[Véhicule électrique] la question des batteries

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 04 avr. 2019, 22:51

Saft et le chinois Tianneng produiront ensemble des cellules lithium-ion en Chine

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 04/04/2019

Le fabricant de batteries Saft, filiale de Total, et le groupe chinois Tianneng Energy Technology (TET) ont annoncé le 4 avril la création d'une coentreprise pour la production de cellules de batteries lithium-ion en Chine.

Le fabricant de batteries Saft, filiale à 100% du groupe pétrolier et gazier français Total, et le groupe chinois Tianneng Energy Technology (TET) ont annoncé le 4 avril la création d'une coentreprise dans les batteries lithium-ion, tant pour la mobilité électrique (voitures et vélos) que pour le stockage énergétique. Ensemble, ils produiront des cellules et des packs lithium-ion sur le site de la gigafactory de Changxing, en Chine. Cette usine a une capacité potentielle de 5,5 gigawattsheures, dont plusieurs GWh sont déjà opérationnels. Saft détiendra 40% de cette coentreprise et Tianneng le solde.

Des batteries acide-plomb au lithium-ion.

"Il s’agit du premier mouvement stratégique impulsé par Total, depuis son acquisition en 2016, pour développer l’activité de Saft en Chine, premier marché mondial pour les énergies nouvelles, d’une part ; et dans le stockage d’énergie stationnaire indispensable au déploiement à grande échelle des énergies renouvelables intermittentes, d’autre part", a déclaré le PDG de Total Patrick Pouyanné. Ce partenariat ouvre à Saft un "accès au marché chinois des batteries, en plein essor" et lui "permettra de disposer de capacités de production de masse très compétitives afin d’accélérer la croissance de ses activités", ajoute Patrick Pouyanné.

Cette coentreprise "va nous permettre de franchir une nouvelle étape et d’accroître considérablement notre présence sur le marché du Li-on chinois qui concentrera plus de 40% de la demande mondiale d'ici 2025 et de développer nos activités mondiales", confirme le directeur général de Saft Ghislain Lescuyer.

Pour Tianneng, leader mondial des batteries acide-plomb, c'est un transfert de technologie intéressant. "Ce partenariat nous permet de bénéficier des 30 années d'expérience de Saft et de son leadership technique établi dans le domaine des éléments Li-on", a commenté Tianren Zhang, président de Tianneng.
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... on.N826855

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 23 avr. 2019, 00:12

Bataille des batteries auto: face à la Chine, le réveil douloureux de l'Europe

AFP•22/04/2019

La Chine domine l'industrie mondiale des batteries automobiles mais l'Europe intensifie ses efforts pour combler son retard abyssal avec l'ambition affichée d'établir un "Airbus des batteries".

Au cœur de la suprématie chinoise, les cellules lithium-ion: c'est le composant-clef d'une batterie rechargeable de voiture électrique, mais peu de constructeurs se hasardent à les produire.

"Ils sont forcés de travailler avec les fournisseurs de batteries établis", faute "d'avoir le temps de développer leur propre technologie", ce qui impliquerait des investissements colossaux et risqués dans la chimie, insiste Xavier Mosquet, analyste du cabinet BCG.

L'Europe reste absente du paysage, avec 1% de la production mondiale de cellules lithium-ion, alors que le marché mondial des batteries auto pourrait atteindre 45 milliards d'euros en 2027, dont 20% à 30% en Europe, selon BCG.

A contrario, la Chine abrite les deux tiers des capacités de production du globe. Assurant un quart de l'offre planétaire, le mastodonte chinois CATL est numéro un, devant le japonais Panasonic, un autre chinois, BYD, et le sud-coréen LG-Chem.

Une domination logique: la Chine représente la moitié des ventes mondiales de véhicules électriques et Pékin impose aux constructeurs l'usage de composants locaux.

Par ailleurs, les chinois Tianqi et Ganfeng contrôlent un tiers de l'offre mondiale de lithium via leurs investissements dans les mines australiennes et chiliennes.

- 'Champion européen' -

Sous pression, les constructeurs cherchent à réduire leur dépendance.

