Une centrale nucléaire pour les transports des français

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par Remundo » 08 sept. 2017, 18:58

d'accord avec tes remarques Kercoz, mais elles concernent une situation de crise, et les véhicules électriques n'auront pas grand chose à voir avec ça.

en usage normal du réseau, toutes les machines à laver ne tournent pas en même temps, tout comme les charges de VE.

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par emmort » 11 sept. 2017, 13:09

Remundo a écrit :d'accord avec tes remarques Kercoz, mais elles concernent une situation de crise, et les véhicules électriques n'auront pas grand chose à voir avec ça.

en usage normal du réseau, toutes les machines à laver ne tournent pas en même temps, tout comme les charges de VE.
Tout à fait d'accord, pour ma MIA, je la recharge sur la ligne de mon compresseur: je ne travaille généralement pas la nuit et je recharge mon VE sur les heures de nuit. Mais la ligne ne supporterait pas la simultanéité.

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par energy_isere » 13 oct. 2017, 12:27

Paris : la fin des voitures à essence en 2030, est-ce (vraiment) faisable ?
Transports, constructeurs automobiles, état du réseau électrique... Franceinfo passe au crible les éléments qui rendent cet objectif tenable et ceux qui, au contraire, tendent à prouver que ce sera très compliqué.

..................
..................

Un réseau électrique assez puissant ?

Cet aspect est parfois oublié. Or, il est fondamental pour que le projet soit viable. Flavien Neuvy rappelle une étude de France Stratégie. D'après cette institution rattachée au Premier ministre, "si on n'avait que des voitures électriques en France, il faudrait 30 millions de bornes de recharge, (...) ça coûte entre 25 et 30 milliards d'euros. Qui paye ? On n'a pas la réponse. Si on n'a que des voitures électriques, il faudra augmenter la production électrique, très clairement. Comment on fait ?", s'interroge-t-il.

A un niveau plus local, celui d'une ville comme Paris, Benjamin Dessus rappelle que le nombre important de voitures électriques peut poser des "vrais gros problèmes" pour le réseau lors des recharges : "A mon avis, on butera terriblement sur les problèmes de charge et le réseau électrique parisien risque le black-out."

Joint par franceinfo, Réseau de transport d'électricité (RTE) note qu'il sera possible d'accompagner le développement des voitures électriques en France à deux conditions : mettre en place un "signal tarifaire" et des prises de recharge intelligentes. Le signal tarifaire doit inciter les utilisateurs à ne pas recharger à 13 heures et 19 heures, les moments où la consommation électrique est maximale en France, mais à les décaler plus tard dans la soirée. Les prises de recharge intelligentes "permettraient de piloter la recharge du véhicule" en fonction du niveau de sa batterie. Concrètement, "vous avez votre véhicule électrique qui a roulé 15 km dans la journée, vous vous branchez le soir dans votre parking, en rentrant, à 19 heures. Le boîtier intelligent constate que votre batterie de véhicule est encore chargée à 70-75%, qu'à cette heure-ci le tarif est élevé, et que le réseau est très sollicité. Le boîtier intelligent va alors déplacer automatiquement la recharge à un horaire n'ayant pas d'impact sur le réseau électrique", explique l'entreprise de services qui gère le réseau public de transport d'électricité haute tension en France métropolitaine. Mais ce type de dispositif a un coût élevé. "Des investissements très importants sont à faire sur le réseau électrique, mais cela n'a pas été anticipé, visiblement", explique Benjamin Dessus.

Un autre problème se pose : comment concilier la multiplication des voitures électriques et la fermeture de 17 réacteurs nucléaires voulue par le gouvernement ? Selon RTE, il n'y aura pas de souci de production et de distribution grâce aux boîtiers intelligents. Mais Benjamin Dessus note une "antinomie" entre les deux objectifs et doute que le gouvernement tienne ses promesses sur ce point, rappelant que la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) n'a toujours pas eu lieu alors qu'elle avait été promise par François Hollande en 2012.

François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, est réservé. S'il se dit "très favorable à la diminution du nombre de voitures à essence à Paris", il estime néanmoins que "cet objectif est incompatible avec celui de la réduction du nucléaire". "Si la priorité, c'est le climat, on ne doit pas fermer de centrales nucléaires car, pour l'instant, fermer des centrales nucléaires fait augmenter nos émissions de CO2". "Diminution du CO2, diminution du nucléaire et augmentation de la consommation électrique, nous ne pouvons pas faire tout ça ensemble, tranche-t-il. Nous sortirons du nucléaire quand nous serons sortis de l'énergie fossile, le pétrole et le charbon."
http://www.francetvinfo.fr/meteo/partic ... 15979.html

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par mobar » 13 oct. 2017, 22:09

C'est qui ce Bréon?
https://www.linkedin.com/in/fran%C3%A7o ... n-70bb416/
Ah ouais, tout s'explique!

