[Aérien] Compagnies aériennes en difficulté
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- lionstone
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Plus serieusement; si les compagnies aériennes commencent à utiliser du mauvais carburant, c'est soit que la pénurie est telle qu'elles ne peuvent faire autrement, soit que le prix du carburant "correct" a déjà depassé le point de rupture (impossible d'en acheter sans faire faillite);lionstone a écrit :Le pilote a du lire sur le site qu’on pouvait rouler à l’huile de friture usagée, il a essayé avec son avion.
Maintenant ça baigne pour lui![]()
![]()
mais pas dans l’huile.
soit c'est la compagnie qui vends qui a triché et trompé sur la marchandise; mais alors on peut aussi se poser la question du pourquoi; peut-être n'avait-elle rien d'autre à vendre (penurie)?
En tout cas c'est la première fois que j'entends une telle explication pour un accident aérien.
- Sylvain
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L'article donne des tas de chiffres montrant la bonne santé économique d'Air France-KLM.patrice a écrit :L'embellie avant la chute ?
http://tinyurl.com/78mzr
[mode parano]
Et si les compagnies aériennes se trompaient sur l'évolution de la quantité de fret qu'elles transportent ? Et si les compagnies aériennes calculaient mal leurs augmentation du nombre de passagers ?
Qui est en mesure de vérifier que « sur le long-courrier, le réseau Amériques d'Air France-KLM enregistre une progression du trafic de 12,4% » ?
Pour vérifier tous ces chiffres, il faudrait recompter tous les vols, calculer le taux de remplissage des avions, ... ce serait bien compliqué. Qui le ferait ?
[/mode parano]

La géologie pétrolière se moque de votre envie de conduire une automobile.
- energy_isere
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une compagnie aérienne trés particuliére si on peut dire : l' USAF
autrement dit l 'US Air Force !
pour ceux qui sont pas à l'aise en Anglais , retenez que l'USAirForce va devoir allonger 4 milliards de dollars suplémentaire pour leur kérozéne.

autrement dit l 'US Air Force !

l'article complet à http://www.energybulletin.net/7701.htmlPublished on 1 Aug 2005 by Aviation Week and Space Technology. Archived on 8 Aug 2005.
USAF fuel costs blowout cuts weapons research fundingby Amy Butler
The Pentagon is discovering it's not immune from the high gas prices that have overwhelmed taxpayers' cheque books and dampened summer travel plans across the U.S. Defense Dept. planners are now estimating fuel costs may add as much as $4 billion to what was already expected to be a shortfall of nearly $6 billion in Fiscal 2007 and each year following. This nearly doubles the predicted annual deficit of about $10 billion.
Air Force Chief of Staff Gen. John Jumper says he cannot confirm the impact on the upcoming Fiscal 2007 budget, which goes to Congress in February, but it "is enough to be worried about." Because USAF operates the bulk of the Defence Dept.'s gas-guzzling aircraft, it generally consumes the largest amount of fuel. Meanwhile, the service is cutting back by $3 billion this fiscal year
Last October the Pcntagon revised its oil price estimate for Fiscal 2005 to $36.87 per barrel of crude, about 50% higher than the $24.44 projected earlier (A W&ST Dec. 6.2004. p.62). Pentagon spokeswoman Marine Corps Lt. Col. Rose-Ann Lynch acknowledges fuel cost has increased again since then. The Organization of the Petroleum Exporting Countries estimated last week the per barrel crude price, based on 11 oil varieties, at more than $52.
These numbers have bean counters at the Pentagon scrambling to pay its bills. As usual in the summer, analysts there are running through various scenarios in order to find the right programs to cut. Steven Kosiak, budget studies director at the Center for Strategic and Budgetary Assessments, says the Defense Dept. "has a serious plans-funding mismatch."
...... / ......
However, one financial analyst noted that $3-4 billion is a small fraction of the Defense Dept's expenses: $5.6 billion are spent each month on operations in Iraq and Afghanistan. With supplemental spending, the Pentagon's annual budget surpasses $500 billion. Still, the Pentagon is facing an increasing population of veterans in need of health care, expensive operations abroad and cost growth in major acquisition programs.
pour ceux qui sont pas à l'aise en Anglais , retenez que l'USAirForce va devoir allonger 4 milliards de dollars suplémentaire pour leur kérozéne.
