Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

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Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 21 déc. 2006, 08:31

Bruxelles veut plafonner les émissions de CO2 du transport aérien

La Commission européenne a proposé mercredi d'associer les compagnies aériennes à la lutte contre le changement climatique en plafonnant à partir de 2011 leurs émissions de CO2, une mesure à l'impact limité selon les écologistes.

Contrairement à d'autres secteurs industriels, "l'aviation a jusqu'ici été exemptée de toute contrainte de réduction d'émissions", a souligné le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, rappelant que le kérosène était le seul carburant détaxé dans l'UE.

Dans sa proposition, qui devra être adoptée par les 25 et le Parlement européen, Bruxelles suggère de fixer des quotas d'émissions aux compagnies aériennes opérant en Europe, à partir de 2011 pour les vols intra-européens et de 2012 pour tous les vols partant ou arrivant dans l'UE.

Initialement, M. Dimas proposait d'inclure tous les vols dès 2011 mais il a dû concéder au commissaire aux Transports Jacques Barrot un délai d'un an pour les vols hors-UE, qui sont également opérés par des compagnies des pays tiers.

Selon M. Dimas, "c'est un geste de bonne volonté" à l'égard des compagnies américaines, qui menaçaient l'UE d'une action devant l'OMC bien qu'il estime ces règles conformes aux conventions de l'aviation civile.

Dans le cadre du système d'échange d'émissions créé en 2005 par l'UE, ces compagnies pourront, comme à la Bourse, vendre ces quotas à des sociétés qui auront dépassé leurs plafonds et se verront pénalisées: outre le rachat de quotas, elles paieront une amende de 100 euros par tonne de CO2 émise en trop.

Bien que les émissions du transport aérien représentent à peine 3% du CO2 émis en Europe, elles ont augmenté de 87% depuis 1990 et pourraient représenter le quart de la réduction d'émissions demandée à l'UE dans le cadre du protocole de Kyoto (-8% d'ici 2012 par rapport à 1990).

Leur impact réel est en outre deux à trois fois supérieur, car les avions qui circulent en haute altitude laissent des trainées de condensation qui augmentent l'effet de serre et rejettent en outre de l'oxyde d'azote (NOx), qui n'est pas concernée par la proposition de Bruxelles.

Les compagnies européennes sont satisfaites car elles ont obtenu d'être traitées comme les autres industries (sidérurgie, énergie, etc) déjà présentes dans cette bourse.

"C'est un texte beaucoup plus équilibré que la proposition initiale" qui prévoyait une mise aux enchères d'une partie de ces quotas, s'est félicité Françoise Humbert, de l'Association des compagnies aériennes européennes (AEA).

Elle se verront donc attribuer la quasi-totalité de ces quotas gratuitement dans un premier temps. Ils seront basés sur des plafonds correspondant à la moyenne des émissions enregistrées entre 2004 et 2006.

Selon Bruxelles, l'impact sur le secteur sera faible dans la mesure où la croissance du trafic aérien sera simplement ramenée à 135% entre 2005 et 2020 au lieu de 142%.

L'impact pour les passagers devrait aussi être limité: si les compagnies répercutaient intégralement les coûts engendrés par le nouveau système, cela se traduirait par une hausse des billets entre 1,8 et 9 euros sur les vols intra-européens, et un maximum de 40 euros pour un long-courrier.

Pour les écologistes de WWF, les compagnies pourraient même au contraire tirer des "bénéfices indus" de ces quotas qu'ils auraient aimé voir mis aux enchères.

"Cette mesure ne fera pas grand chose pour enrayer la croissance exponentielle du transport aérien", a renchéri le libéral-démocrate britannique Chris Davies, membre de la commission de l'Environnement du Parlement européen, qui réclame "des mesures vigoureuses de taxation du kérosène".

"Est-ce qu'on essaie de réduire les émissions dans l'environnement ou est-ce qu'on veut décourager les gens de voyager ?", a répliqué Françoise Humbert, faisant valoir que d'autres mesures plus simples pourraient réduire les émissions, comme des itinéraires plus directs ou la réduction des attentes avant les atterrissages.
Boursorama le 19 Dec 2006

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Message par energy_isere » 21 déc. 2006, 20:07

l' éditorial de Les Echos aujourd' hui :

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Re: Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 21 déc. 2006, 21:27

dans les Echos :

La courbe de droite est trés interessante, on y voit la diminution de la consommation de carburant par passager/km transporté.
(Les compagnies remplacent les vieux avions par des modéles moins gourmands)

Et pour mémoire je rapelle que ce clame Airbus pour l' A380 c'est 3.0 l/100 km par passager (on l' a dit sur le fil sur l' A380).

