[Véhicule électrique] la question des métaux rares

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[Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 03 sept. 2009, 18:47

J' avais déjà mentionné le probléle éventuel de l' approvisionnement en Cobalt qui sert dans les batteries au Lithium, mais il y aussi tous les métaux rares qui servent dans les moteurs electriques, en particulier pour les aimants modernes.

Il est question du Lanthane encore pour les batteries, et du Neodyme , Dysprosium, Terbium.
As hybrid cars gobble rare metals, shortage looms

LOS ANGELES (Reuters) - The Prius hybrid automobile is popular for its fuel efficiency, but its electric motor and battery guzzle rare earth metals, a little-known class of elements found in a wide range of gadgets and consumer goods.

That makes Toyota's market-leading gasoline-electric hybrid car and other similar vehicles vulnerable to a supply crunch predicted by experts as China, the world's dominant rare earths producer, limits exports while global demand swells.

Worldwide demand for rare earths, covering 15 entries on the periodic table of elements, is expected to exceed supply by some 40,000 tonnes annually in several years unless major new production sources are developed. One promising U.S. source is a rare earths mine slated to reopen in California by 2012.

Among the rare earths that would be most affected in a shortage is neodymium, the key component of an alloy used to make the high-power, lightweight magnets for electric motors of hybrid cars, such as the Prius, Honda Insight and Ford Focus, as well as in generators for wind turbines.

Close cousins terbium and dysprosium are added in smaller amounts to the alloy to preserve neodymium's magnetic properties at high temperatures. Yet another rare earth metal, lLanthanum , is a major ingredient for hybrid car batteries.

Production of both hybrids cars and wind turbines is expected to climb sharply amid the clamor for cleaner transportation and energy alternatives that reduce dependence on fossil fuels blamed for global climate change.

Toyota has 70 percent of the U.S. market for vehicles powered by a combination of an internal-combustion engine and electric motor. The Prius is its No. 1 hybrid seller.

Jack Lifton, an independent commodities consultant and strategic metals expert, calls the Prius "the biggest user of rare earths of any object in the world."

Each electric Prius motor requires 1 kilogram (2.2 lb) of neodymium, and each battery uses 10 to 15 kg (22-33 lb) of lanthanum. That number will nearly double under Toyota's plans to boost the car's fuel economy, he said.

Toyota plans to sell 100,000 Prius cars in the United States alone for 2009, and 180,000 next year. The company forecasts sales of 1 million units per year starting in 2010.

As China's industries begin to consume most of its own rare earth production, Toyota and other companies are seeking to secure reliable reserves for themselves.

Reuters reported last year that Japanese firms are showing strong interest in a Canadian rare earth site under development at Thor Lake in the Northwest Territories.

A Toyota spokeswoman in Los Angeles said the automaker would not comment on its resource development plans. But media accounts and industry blogs have reported recently that Toyota has looked at rare earth possibilities in Canada and Vietnam.
http://www.reuters.com/article/newsOne/ ... 2B20090831

Or c' est la Chine qui est le producteur mondial majoritaire pour ces métaux rares, principalement en Mongolie intérieure, selon cet article :
http://www.telegraph.co.uk/finance/comm ... ports.html
La Chine envisage meme de mettre en place des restrictions à l' exportation de ses métaux rares.

.....
A draft report by China’s Ministry of Industry and Information Technology has called for a total ban on foreign shipments of terbium, dysprosium, yttrium, thulium, and lutetium. Other metals such as neodymium, europium, cerium, and lanthanum will be restricted to a combined export quota of 35,000 tonnes a year, far below global needs.

China mines over 95pc of the world’s rare earth minerals, mostly in Inner Mongolia. The move to hoard reserves is the clearest sign to date that the global struggle for diminishing resources is shifting into a new phase. Countries may find it hard to obtain key materials at any price.
................

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 03 sept. 2009, 19:12

Caradisiac reprend l' info (mais c' est trés condensé) en Francais :
Les métaux rares seraient-ils mis en péril... par les véhicules hybrides ?

Ironie du sort, le succès des véhicules hybrides accroitrait de manière exponentielle l'exploitation de métaux rares ! Selon le London Telegraph, il n'existe actuellement aucun substitut aux métaux rares qui entrent dans la fabrication des véhicules hybrides.

