[Véhicule électrique] la question des métaux rares

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par Remundo » 21 févr. 2018, 10:19

oui, ce que je voulais dire, c'est qu'on nous rebat les oreilles avec les terres rares alors qu'il y a plein de moteurs électriques performants qui n'en ont pas besoin.

tant pis si ces moteurs seront un peu plus gros ou moins élégants. On a essentiellement besoin de cuivre et d'un peu d'électronique.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 22 févr. 2018, 13:31

Magnet for electric motors cuts rare earth use by half

February 22, 2018 // By Nick Flaherty

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Toyota has developed the world's first heat resistant motor that custs the use of the neodymium rare earth element in half.

Neodymium magnets are used in high output motors in electrified vehicles, with up to 30% of the magnet using costly rare earth elements. The new magnet uses significantly less neodymium and can be used in high-temperature conditions.

The newly developed magnet uses no terbium (Tb) or dysprosium (Dy), which are rare earths that are considered as critical for heat-resistant neodymium magnets but are often sourced from locations with high geopolitical risks. A portion of the neodymium has been replaced with lanthanum (La) and cerium (Ce), which are low-cost rare earths, reducing the amount of neodymium used in the magnet.


Neodymium plays an important role in maintaining high coercivity (the ability to maintain magnetization) and heat resistance. Merely reducing the amount of neodymium and replacing it with lanthanum and cerium results in a decline in motor performance. Instead, Toyota used new techniques that suppress the deterioration of coercivity and heat resistance, even when neodymium is replaced with lanthanum and cerium, and developed a magnet that has equivalent levels of heat resistance as the previous generation using half the amount of neodymium.

The magnet is able to maintain coercivity even at high temperatures because of the combination of reducing the magnetic grain to 10% of previous designs and a two-layered high-performance grain surface. In a conventional neodymium magnet, neodymium is spread evenly within the grains of the magnet, and in many cases, the neodymium used is more than the necessary amount to maintain coercivity. Increasing the neodymium concentration on the surface of the magnet grains, and decreasing the concentration in the grain core, reduces the total amount of the element needed. This is combined with a specific ratio of lanthanum and cerium as an alloy to maintain the performance of the magnet.

The magnet is expected to be used in electric cars for drive motors and generators, electric power steering, robots, and various household appliances. It will also contribute to reducing the risks of a disruption in supply and demand of rare earths and price increases. They will be available in production in the first half of the 2020s and for electric car motors within the next 10 years.
http://www.smart2zero.com/news/magnet-e ... use-half-0

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 26 févr. 2018, 20:37

Chez Tesla, Elon Musk rompt avec la méthode Toyota

Guillaume Pitron Usine Nouvelle le 26/02/2018

A l'ère du véhicule électrique, c'en est fini du just in time et de l'externalisation à outrance chers à Toyota. Elon Musk, sentant venir les tensions sur le marché du lithium, envisage de repasser à un modèle intégré sur les matières critiques de ses Tesla.

Tesla n'en finit plus de réinventer l'automobile. Dernière preuve en date : le vice-président de l'agence de développement chilienne, Eduardo Bitran, vient d'annoncer que le groupe américain négociait avec le chimiste chilien Sociedad Química y Minera (SQM) la construction d'une usine de raffinage de lithium. Objectif : rassasier les gigantesques appétits de l'usine de fabrication de batteries lithium-ion bâtie par Elon Musk au beau milieu du Nevada.

La volonté de Tesla de constituer, en son sein, une chaîne d'approvisionnement de minerai entièrement intégrée est révolutionnaire. En effet, deux doxa prédominent à ce jour chez les industriels occidentaux : celles du just in time (juste à temps) et zero stock (aucun stock). Afin d’éviter tout surplus, la première veut que le temps écoulé entre la fabrication et la vente du produit soit réduite au minimum. La seconde est son corollaire : la fourniture des composants – et de leurs matières premières - est confiée à une longue chaîne de sous-traitants. Cette optimisation des flux a fait, dès 1962, la réussite du groupe japonais Toyota (on parle d'ailleurs de "toyotisme"). Mais elle présente néanmoins un revers : les industriels, à commencer par les groupes automobiles, se sont déconnectés de la matière, au point de ne plus connaître précisément la composition de leurs véhicules, notamment en métaux rares.