Ce qui est bien dans la tendance du graphe présenté.

Cependant il doit bien y avoir aussi une influence du taux de remplissage des avions (qui s'est amélioré) et qui contribue à faire baisser aussi la courbe.

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Re: Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 22 déc. 2006, 20:45

moteurnature commente le sujet. http://www.moteurnature.com/actu/uneact ... ws_id=1578

Enfin un début de contrôle pour l'aviation

Les émissions de CO2 dûes à l'automobile sont presque stables en Europe depuis 1990. Alors qu'en 2007, l'aviation européenne rejettera le double de CO2 qu'elle avait rejetée en 1990, et on prévoit que cela pourrait encore doubler d'ici 2020.


Le trafic d'Aéroports de Paris était en hausse de 6,1 % en octobre, et de 5 % en novembre (par rapport à 2005). Le secteur aérien a maintenant le triste honneur de polluer plus que l'ensemble des raffineries du continent, et tous les indicateurs sont à la hausse. Oublié, le 11 septembre ! La valeur en bourse des compagnies aériennes augmente. Mais c'est la planète qui réglera la plus grosse facture, car rappellons-le, les émissions de CO2 sont plus nocives que celles d'une voiture. Un shéma simplifié (la réalité est hyper complexe) est que le CO2 rejeté par une voiture peut-être absorbé par les plantes, celui d'un bateau peut-être absorbé par l'océan, alors que celui d'un avion va directement renforcer l'effet de serre qui réchauffe la Terre.

Il faut agir, et tout est à faire, car pendant que les automobilistes sont de gros contributeurs au budget de l'état avec de lourdes taxes sur leurs carburants, la fiscalité sur le carburéacteur est marginale. Et pendant que raffineries ou aciéries ont des droits stricts à polluer, et doivent acheter cher des droits supplémentaires s'ils ne respectent pas leurs quotas, le secteur aérien n'est soumis à aucune règlementation. Et alors que même les péages autoroutiers sont soumis à la TVA, il n'y en a toujours aucune sur les billets d'avions... Il faut donc procéder par étape. Avant de surtaxer le transport aérien comme il devrait l'être, il faut commencer par l'amener au même niveau que les autres. Mais cela déjà est incroyablement difficile ! L'action est à l'échelon européen, et le projet est de faire rentrer le secteur aérien dans le Système d'échange de quotas d'émissions, où sont déjà tous les gros pollueurs, comme les raffineurs ou les aciéries.


Après de nombreux échanges entre la Commission Européenne et les lobbies des compagnies d'aviation (AEA, IACA, pour n'en citer que 2), les émissions de CO2 du secteur aérien en Europe seront règlementées partiellement à compter de 2011, puis totalement à compter de 2012. Mais les compagnies aériennes n'auront pas à payer pour acquérir des droits à polluer, il leur sera donné des droits calculés à partir de leur moyenne d'émissions sur la période 2004/2006. On devrait alors aboutir à ce qu'en 2020, les émissions de CO2 du transport aérien ne soient pas supérieures à celles de 2005. Les compagnies devraient parvenir à ce résultat en faisant voler des avions plus sobres, ou par l'optimisation de leurs opérations au sol, comme le tente ce mois-ci Virgin. Cette compagnie teste en effet une nouvelle organisation au Royaume-Uni, où les avions ne démarrent plus leurs réacteurs sur le quai d'embarquement, mais sur la piste d'atterrisage, un chariot tracteur emmenant l'avion de l'un à l'autre. Mais les émissions d'oxydes d'azote des avions restent non règlementées, alors qu'elles sont énormes, et le carburéacteur reste à son niveau de fiscalité hyper favorisé. Il y a encore beaucoup à faire...