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par energy_isere » 27 févr. 2019, 07:55

Le véhicule électrique, peut-être une chance pour le réseau d'électricité français

AFP le 27 févr. 2019

L'essor attendu des véhicules électriques ne devrait pas poser de problème majeur pour le système électrique français et pourrait même lui être utile à terme, à condition que son développement ne se fasse pas de manière anarchique.

Dans le cadre de ses engagements climatiques, la France veut encourager leur développement avec la fin de la vente des véhicules neufs émettant des gaz à effet de serre en 2040.

La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dont le projet a été dévoilé récemment par le gouvernement, prévoit que la part des véhicules électriques et hybrides rechargeables atteindra 16,5% du parc roulant en 2028, soit 4,8 millions de véhicules en circulation.

Pourtant, cela ne se traduira pas par une explosion de la demande en électricité. "L'efficacité énergétique, la maîtrise de la consommation devrait compenser en moyenne les transferts d'usages", explique à l'AFP Philippe Degobert, directeur du campus Arts et Métiers de Lille et du master mobilité et véhicules électriques.

Même dans un scénario de développement massif du véhicule électrique et de l'hybride rechargeable, avec 15,6 millions d'unités en 2035, la consommation augmenterait de 34 térawattheures (TWh), selon le gestionnaire du réseau RTE.

Cela représente près de 8% de la consommation finale d'électricité et un volume inférieur à la consommation du chauffage électrique aujourd'hui. Avec les efforts d'économie d'autre part, RTE anticipe au final une érosion ou une stagnation de la demande totale à terme.

Un constat qui n'est toutefois pas tout à fait partagé par EDF, soucieux de maintenir ses moyens de production. "Il est prudent, notamment au regard des besoins de la mobilité électrique, de prévoir aussi une légère hausse de la consommation électrique", déclarait l'an dernier son PDG Jean-Bernard Lévy.

- "une chance" -

Le véritable défi réside toutefois dans la gestion des pics de consommation: si les automobilistes se mettent à recharger leur véhicule à leur retour au domicile le soir, ils risquent d'aggraver la "pointe" de 19H00 - lorsque s'allument les chauffages et les fours au coeur des foyers français.

Un appel de puissance brutal qui n'est toutefois pas une fatalité, selon les experts.

"Un peu comme pour les ballons d'eau chaude, il va y avoir des tarifs attractifs pour faire en sorte de recharger en décalant la pointe de 19 heures", souligne Philippe Degobert.

D'autant que la recharge des voitures peut déjà être programmée, voire gérée de manière "intelligente" afin qu'elle ait lieu au meilleur moment.

Renault a par exemple développé une application -aujourd'hui disponible aux Pays-Bas- baptisée "Z.E. Smart Charge" qui permet de piloter la recharge d'un véhicule électrique en fonction de la disponibilité de l'énergie dans le réseau.

L'utilisateur détermine ainsi son heure de départ et le niveau de charge souhaitée et la recharge se déclenche en fonction des informations transmises par le gestionnaire du réseau électrique.

A terme, les batteries pourront même réinjecter l'électricité qu'elles ont stocké vers le réseau, qui pourra puiser dans ces réserves pour faire face à un pic de demande ou pour pallier la variabilité des énergies renouvelables.

Cette capacité de stockage pourra être encore augmentée par l'utilisation de batteries "de seconde vie", des anciennes batteries de voitures reconditionnées pour un usage stationnaire.

Au final, l'électrification de la mobilité pourrait donc représenter un avantage pour le système plus qu'un problème. "Pour nous, le véhicule électrique d'usage massif peut être une vraie chance pour le système électrique et un vrai gain pour les consommateurs", s'enthousiasme ainsi François Brottes, président de RTE.

Le gestionnaire du réseau prône ainsi une utilisation qui privilégie plutôt les recharges lentes et nocturnes, associées à du stockage massif et à des capacités d'injection.

"Ça devient un outil de flexibilité, de gestion du système électrique dont on a sacrément besoin, à condition qu'il soit régulé et piloté", juge François Brottes.