Des approvisionnements tendus en métaux pour batteries


Or l'explosion des besoins en métaux rares et la mainmise chinoise sur la production de la plupart d'entre eux pèsent aujourd'hui sur les industriels occidentaux. Aussi, l'idée de reconstituer une chaîne d'approvisionnements intégrée fait son chemin chez ces derniers. L'Allemagne et les États-Unis financent déjà des services publics d'intelligence minérale afin d'aider leurs champions à soupeser précisément les "risques métaux". Les groupes privés envisagent également de passer des accords d'exploitation avec des sociétés minières, ou à défaut des contrats d'aprovisionnement à l'instar d'Apple, Volkswagen et BMW dans le cobalt. Remonter à la source, c'est ce qu'avait fait dès 2007 le groupe de négoce japonais Sojitz, en acquérant (avant de la revendre en 2016) la mine portugaise de wolframite de Panasqueira. Autre exemple : la signature en 2008 d'un contrat de fourniture de 272 tonnes annuelles de tantale par le groupe métallurgique allemand HC Starck auprès d'une mine égyptienne détenue par le groupe australien Gippsland.

C'est dans ce contexte que surgit Elon Musk. Le patron de Tesla sait que la demande de lithium, portée par l'électro-mobilité, devrait s'établir à 110 000 tonnes en 2035, soit 180 fois plus qu'en 2013 ! Il devine aussi que faute d'infrastructures d'extraction et de raffinage suffisantes, l'offre ne pourra pas suivre la demande. D'ailleurs, le lithium vient d'être classé comme « critique » par le United States Geological Survey (USGS) en décembre 2017. Elon Musk a compris que le groupe automobile qui, dans un monde de rareté, contrôlera le minerai aura pris l'ascendant sur ses rivaux. A rebours du toyotisme, il veut donc remonter à l'amont de la chaîne de valeur et briser les doctrines logistiques qui ont prévalu au temps du moteur thermique. Preuve que l'électro-mobilité change déjà le monde en profondeur.
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... ta.N658329

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par tita » 28 févr. 2018, 23:22

A rebours du toyotisme, il veut donc remonter à l'amont de la chaîne de valeur et briser les doctrines logistiques qui ont prévalu au temps du moteur thermique. Preuve que l'électro-mobilité change déjà le monde en profondeur.
Je pense que ce journaliste n'a absolument aucune idée de ce que "toyotisme" signifie, et à quel point cette doctrine a modifié le monde en profondeur dans les années 90. Je ne vois pas pourquoi une entreprise "verticale" ne pourrait pas tirer avantage de la philosophie du "système de production toyota".

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 01 mars 2018, 09:32

tita a écrit :
28 févr. 2018, 23:22
A rebours du toyotisme, il veut donc remonter à l'amont de la chaîne de valeur et briser les doctrines logistiques qui ont prévalu au temps du moteur thermique. Preuve que l'électro-mobilité change déjà le monde en profondeur.
Je pense que ce journaliste n'a absolument aucune idée de ce que "toyotisme" signifie, et à quel point cette doctrine a modifié le monde en profondeur dans les années 90. Je ne vois pas pourquoi une entreprise "verticale" ne pourrait pas tirer avantage de la philosophie du "système de production toyota".
oui vous avez tout à fait raison, et le post qui précédait illustre ce fait. Toyota s'inquiéte bien de la disponibilité des matériaux puisqu' il s'interesse à changer la composition des aimants.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 18 mars 2018, 14:03

La fragile résurrection de Lynas dans les terres rares

GUILLAUME PITRON Cle 14/03/2018

Dans un marché des terres rares presque monopolisé par la Chine (95% de la production), les performances de l’australienne Lynas ont de quoi étonner.