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Re: Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 05 juin 2007, 19:10

Aérien/environnement: l'IATA veut un marché du CO2 pour le secteur

VANCOUVER (Canada), 5 juin 2007 (AFP)

L'association représentant le secteur aérien IATA s'est dite mardi "très favorable" à un marché des émissions de CO2 --responsables du réchauffement climatique-- spécifique à cette industrie et va proposer ce projet devant les Nations Unies.
AFP

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Re: Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 05 juin 2007, 19:15

Le secteur aérien mondial met en avant l'environnement à Vancouver

La 63e assemblée générale annuelle de l'association internationale du transport aérien (IATA) réunit plus de 600 industriels du secteur aérien mondial du 4 au 5 juin à Vancouver au Canada. L'IATA a déclaré hier que le secteur engrangerait 5 milliards de dollars de bénéfices en 2007, contre une précédente estimation de 3,8 milliards.
Gageons que cette amélioration financière incitera le secteur à enfin se préoccuper sérieusement des aspects environnementaux.
Justement, parmi les priorités actuelles que doit gérer cette industrie, le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani en a dénombré six, citant l'environnement comme ''principal défi''. Nos émissions de C02 représentent 2% du total et devraient passer à 3% d'ici 2050, selon les estimations des Nations unies. Ces estimations qu'il juge ''inacceptables'' doivent passer selon lui ''au 0% d'émission de CO2''. L'IATA réclame ''l'union des forces'' entre constructeurs, transporteurs et pouvoirs publics pour que cet objectif de 0% soit atteint d'ici 2050. Giovanni Bisignani estime que les solutions doivent se concentrer sur la technologie, les avionneurs et les pouvoirs publics, régulateurs et gouvernements confondus.

source : actu_environnement
On aimerais bien savoir comment on peut arriver à ne plus faire de Co2 dans le secteur aerien ? :roll:
Plus de Kérozéne ? ou bien du Kérozene intégralement issu de conversion de biomasse ?
Pas trés sérieux à l' IATA de lancer de telles affirmations.....

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Re: Plafonnement des émissions de CO2 du transport aérien ?

Message par energy_isere » 05 juin 2007, 19:19

en voila un peu plus :
IATA appelle à un avenir sans émissions

L’Association du transport aérien international (IATA) a proposé quatre objectifs pour conduire l’industrie du transport aérien vers son objectif zéro émission.


Date: 4 juin 2007


VANCOUVER – L’Association du transport aérien international (IATA) a proposé quatre objectifs pour conduire l’industrie du transport aérien vers son objectif zéro émission.

« Le bilan environnemental de l’industrie est positif : sur les quatre dernières décennies, nous avons réduit les nuisances sonores de 75%, éliminé les émissions de suie et amélioré le rendement du fuel de 70%. Les investissements qui se comptent en milliards dans le renouvellement de la flotte permettront d’opérer des appareils qui consomment 25% de fuel en moins, d’ici 2020. Cela limitera la croissance de nos émissions qui s’élèvent entre 2 et 3% en 2050 », a déclaré Giovanni Bisignani, Directeur Général et Chef de la Direction de l’IATA.

« Mais des émissions grandissantes en carbone ne sont plus acceptables pour une industrie. Le changement climatique limitera notre avenir à moins que nous changions notre approche pour qu’elle devienne stratégique plutôt que technique. Le transport aérien doit tendre à devenir un secteur qui ne pollue pas – zéro émission », a rajouté Bisignani.

Les quatre objectifs sont :

1. Gestion du trafic aérien : Les gouvernements et les prestataires de la navigation aérienne doivent supprimer les 12% d’inefficacité dans la gestion du trafic aérien global. « Diminuer l’inefficacité du trafic aérien de moitié d’ici 2012 signifie que nous économiserons 35 millions de tonnes de CO2. Trois projets phares pourraient apporter des résultants concrets : un ciel unique pour l’Europe, un « Pearl River Delta » efficace en Chine et un système de gestion du trafic aérien nouvelle génération aux Etats-Unis », a déclaré Giovanni Bisignani. « Mais les gouvernements traînent des pieds. Le ciel unique européen pourrait générer une baisse des émissions de CO2 de 12 millions de tonnes. Mais il n’y a eu qu’une accumulation de dialogues pendant les 15 dernières années, qui n’ont rien amené. Ceci est inconsistant et irresponsable », a déclaré Bisignani.