"Nous travaillons avec cinq producteurs de cellules en Chine. Nous avons un accord avec CATL, mais ne voulons pas mettre nos oeufs dans un seul panier", confie Stephan Wöllenstein, directeur de Volkswagen Chine.

L'allemand a également annoncé début avril un accord avec Ganfeng pour garantir ses approvisionnements de lithium durant dix ans.

La question se pose désormais en Europe, où les ventes de voitures électriques devraient décoller, dopées par les restrictions d'émissions: l'importation massive de cellules lithium-ion serait prohibitive.

"Je ne peux être satisfait d'une solution où 100% des batteries de mes voitures électriques sont produites en Asie", s'agaçait mi-février le président français Emmanuel Macron.

Préoccupés, Paris et Berlin ont signé fin décembre un accord "stratégique" pour développer une filière européenne de batteries: l'Allemagne entend y consacrer un milliard d'euros et la France 700 millions en cinq ans, évoquant des usines des deux côtés du Rhin.

Auparavant, l'Union européenne avait appelé à créer un "Airbus des batteries" associant constructeurs et firmes spécialisées.

Parmi les groupes automobiles présents au salon de Shanghai, l'enthousiasme reste mesuré: pour l'heure, ils poussent surtout leurs fournisseurs asiatiques à s'installer en Europe.

CATL construit déjà à Erfurt (Allemagne) une usine géante, qui fournira BMW dès 2022.

LG-Chem produit depuis l'an dernier en Pologne des cellules pour Daimler, Volvo, Audi et Renault. Le sud-coréen Samsung-SDI possède une usine en Hongrie, pays où son compatriote SK-Innovation construit également deux sites.

"Beaucoup d'Asiatiques s'installent en Europe, il existe déjà une production européenne qui fonctionne", note Thierry Bolloré, patron de Renault. "Mais un nouvel acteur européen est une excellente idée, nous serions heureux de coopérer avec ce champion -- s'il émerge", reconnaît-il.

Néanmoins, Renault a exclu en octobre de participer à un consortium de type "Airbus des batteries", jugeant que "c'était aux fournisseurs de le faire".

- Pionnier suédois -

Même ambivalence chez BMW: "Notre volonté est de contribuer" à l'émergence d'un producteur européen, assure Nicolas Peter, son directeur financier.

"Mais il est important pour un constructeur de ne pas devenir fabricant lui-même de cellules. On se priverait du choix entre plusieurs fabricants et technologies", insiste-t-il, jugeant cette concurrence nécessaire pour favoriser l'innovation et réduire des coûts encore élevés.

Volkswagen s'est justement associé fin mars au suédois Northvolt pour former "une union européenne des batteries" vouée exclusivement à la recherche.

Rare spécialiste européen des accumulateurs, Northvolt a mis en chantier en Suède, avec l'aide de Siemens, la plus grosse usine de batteries du continent, d'un coût minimum de 1,6 milliard d'euros, pour démarrage dès 2020.

Son rival néerlandais Lithium Werks, qui possède deux usines en Chine, est lui en pourparlers avec la Pologne pour construire une usine géante, un investissement surpassant un milliard d'euros.

Selon l'Union européenne, il faudra entre 10 et 20 "giga-usines" de ce type pour satisfaire la demande européenne en 2025.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0a306b49fc

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 24 avr. 2019, 18:53

la startup Sila Nano's léve encore 170 millions de $ d'investisseurs pour le développement d'anode Silicium (au lieu de graphite) pour les batteries Lithium.
Daimler backs Sila Nano's $395m for silicon anode batteries

April 17, 2019 //By Nick Flaherty

California startup Sila Nanotechnologies has raised $170m in its fifth round of funding for its silicon anode battery materials, bringing the total backing to $395m (€350m).

The Series E round was led by Daimler AG to bring the first Sila Nano-powered batteries to market with silicon anodes rather than graphite, accelerating global rollout of lower cost batteries for electric vehicles and giving the company a valuation over $1bn as a battery 'unicorn'. Jeff Immelt, former CEO of General Electric, will join Sila Nano’s Board as an independent director, bringing global expertise in materials and manufacturing.

