[Véhicule électrique] la question des batteries

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 07 déc. 2019, 22:02

Voiture électrique : le prix des batteries continue à baisser

Par Philippe SCHWOERER

6 déc 2019

Selon les résultats de la dernière étude de BloombergNEF (BNEF) consacrée à l’évolution de leurs prix, les batteries de traction lithium-ion s’échangeaient en moyenne à 156 dollars (140 euros) le kilowattheure au cours de cette année 2019.

-87% depuis 2010


Conséquence logique du développement de la mobilité électrique, le prix des batteries de traction lithium-ion a chuté de 87% depuis 2010. Cette année-là, elles étaient facturées autour de 1.100 dollars (991 euros) le kilowattheure.

Dans ses projections, BNEF estime que l’unité se rapprochera de 100 dollars (90 euros) à horizon 2023. Dès lors, les voitures électriques pourraient ne plus être affichées plus chères que les modèles thermiques équivalents.

L’organisme de recherche prévient cependant que cette parité ne sera pas atteinte dans tous les pays ni pour tous les segments à partir de ce seuil.

61 dollars le kWh en 2030 ?

Le kilowattheure descendrait au-dessous de 100 dollars « si la demande cumulée dépasse 2 TWh en 2024 ». Après cette étape, BloombergNEF envisage bien une continuité de la baisse, avançant sur la pointe des pieds un 61 dollars (55 euros) du kWh en 2030. L’incertitude vient de différentes options que les industriels pourraient prendre.

« Selon nos prévisions, d’ici 2030, le marché des batteries représentera 116 milliards de dollars par an, et cela n’inclut pas les investissements dans la chaîne d’approvisionnement. Cependant, comme les prix des cellules et des packs baissent, les acheteurs en auront plus pour leur argent qu’aujourd’hui », commente James Frith, auteur de l’enquête et analyste principal pour l’organisme sur les questions de stockage d’énergie.

Image
Raisons diverses

BNEF explique par diverses raisons l’orientation prise par cette courbe jusqu’à aujourd’hui et dans les quelques années à venir. Les plus évidentes sont l’augmentation du nombre de commandes en batteries, et la croissance des ventes des véhicules électriques.

Et ce, en dépit de la hausse des prix constatée un temps pour certains composants comme le lithium et le cobalt. Les spéculateurs trop optimistes sur l’essor de la mobilité électrique ont finalement contribué à la situation observée par BloombergNEF.

L’organisme de recherche met aussi en avant la pénétration continue des cathodes à haute densité d’énergie, ainsi que l’introduction de nouveaux modèles de coffrage d’accueil des cellules dont la baisse des coûts de fabrication profite également aux packs prêts à être montés.

Après 2020

Après 2020, d’autres raisons s’ajouteront à cette liste, liées à l’évolution technologique : anodes au silicium ou au lithium, cellules à semi-conducteurs, et nouveaux matériaux de cathode.

BloombergNEF assure que la tendance actuelle en Europe de disposer, sur les territoires, d’unités de production des batteries, contribuera à la baisse des prix en supprimant des frais de transports et des taxes sur les importations.

L’intégration des packs dans des plateformes exploitées pour différents modèles de voitures électriques et de différentes marques allège également les tarifs sur les batteries, mais aussi sur les systèmes associés, comme les dispositifs de gestion thermique, par exemple.

Avec la réalisation à meilleur marché des véhicules, l’offre en utilitaires électriques devrait devenir plus attractive, précipitant encore le mouvement.
https://www.automobile-propre.com/voitu ... isser/amp/

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Message par energy_isere » 09 déc. 2019, 19:57

UE: 3,2 milliards d'euros pour l'"Airbus des batteries électriques"

AFP•09/12/2019

Une aide colossale de 3,2 milliards d'euros pour développer une filière européenne des batteries électriques: Bruxelles a donné son feu vert à cet "Airbus des batteries", qui entend concurrencer l'Asie pour des transports plus propres.

Le versement de cet argent public, par sept Etat membres dont l'Allemagne et la France, à un consortium de 17 entreprises, a été autorisé lundi par la Commission européenne.

Cette aide doit engendrer la mobilisation de "5 milliards d'euros supplémentaires en investissements privés", ce qui permettra aux Européens, espère Bruxelles, de faire face aux producteurs chinois, très en avance dans ce secteur.

Dans le détail, l'Allemagne est autorisée par Bruxelles à investir jusqu'à 1,25 milliard d'euros. Viennent ensuite la France (960 millions), l'Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions).

Ce "projet important d'intérêt européen commun" (PIIEC) comptera 17 participants directs de toute la filière, comme le constructeur automobile BMW ou les chimistes BASF et le belge Solvay, mais aussi des petites et moyennes entreprises (PME).