- lionstone
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Le transport aérien se débat pour rester rentable malgré le pétrole cher[ samedi 13 août 2005]
Le pétrole a franchi de nouveaux sommets début août, pour atteindre 67 dollars le baril vendredi à New York, contre 55 USD fin mars.
Le cours du carburant aérien à Rotterdam (Pays-Bas), aligné sur les prix du baril de brut, s'établissait à 0,4053 euro/litre mardi. Il a progressé de 68,8% depuis le début de l'année et de 41,2% sur un an, selon les statistiques de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
"Structurellement, les compagnies aériennes ne sont pas faites pour fonctionner avec un baril à 65 dollars", estime Penny Butcher, analyste chez Morgan Stanley.
Bien que non taxé, contrairement aux autres produits pétroliers, le kérosène est passé en tête des coûts d'exploitation des transporteurs aériens devant les dépenses de personnel. Il représente désormais quelque 20% des coûts d'un vol transatlantique.
"Etant donné la vive concurrence qui sévit dans l'aérien, une hausse du poste carburant force les compagnies à choisir entre la peste et le choléra: répercuter cette hausse sur les passagers, au risque de perdre des parts de marché, ou bien réduire leurs marges commerciales", explique Olivier Rech, de l'Institut français du pétrole (IFP).
Pour l'heure, la quasi-totalité des compagnies, à l'exception des transporteurs à bas coûts, font partager le fardeau à leurs clients en ajoutant des "surcharges carburant" au prix des billets.
La hausse du prix des billets ne compense toutefois qu'en partie l'effet pétrole, obligeant les transporteurs à tenter de réduire leurs coûts.
Les compagnies s'efforcent notamment de remplacer les appareils vieillissants par des avions moins gourmands en kérosène. Le futur long courrier 787 de Boeing, qui promet une baisse de consommation de 20%, connaît un franc succès.
Malgré ces efforts, tous les acteurs du secteur aérien pourraient ne pas survivre à la flambée de l'or noir.
"Au final, ce phénomène de hausse du pétrole pourrait bien déclencher une vague de consolidation. Ce serait une conséquence positive. Cela aurait dû être fait il y a 5 ans, après le 11 septembre", conclut l'analyste Penny Butcher.
La flambée du kérosène contribue déjà à précipiter dans le fossé les compagnies les plus fragiles. En témoigne la récente faillite de l'irlandaise EUjet, victime en partie du prix croissant du carburant.
Le pétrole a franchi de nouveaux sommets début août, pour atteindre 67 dollars le baril vendredi à New York, contre 55 USD fin mars.
Le cours du carburant aérien à Rotterdam (Pays-Bas), aligné sur les prix du baril de brut, s'établissait à 0,4053 euro/litre mardi. Il a progressé de 68,8% depuis le début de l'année et de 41,2% sur un an, selon les statistiques de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
"Structurellement, les compagnies aériennes ne sont pas faites pour fonctionner avec un baril à 65 dollars", estime Penny Butcher, analyste chez Morgan Stanley.
Bien que non taxé, contrairement aux autres produits pétroliers, le kérosène est passé en tête des coûts d'exploitation des transporteurs aériens devant les dépenses de personnel. Il représente désormais quelque 20% des coûts d'un vol transatlantique.
"Etant donné la vive concurrence qui sévit dans l'aérien, une hausse du poste carburant force les compagnies à choisir entre la peste et le choléra: répercuter cette hausse sur les passagers, au risque de perdre des parts de marché, ou bien réduire leurs marges commerciales", explique Olivier Rech, de l'Institut français du pétrole (IFP).
Pour l'heure, la quasi-totalité des compagnies, à l'exception des transporteurs à bas coûts, font partager le fardeau à leurs clients en ajoutant des "surcharges carburant" au prix des billets.
La hausse du prix des billets ne compense toutefois qu'en partie l'effet pétrole, obligeant les transporteurs à tenter de réduire leurs coûts.