The key to the Sila materials is that they can be dropped into the existing commercial battery manufacturing process to give a performance boost of 20 per cent, raising to 40 per cent with optimisation. This means that the battery manufacturing partners can produce higher performing cells in existing factories on existing production equipment. This also means that car makers and consumer products companies can continue working with their existing battery suppliers while seamlessly incorporating Sila’s materials technology into new products. Nexeon in the UK is also working on silicon anode technology with signficant financial backing havin raised $120m.
...............
https://www.eenewspower.com/news/daimle ... -batteries

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 02 mai 2019, 20:24

Batteries de voitures électriques: Paris et Berlin pied au plancher

AFP•02/05/2019

La France et l'Allemagne ont mis un coup d'accélérateur jeudi à leur projet de consortium européen de batteries de voitures électriques, auquel Bruxelles a donné son accord de principe, jugeant urgent de combler le retard de l'Europe face à la Chine.

Au total, "5 à 6 milliards d'euros seront investis" dans cette initiative, a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à Bercy avec son homologue allemand Peter Altmaier et le Commissaire européen à l'Énergie Maros Sefcovic.

Cette somme sera constituée à hauteur de "1,2 milliard d'euros au maximum" de subventions publiques, auxquelles la Commission européenne a donné son accord de principe, et de "4 milliards d'euros environ d'argent privé", a ajouté le ministre.

Ce projet, lancé voilà 18 mois, devrait déboucher selon M. Le Maire sur la construction d'ici 2020 d'une usine pilote de 200 emplois en France, puis d'ici 2023 de deux usines de production, l'une en France, l'autre en Allemagne, susceptibles de créer 1.500 emplois chacune.

"C'est une étape majeure dans la longue histoire de notre industrie européenne", a souligné M. Le Maire, pour qui ce projet montre que l'Europe "n'est pas condamnée à dépendre des importations technologiques des deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine".

- PSA, Saft... -

Selon Peter Altmaier, plusieurs entreprises européennes ont d'ores et déjà fait part de leur intérêt pour le futur consortium, à l'image du groupe automobile PSA et de sa filiale allemande Opel, et du fabricant français de batteries de haute technologie Saft, propriété du groupe Total.

"Aujourd'hui, nous avons un intérêt plus élevé que jamais" pour ce projet de filière européenne, qualifié d'"Airbus des batteries", a déclaré M. Altmaier, en assurant que Paris et Berlin au cours de leurs échanges avaient obtenu "35 réponses positives, y compris de grands producteurs automobiles".

"Les consortium ne sont pas composés par l'État, ils ne sont pas composés par les ministres ou par la commission", a toutefois souligné M. Altmaier, en rappelant que le choix d'intégrer ou non l'alliance revenait aux industriels et constructeurs, par ailleurs "à l'origine de ce projet".

Contacté par l'AFP, PSA -- qui n'a toujours pas officialisé sa participation au consortium -- a assuré que le dossier était "à l'étude" via sa filiale Opel, "dans un contexte de sécurisation à long terme des approvisionnements de batterie".

"Aucune décision n'a été prise à ce stade et ne sera prise tant que l'Union européenne n'aura pas pris un engagement formel", sur les aides, a déclaré un porte-parole du deuxième constructeur automobile européen à l'AFP.

- "susciter des vocations" -

Selon le Commissaire européen Maros Sefcovic, le feu vert de Bruxelles à l'octroi de subventions publiques à cette filière européenne de batteries pourrait être donné avant la fin du mandat de l'actuelle Commission, à savoir octobre.

"Le temps presse si nous voulons que notre production européenne soit en place d'ici à 4-5 ans", a souligné M. Sefcovic, en promettant que la Commission, critiquée par Paris et Berlin pour avoir empêché le grand mariage industriel franco-allemand d'Alstom et Siemens, allait jouer un "rôle de facilitateur".

Il faut que ce projet "puisse susciter des vocations", a insisté de son côté Bruno Le Maire, en appelant les pays "ayant manifesté" leur intérêt à le rejoindre formellement. "Je pense à l'Italie, à la Belgique, à la Pologne, à l'Autriche, à la Finlande", a-t-il souligné.

La production de cellules de batteries est aujourd'hui contrôlée par une poignée de groupes asiatiques, tandis que l'industrie automobile ne développe pour l'instant que les moteurs électriques et certains composants électroniques.