Mais ce qui a mis la puce à l'oreille des scientifiques et la décision de la Chine d'arrêter définitivement l'exportation de plusieurs métaux rares, ainsi que le soudain intérêt du Japon pour des mines canadiennes... La demande de métaux rares, qui sont au nombre de 15, devrait s'accroitre pour atteindre 40 000 tonnes annuelles. La majorité d'entre eux étant destinés à la Prius de Toyota, l'Escape de Ford et l'Insight de Honda.

Pour faire simple, cette industrie est la plus grosse consommatrice au monde de métaux rares !

Le succès indéniable des véhicules électriques et hybrides va aggraver cette tendance. Espérons que les progrès technologiques engendrés par cette vague écologique permettra de réduire l'impact sur les ressources naturelles... Un problème chasse l'autre !
http://news.caradisiac.com/Les-metaux-r ... brides-433

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 04 sept. 2009, 19:26

Pékin vient de restreindre les exportations de néodyme, un minerai indispensable aux éoliennes et aux moteurs hybrides.

04/09/09

La Chine risque-t-elle de stopper net le développement de certaines énergies vertes ? Pékin a annoncé en début de semaine sa volonté de limiter un peu plus la production de « minerais de terres rares » pour la réserver presque exclusivement à la demande intérieure , et de créer une réserve stratégique en Mongolie intérieure. Les quelques entreprises encore autorisées à exporter doivent acquitter de lourdes taxes.

Parmi ces minerais figure le néodyme, un aimant 10 fois plus puissant que la ferrite, bien connu des magiciens pour leurs tours de passe-passe. Mais surtout, le néodyme est indispensable pour générer de l’électricité par les éoliennes ou pour fabriquer des moteurs hybrides de voitures.

Or la Chine, championne du monde des matières premières, assure plus de 90 % de la production mondiale de néodyme. Personne ne peut rivaliser avec elle. « Le néodyme existe partout dans le monde, précise Nicolas Donjon, président d’Arelec, premier importateur français d’aimants, mais ce pays présente des coûts d’extraction imbattables. Les Chinois sont aujourd’hui devenus les maîtres du jeu. » La tolérance de méthodes d’extraction très polluantes explique aussi cette domination.

Cette domination n’a pas empêché la Chine de souffrir récemment d’un ralentissement de la demande, crise mondiale oblige. D’où sa récente décision, qui n’a d’autre but que de faire remonter les cours. Objectif atteint : sa valeur est remontée à 20 dollars le kilo. Du coup, l’une des principales sociétés chinoises d’extraction, la Baotou Steel Rare-Earth, fournisseur d’Apple ou de Toyota - pour ses véhicules hybrides Prius - a immédiatement gagné 3 %. C’est devenu l’une des valeurs vedette de la Bourse de Shanghaï. Cependant le cours du néodyme est loin de son âge d’or : le kilo s’échangeait en 2007 à 60 dollars alors qu’à la fin des années 1990, il n’en valait que 10.


Dépendance accrue

La dépendance de l’industrie mondiale au néodyme (70 millions d’euros de chiffre d’affaires en Europe) ne cesse de s’accroître. « La plupart des industries utilisent ce métal méconnu, découvert au milieu des années 1980 », explique Julien Combres de CT-Magnet, autre entreprise spécialisée dans le commerce des aimants, installée à Pau.

Ces aimants ultrapuissants sont partout. Ils sont nécessaires au fonctionnement des casques stéréo, des ordinateurs, ou encore aux nouveaux appareils électroménagers surpuissants. Mais aussi dans l’emballage, en librairie, dans l’industrie automobile. Dans dix ans, la demande mondiale devrait atteindre plus de 200 000 tonnes contre 120 000 tonnes en 2009. Des experts estiment que la mainmise de la Chine sur l’un des éléments clés des énergies renouvelables peut constituer à terme un risque réel. « Si nous n’y prenons pas garde, explique Irving Mintzner, responsable du fonds américain spécialisé dans les énergies alternatives Potomac Energy Fund, nous risquons d’échanger les inconvénients de notre dépendance au pétrole du Moyen-Orient contre les inconvénients dus à une autre dépendance, celle au néodyme chinois. »
http://marches.lefigaro.fr/news/societe ... =117125256

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 07 sept. 2009, 18:45

Avec un peu de retard c'est parvenu aux journalistes du monde :
La Chine accroît sa mainmise sur les métaux rares

LE MONDE | 07.09.09

En cette fin d'été, la température est montée d'un cran sur le marché des métaux rares. La Chine finalise un plan 2010-2015 de production, qui limiterait très fortement leurs exportations. Qu'ils s'appellent dysprosium, terbium, indium..., ces métaux sont au coeur d'un nombre important d'alliages nécessaires à des applications de pointe, des écrans plats aux batteries des voitures hybrides et électriques en passant par les turbines de moteurs d'avion. Or la position quasi monopolistique de la Chine sur le segment des "terres rares", un groupe de dix-sept de ces minerais, inquiète les industriels européens, américains et japonais.