Ces entreprises collaboreront "étroitement les unes avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes", des entreprises mais aussi "des organismes publics de recherche de toute l'Europe", selon le communiqué de Bruxelles.

- "Risques financiers" -

"L'aide autorisée permettra de garantir que ce projet important ira de l'avant sans fausser indûment la concurrence", a estimé la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

L'objectif du projet, qui court jusqu'en 2031, est de développer des batteries lithium-ion "qui ont une plus longue durée de vie", "se rechargent plus vite" et "sont plus sûres et plus respectueuses de l'environnement que les batteries actuellement sur le marché".

"La demande de batteries devrait augmenter très rapidement au cours des années à venir", selon la Commission.

Or, le retard des pays européens dans le secteur des batteries, en particulier face à la Chine, est régulièrement relevé par les acteurs du secteur automobile.

Selon la Commission, les "risques technologiques et financiers importants" qui accompagnent ce vaste projet justifient l'octroi d'une telle aide publique.

Mais "une part importante des bénéfices supplémentaires réalisés par les participants sera partagée avec les contribuables grâce à un mécanisme de récupération", indique-t-elle.

Cela signifie que si les projets "dégagent des revenus nets supplémentaires dépassant les projections, les entreprises restitueront aux États membres respectifs une partie de l'argent perçu auprès des contribuables".

Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, s'est félicité dans un communiqué de ce "grand succès".

- Recyclage -

"Toute la chaîne de valeur de la filière des batteries pourra se déployer sur le sol européen, permettant ainsi de maintenir une production industrielle solide en Europe", a pour sa part insisté le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

Ce projet "contribuera à la réalisation de l'objectif fixé par l'Union européenne de devenir le premier continent neutre en carbone d'ici à 2050, a-t-il ajouté.

Bruxelles souligne d'ailleurs que le projet vise à "améliorer la durabilité environnementale" de la production, en réduisant son empreinte carbone et la quantité de déchets, mais aussi en mettant au point le démantèlement des batteries et leur recyclage.

La lutte contre le réchauffement climatique fait partie des priorités de la Commission, qui doit présenter mercredi ses premières mesures en la matière.

Les cellules lithium-ion sont essentielles aux batteries rechargeables de voitures électriques, mais peu de constructeurs se hasardent à les produire eux-mêmes car cela suppose des investissements colossaux pour des volumes encore limités. Beaucoup préfèrent conserver le choix entre plusieurs fournisseurs spécialisés, d'autant que les technologies évoluent rapidement.

Actuellement, seul 1% de la production mondiale de cellules lithium-ion émane de l'Union européenne, alors que le marché mondial des batteries auto pourrait atteindre 45 milliards d'euros en 2027, dont 20% à 30% en Europe, selon le cabinet BCG.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 14b43a7807

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Message par energy_isere » 13 déc. 2019, 09:05

Les batteries « sales » pourraient être exclues du marché européen

Par Sam Morgan, Euractiv | 12/12/2019

Les batteries qui ne répondent pas à des normes écologiques strictes pourraient être bannies du marché européen, a prévenu le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič. L’exécutif européen prévoit d’allouer 3,2 milliards d’euros d’aides d’État à des projets endogènes. Un article de notre partenaire Euractiv.

Dans le cadre de son alliance pour les batteries, l'UE planche sur l'élaboration de normes environnementales concernant les accumulateurs. Ces dispositions devraient lui permettre de s'approprier une part de marché d'une valeur potentielle de 250 milliards d'euros. Lundi 9 décembre, Maroš Šefčovič a annoncé à la presse que les importations de batteries en provenance d'Asie du Sud-Est pourraient être exclues du marché européen si elles ne répondaient pas à un certain nombre de critères. Interrogé sur les conséquences que pourrait entraîner le changement de cadre juridique, le commissaire a confirmé que celui-ci pourrait se traduire par l'exclusion de certains fabricants : « S'ils ne respectent pas les normes, alors oui [ils pourraient être exclus du marché européen] ».

« Nous devons impérativement nous aligner sur les autres économies et sur les autres marchés, il nous faut respecter leurs normes », a-t-il ajouté. La liste de critères écologiques que les batteries devront respecter portera aussi bien sur la durabilité des matières premières utilisées pour la production, que sur la propreté de l'énergie utilisée au cours de la fabrication. Les législateurs européens ont pris conscience que l'Union n'était pour l'heure pas en mesure de concurrencer les importations en provenance de Chine et de Corée en termes de prix et de volume, ils ont donc mis l'accent sur l'aspect environnemental afin de tirer parti de la demande croissante concernant l'électrification.