Le groupe minier australien Lynas, l’un des rares producteurs de terres rares non chinois, entend doubler sa capacité annuelle d'extraction de minerais de la mine de Mount Weld, dans l'État d'Australie-Occidentale, laquelle passerait de 242 000 à 443 000 tonnes, selon le quotidien The Australian. Déjà, "en 2017, le groupe a porté sa production à 14000 tonnes d'oxydes de terres rares, contre 4000 tonnes en 2014", rappelle Gaëtan Lefebvre, géologue-économiste des ressources minérales au BRGM. "Dans les conditions actuelles, on peut estimer que la part de la production mondiale pouvant être atteinte par Lynas pourrait atteindre 10 à 15% maximum."

Un groupe moribond il y a deux ans...

Endettement systémique, difficultés à mettre en activité son usine de raffinage établie sur la péninsule de Kuantan en Malaisie, faiblesse des cours des terres rares... Entre 2012 et 2016, le groupe, presque moribond, ne devait son salut qu'au soutien financier d'une poignée de clients japonais, inquiets de ne dépendre que de Pékin pour leurs approvisionnements. "Par l'intermédiaire du Jogmec [une société publique en charge de la sécurisation des approvisionnements japonais , NDLR], des sociétés telles que Sojitz, Showa Denko et Shin Etsu ont pu soutenir financièrement Lynas – et donc ses capacités de production", explique Gaëtan Lefebvre.

Mais l'écosystème des terres rares a évolué en 2017 : la Chine a durci ses réglementations environnementales, renforcé la lutte contre les activités d'extraction illégale (qui perdurent en particulier dans la province méridionale du Jiangxi) et annoncé vouloir limiter sa production annuelle à 140 000 tonnes à l'horizon 2020. Parallèlement, les besoins en terres rares ont été galvanisés par l'accélération de la transition énergétique. Ainsi le groupe automobile Tesla a annoncé au cours de l'été son intention d'équiper les moteurs de ses Model 3 d'aimants de néodyme-fer-bore tandis que Pékin officialisait l'objectif que 12% des voitures neuves vendues en 2020 dans l'Empire du milieu soient électriques. Portés par ces bonnes nouvelles, les cours des oxydes de néodyme et de praséodyme ont même connu un bref sursaut.

...à l'équilibre fragile

Mais pour Lynas, redevenu bénéficiaire au deuxième trimestre 2017, rien n'est acquis pour autant : "le prochain piège consisterait à croire que le marché se maintiendra indéfiniment ainsi", prévient Amanda Lacaze, PDG de Lynas. La Chine peut en effet jouer de sa situation monopolistique pour influencer les cours à la baisse et gêner les producteurs alternatifs.

Et puis, "où en est Lynas du remboursement de sa dette, financée en partie par le Jogmec ? C'est un point majeur pour les perspectives d'investissements futures. De même, quelle est la part de la production de didyme [un alliage de néodyme et de praséodyme, NDLR], plus valorisable, tandis que les autres terres rares légères telles que le lanthane et le cérium également produites présentent une moindre valeur ?", interroge Gaëtan Lefebvre, pour qui les bonnes performance de la minière australienne ne doivent masquer cette réalité : "le marché mondial des terres rares semble toujours durablement sous contrôle chinois."
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N666064

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Message par energy_isere » 03 avr. 2018, 15:55

Le Burundi fait discrètement son entrée dans les terres rares

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 28/03/2018

Le très peu concurrentiel marché des terres rares, dont la production est assurée à 93% par la Chine, compte un nouvel acteur. En Afrique de l’Est, Rainbow Rare Earths a lancé l’extraction du minerai dans la mine de Gakara, au Burundi. Une usine de traitement flambant neuve s’élève sur les rives du lac Tanganyika, à 20 kilomètres de la mine.