Les premières informations qui ont filtré sur le plan élaboré par le ministère chinois de l'industrie et des technologies de l'information (MIIT) - une version de travail qui doit encore être validée au plus haut de l'exécutif - laissent penser que les entreprises occidentales vont de plus en plus dépendre des choix de la Chine. Devant les premières réactions inquiètes face à ce document, une responsable du MIIT a laissé entendre, ces derniers jours, que son pays n'interdirait pas complètement l'exportation de certaines terres rares. Cela dit, ce plan 2010-2015 s'inscrit dans la continuité d'une politique de réduction des quotas d'exportation mise en place depuis des années.

Plusieurs raisons poussent la Chine à durcir sa politique. Jusqu'à maintenant, l'extraction et la purification ont été dispersées entre de nombreux producteurs chinois, de taille et de capacité technique très variables. Or "la métallurgie des terres rares est difficile et peut se révéler très polluante, surtout lorsqu'elle est menée par des acteurs aux moyens limités", note Christian Hocquard, économiste des ressources minérales au sein du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Le plan 2010-2015 rassemblerait les droits d'exploitation des mines dans les mains de quelques entreprises plus solides.

Par ailleurs, les industriels chinois sont de plus en plus présents sur des segments porteurs comme la high-tech, les télécommunications, les composants pour l'automobile ou l'aéronautique. D'où le souci des autorités de garder une bonne partie des terres rares extraites pour leur consommation. Le pays détient environ 95 % de la production mondiale de terres rares, mais en consomme aussi près de 60 %, selon M. Hocquard. "Ce n'est pas la hausse des prix sur les métaux qui intéresse la Chine, précise Georges Pichon, président de la société de négoce de métaux MarsMetal, mais plutôt la maîtrise de la filière et la fabrication sur son sol des produits tirés de ces terres rares." Une approche plus stratégique que mercantile.

Parallèlement à cette pression sur les quotas d'exportation, la Chine investit dans des mines de métaux rares situées hors de ses frontières, en Australie par exemple, verrouillant un peu plus le marché. Face à cette politique, industriels et gouvernements occidentaux réagissent de manière variée. La tension était déjà montée d'un cran en juin, lorsque l'Union européenne (UE) et le Mexique s'étaient joints aux Etats-Unis pour déposer une demande de médiation devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le cadre d'une plainte autour de certains matériaux.

Tandis que le Japon et la Corée du Sud cherchent à gonfler leurs stocks, l'UE, de son côté, est en train d'établir une liste d'une vingtaine de matériaux stratégiques pour son industrie, qui devrait être finalisée avant l'été 2010.

"Le Japon et l'Europe semblent plus avancés que les Etats-Unis dans la réflexion autour de ce problème", affirme Jack Lifton, consultant américain spécialiste de l'industrie des terres rares. Des recherches sont aussi lancées pour trouver de nouveaux alliages qui se passent des métaux rares, tandis que des initiatives de recyclage voient le jour. Mais en attendant, la Chine garde la main.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 20 nov. 2009, 11:15

La Chine contrôle jalousement ses "terres rares", des métaux cruciaux pour l'avenir :

La Chine qui arpente la planète pour en acquérir les ressources, notamment énergétiques, exerce pour sa part un étroit contrôle sur un groupe de métaux dits "terres rares" dont elle est riche, utilisés pour fabriquer iPods, éoliennes ou voitures électriques.

Le géant asiatique fournit au moins 95% de ces terres rares à la planète, 17 éléments chimiques confidentiels au nom parfois difficile à retenir, comme le praséodyme et l'yttrium, essentiels dans la haute technologie et les technologies vertes, donc toutes les industries d'avenir.

Ni terres, ni rares, ils ont été baptisés ainsi après avoir été découverts tardivement dans des minerais alors peu courants, dont il était difficile de séparer les composants.

La Chine, qui les exploite, en reconnaît depuis longtemps la valeur: l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping avait un jour souligné que si le Proche-Orient était riche en pétrole, la Chine avait ses "terres rares".

Et comme l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec l'or noir, Pékin contrôle étroitement le flux de ses ressources dans ce domaine.