« Bien sûr, nos concurrents asiatiques ne dorment pas. Ils voient ce que nous voulons faire de cette alliance. Le travail sur les normes est important : si vous voulez vendre ici, vous devez les respecter », a-t-il ajouté. Le 9 décembre, la Commission a également annoncé qu'elle avait approuvé l'octroi de 3,2 milliards d'euros d'aides d'État à des projets concernant les batteries dans sept États membres : la Belgique, la Finlande, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et la Suède. Tous avaient fait acte de candidature plus tôt cette année.

L'Allemagne principal bénéficiaire des aides

Les sept pays ont présenté une série de projets soutenus par 17 entreprises, dont BMW, Enel X et Umicore, dans le cadre du programme IPCEI (Important Project of Common European Interest) de l'UE. La liste des idées « ambitieuses et risquées » va de l'approvisionnement en matières premières et de leur utilisation dans les batteries jusqu'au recyclage et à la réutilisation de ces dernières. Les projets devraient durer jusqu'en 2031. « L'accent que nous mettons sur l'intensification de l'innovation dans le cadre de l'alliance européenne pour les batteries nous permet d'établir de solides partenariats industriels. Grâce aux efforts intensifs de sept États membres, de l'industrie et de la Commission, le premier grand écosystème paneuropéen concernant les batteries en Europe est en train de voir le jour », s'est réjoui Maroš Šefčovič dans un communiqué.

Sa collègue Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence, a joué un rôle important dans l'affaire en accordant la bénédiction de la Commission à l'IPCEI, qui est coordonné par la France. « Nos IPCEI permettent aux pouvoirs publics et aux industries de plusieurs États membres de se réunir et de concevoir des projets d'innovation ambitieux ayant des retombées positives sur les secteurs industriels et les régions », a déclaré la Danoise. « L'aide approuvée permettra à cet important projet d'aller de l'avant sans générer une distorsion de la concurrence », a-t-elle ajouté.

Selon les estimations, l'Allemagne sera le principal bénéficiaire des aides d'État octroyées, Berlin ayant l'intention d'injecter plus d'un milliard d'euros dans divers projets. La France a pour sa part prévu d'investir environ 960 millions d'euros. Les 3,2 milliards d'euros de l'UE devraient drainer 5 milliards d'euros supplémentaires provenant d'investissements privés. Grâce à ces fonds, deux méga-usines de batteries seront construites.

Interrogé sur l'usage que les États membres allaient faire de l'argent de l'UE, et en particulier si celui-ci allait être directement investi dans les projets, Maroš Šefčovič a répondu qu'il était possible que certains gouvernements nationaux réorientent des fonds structurels pour faire face aux dépenses. L'industrie des batteries pourrait recevoir un autre cadeau de Noël anticipé de la part de la Commission, car un autre IPCEI, coordonné cette fois par l'Allemagne, présentera les détails de sa proposition avant la fin de l'année. Le processus d'approbation devrait cependant durer quelques mois au minimum. Ce paquet impliquera 12 ou 13 États membres et 50 bénéficiaires directs en profiteront.
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 35250.html

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Message par energy_isere » 13 déc. 2019, 21:57

PSA pourrait ouvrir une usine de batteries dans le Nord en 2023

OLIVIER JAMES Usine Nouvelle 13/12/2019

PSA pourrait ouvrir une usine de batteries dans la région Hauts de France via un investissement de 2,2 milliards d’euros. Mais le groupe n'a pas arrêté sa décision.

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L’offensive européenne pour reprendre la main sur la production de batteries pour les véhicules électriques se concrétise. Alors que la Commission européenne vient d’autoriser sept états, dont la France, à fournir pour 3,2 milliards d’euros d’aides publiques à un Airbus des batteries, les Hauts de France pourrait profiter de cette dynamique industrielle. Le groupe PSA, associé au spécialiste des batteries Saft, est en négociation avec la région pour implanter une usine à Douvrin, rapporte les Echos sur son site, qui commencerait à produire en 2023. L’investissement s’élèverait au total à 2,2 milliards d’euros et pourrait à termes créer 2500 emplois.

Cet investissement s’inscrit dans le cadre du PIIEC, le Programme important d'intérêt européen commun, précise le quotidien, et permettrait d’édifier un site qui s’étendrait sur 9 hectares. Un projet qui a semble-t-il fédéré, dans une région à l’activité industrielle chancelante. En plus de l’Etat qui apporterait 690 millions d’euros, y participerait, si le projet voyait le jour, la région Hauts de France (121 millions d’euros) ainsi qu’un certains nombres de collectivités parties prenantes (à hauteur de 41 millions d’euros).