Coté à Londres, Rainbow Rare Earths est contrôlé par le magnat grec des mines, Adonis Pouroulis. Il vise à la fin 2018 une production annuelle de 5 000 tonnes de concentré à haute teneur en oxydes de terres rares (47 à 67%, principalement du néodyme et du praséodyme, composants des aimants permanents), puis 6 000 tonnes à fin 2019. Ce qui ferait du Burundi le troisième producteur derrière la Chine (160 000 tonnes, avec une baisse prévue à 140 000) et l’Australie (14 000 tonnes).

Le problème des terres rares n’est pas les réserves, assez bien réparties (la Chine n’en possède que 30%), mais la volonté de les extraire et de les séparer, un procédé très polluant que la Chine exécute à bas coût et à faible exigence environnementale. Les prix des terres rares stagnent depuis plusieurs années, ce qui freine les projets miniers alternatifs hors de Chine. Premier à se concrétiser parmi la quinzaine de projets d’extraction de terres rares sur le continent africain, Gakara surprend par la rapidité de son développement. Les 50 premières tonnes ont été vendues à Thyssenkrupp Raw Materials en janvier.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N671394

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Jan 22, 2018

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..................
After commencing exploration work on the deposit in 2011, Rainbow obtained its 25-year mining licence in 2015. Following its listing on the London Stock Exchange in January 2017, the company achieved its stated target of first production and first export shipment of high grade rare earths mineral concentrate at the end of last year. Rainbow’s short-term aim is to produce at a rate of 5,000 tonnes per annum (tpa) before the end of 2018, rising to 6,000tpa before the end of 2019.

Rainbow’s Gakara project is widely recognised as one of the highest-grade REE mining projects worldwide, with an in-situ grade of up to 67% rare earth oxides.
..................
http://www.miningglobal.com/company/rai ... technology#

et les matériaux seront commercialisés par Thyssen Krup par un accord sur 10 ans :
A signed 10-year agreement with thyssenkrupp Raw Materials covers Rainbow’s ongoing distribution and marketing, and will see the business sell up to 10,000tpa of rare earth concentrate worldwide. All marketing and price negotiations will be undertaken by thyssenkrupp.

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Message par energy_isere » 11 avr. 2018, 11:12

Japon: des terres rares pour combler des siècles de besoins mondiaux

AFP11/04/2018

Des scientifiques japonais ont analysé de massifs gisements de terres rares dans les fonds marins de l'Océan Pacifique, estimant qu'ils pourraient représenter plusieurs centaines d'années de la consommation mondiale de certains de ces matériaux.

Ces gisements découverts en 2013 pourraient contenir plus de 16 millions de tonnes de ces minéraux précieux, utilisés dans la fabrication de produits de haute technologie (éoliennes, smartphones, moteurs électriques, etc.), selon une étude publiée mardi par la revue Scientific Reports.

Ils sont situés dans une vaste zone de 2.500 km2 près de l'île de Minamitorishima, à quelque 2.000 km au sud-est de Tokyo.

Lors de précédentes recherches réalisées dans la même région, des scientifiques, dont certains participent également à la nouvelle étude, étaient parvenus à une évaluation d'environ 6,8 millions de tonnes, une découverte déjà jugée importante.

Ces conclusions sont une bonne nouvelle pour le Japon, qui importe de Chine, d'où provient la quasi-totalité de la production mondiale de terres rares, 90% de ces métaux cruciaux pour son industrie.

Les chercheurs ont analysé des échantillons de boues prélevés à plus de 5.000 mètres de profondeur et extrapolé la quantité de minéraux exploitables.

Ils ont évalué que la quantité présente de dysprosium, un élément utilisé par exemple dans les aimants permanents, représentait 730 années de consommation mondiale, tandis que les réserves d'yttrium, entrant dans la fabrication des lasers, étaient susceptibles de combler les besoins de l'industrie pendant 780 années.

Ils ont aussi trouvé de grandes quantités d'europium et de terbium.