"Son but est de créer des emplois et de produire des biens en Chine", estime Jack Lifton, un analyste indépendant spécialiste du sujet aux Etats-Unis.

"Il faut que nous commencions à produire ces métaux (aux Etats-Unis) comme nous le faisions autrefois. Sinon, la Chine sera le seul pays à fabriquer des objets contenant des terres rares en 2015", avertit-il.

A elle seule, une mine de Mongolie intérieure, dans le nord de la Chine, assure aujourd'hui la moitié de la production mondiale, le reste provenant du sud de la Chine, de Russie, d'Inde et du Brésil.

Mais la Chine garde la plus grande partie de ces trésors, en restreignant leur exportation.

Ces restrictions se sont accrues ces dernières années. Les terres rares sont devenues un moyen d'attirer sur son sol les entreprises étrangères, facteur de création d'emplois.

"Le gouvernement espère que les restrictions pourront apporter le transfert en Chine de certaines technologies liées aux terres rares", explique Ren Xianfang, économiste à Pékin de IHS Global Insight.

"Mais reste à savoir si cette stratégie de ressources-contre-technologies va marcher".

Les voyants d'alarme sont passés au rouge cette année avec des spéculations sur un resserrement du contrôle des autorités sur ces matières premières. Le gouvernement envisagerait même l'interdiction d'exporter certains éléments et la fermeture de mines.

Si de telles règles devaient être adoptées, les entreprises étrangères se verraient privées de métaux largement utilisés dans la haute technologie, y compris militaire (missiles), et contraintes de venir fabriquer en Chine.

"C'est un moment crucial", souligne Dudley Kingsnorth, consultant dans ce domaine, basé en Australie.

"Au cours des prochaines années, les quotas vont se réduire et à moins d'avoir accès aux ressources ailleurs qu'en Chine, de plus en plus de compagnies vont devoir se délocaliser en Chine pour assurer leur approvisionnement".

En sus de la petite production russe, indienne ou brésilienne, des réserves en cours de développement en Australie et aux Etats-Unis pourront produire environ 50.000 tonnes de terres rares d'ici à 2014.

Mais la demande mondiale devrait, elle, doubler et atteindre 180.000 tonnes dans les cinq ans. Elle pourrait rester largement insatisfaite si la Chine coupait le robinet.

"L'offre et la demande vont commencer à être très serrées entre 2012 et 2014", prédit Kingsnorth.

"Si les projets (aux Etats-Unis et en Australie) sont retardés, nous allons avoir de vrais problèmes", conclut-il.
http://www.boursorama.com/infos/actuali ... 5726286fbf

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Message par energy_isere » 20 nov. 2009, 11:53

Evidemment ces restrictions annoncées par les Chinois suscitent de l' exploration-développement dans le reste du monde.

En Australie , le "Dubbo Zirconia Project "
The Alkane Resources (ASX: ALK) Dubbo Zirconia Project is looking at a possible expanded startup capacity, given demand for niobium concentrate and yttrium and rare earth products has increased significantly.

Located 30 kilometres south of the large regional centre of Dubbo in the Central West Region of New South Wales, the Dubbo project is considered one of the most advanced developments for zirconium, niobium, yttrium and rare earth production.
......

Primary metal output from the Dubbo project was considered to be zirconium chemicals and a base case ore throughput of 200,000 tonnes per annum.

However, the company said, given the increased demand for rare earth products, niobium concentrate and yttrium, a larger production scenario of 500,000 tonnes per annum would be supported by the large in ground defined resources - at an expanded open pit mining rate - with mine life in excess of 200 years.

........
http://www.proactiveinvestors.com.au/co ... -3296.html

ce projet à pour objectif primaire d' exploiter le Zirconium dont l' industrie nucléaire à grandement besoin (entre dans la réalisation des "crayons" de combustible comme gaine), mais en plus il y a des Terres rares exploitables.

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Message par energy_isere » 20 nov. 2009, 11:54

et au Canada, la compagnie "Exploration Midland Inc." à des blocs d' explorations particuliérement prometeurs :
...
Le gîte de Strange Lake (ancienne ressource pre-NI-43101, estimée à 52 millions de tonnes à 3,25% ZrO2, 0,56% NbO5 , 0,66% Y2O3, 0,12% BeO et d'un total d'ETR de 1,3%) se niche au sein d'un pluton granitique peralcalin qui est associé au Batholite mésoprotérozoique de Mistastin. Le gîte de Strange Lake a été trouvé dans les années 80 par Iron Ore Company (IOC) en tentant d'expliquer des anomalies de fonds de lacs.