Les compagnies s'efforcent notamment de remplacer les appareils vieillissants par des avions moins gourmands en kérosène. Le futur long courrier 787 de Boeing, qui promet une baisse de consommation de 20%, connaît un franc succès.
Malgré ces efforts, tous les acteurs du secteur aérien pourraient ne pas survivre à la flambée de l'or noir.
"Au final, ce phénomène de hausse du pétrole pourrait bien déclencher une vague de consolidation. Ce serait une conséquence positive. Cela aurait dû être fait il y a 5 ans, après le 11 septembre", conclut l'analyste Penny Butcher.
La flambée du kérosène contribue déjà à précipiter dans le fossé les compagnies les plus fragiles. En témoigne la récente faillite de l'irlandaise EUjet, victime en partie du prix croissant du carburant.
Moderacene: le site de la moderation brut
- Sylvain
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lionstone a écrit :la récente faillite de l'irlandaise EUjet
...[u]Le site internet d'EUjet[/u] a écrit :Dear Customer,
Following recent developments and due to circumstances beyond our control, EUjet with deep regret wish to inform you that with immediate effect the airline has ceased all operation and flights.
- Madflash
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- Sylvain
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Effectivement ...
Delta Airlines évoque sa mise en faillite (La tribune.fr, 16 août 2005)
http://www.eia.doe.gov
Lien direct pour le kérosène « Jet Fuel »
Delta Airlines évoque sa mise en faillite (La tribune.fr, 16 août 2005)
Pour suivre les prix du kérosène, voir ici :La vente d'une de ses filiale régionale ne permettra pas à la compagnie aérienne de faire face à ses besoins en liquidités à long terme. La direction de Delta Airlines pourrait rapidement se placer sous la protection du régime des faillites.
La compagnie aérienne subit de plein fouet la hausse du prix du carburant. Cette facture a augmenté de 56% depuis le début de l'année et a atteint 1,1 milliard de dollars au deuxième trimestre.
http://www.eia.doe.gov
Lien direct pour le kérosène « Jet Fuel »
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- lionstone
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Parce qu’en minuscule il révèlerait qu’ils le sont jusqu’à la cordeje viens de voir que delta air lines demandait a pouvoir profiter des lois sur la faillite aux USA ( pourquoi je met ce minable pays en majuscules , me voila influencé par le monstre moi aussi )

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- Condensat
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Hé bien encore un qui s'écrase, au Venezuela cette fois:fabinoo a écrit :Y'a encore un avion qui s'est cassé la gueule, ça commence à faire beaucoup en quelques jours
http://www.lexpress.fr/info/infojour/re ... =3256&1435
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- Kérogène
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Je reposte mes estimations de l'effet du brut sur le prix du billet avec la correction de Stéphane sur le prix du kérozène/bbl de pétrole (1.2 et non 1.5 comme je l'avais estimé).lionstone a écrit :Le transport aérien se débat pour rester rentable malgré le pétrole cher[ samedi 13 août 2005]
"Etant donné la vive concurrence qui sévit dans l'aérien, une hausse du poste carburant force les compagnies à choisir entre la peste et le choléra: répercuter cette hausse sur les passagers, au risque de perdre des parts de marché, ou bien réduire leurs marges commerciales", explique Olivier Rech, de l'Institut français du pétrole (IFP).
Pour 1000 Km qui est (sans doute ?) un bon ordre de grandaur un trajet standard en Europe (Paris-Berlin, Paris-Marseille etc ...) avec un avion économique (3l/passager par 100 km)
60 $/bbl => 8 $
100 $/bbl => 17 $
200 $/bbl => 40 $
240 $/bbl => 49 $
Aux USA, les distances sont bcp plus grandes ! Pour 5000 km (traversée du continent) on trouve avec les même hypothèses
40 $
85 $
199 $
244 $
à multiplier par 2 pour un aller-retour.
C'est beaucoup plus difficile à faire passer dans le budget du passager, et ceci explique peut-être pouquoi presque toutes les compagnies américaines sont au bord de la faillite alors que ce n'est pas encore le cas en Europe. Elles étaient déjà mal après le 11/09 et le peakoil ne fait que précipiter leur chute.
A la fin, c'est toujours la physique qui a raison.