Les collectivités en opération séduction

Mais la prudence par rapport à cette annonce reste de mise. Si le constructeur se félicite du montant des aides accordées à l’échelle européenne, on s’empresse de préciser chez le constructeur que le lieu de l’implantation de son usine de batteries n’est pas arrêté. Tant s’en faut. "PSA analyse actuellement les propositions émanant de la France et de l’Allemagne ainsi que celles des régions dans lesquelles le groupe a des implantations industrielles et prendra une décision sur ce dossier début 2020", explique à L’Usine Nouvelle le porte-parole du groupe. Les deux pays accueilleront en effet chacun l’une des deux usines de production de batteries, dans le cadre de l’Airbus des batteries.

La contre-attaque européenne face à l’actuel monopole asiatique en matière de batteries électriques attise les convoitises des collectivités de chaque côté du Rhin. En France, outre les Hauts-de-France, c’est la région du Grand Est qui se démène pour attirer à celle cet investissement. "L’idée pour PSA est, quoi qu’il en soit, de s’implanter dans une région où il possède déjà des usines", souligne une personne proche du dossier. En Allemagne, c'est Kaiserslautern qui tiendrait la corde, où est déjà implanté Opel, aujourd'hui dans l'escarcelle de PSA. Seule certitude aujourd’hui : l’usine pilote française, qui doit voir le jour dès 2020 en plus des deux usines de production, sera quant à elle basée à Nersac (Nouvelle-Aquitaine).

Pour les constructeurs, la production de batteries pour les véhicules électriques est tout sauf une évidence. Si le marché pourrait atteindre 45 milliards d'euros en 2030, selon Xavier Mosquet, directeur associé au Boston Consulting Group, les investissements nécessaires et les changements que cela implique au niveau des fournisseurs posent question. Raison pour laquelle un constructeur comme PSA, qui étudie la question depuis déjà de nombreux mois déjà, prend le temps de la réflexion malgré les aides qu'on lui propose.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... 23.N913204

Douvrin c'est dans un triangle Lille Lens Bethune.

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Message par energy_isere » 20 janv. 2020, 22:01

PSA donne son feu vert pour une étude sur l'Airbus des batteries avec Total

le 20/01/2020

Le conseil de surveillance de PSA a donné ce 20 janvier son feu vert à l'étude d'une coentreprise de batteries avec Total et sa filiale Saft devant permettre à l'Europe de rattraper son retard sur l'Asie en matière de stockage d'électricité pour les véhicules.

L'Airbus des batteries passera (peut-être) par PSA. Le groupe automobile français veut étudier la viabilité d'un tel projet. "Le conseil de surveillance du constructeur a donné ce 20 janvier mandat pour poursuivre les travaux en vue de la création d'une JV PSA-Opel-Total-Saft pour la conception, fabrication et commercialisation de modules de batteries pour le secteur automobile", a dit un porte-parole du constructeur français.

Il a précisé que la décision de lancer ou non cette co-entreprise, associée à un projet franco-allemand d'usines de batteries (dont la localisation potentielle est pour l'heure inconnue), ne serait prise qu'à l'issue des travaux engagés.

La Commission européenne a lancé fin 2017 une initiative connue sous le nom "d'Airbus des batteries". L'écrasante majorité des batteries lithium-ion pour les voitures vient actuellement de Corée et de Chine, alors que ce composant est appelé à jouer un rôle stratégique sur un marché des véhicules de plus en plus électrifié.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... al.N921524

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Message par energy_isere » 26 janv. 2020, 09:58

Le prix des batteries lithium-ion a chuté de 87% en 10 ans

31/12/2019 autoplus

Pour le moment, la baisse des prix des batteries lithium-ion ne se répercute pas sur le prix des voitures électriques.

Le prix des batteries lithium-ion a chuté de 87% en moins de 10 ans. C'est ce qui ressort d'une étude publiée par Bloomberg New Energy Finance.

Le prix moyen au kWh s'élevait à près de 1.200 dollars (environ 1.070 euros) en 2010. Il a fortement diminué pour atteindre 156 dollars (environ 140 euros) en 2019. Selon l'enquête de Bloomberg New Energy Finance, "ces réductions de coûts s'expliquent par la hausse des volumes de production associée à l'augmentation des ventes de voitures électriques et aussi par l'optimisation des processus de fabrication".


"Aligner le prix des électriques sur les essence et diesels"
Toujours selon la même source, la baisse devrait se poursuivre avec un prix proche de 100 dollars (90 euros) à l'horizon 2023. Il faudra comptez ainsi environ 9.000 euros pour une batterie de 100 kWh. Ce seuil symbolique des 100 dollars est considéré comme un point de bascule par les analystes. "Ce tarif permettra d'aligner le prix des véhicules électriques sur leurs modèles essence et diesel".