Avec des questions qui restent encore en suspens notamment sur la manière d'inciter l'automobiliste -et de le rémunérer- pour le service qu'il rend au réseau.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ais-190227

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par mobar » 27 févr. 2019, 10:16

Calcul de coin de table:
http://ethicologique.org/index.php/750- ... nucleaire/
Calcul 1 : Energie nécessaire aux déplacements annuels des Français avec une citadine électrique
Pour les trajets domicile-travail-domicile (chiffres INSEE) :
(14,5 + 14,5) * 27 500 000 * 12,17 * 252 = 24 458 000 000 kWh / an = 24 458 000 MWh / an
Au total (chiffres Planetoscope) :
725 000 000 000 * 12,7/100 = 92 075 000 000 kWh / an = 92 075 000 MWh / an

Calcul 2 : Nombre d’éoliennes nécessaires pour assurer le déplacement en citadine électrique des Français sur 1 an
Pour les trajets domicile-travail-domicile (chiffres INSEE) :
24 458 000 / 10 000 = 2 445 éoliennes (soit 3,25 réacteurs nucléaires)
Au total (chiffres Planetoscope) :
92 075 000 / 10 000 = 9 208 éoliennes (soit 12,27 réacteurs nucléaires)
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par mobar » 27 févr. 2019, 15:22

Sur le même site un autre calcul de coin de table d'un autre forumeur
La voiture électrique, est ce bien écologique ?
On présente la voiture électrique comme le nouveau moyen de transport écologique.
On peut se rappeler qu’en 2000 on présentait le carburant végétal comme la solution à la pénurie annoncée du pétrole et comme une énergie verte.
Depuis on a vu les effets dévastateurs par la déforestation de grands espaces au profit d’une monoculture de canne à sucre, betteraves …
Par la suite on a montré le moteur diesel comme le moins polluant en émission de CO2 et le plus économe pour découvrir aujourd’hui qu’il émettait des micro particules.

Aujourd’hui la voiture électrique est déclarée voiture propre mais qu’en est il réellement ?
Quelques chiffres pour éclairer cette question
Consommation d’essence + diesel en France
Global 47,7 Mm3
Voitures particulières : 27Mm3

0,1l d’essence donne une énergie calorifique de 1KWh
le rendement d’un moteur thermique est de 35%
le rendement d’un moteur électrique est de 95%
le rendement d’une batterie (charge/décharge) est de 80%

Quelle énergie électrique serait nécessaire si on remplaçait 100% du parc de voiture particulière par des voitures électriques ?
Energie calorifique de 27Mm3 essence= 270 TWh
Energie mécanique des moteurs= 270 * 0,35= 94,5 TWH
Energie nécessaire pour charger les batteries des voitures électriques : 94,5/0,95/0,8=125 TWh

Production électrique annuel en France : 546 TWh
Dont
416 origine nucléaire
généré par 58 réacteurs sur 13 centrales
34 thermique
59 hydroélectrique
21 Eolien
7 solaire
7 bio

1 réacteur produit annuellement 7 à 8 TWH
le parc éolien OFFSHORE DE NYSTED qui comprend 72 eoliennes produit 552GWh / an soit 0,552TWh
la plus grande ferme solaire en France NEOEN qui s’étend sur 250ha produira 350 gigawattheures (GWh) par an soit 0,35 TWh

le passage au tout électrique nécessiterait de construire 15-16 nouvelles centrales !!

c’est écologique d’un point de vue CO2 mais pas trop du point de vue des déchets nucléaires et des risques.

le passage de 10% du parc voiture en électrique nécessite de produire 13 TWh d’électricité en plus.
⇒ouvrir deux réacteurs nucléaires en plus
⇒ créer 26 parcs Eolien offshore

Si on ajoute à cet objectif de réduire notre part nucléaire à 50% en 2025
cela équivaut à générer 143TWH de plus en renouvelable (à conso constante) soit 200 parc éoliens ou 400 fermes solaires type NEOEN

Soit une quarantaine de grosses installations solaire ou éolienne /an pendant 8 ans ;

Il faudrait peut être s’y mettre C’est pas gagné ….

On peut objecter qu’il faut intégrer une réduction de la consommation mais pour l’instant on ne voit aucune tendance à la baisse, la consommation électrique est quasi stable depuis 7 ans.