Mais l'Europe souhaite combler ce retard abyssal, notamment face à la Chine, afin de réduire la dépendance des constructeurs automobiles européens et alors que les ventes de voitures électriques devraient décoller dans l'Union européenne, dopées par les restrictions d'émissions.

Actuellement, seul 1% de la production mondiale de cellules lithium-ion émane de l'Union européenne, alors que le marché mondial des batteries auto pourrait atteindre 45 milliards d'euros en 2027, dont 20% à 30% en Europe, selon BCG.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9e8bd63443

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 02 mai 2019, 23:16

L’Europe des batteries bute sur les matières premières

Audrey Dufour le 01/05/2019 lacroix

L’Union européenne a lancé son alliance pour les batteries, afin de réduire sa dépendance aux fabricants asiatiques. Mais peine à trouver les matières premières.

Après les airs, les routes ? L’Europe espère poursuivre le succès d’Airbus dans un autre projet industriel : l’alliance européenne pour les batteries (AEB). Les batteries en question sont celle dites « li-ion », fonctionnant avec des ions lithium. On les retrouve partout, des smartphones aux perceuses sans fil en passant par les voitures électriques.

C’est ce dernier marché qui intéresse surtout les industriels. De quatre millions, le nombre de véhicules électriques en circulation dans le monde est amené à dépasser les 50 millions en 2028. Et aujourd’hui, la très large majorité des batteries sont made in China. L’Europe ne produit que 3 % des batteries mondiales, contre 85 % pour l’Asie, selon le rapport de la Commission européenne sur « la mise en œuvre du plan d’action stratégique sur les batteries ».

Des matières premières très chinoises
Les Européens ont donc décidé dès octobre 2017 de mettre leurs forces en commun pour augmenter la capacité de fabrication dans le continent. L’objectif est de « créer une base industrielle intégrée, durable et compétitive à l’échelle mondiale », avec la construction de 20 à 30 usines géantes en Europe pour la production de cellules de batteries. Un projet de démonstration a déjà été financé en Suède, et les plusieurs groupements français, allemand et belge sont aussi sur les rangs.

Reste un problème de taille : produire une batterie li-ion demande du lithium évidemment, et aussi du manganèse, du graphite, du cobalt et d’autres métaux et terres rares. Des matières premières peu présentes et surtout très peu extraites en Europe.

Les principaux producteurs de lithium sont l’Australie, le Chili et la Chine. Pour le manganèse et le cobalt, il s’agit respectivement de l’Afrique du Sud et de la RDC, suivies de la Chine. « L’accès à ces matières premières peut être compromis par l’instabilité politique », s’inquiète la Commission européenne dans son rapport début avril, citant aussi l’explosion des droits de douane et des taxes.

Relancer les mines européennes, recycler ou faire complètement autre chose ?

Pour « réduire la dépendance » de l’Europe, Bruxelles envisage donc plusieurs pistes : diversifier les échanges et les partenaires commerciaux, cartographier la disponibilité de ces matières premières en Europe, et recycler. « Le recyclage des batteries des véhicules électriques pourrait contribuer à environ 10 % des besoins de l’UE en cobalt en 2030 », relève par exemple le rapport. Enfin, reste la possibilité de miser aussi sur d’autres technologies que les ions lithium pour faire des batteries.

En Allemagne, l’équipementier automobile Bosch est même parti dans une direction encore plus radicale : miser sur les piles à combustibles plutôt que sur les batteries. Alors que dans le cas des voitures électriques « classiques », on charge des batteries pour avancer, la pile à hydrogène génère directement de l’électricité pour alimenter le moteur. En s’alliant avec le Suédois Powercell Sweden, ancienne filiale du constructeur Volvo, Bosch espère commercialiser sa pile à hydrogène pour 2022.
https://www.la-croix.com/amp/1201018908

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 19 mai 2019, 21:05

Dans les batteries pour véhicules électriques, l'Europe cherche à garder le rythme

JULIE THOIN-BOUSQUIÉ Usine Nouvelle le 19/05/2019

La naissance d’une filière européenne de production de batteries, destinée à alimenter les besoins de l’industrie automobile, suit son cours. Et les premiers chiffres concernant son financement donnent corps à l’initiative, censée contrer l’offensive asiatique : 5 à 6 milliards d’euros seront investis pour construire les premières lignes de production, comme l’a précisé début mai Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, à la suite d’une rencontre avec son homologue allemand Peter Altmaier et le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic.

