la vigueur retrouvée ou non de l'activité cet hiver.

http://www.lesechos.fr/economie-france/ ... 029728.php

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Message par energy_isere » 28 sept. 2016, 12:51

La France va emprunter 185 milliards sur les marchés en 2017

Isabelle Couet |Le 28/09/2016 Le Echos


La France devrait rester le deuxième plus gros emprunteur de la zone euro derrière l’Italie. Cette année, elle s’est financée à 0,37 %, un plus bas historique.

La crise financière s'éloigne mais l'Etat continue de traîner son boulet. L'Agence France Trésor (AFT), qui place la dette de la France, a annoncé ce mercredi matin qu'elle empruntera 185 milliards d'euros sur les marchés financiers l'an prochain. Un montant quasiment stable par rapport à 2015 et 2016.

Une dette héritée de la crise financière

Si la France continue ainsi de lever des montants records, c'est parce qu'elle doit emprunter pour rembourser les sommes levées dans le passé. Même si le déficit budgétaire se réduit, il ne baisse pas suffisamment vite pour se traduire par une diminution notable des besoins de financement. En 2017, le montant de dette à refinancer (hérité des années de crise) s'élèvera à pas moins de 121,8 milliards d'euros. Il était d'environ 125 milliards cette année.

...............

L'année 2016 devrait de ce point de vue être exceptionnelle. La France a emprunté au taux moyen de 0,37 % depuis le début de l'année, pour ses émissions de moyen te long termes. Un plus bas historique. Et sur la dette de court terme, le taux moyen ressort à -0,58 %. Des conditions de financement inédites et liées à la conjoncture et à la politique monétaire de la Banque centralle européenne (BCE) : celle-ci cherche par tous les moyens à faire remonter l'inflation et achète des quantités énormes d'emprunts d'Etat depuis mars 2015. Ce programme, baptisé « QE », fait baisser le coût de financement des pays de la zone euro.

La banque centrale n'est pas le seul gros acheteur de dette française : les Japonais ont nettement renforcé leur exposition depuis que la Banque du Japon a adopté les taux négatifs et fait chuter les rendements des actifs. Selon les statistiques officielles japonaises, ils ont acheté environ 26 milliards d'euros de titres français, contre 2 milliards l'an passé.
...................

http://www.lesechos.fr/finance-marches/ ... 030895.php

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Message par energy_isere » 30 sept. 2016, 12:21

La dette publique bondit de plus 30 milliards au deuxième trimestre

Par Hayat Gazzane le 30/09/2016

Elle atteint 2170,6 milliards d'euros, annonce l'Insee. L'essentielle de la hausse provient de l'État.


La dette publique continue de se creuser. Selon les chiffres de l'Insee dévoilés ce vendredi, elle s'établit à 2170,6 milliards d'euros à la fin du deuxième trimestre, soit une progression de 31,7 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l'ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB, contre 97,5% à la fin du premier trimestre de l'année.

..................


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016 ... mestre.php
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 24 nov. 2016, 13:10

Petite remontée du coût des crédits immobiliers

Malgré la hausse des taux des emprunts d’Etat, le marché français résiste à l’effet Trump.

LE MONDE | 24.11.2016

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L’élection, le 8 novembre, de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis va-t-elle paralyser le marché immobilier français, qui bat des records de dynamisme depuis le printemps 2015 ? Le lien ne paraît pas évident mais il existe : après le vote américain, en quelques jours, les taux des emprunts d’Etat (les obligations à terme, OAT à dix ans) ont atteint 0,82 % le 14 novembre pour revenir depuis autour de 0,75 %. Ils avaient touché un niveau plus bas à 0,09 %, le 7 septembre.

Or, c’est ce taux des OAT, reflétant le coût de la ressource pour les banques, qui commande le taux des crédits immobiliers qu’elles facturent (en lui additionnant leur marge). « L’incertitude – ce que les marchés financiers détestent le plus – sur la future politique de Donald Trump et ses relations avec l’Europe a provoqué ce coup de chaud, analyse Sébastien de Lafond, président du site MeilleursAgents.com, mais je ne suis pas certain que la hausse va s’amplifier. »

Les banques commencent cependant à donner de légers coups de pouce à leurs tarifs de crédit immobilier. Meilleurtaux.com signale que trois établissements régionaux et la BNP elle-même les ont majorés de 0,05 à 0,10 point. « Pas de quoi s’affoler », selon Maëlle Bernier, directrice de la communication du courtier en ligne.