Pour le moment, ce n'est toujours pas le cas. Bien au contraire. En Europe, le prix moyen d'un véhicule électrique a augmenté de 42% depuis 2011 et il coûte plus cher que son équivalent thermique. Retrouvez notre actualité : Les voitures électriques coûtent de plus en plus cher.
https://www.autoplus.fr/actualite/Batte ... 45337.html

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Message par energy_isere » 30 janv. 2020, 20:10

Emmanuel Macron visite l'usine Saft de Nersac pour accélérer l'Airbus des batteries

ANNE-SOPHIE BELLAICHE le 29/01/2020

Emmanuel Macron visite le 30 janvier une usine Saft à Nersac (Charente). Ce site doit accueillir la future ligne pilote de batteries automobiles du programme franco-allemand, surnommé "Airbus des batteries". Le patron de PSA, Carlos Tavares, se fait remarquer par son absence

Le président de la République veut marquer le soutien de l’État à la mobilité verte. Il lance, en personne, la bataille de la maîtrise de la batterie, maillon stratégique de la chaîne de valeur du véhicule électrique. Jeudi 30 janvier, Emmanuel Macron visite l’usine Saft de Nersac (Charente), en compagnie de la ministre allemande de la recherche. C’est là que s’installeront les activités de R&D et la première ligne pilote d’un projet porté par un consortium qui réunit Saft (filiale de Total) et PSA.

Deux projets d'usines de batteries

L’investissement pour cette première phase est chiffré à 200 millions d’euros. L’initiative est fortement soutenue par les gouvernements français et allemand car l’ambition, une fois qu’une nouvelle génération de batteries aura été développée à Nersac, est d’ouvrir deux "gigafactory" : l’une à Douvrin (Pas-de-Calais) dans les Hauts-de-France où PSA possède une usine de moteurs et l’autre à Kaiserlautern en Allemagne qui abrite un site Opel.

Selon l’Élysée, le projet est "un marqueur fort du quinquennat pour montrer que la réindustrialisation du pays est en marche et que l’on peut construire un nouveau modèle de croissance durable autour de technologies qui apporte des solutions."

3,2 milliards d’euros de financement public

"Tous les feux sont au vert sur ce projet", ajoute la présidence. Le gouvernement français est prêt à investir 700 millions d’euros et l’Allemagne 450 millions d'euros. Les collectivités locales contribueraient aussi à hauteur de 150 millions d’euros à l’implantation des usines.

La commission européenne a en effet donné son accord le 8 décembre 2019 à un IPCEI Batterie. Un IPCEI (Important Projects of Common European Interest) est un système d’aides d’État qui permet de soutenir non seulement les phases de R&D mais aussi celles de la première industrialisation. Il oblige aussi à des collaborations entre États-membres. Sept pays et 17 entreprises se sont engagés dans cet IPCEI batterie qui sera doté jusqu’à 3,2 milliards d’euros de financement public. Le projet franco-allemand n’est que l’un des projets abrité sous l’ombrelle de cet IPCEI.

PSA RESTE PEU DISERT

Sur ce projet, si tous les feux sont au vert côté public, il est légèrement orange du côté du constructeur automobile du consortium. Saft semble allant : l'entreprise fabrique déjà des batteries pour l’aéronautique, le naval, le ferroviaire ou le médical. En revanche PSA reste peu disert sur son implication. Carlos Tavares, le patron de PSA, n’est d’ailleurs pas du déplacement avec le président de la République pour ce projet censé être structurant pour l’indépendance de la filière.

Le 20 janvier, selon un porte-parole du constructeur du groupe automobile, "le conseil de surveillance a donné mandat pour poursuivre les travaux en vue de la création d'une [co-entreprise] PSA-Opel-Total-Saft pour la conception, fabrication et commercialisation de modules de batteries pour le secteur automobile". Une déclaration qui ne marque pas un franc enthousiasme.

L'État veut rassurer sur un projet risqué

Aujourd’hui, le marché des batteries est principalement tenu par des constructeurs asiatiques. Un autre projet de gigafactory est beaucoup plus avancé en Europe, il s’agit du projet suédois Northvolt dans lequel Volkswagen a investi 900 millions d’euros. Northvolt veut produire en Europe, des batteries lithium-ion "propres" à des coûts compétitifs par rapport à l’Asie en gérant les problématiques de recyclage. Alors que Volkswagen et d’autres constructeurs allemands, comme BMW, lancent des projets, PSA poursuit donc ses études préliminaires.