Basé sur des sources provinciales et fédérales de levés de fonds de lacs, des cartographies géologiques, de recensements d'indices minéralisés et des levés géophysiques aéroportés, les blocs Ytterby 2, 3 et 4 montrent tous de vastes aires fortement anomales en yttrium, uranium, lanthane et de béryllium dans les fonds de lacs, combinées à des anomalies radiométriques d'uranium (eU) et de thorium (eTh) à l'intérieur du Batholithe de Mistastin. Toutes ces indications suggèrent la présence de systèmes similaires en nature au gîte de Strange Lake et que les propriétés très peu explorées de Midland ont un potentiel élevé de découvertes pour des gîtes d'ETR associés à des intrusions intracratoniques.

Le secteur de Strange Lake pourrait devenir une future source mondiale de métaux des terres rares. De récents résultats d'analyses géochimiques indiquent que le secteur contient aussi un pourcentage élevé d'éléments de terres rares lourdes plus dispendieuses (europium au lutécium, une série de 9 éléments du tableau périodique) qui pourraient devenir en très forte demande avec l'émergence des technologies vertes comme les industries automobiles électriques et hybrides, les éoliennes et les ampoules écoénergétiques.
...
http://www.marketwire.com/mw/release.do ... 89&lang=F5

encore au CANADA le "Nechalacho Deposit " est prometeur également. Au stade exploratoire.
Avalon’s primary asset is the 100%-owned Nechalacho Deposit at Thor Lake in the Northwest Territory where the company has already defined an indicated mineral resource of 4.4 million tonnes of 1.97% total rare earth oxides (TREO) and 25.4% of heavy rare earths (HREO).
................
Voir ici : http://www.proactiveinvestors.com/compa ... -3052.html[/quote]

et aussi dans la région du Témiscamingue :
Le sud du Témiscamingue et en particulier son sous-sol pourraient fort bien devenir l’un des points stratégiques les plus importants en Amérique du Nord pour les États-Unis.

Des découvertes intéressantes en terres rares ont été faites au cours de la dernière année dans le secteur de Kipawa. Ces éléments sont employés en haute technologie, notamment pour fabriquer des écrans à cristaux liquides, des moteurs d’avion, des lasers, des piles à combustible et des électro-aimants à haute puissance.

Fieldex Exploration, une société basée à Rouyn-Noranda, détient l’une de ces propriétés. «Le complexe alcalin de Kipawa est actuellement considéré comme l’un des trois plus intéressants en Amérique du Nord. À 500 mètres de notre propriété, une filiale de Molycorp Minerals, une firme américaine spécialisée dans les terres rares, a justement découvert un dépôt de 2,29 millions de tonnes de minerai renfermant de l’yttrium», indique le président de la société, Martin Dallaire.

Mode panique

Ce qui rend ce complexe si attrayant pour les États-Unis vient paradoxalement de la Chine. «Depuis une vingtaine d’années, la Chine a acheté à peu près tous les dépôts de terres rares. Aujourd’hui, elle est responsable de 97 % de la production mondiale, dont 80 % est destinée à l’exportation», explique M. Dallaire.

Or, le gouvernement chinois serait en train de voter une loi pour interdire l’exportation afin de pouvoir soutenir sa consommation interne. «Les États-Unis sont donc en mode panique. Ils cherchent à acheter des propriétés ou des compagnies pour sécuriser leur approvisionnement», rapporte Martin Dallaire, qui a récemment assisté à une réunion sur le sujet à Washington.

Nouvel eldorado

Si l’on se fie à ce dernier, les terres rares seraient en voie de devenir un nouvel eldorado. «J’ai reçu au moins cinq appels d’avocats chinois qui voulaient acquérir 51 % de notre propriété à Kipawa. Quand j’ai refusé, ils m’ont carrément offert d’acheter Fieldex», soutient-il.

La naissance d’une mine de terres rares au Témiscamingue n’est toutefois pas pour demain, prévient M. Dallaire. Toutefois, après avoir investi 5 M $ sur sa propriété, Fieldex dispose maintenant de 4 M $ supplémentaires pour en assurer le développement.
http://lafrontiere.canoe.ca/webapp/site ... s&catname=

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Message par Remundo » 20 nov. 2009, 11:57

Il est sûr que la Chine veut s'accaparer de nombreuses ressources minières.