Une enveloppe, composée d’environ 4 milliards d’euros d’argent privé et de 1,2 milliard de subventions publiques, ayant fait l’objet d’un accord de principe par la Commission européenne. De quoi alimenter les besoins d’un premier consortium, qui serait constitué du fabricant français de batteries Saft, propriété de Total, ainsi que de PSA et Opel.

Le constructeur confirme qu’un dossier est bel et bien "à l’étude via sa filiale Opel, dans un contexte de sécurisation à long terme de ses approvisionnements de batteries". PSA ajoute toutefois "qu’aucune décision n’est prise à ce stade" , et ne le sera "tant que l’Union européenne n’aura pas pris un engagement formel" pour cette filière.

PREMIÈRE USINE FRANÇAISE EN 2020

Pour parvenir à une production européenne à court terme, une première usine pilote devrait être construite dès 2020 en France, d’après Bruno Le Maire, et qui générerait 200 emplois. Les deux usines de production de batteries prévues en France et en Allemagne devraient créer pour leur part environ 1 500 emplois par site. Celles-ci produiraient des "batteries liquides améliorées" d’ici 2022 à 2023. Et ce, avant de passer à une nouvelle génération de batteries dites solides, "vers 2025 à 2026", à en croire Bruno Le Maire.

L’initiative vise à positionner l’Europe sur un marché mondial estimé à 45 milliards d’euros d’ici à 2030, dont 25 % liés au marché européen, d’après le rapport remis en début d’année au gouvernement sur le futur de la mobilité, par Patrick Pelata, l’ancien directeur général de Renault, et Xavier Mosquet, directeur associé senior au BCG. Une croissance de la demande qui supposait, selon le spécialiste, la mise en place d’une filière compétitive en Europe... dès 2022 à 2023. Le temps presse.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... me.N839130

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 12 juin 2019, 20:04

suite de ce post du 21 mars 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2282048
Le suédois Northvolt lève un milliard de dollars pour son usine de batteries

REUTERS 12/06/2019

Volkswagen et BMW font partie des investisseurs de la plus grande usine de batteries lithium-ion d'Europe, a annoncé mercredi le suédois Northvolt après avoir levé un milliard de dollars pour compléter le financement du site.

Northvolt a précisé que la construction de l'usine de Skelleftea, dans le nord de la Suède, débuterait en août avec un objectif de capacité initiale de production de cellules de 16 GWh. Il a dit avoir déjà vendu une part importante du volume de production prévu pour une valeur totale de commandes de plus de 13 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros) d'ici 2030.

L'usine est l'un des projets industriels les plus importants de Suède depuis des décennies et entre dans le cadre des efforts européens pour concurrencer les leaders asiatiques du marché des batteries tels que CATL, Samsung et LG Chem.

Le PDG de Northvolt Peter Carlsson, un ancien dirigeant de Tesla, a déclaré aux journalistes que la production débuterait en 2021.

"Dans une perspective de long terme, nous serons dans un processus de financement constant. Si nous voulons être l'un des plus grands acteurs en Europe en 2030, nous devrons augmenter la capacité de production à 150 GWh", a-t-il dit.

Les fonds de pension suédois AMF et Folksam et la fondation IMAS liée à Ikea ont également contribué à la levée de fonds, qui était dirigée par Goldman Sachs et VW.

La Banque européenne d'investissement fournira un prêt de 350 millions d'euros, son plus important financement direct dans les technologies de batteries.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 538c5dfc3e

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 19 juin 2019, 22:46

Vue de synthèse du projet Northvolt en Suède :

Image

https://www.moteurnature.com/29899-nort ... a-en-suede

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par Remundo » 20 juin 2019, 15:56

espérons qu'ainsi les lignes de production de VW ne seront pas au ralenti par manque de batteries... ;-)

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