Le groupe français aurait besoin d’être rassuré sur la réalité et l’ampleur du soutien financier de l’État dans ce projet risqué et très consommateur de capitaux, puisqu’il vise la prochaine génération de batteries. L’un des objectifs du président de la République, en mouillant sa chemise sur le terrain, est sans doute aussi d’accélérer l’engagement du constructeur français.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... es.N924314

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 10 févr. 2020, 19:25

PSA investira 2 milliards d'euros dans la Gigafactory d'Opel à Kaiserslautern, en Allemagne

GWÉNAËLLE DEBOUTTE Usine Nouvelle 10/02/2020

BONNE NOUVELLE Opel a annoncé le 7 février la construction d’une usine de production de cellules de batteries pour voitures électriques à Kaiserlautern, qui viendra compléter celle de PSA qui devrait s’installer à Douvrin, dans les Hauts-de-France. En Allemagne, la course pour l’autosuffisance est lancée entre les constructeurs automobiles.

Les projets d’usines de cellules de batterie pour véhicules électriques continuent de sortir de terre outre-Rhin. Vendredi 7 février, c’était au tour d’Opel d’annoncer son projet de Gigafactory à Kaiserslautern (Rhénanie-Palatinat) pour un investissement de deux milliards d’euros. "Entre 2023 et 2030, nous construirons trois blocs d’une capacité unitaire de 8 GWh, a précisé Michael Lohscheller, le directeur d’Opel. A terme, ces 24 GWh équiperont annuellement un demi-million de véhicules."
( ......abonnés)
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... ne.N927874

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 10 févr. 2020, 19:40

Feu vert européen à l'alliance PSA-Total dans les batteries

PUBLIÉ LE 10/02/2020 BRUXELLES (Reuters)

La Commission européenne a approuvé lundi la création de la coentreprise formée par Total et PSA pour la production de batteries pour véhicules électriques.

"La Commission a conclu que la concentration envisagée ne soulèverait pas de problème de concurrence", a déclaré l'exécutif européen.

La coentreprise ACC (Automotive Cells Company) menée par Total via sa filiale Saft et PSA via Opel sera créée à 50/50 pour la ligne pilote. En phase industrielle, la part de Saft sera limitée à 33%.

Elle entend être en mesure de lancer "fin 2021 au plus tard" la phase industrielle du projet pour produire des batteries en 2023-2024 dans une usine dans les Hauts-de-France et ensuite en Allemagne.
https://www.usinenouvelle.com/article/f ... es.N928294

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 12 févr. 2020, 22:21

Une pénurie de batteries stoppe temporairement la production du SUV électrique de Jaguar

HUBERT MARY Usine Nouvelle 12/02/2020

En raison d’une pénurie de composants de batteries, Jaguar Land Rover va stopper la fabrication de son SUV électrique I-Pace. Après Audi et Mercedes, Jaguar est le troisième constructeur touché par cette problématique d’approvisionnement.

L’approvisionnement en batteries va-t-il freiner la production de véhicules électriques ? La problématique n’est pas nouvelle et touche cette fois Jaguar Land Rover. D’après les informations du Times, le constructeur anglais va devoir stopper la production de son SUV électrique I-Pace durant une semaine, à compter lundi du 17 février. Magna, qui construit le I-Pace dans son usine de Graz, en Autriche, pour le compte de Jaguar, va stopper les lignes de production de son usine autrichienne. En cause, une pénurie de batteries chez son fournisseur coréen LG Chem.

Une pénurie d’autant plus étonnante que le véhicule est produit dans des volumes raisonnables : 1 500 exemplaires sortent de l'usine de Magna par mois. Les ventes n’ont pas dépassé 19 000 unités en 2019.

Audi et Mercedes également touchés

En avril 2019, une pénurie chez LG Chem avait amené Audi à retarder la livraison de sa première voiture électrique, la E-Tron. L’allemand avait dû baisser de 10 500 unités sa production par rapport aux prévisions en 2019.

Plus récemment, en janvier 2020, Mercedes a dû également revoir à la baisse sa production de SUV EQC, faute d’un approvisionnement suffisant de la part de LG Chem. L’allemand aurait divisé par deux le nombre de véhicules qu’il pense pouvoir assembler en 2020, selon passant de 60 000 à 30 000.

C'est pour éviter ce genre de soucis qu'un projet européen, surnommé "Airbus des batteries", est en cours de création. Il rassemble notamment PSA et Total. L'idée : fabriquer des cellules de batteries sur le continent européen pour réduire la dépendance des constructeurs aux acteurs asiatiques.
https://www.usinenouvelle.com/article/u ... ar.N929134

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 12 févr. 2020, 22:25

BASF prévoit deux usines de matériaux pour batteries de véhicules électriques en Europe

JULIEN COTTINEAU Usine Nouvelle le 12/02/2020

Le géant allemand de la chimie BASF construira une usine de matériaux actifs pour cathodes sur son complexe de Schwarzheide, en Allemagne. Cette implantation, inscrite dans le déploiement de l’Airbus européen des batteries et qui devrait permettre de fournir 400 000 véhicules électriques par an, démarrera en 2022. Soit en même temps que le démarrage d’une usine de matériaux précurseurs que BASF construit en Finlande. BASF deviendra ainsi le seul fournisseur de tels matériaux implanté industriellement en Europe, Amérique du Nord et Japon.