Je pense qu'il n'y en aura pas pour tout le monde :idea:

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 20 nov. 2009, 19:36

J' ai mis un paquet de temps à trouver en Français mais sans succés.
Alors en Anglais : Abundance of elements in Earth's crust
trouvé dans le wikipedia Anglais : http://en.wikipedia.org/wiki/Abundance_ ... th's_crust

Il y a un tableau avec environ 80 elements avec la teneur en % dans la croute terrestre et la production annuelle.
et aussi cette image avec une échelle Log en ordonnée :
Image

L' Uranium, situé tout à droite, pour Mr Krolik.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 30 déc. 2009, 20:53

Une news du 13 Dec 2009 qui m' avait échapée :
Le Groenland, future puissance minière ?

Par Dominique Baillard RFI

A Copenhague cette semaine les Etats vont tenter de coordonner leurs actions pour lutter contre le réchauffement de la planète. Ce changement climatique qui menace la vie sur Terre est parfois perçu comme une aubaine, c’est le cas au Groenland qui se voit bien en future puissance minière.

Parce que les réserves supposées du Groenland sont prometteuses et surtout parce que la raréfaction des ressources de la planète rend plus crédible une exploitation dans des conditions extrêmes. Dans les eaux de l’Arctique, les réserves en pétrole et en gaz se chiffrent en dizaines de milliards de barils. L’exploitation d’une parcelle infime de ce potentiel suffirait à transformer le pays encore si dépendant des subsides du Danemark en puissance énergétique.

Les handicaps liés à l'environnement sont toutefois élevés et même si la disparition de la glace s’accélère depuis trois ans, l’île est encore à 80% recouverte d’un manteau gelé de plus de 3 kilomètres d’épaisseur. Malgré ces barrières qu’il faudra surmonter, les Inuits se préparent un destin à la norvégienne.

L’année dernière, le Parlement a approuvé la création d’un fonds souverain pour gérer les recettes futures. Suite au vote de la loi danoise sur l'autonomie renforcée, les droits miniers actuellement détenus par le Danemark reviendront aux habitants du Groenland à partir du premier janvier prochain. La manne pétrolière escomptée est encore toute virtuelle puisqu’aucune exploration n’a abouti jusqu’à maintenant.


En revanche, dans le secteur des minerais, les avancées sont plus concrètes surtout dans la partie Sud la plus touchée par le dégel. Une compagnie danoise a annoncé le mois dernier la découverte d’un nouveau gisement d’or tout près de la première mine d'or entrée en exploitation il y a 5 ans. Sur la côte Est, une société australienne a programmé un forage en 2010 pour évaluer la teneur d’un gisement d’or et de platinoïdes.

Enfin, retenez bien le nom Kvanefjeld. Ce site pourrait à l’avenir satisfaire le quart de la demande mondiale en terres rares. Les terres rares, ce ne sont pas tout à fait des terres mais des minerais devenus indispensables aux nouvelles technologies dont la production est actuellement concentrée en Chine.
Voilà quelques exemples parmi d'autres qui démontrent que le Groenland a les cartes en main pour faire du réchauffement un levier de développement.
http://www.rfi.fr/contenu/20091213-le-g ... ce-miniere

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 30 déc. 2009, 20:58

La Chine restreint ses exportations de matières premières stratégiques

LE MONDE | 29.12.09

L'Union européenne (UE), les Etats-Unis et le Mexique ont tiré un coup de semonce important contre la Chine, le 21 décembre, en obtenant la création d'un groupe spécial de règlement des différends à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce groupe sera chargé de dire si Pékin viole la libre concurrence par ses restrictions à l'exportation de matières premières.

Pour les industries européennes, il s'agit d'une question de survie, comme cela a été précisé par la Commission dans son "initiative matières premières" du 4 novembre 2008. Elle y constatait "plus de 450 restrictions à l'exportation pour plus de 400 matières premières différentes" pratiquées par des pays émergents. Elle y annonçait que "l'UE agira avec détermination pour contester les mesures qui vont à l'encontre des règles de l'OMC ou des accords bilatéraux".

C'est ce qu'elle fait en dénonçant les restrictions chinoises sur la bauxite, le coke, le germanium, le magnésium, le manganèse, le silicium, le zinc et le phosphore. Ainsi, le manganèse chinois est-il frappé d'une taxe à l'export de 30 %. "Les industries de l'Union potentiellement touchées représentent 4 % de l'activité industrielle de l'UE et près de 500 000 emplois", estime la Commission, qui attaque ces pratiques au nom du protocole d'accession à l'OMC dans lequel la Chine promettait, en 2001, de ne pas limiter l'accès à ses matières premières.