Tout ça pour dire qu’on se gargarise de beaux objectifs et grands engagements mais que dans les faits on n’a pas vraiment de solution et qu’il manque un plan d’action très ambitieux.
Quand ça veut pas, ça veut pas :-"
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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par tita » 27 févr. 2019, 15:45

Calcul 1 : Energie nécessaire aux déplacements annuels des Français avec une citadine électrique
Pour les trajets domicile-travail-domicile (chiffres INSEE) :
(14,5 + 14,5) * 27 500 000 * 12,17 * 252 = 24 458 000 000 kWh / an = 24 458 000 MWh / an
Au total (chiffres Planetoscope) :
725 000 000 000 * 12,7/100 = 92 075 000 000 kWh / an = 92 075 000 MWh / an

Calcul 2 : Nombre d’éoliennes nécessaires pour assurer le déplacement en citadine électrique des Français sur 1 an
Pour les trajets domicile-travail-domicile (chiffres INSEE) :
24 458 000 / 10 000 = 2 445 éoliennes (soit 3,25 réacteurs nucléaires)
Au total (chiffres Planetoscope) :
92 075 000 / 10 000 = 9 208 éoliennes (soit 12,27 réacteurs nucléaires)
Il me semble que dans le premier calcul, ils ont oublié de diviser par 100 (c'est 12,17 kWh/100km).

Le deuxième calcul semble correct, pour autant que les 725 milliards de km soient juste... Avec 92 TWh en plus, il faudrait en effet augmenter la production électrique de 20% (production 2018=548 TWh), soit environ 12 réacteurs nucléaires vu que la France en a 58.

C'est complètement différent en Norvège. Ils sont moins de 6 millions, mais consomment 100TWh. Du coup, ils n'ont pas besoin d'augmenter beaucoup leur production électrique pour avoir un parc 100% électrique.

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par mobar » 28 févr. 2019, 07:55

La puissance installée nécessaire pour alimenter un parc de véhicule électriques sera de toutes façon dépendante :
- des profils de consommation d'électricité du territoire (particuliers, industriels, transports ...)
- des coûts de production de cette électricité
- de la structure du parc de véhicules (hybrides, 100% batteries, pile à combustible, résiduel thermique ...)
- du type de réseau mis en place et de son évolution
- du parc de moyens de production d'élec
- des besoins de déplacement
- ...
On aura pour chaque territoire des spécificités qui feront que les adaptations se feront en continu, avec des interconnexions entres territoires

Encore un truc imprévisible!
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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par energy_isere » 23 mai 2019, 20:23

Selon RTE, la France pourra alimenter sans problème 15 millions de voitures électriques en 2035

Nathan Mann Usine Nouvelle le 23/05/2019

Selon RTE, gestionnaire du réseau électrique français, la France pourra répondre aux besoins énergétiques de plus de 15 millions de véhicules électriques en 2035 au prix de quelques dispositifs de pilotage simples. Cela pourrait même être une opportunité pour le système électrique .

La généralisation des voitures électriques pose-t-elle un risque pour le réseau électrique français ? Pas vraiment, si on en croit le gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension dans l’hexagone. Alors que seules 31 000 voitures électriques ont été vendues en France en 2018 selon les chiffres de l’AVERE (52 000 en comptant les utilitaires et les véhicules hybrides), RTE publie un rapport rassurant sur les capacités du réseau français à supporter l’électromobilité. Il pourrait supporter plus 15 millions de véhicules électriques sur le réseau en 2035 “sans difficulté majeure“, et en tirer profit si les bonnes directions sont prises.

Une hausse de la consommation modérée

Quel que soit le scénario, RTE estime que la consommation d’énergie liée aux véhicules électriques et hybrides en France ne devrait pas excéder 45 TWh, soit moins de 10% de la consommation française. Et ce avec une projection pourtant en haut de la fourchette : 15,6 millions de voitures hybrides ou rechargeables roulant intensivement sur le bitume français. Une hausse de puissance qui n’est pas anodine (à titre de comparaison, l’EPR de Flamanville doit produire 13 TWh annuellement), mais à laquelle la production française pourra largement répondre selon les prévisions de la dernière programmation pluriannuelle de l'énergie.

Image
Quel que soit le scénario, la consommation électrique des transports terrestres ne représentera qu'une petite partie de la production électrique française [© RTE]

Mais l’étude va plus loin. Partant du constat que l’enjeu des recharges des voitures électriques n’est pas la production globale, mais “l’adéquation à chaque instant entre la puissance soutirée par les véhicules électriques et la puissance produite par le parc de production“ le rapport se concentre sur les manières dont pourra être traité ce second point. Au lieu de jouer seulement sur le nombre de voitures en circulation, RTE s’intéresse aux caractéristiques de celles-ci, à l’utilisation qui en sera faite, ainsi qu’aux manières dont il sera ou non possible de piloter les recharges.