C’est un nouveau signe de la volonté de faire décoller un Airbus des batteries en Europe. BASF a annoncé le 12 février la construction d’une usine de matériaux actifs pour cathodes (CAM) pour les batteries lithium-ion de véhicules électriques. Elle sera implantée sur le complexe du géant chimique à Schwarzheide, en Allemagne, et devrait démarrer en 2022. Ce qui est également la date désormais annoncée pour la mise en service d’une usine de matériaux précurseurs (CPAM) à Harjavalta, en Finlande, projet qui avait été lancé par BASF fin 2018.

Aides publiques

A l’époque, le groupe avait dévoilé un engagement d’investir au moins 400 millions d’euros pour se positionner en Europe dans ces matériaux destinés à accompagner l’essor d’une filière européenne des véhicules électriques. Pour l’heure, le montant total des investissements envisagés par BASF pour ces deux usines n’est plus précisé, selon un porte-parole. Le groupe chimique allemand cherche d’ailleurs des soutiens publics pour son projet et a candidaté pour recevoir une partie des aides publiques que la Commission européenne a autorisées fin 2019 pour le développement de la filière européenne des batteries.

Fournir 400 000 véhicules électriques par an en Europe

L’usine de Schwarzheide permettrait de fournir en CAM l’équivalent des besoins d’environ 400 000 véhicules électriques construits par an. Elle offrira aussi un positionnement particulier à BASF en Europe. Le groupe assure que ce projet le placera comme le plus grand fournisseur de matériaux pour cathodes en Europe doté d’une chaîne de valeur sécurisée et intégrée, notamment grâce à l’usine de précurseurs en Finlande. Laquelle dispose d’un contrat à long-terme avec le groupe russe Norilsk Nickel (Nornickel) pour être alimentée en matériaux critiques (nickel et cobalt), depuis un site finlandais de Nornickel.

Filières complètes sur trois continents

Mieux, ce projet européen va faire de BASF le seul producteur au monde de CAM disposant de filières complètes en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, assure le groupe allemand. Car si BASF ne produit pas encore ce type de matériaux sur le sol européen, il a déjà démarré aux Etats-Unis et au Japon, depuis 2015. Dans les deux cas, ces productions sont menées en coentreprises, majoritairement détenues par BASF, avec le groupe japonais Toda. Deux sites sont implantés sur le sol américain, à Elyria, dans l’Ohio et Battle Creek dans le Michigan. Dans le sud du Japon, deux usines voisines produisent à Kitakyushu et à Onoda, un site qui a d’ailleurs été agrandi dès 2017.

Energies renouvelables

Par ailleurs, pour ses deux futures usines européennes, BASF prévoit de minimiser au maximum l’impact sur l’environnement. A Schwarzheide, il accompagne son projet d’une modernisation de la centrale existante de cogénération au gaz du complexe et prévoit, dès le démarrage de l’usine en 2022, un meilleur approvisionnement en énergies renouvelables. Sur le site finlandais, la future usine de précurseurs sera alimentée en énergies hydraulique, éolienne et issue de biomasse.
https://www.usinenouvelle.com/article/b ... pe.N929284

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 01 mars 2020, 10:12

Le fabricant chinois de batterie CATL va investir 4.7 milliards de dollars pour multiplier par 4 sa production de batteries Lithium-ion, et ils vont fournir Tesla en Chine.
CATL est leader du marché avec 28 % du marché en 2019.
With Tesla deal set, Chinese battery maker CATL makes plans to quadruple output

Bradley Berman - Feb. 28th 2020

The world’s biggest electric vehicle battery maker, CATL, will invest up to $3.7 billion to quadruple its production capacity for lithium-ion batteries used in cars and storage systems. In today’s report from Japan’s Nikkei, the financial publication tied CATL’s announcement with its plans to supply batteries to Tesla.

China’s CATL shipped the equivalent of 32.5 gigawatt-hours of automotive lithium-ion batteries in 2019. The company is the industry leader with a global share of 28%, according to South Korea’s SNE Research. It supplies batteries to Daimler, Honda, Toyota, Volvo, and Volkswagen.

It will take two to three years for CATL’s new facilities to come online. Capacity at a factory in Jiangsu Province will go up by 24 gigawatt-hours. And its output capacity in Ningde, Fujian Province, where the company has its headquarters, will increase by 16 gigawatt-hours. There will also be a new plant opened in Sichuan Province with a capacity of 12 gigawatt-hours.