Le jugement de l'OMC sera très attendu, tant le monopole chinois sur un nombre croissant de matières premières stratégiques est perçu comme une menace.

"Il y a vingt ans, raconte Georges Pichon, PDG du négociant en métaux MarsMetal, on ne dénombrait aucun grand producteur de magnésium en Chine. Aujourd'hui, il n'y en a plus un seul hors de Chine." "Le tantale, indispensable pour nos téléphones portables, était à l'origine traité uniquement par des Occidentaux, poursuit M. Pichon. En dix ans, le chinois Ningxia Orient Tantalum s'est approprié 20 % du marché. Pour élever le niveau de vie de sa population, Pékin mène une politique habile de grande puissance pour contrôler le plus de filières technologiques possible."

Ces filières dépendent de la maîtrise de vingt-neuf "métaux rares" (de l'antimoine au vanadium, en passant par l'indium) et de dix-sept "terres rares" (notamment l'or, le rhodium, le rhénium, ou le germanium...). Utilisés en quantités infinitésimales, ces éléments améliorent les propriétés physico-chimiques des autres métaux. Ils sont produits en petites quantités (130 tonnes de gallium par an), car ils sont souvent un sous-produit, à l'image du rhénium, extrait du molybdène, lui-même extrait du cuivre. Ils coûtent donc cher : le rhodium a atteint, en janvier 2008, le prix de 7 000 dollars l'once, quand l'or était à 900 dollars !

Autant dire qu'ils sont réservés à de très hautes technologies. Chaque écran à cristaux liquides contient 2 grammes d'indium. Pas d'ampoule basse consommation sans gallium. Pas de cellules solaires performantes sans sélénium. Pas de vision de nuit infrarouge sans germanium. Derrière la plainte à l'OMC des Occidentaux, ce sont ces terres rares qui sont en jeu, car la Chine est réputée assurer 95 % de leur production mondiale.

A l'OMC, on s'attend à ce que Pékin invoque l'article XX-G du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), qui prévoit des exceptions au libre-échange pour raisons environnementales. Le site du Quotidien du peuple a fait valoir, le 6 novembre, qu'au rythme d'exploitation actuel le premier gisement mondial de terres rares, à Baotou en Mongolie-Intérieure, pourrait être épuisé dans trente ans. D'autre part, le gouvernement chinois plaidera qu'en créant des quotas d'exportation (233 tonnes pour l'indium en 2009) il veut mettre fin aux exportations sauvages dont bénéficient les Occidentaux et qui représenteraient un tiers des sorties chinoises de métaux rares.

Forcer la Chine à respecter les règles de l'OMC ne suffira pas. Christian Hocquard, économiste au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), a souligné, le 3 décembre lors d'une conférence, que les Exchange Traded Funds (ETF), véhicules d'investissement physique sur les matières premières, commençaient à en stocker - notamment de l'indium - pour assécher ce petit marché et faire exploser les prix.

"Est-ce bien raisonnable de considérer les métaux rares comme une classe d'actifs ?", demande M. Hocquard, qui conseille aux industriels des mesures antispéculation : signature de contrats d'achat à long terme, couverture à terme à des prix fixés au London Metal Exchange, stockage préventif, recyclage des matières rares (50 000 téléphones = un kilo d'or), substitution d'un métal à un autre (le palladium à la place du platine dans les pots catalytiques).

Faute de volonté, les "bulles" en formation déboucheront sur des crises qui donneront crédit aux croyances millénaristes prédisant l'épuisement de tel minéral comme signe avant-coureur de la fin du monde. Et sur des bénéfices indus pour les spéculateurs.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 30 déc. 2009, 21:03

(Montréal) On les appelle les «terres rares».Elles entrent dans la composition d'appareils de haute technologie comme les lecteurs de MP3, les piles rechargeables ou les systèmes radar. Et elles étaient sur toutes les lèvres chez les explorateurs miniers québécois cette année.

Ce groupe d'une quinzaine d'éléments fait l'objet d'une conjoncture bien particulière. Jusqu'ici, la Chine se chargeait de les produire pour le monde entier (rien de moins que 96% de la production mondiale en 2006). Mais voilà: l'Empire du milieu a décidé de ralentir ses exportations pour conserver une plus grande part de sa production, lançant le reste de la planète dans une course effrénée pour découvrir de nouveaux gisements.

Et des terres rares, il y en a dans le sous-sol québécois.