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http://www.lemonde.fr/immobilier/articl ... 06281.html

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 31 janv. 2017, 12:37

La croissance a atteint 1,1% en 2016, moins qu'attendu

AFP le 31/01/2017

Une croissance désespérément molle: le produit intérieur brut (PIB) français a progressé de 1,1% en 2016, un chiffre décevant au vu des objectifs fixés par le gouvernement, qui tablait sur une hausse de 1,4% pour la dernière année pleine du quinquennat de François Hollande.

Sur le seul quatrième trimestre, l'activité économique a toutefois accéléré. La croissance s'est ainsi hissée à 0,4%, contre 0,2% entre juillet et septembre et un recul de 0,1% au printemps, selon les chiffres publiés mardi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

"L'année 2016 se termine sur une note positive avec une activité qui accélère nettement au quatrième trimestre. C'est le signe d'une reprise qui s'installe durablement et, surtout, qui prend de l'ampleur", s'est félicité le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin, dans une réaction transmise à l'AFP.

Sur l'ensemble de l'année, le chiffre de croissance est néanmoins inférieur de 0,3 point à la prévision du gouvernement, qui avait réajusté sa prévision de 1,5% à 1,4% durant l'automne. Il est par ailleurs en léger recul par rapport à 2015, où l'activité avait augmenté de 1,2%.

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http://www.boursorama.com/actualites/la ... e0b281dc0c

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 07 févr. 2017, 14:59

Le déficit commercial s’est dégradé en 2016 à 48,1 milliards d’euros

Au terme d’un quinquennat de politique économique consacrée aux entreprises, le chiffre a de quoi inquiéter. Le déficit commercial de la France (marchandises) s’est aggravé en 2016, à 48,1 milliards d’euros contre 45,7 milliards un an plus tôt, selon les chiffres publiés mardi 7 février par les Douanes. Pour 2017, le gouvernement prévoit un déficit commercial de 48,9 milliards.

................

http://www.lemonde.fr/economie-francais ... 56968.html

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Re: Finances françaises & conjoncture

Message par energy_isere » 08 févr. 2017, 11:14

Le danger Le Pen pénalise la dette française

Par Dominique Baillard 7 février 2017



Le rendement de la dette française est en train de s'envoler : il a atteint hier un pic de 17 mois, à cause « dit-on », des incertitudes liées à l'élection présidentielle.




C'est au lendemain du meeting de Marine Le Pen à Lyon où elle a détaillé son programme économique que le taux des obligations françaises à 10 ans a vraiment bondi. Car avec les déboires de François Fillon empêtré dans le « Penelopegate » et avec l'émiettement de la gauche, la victoire de la candidate du Front National, de l'extrême droite, semble de plus en plus à portée de main. Cette perspective fait peur, elle fait fuir les investisseurs.

Sur le marché, le rendement de la dette française est aujourd'hui de 1,13% alors que celui de la dette allemande a baissé à 0,37%. L'écart entre ces deux titres a plus que doublé en quatre mois. Les investisseurs préfèrent acheter la dette d'un pays où l'élection prévue à l'automne ne bouleversera pas l'avenir plutôt que celle d'un pays qui pourrait entrer en zone totalement inconnue à l'issue du scrutin présidentiel du printemps.

Le retour au Franc et la renégociation des traités européens proposés par Marine Le Pen pourraient faire exploser le fardeau de la dette française ?

D'après Standard and Poor’s, l'une des trois agences qui fait toujours la loi sur la notation souveraine, l'abandon de l'euro sans concertation mettrait la France en situation de défaut de paiement. Cette hypothèse est extrême. Cela implique que Marine Le Pen soit élue, qu'elle ait une majorité au Parlement et qu'elle fasse vraiment ce qu'elle promet.

Même si elle est en tête du premier tour dans tous les sondages, la probabilité qu'elle l'emporte au suivant est assez faible, selon la banque JP Morgan. Dans une note intitulée « Comment se couvrir contre le risque politique français », la banque américaine estime à 3% seulement la crédibilité de ce scénario.
..................


http://www.rfi.fr/emission/20170207-le- ... -francaise

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