CATL is already building its first overseas plant in Germany. That facility will have a capacity of 14 gigawatt-hours starting in about 2022.

Automakers, including Audi, Hyundai-Kia, Jaguar, and Mercedes-Benz, have acknowledged that constraints to their battery supplies have delayed or limited their EV production.

In early February, CATL said that it signed a deal to provide batteries to Tesla in China from July 2020 through June 2022. No terms were disclosed.

The EV battery wars are intensifying. Panasonic, which had been Tesla’s sole supplier, this month announced that it had finalized a joint venture agreement with Toyota Motor. The Japanese automaker will take a 51% stake in the new battery company, to be named Prime Planet Energy & Solutions.

Tesla is ramping up battery capacity from multiplier suppliers, as it plans to deliver 500,000 cars in 2020. In its Q4 2019 conference call, Tesla CEO Elon Musk confirmed that the company was working with both CATL and LG Chem, in addition to Panasonic. Tesla also plans to make its own cells.

A couple of weeks ago, Reuters reported that Tesla is in “advanced stages of talks” to use batteries from CATL that contain no cobalt. That would mark the first time for Tesla to include lithium iron phosphate batteries in its lineup, a step to reduce costs.

Cobalt is also one of the most expensive metals in EV batteries, costing between $33,000 and $35,000 per tonne. Wired reported this month that demand of cobalt could reach 430,000 tonnes in the next decade, which is 1.6 times today’s capacity. There are also concerns about the limited supply of cobalt, as well as the ethics of its production.
https://electrek.co/2020/02/28/with-tes ... le-output/

myf
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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par myf » 10 mars 2020, 20:23

Bonjour,

J'ai vu cette annonce sur ebay :

http://www.ebay.fr/itm/Kilowatt-Labs-SI ... 420859f7c9

C'est apparemment un accumulateur de 1KWh sous 12V constitué de supercapacités.

Est-ce plausible ? Les caractéristiques techniques donnent 1kWh (sous 12V, sans doute avec une régulation DC/DC de tension) pour 23kg et 14.2L.
Elles sont annoncées pour des millions de cycles, sans usure et 40ans d'usage.

Mais la page wikipedia affiche de 4 à 6 Wh/kg : soit au minimum 167kg au lieu des 23kg annoncés...

J'ai trouvé ces deux liens, très pauvres en renseignements techniques,

http://solar.omegastore.it/supercondens ... -1-12.html
http://www.iorisparmioenergia.com/accum ... bs-it.html

Ce dernier site parle à la fin de 83Ah cohérent avec 1kWh sous 12V, et de 50Ah plus faible mais du même ordre de grandeur...

Savez-vous ce qu'il en est des éventuels derniers progrès des supercapacités ?
J'aurai tendance à penser que c'est trop beau pour être vrai...

Bien cordialement.

F.

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par emmort » 11 mars 2020, 13:02

myf a écrit :
10 mars 2020, 20:23


C'est apparemment un accumulateur de 1KWh sous 12V constitué de supercapacités.
Les supercapacités sont une réalité mais ont des limites. Le principal est le taux d'autodécharge qui (à ma connaissance) est très élevé.
Il y a des boosters pour dépanneurs qui utilisent ce procédé. Le dépanneur charge "constamment" le booster dans son camion et l'utilise pour démarrer une voiture.

Il est conseillé de procéder au démarrage moins d'une heure après le débranchement du chargeur.
Cela marche très bien et ne s'use pas.

Bref pour des applications comme celles-là c'est impeccable.

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Re: [Véhicule électrique] la question des batteries

Message par energy_isere » 26 mai 2020, 18:34

Renault rejoint Total et PSA sur les batteries électriques, dit Macron

REUTERS•26/05/2020

Le constructeur français Renault va rentrer au capital de la co-entreprise formée par Total et PSA pour la production de batteries pour véhicules électriques, a annoncé mardi Emmanuel Macron.

"Renault a acté ce matin sa décision de rejoindre le programme européen de batteries électriques", a déclaré le chef de l'Etat français à l'issue d'une visite de l'usine de l'équipementier Valeo à Etaples (Pas-de-Calais).

Formée par Total, via sa filiale Saft, et PSA, la coentreprise ACC (Automotive Cells Company) a reçu le feu vert de la commission européenne en février dernier avec l'objectif de produire des batteries pour un million de véhicules par an en Europe, soit près 10 à 15% du marché, d'ici 2030.

Renault, a poursuivi Emmanuel Macron, a par ailleurs décidé de "développer le nouveau moteur électrique de l'alliance à Cléon (Haute Normandie) projet initialement prévu en Asie".
https://www.usinenouvelle.com/article/a ... on.N968386

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