2. La technologie : L’industrie aéronautique doit fournir une flotte qui ne génère aucune émission dans les 50 prochaines années. « Je défie les Etats-Unis, l’Europe, le Canada, la Chine, le Brésil, la Russie et le Japon de coordonner leur recherches sur un appareil “zéro émission” puis de confronter leur résultats pour développer des produits basés sur cette recherche. Un fuel propre est aussi primordial. Les gouvernements ont arrêté leurs investissements dans les carburants alternatifs alors que les compagnies pétrolières sont occupées à compter les 15 milliards USD de marges des raffineries que l’industrie aérienne est en train de payer. Le premier objectif est de remplacer 10% du fuel par une énergie alternative à faible teneur en carbone sur les 10 prochaines années. Et le deuxième objectif est de commencer à développer un carburant qui ne génère pas de carbone à partir d’énergies renouvelables. Il est temps que les gouvernements et l’industrie pétrolière fassent de sérieux investissements », a déclaré Bisignani.

3. Une approche globale : Le changement climatique est un problème global qui nécessite une solution globale. « Le défi pour l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et ses 190 Etats membres est de mettre en place un tableau des émissions globales qui soit juste, efficace et à la disposition de tous les gouvernements qui l’utiliseraient sur la base du volontariat. L’assemblée de l’OACI de septembre est une opportunité à ne pas rater. La pertinence de l’OACI dépend de sa capacité à fournir une solution globale à ce problème important » a déclaré Bisignani.

4. Activités écologiques : « Le dernier défi à relever par les compagnies aériennes est la mise en place de stratégies écologiques dans tout le secteur. IATA développe le IATA Project Green afin d’aider les compagnies à mieux utiliser les systèmes de gestion environnemental. Cela placera l’environnement au même rang que la sûreté et la sécurité dans les engagements faits à nos 2 milliards de passagers », a déclaré Bisignani.

« Ceci ne sera pas réglé en une nuit et personne n’a toutes les réponses. Mais l’industrie aérienne est née sur la réalisation du rêve que les gens pouvaient voler. Nous pouvons déjà apercevoir les fondements d’un avenir sans carbone : la technologie dite Fuel Cell, une flotte fonctionnant à l’énergie solaire et un fuel fabriqué à partir de biomasse. En travaillant ensemble avec une vision commune, une industrie respectueuse de l’environnement est possible », a rajouté Bisignani.

Bisignani a averti que les gouvernements sont trop facilement déroutés. « Les politiciens pensent de façon écologique mais ne voient que l’argent. Au nom de l’environnement, le Chancelier britannique Gordon Brown a doublé le taux de la taxe Air Passenger Duty. L’environnement n’en a pas profité mais les compagnies et leurs passagers paient un milliard de livres pour ses références écologiques. Et l’Europe est en train de se précipiter pour inclure l’aviation dans les échanges d’émissions en même temps que les gouvernements se penchent sur les compensations d’émissions. Les politiques sont schizophrènes. Nous avons eu assez de communication. Il est temps de fournir des résultats concrets », a conclu Bisigniani.
source : http://www.aerocontact.com/news/ac_news ... p?ID=00896

c' était donc bien un "kérozéne" issu des energies renouvelables.

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Message par thorgal » 05 juin 2007, 20:19

tiens tiens, ca me rappelle une interview de Richard Branson que j'ai vu par hasard sur la TV danoise recemment. Il pretend, tout en avouant que bcp de son business est degueulasse (dans le sens producteur de pollution et GES), que sa compagnie aerienne que je ne nommerai pas (pas de pub) redirige TOUS ses revenues dans la recherche d'un fuel pour avion 100% propre.

En gros, voici ce qu'il dit :
-1 il est impossible de baisser le traffic aerien a cause de la mondialisation
-2 j'avoue que ce traffic est producteur de cochonneries
-3 ce n'est pas les ecolos et autres agitateurs de vent qui vont faire bouger les choses car pas assez de moyens ou d'influence
-4 donc, j'essaie, moi le gros business man, de changer les choses de l'interieur : si vous volez sur mes lignes aeriennes, alors vous pourrez vous dire que votre depense sera integralement destinee a la recherche d'un carburant propre, pas moins.