Privilégier le pilotage des recharges

Pour limiter les appels de puissance, particulièrement élevés en début de soirée quand toutes les voitures sont rebranchées de concert, le "pilotage" de la recharge des véhicules est la solution privilégiée. Même un système simple, comme une distinction entre heures pleines et heures creuses, permet d’éviter des demandes de puissance plus élevées que ce que le réseau pourrait fournir à un instant donné.

Comme 85% des recharges s’effectueront sans contraintes de temps et pourront s’étaler au cours de la nuit et de la semaine, la solution est aisée à mettre en œuvre. En moyenne, un véhicule particulier n'est utilisé que 4% du temps, et les trajets quotidiens sont de l’ordre de quelques dizaines de kilomètres, donc les batteries ne s'épuisent pas en un jour. Les courses de longues distances sont elles bien moins nombreuses et ne poseront pas de problème particulier. D’autant qu’à l’exception notable des vacances de Noël, les grands chassés-croisés ont lieu durant les vacances d’été ou les week-ends, soit à des moments où le système énergétique possède des marges abondantes.

Développer le "Vehicle to Grid"

Pour éviter les pics et économiser l’énergie, il sera donc possible de planifier les recharges en fonction des besoins de l’utilisateur, mais aussi de la production. Un bon point pour la synergie entre mobilité électrique et énergies renouvelables : des systèmes de gestion intelligents pouvant profiter de l'électricité produite lors de périodes venteuses ou d’ensoleillement pour recharger les voitures au garage.

Avec des systèmes de "vehicle to grid" (V2G), permettant aux voitures de réinjecter l’électricité que leurs batteries contiennent dans le réseau électrique, un parc électrique important pourrait même réduire les appels de puissance. Mobiliser 20% des batteries des véhicules électriques en 2035 permettrait ainsi de fournir au système électrique une puissance "au moins égale à celle des systèmes de transfert d'énergie par pompage (STEP)" - ces lacs artificiels utilisés comme réserves électriques de dernier recours - et ainsi fournir d'importantes quantités d'électricité lors des pointes de demandes. En cas de vague de froid par exemple.

Produire en France des batteries plus petites

En termes d’émissions de gaz à effet de serre, RTE corrobore les conclusions positives de l’ADEME selon lesquelles les voitures électriques ont de meilleurs résultats que les véhicules thermiques, et bénéficient du mix électrique français très peu carboné. Un constat qui l'engage aussi à préconiser la construction des batteries en France.

Le gestionnaire de l'électricité pointe néanmoins que contrairement à la tendance, développer l'autonomie des batteries peut être inutile pour des usages quotidiens faits de trajets courts, et contreproductif d'un point de vue environnemental. D'autant que la question des impacts environnementaux des batteries dus à l'extraction des matériaux nécessaires à leur construction reste entière, et que le recyclage est encore peu développé. Pour limiter les émissions de dioxyde de carbone, les transports en commun et les mobilités douces restent des solutions très complémentaires au développement de l'électromobilité. De là à dire que l'avenir de la voiture électrique sera le vélo ?
https://www.usinenouvelle.com/article/s ... 35.N846400

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Re: Une centrale nucléaire pour les transports des français

Message par paradigme » 24 mai 2019, 10:30

Tu parles d'un scoop, on a 58 réacteurs nucléaires
"Les cinquante-huit réacteurs à eau pressurisée (REP) électrogènes en service en France ont tous été construits par Framatome. Ils représentent une puissance totale de 63,13 Gigawatts. "
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des ... _en_France

et la nuit ils produisent de électricité à gogo dont on ne sait pas trop quoi faire, si remplir les barrages, faire tourner des usines en trois 8, chauffer à électrique des baraques qui resteront peu confortables, and co ...


En France coté énergie on est le pays idéal pour la voiture électrique, ainsi que les pays riches avec peu de superficies comme (Hollande, Suisse Danemark)
La Zoé est bien adaptée à l'Europe elle est plutôt une voiture de ville ou voiture de proximité:
Elle est fiable :
https://www.breezcar.com/actualites/art ... azine-0117
Et se vend bien
https://www.rtl.fr/actu/conso/la-renaul ... 7797672317

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