Selon l'Institut de la Statistique du Québec, environ un demi-million de dollars ont été investis en exploration pour ces matériaux cette année. Les experts interrogés par La Presse Affaires sont formels: les besoins sont là et l'engouement n'est pas qu'une mode passagère. L'exploitation des terres rares est toutefois complexe et le Québec a peu d'expertise en la matière. Il restera à montrer que les gisements de la province sont exploitables commercialement. Une histoire à suivre en 2010... et bien au-delà.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/ ... -rares.php

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par krolik » 30 déc. 2009, 21:21

L'emploi du terme "terres rares" bien que traditionnl est inapproprié.
Les terres en question ne sont pas si rares que cela, leur gros problèmes c'est de les séparer les unes des autres.
En France ça se fait bien dans une usine à La Rochelle.

En Chine la principale application des terres rares, ce sont les colorants pour écrans de télé, leur marché intérieur est en telle expansion qu'ils n'exportent plus.

@+

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 30 déc. 2009, 21:34

krolik a écrit : ....En France ça se fait bien dans une usine à La Rochelle.
en effet, c' est Rhodia Chimie Terres Rares à La Rochelle.
Terres rares, oxydes mixtes et alumines

Chimie minérale - RHODIA ENGINEERING PLASTICS

Les terres rares sont des élément présents en quantité abondante dans l’écorce terrestre. Après plusieurs étapes de séparation pour obtenir des niveaux de pureté très élevés, les concentrés de terres rares subissent dans les unités de Rhodia des mises en solution, séparations et transformations, fruits d’une expertise technologique unique au monde.

Les terres rares présentent des propriétés physiques à l'origine de nombreuses innovations de notre vie quotidienne, comme la dépollution des véhicules, les écrans plats, les ampoules à faible consommation d’énergie, l’optique de haute précision.

La gamme de Luminostar™ est destinée aux marchés de l’éclairage et de l’électronique, comme les dernières technologies d’écrans plats. Utilisée dans les ampoules et tubes trichromatiques de longue durée ces matériaux permettent de réduire de 5 à 10 fois la consommation d’énergie par rapport aux ampoules à incandescence.

Utilisé avec un filtre à particules, le catalyseur soluble Eolys™ permet de réduire de 99% la quantité de particules émise par un véhicule diesel. La 3ème génération d’Eolys™ offre une autonomie de 250 000km sans maintenance. A ce jour, plus de 3 millions de véhicules sont équipés de la technologie additivée Eolys™.

Reconnues comme les matériaux de référence pour la catalyse essence, les gammes Actalys™ et Optalys™ sont présentes sur plus d’un tiers des pots catalytiques dans le monde. Ces matériaux permettent de réduire l’utilisation des métaux précieux dans les catalyseurs tout en améliorant leur performance et leur durée de vie.

Composant majeur des catalyseurs, les alumines viennent compléter l’offre de Rhodia pour contrôler les émissions polluantes.
http://www.usinenouvelle.com/expo/terre ... 50013.html

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 30 déc. 2009, 21:47

Il semblerait qu' il y ait aussi de gros gisement en Australie sur le site du Mt Weld
....Lynas owns the richest deposit of Rare Earths in the world at Mt Weld, 35km south of Laverton in Western Australia. A feasibility study has been completed on the Rare Earths deposit and all Australian approvals required for project development have been received.
http://www.lynascorp.com/category.asp?category_id=2

et
Mt Weld
Mt Weld Rare Earths Oxide (REO) deposit known as the ‘Central Lanthanide Deposit’ (CLD) is without a doubt the world’s richest Rare Earths ore body, easily capable of supplying up to 20% of the global market for 30 years.

In addition to the world class Rare Earths Oxide (REO) deposit, the Mt Weld carbonatite is also host to extensive polymetallic Resource within the 'Crown Deposit' including niobium, tantalum, zirconium, titanium, and Rare Earths.
détails ici : http://www.lynascorp.com/page.asp?categ ... &page_id=3

et il se trouve que les Chinois voulait racheter Lynas compagnie Australienne qui s' occupe de ce gisement à Mt Weld. Le gouvernement Australien vient de refuser. :-D
Dans le Le Monde du 22 Decembre :
..........
En revanche, le FIRB (Foreign Investment Review Board) a rejeté la proposition de China Nonferrous Metal Mining (CNMC), qui souhaitait acquérir plus de 49,9 % du mineur de terres rares Lynas. Un refus probablement motivé par la mainmise de la Chine sur la production mondiale de terres rares.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html

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