Conclusion (la mienne): le RC est un bon facteur marketing ...
Never under-estimate the predictability of stupidity - Bullet Tooth Tony

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Message par Schlumpf » 06 juin 2007, 00:04

sacré Branson ! Fieffé machiavéliste tu es !
L'Homo sapiens se conjugue à la première personne du présent irresponsable...

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l'actualité du projet de directive européenne sur l'aviation

Message par solaire orbital » 26 juin 2007, 03:08

Développements récents et prochaines étapes:

* 25-27 juin 2007 : La commission parlementaire Environnement devrait discuter du rapport du rapporteur Peter Liese (PPE-DE, Allemagne)
* Eté 2007 : Adoption par la commission parlementaire ?
* Novembre 2007 : Première lecture en plénière du Parlement européen ?
* 2011 : Date fixée par la Commission à partir de laquelle le secteur aérien pourra échanger ses quotas d'émissions de CO2

http://www.euractiv.com/fr/developpemen ... cle-140029

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Message par sceptique » 26 juin 2007, 12:01

tout le monde fait erreur !
L'avion qui rejette 0% de CO2 est dans les cartons de Eric Dupont :
Après la voiture à air comprimé il va nous proposer l'avion à air comprimé. 8-)

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Message par Schlumpf » 26 juin 2007, 12:08

pffff. Ca existe déjà:

Avion à air comprimé
L'Homo sapiens se conjugue à la première personne du présent irresponsable...

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Message par solaire orbital » 04 juil. 2007, 01:18

Cher Enery-Isere,

Dans ton message du 21 decembre 2006 tu mettais un diagramme de l'IATA sur la répartition des émmissions par modes de transport.
Il faut savoir que l'IATA a été accusée d'agir comme un cartel (http://fr.wikipedia.org/wiki/IATA) et que ses prises de positions sur l'effet de serre sont des plus rétrogrades.

Pour illustrer cela on peut survoler leur pdf
Bedunking some Persistent Myths about Air Transportand the Environment
http://www.iata.org/NR/rdonlyres/118042 ... onment.pdf
qui semble une réponse à un document nettement plus écologiste et recommendable:
http://www.transportenvironment.org/Article201.html

Pour une information plus objective sur la répartition des GES par modes, je recommande le rapport Stern:
Annex 7.d Emissions from the industry sector
http://www.hm-treasury.gov.uk/media/8/D ... _annex.pdf

Alors certes, l'IATA depuis son colloque à Vancouver en juin semble plus mobilisée sur l'effet de serre, mais ils ont encore du chemin à faire.

A bientôt
JBB – solaire orbital

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cette chère directive, si attendue ...

Message par solaire orbital » 04 juil. 2007, 23:47

Par rapport au niveau de 1990 l’Europe a réussi à stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre si on exclut l’impact de l’aérien.
Or celui ci a doublé pendant la période ; obérant ainsi tous les efforts des industriels européens.

Les émissions de l'aviation européenne représentent à présent entre 5 et 12% des émissions totales de l’Union Européenne.
Par rapport à l’ensemble du trafic aérien international des pays développés (Etats-Unis + Japon), l'aviation européenne est proche de 50%.

Les Etats-Unis nous menacent de rétorsion commerciales devant l’OMC si nous appliquons le projet de directive européenne.
Ils ont prévenus qu’ils ne tolèreraient pas que des compagnies aériennes étasuniennes aient à payer des quotas pour pouvoir desservir l’europe.
Ils affirment que cela constituerait une distortion de concurrence répréhensible.

Cependant le projet de directive a été édulcoré :
90% des quotas initiaux ne seront plus vendus mais offerts.

Mais surtout, étant donné que les autres industries sont déjà dans une logique de résorption, elles seront incitées à vendre leurs quotas à l’aérien. Et l’aérien qui continuerait à ne pas faire d’effort technique, se reposerait sur ses finances.
Les projections de la commission européenne sur l’efficacité du projet de directive tel qu’il est actuellement sont peu enthousiamantes : de 2005 à 2020 l’augmentation du carbone aérien serait de 78% avec la directive contre 83% si elle ne passait pas.
Autant dire qu’on est pas bien méchant avec l’industrie aérienne, et que les râles étasuniens sont d’une hypocrisie rare.

Source :
http://www.transportenvironment.org/Dow ... d-459.html

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Message par MadMax » 14 juil. 2007, 13:56


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