La zone de recherches "a le potentiel pour fournir au monde ces métaux sur une base quasi-infinie", insistent les auteurs de l'étude.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont appliqué une technique de centrifugation qui permet d'extraire encore plus de minéraux. Ils sont ainsi arrivés à accroître la concentration de terres rares exploitables, et donc la rentabilité des projets de développement, assurent-ils.

Et si, à l'avenir, un moyen est trouvé pour utiliser cette méthode d'extraction directement sous l'eau, alors "cela contribuera à améliorer l'efficacité économique" de l'exploitation de ces gisements situés à de grandes profondeurs, ajoutent-ils.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a6f0f98928

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Message par energy_isere » 14 avr. 2018, 14:57

Production de terres rares 2012 - 2017

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Message par Remundo » 14 avr. 2018, 22:09

purée, la Chine... :roll:

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Message par energy_isere » 26 avr. 2018, 16:42

Localisation des terres rares sous marines découverte au large du Japon.

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source : https://www.nextbigfuture.com/2018/04/j ... eabed.html

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Message par energy_isere » 28 avr. 2018, 12:51

suite de ce post du 03 avril 2018 viewtopic.php?p=2268129#p2268129
Burundi: vers une production mensuelle de 400 tonnes de concentré de terres rares à Gakara

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Agence Ecofin 24 avril 2018

Au Burundi, la nouvelle mine de Gakara, opérée par la compagnie minière Rainbow Rare Earths, est en bonne voie pour atteindre avant la fin de l’année 2018, une production mensuelle de 400 tonnes de concentré de terres rares. C’est ce qu’a déclaré mardi, Martin Eales, le PDG de la compagnie, lors de la publication du bilan opérationnel pour le compte du trimestre terminé le 31 mars dernier.

Dans ledit bilan, la société rapporte avoir produit au cours des trois premiers mois de l’année, un total de 279 tonnes de concentré de terres rares. Durant le trimestre, elle a achevé les activités de construction et de mise en service ; ce qui lui a permis d’enregistrer une moyenne mensuelle supérieure aux 25 tonnes produites en décembre, mois au cours duquel la mine est entrée en production.

Gakara est devenue en décembre dernier, la première mine de terres rares à entrer en production en Afrique conférant à Rainbow Rare Earths, le statut d’unique producteur de ces métaux rares sur le continent et l’un des rares producteurs en dehors de la Chine.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... s-a-gakara

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 03 mai 2018, 16:47

Moody’s craint qu’une pénurie de métaux freine la croissance du véhicule électrique

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 02/05/2018

Le déficit de métaux, entre autres le cuivre, le nickel et le cobalt, pourrait freiner la croissance du segment des véhicules électriques, affirme le service investisseurs de Moody’s, qui projette une hausse de leur part de marché à 18% à la fin des années 2020.
..................
https://www.usinenouvelle.com/article/m ... ue.N688459

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Message par energy_isere » 09 mai 2018, 13:24

Des ressources de Terres rares au Nord Est du Canada
Projet de mine de terres rares Foxtrot - Période de consultation publique

OTTAWA, le 15 janv. 2018 /CNW/

L'Agence canadienne d'évaluation environnementale (l'Agence) a entamé une évaluation environnementale fédérale du projet de mine de terres rares Foxtrot, situé à environ 10 kilomètres à l'ouest de St. Lewis, à Terre-Neuve-et-Labrador.

L'Agence invite le public et les groupes autochtones à formuler des commentaires à propos des composantes de l'environnement sur lesquelles ce projet est susceptible d'avoir des effets et sur les éléments à examiner durant l'évaluation environnementale, tels qu'ils sont décrits dans les lignes directrices provisoires relatives à l'étude d'impact environnemental (EIE). Après avoir tenu compte de tous les commentaires, l'Agence rédigera la version définitive des lignes directrices et la remettra au promoteur, Search Minerals Inc.

Il s'agit de la deuxième des quatre occasions offertes au public de formuler des commentaires sur l'évaluation environnementale de ce projet. Tous les commentaires reçus seront considérés comme publics.
https://www.newswire.ca/fr/news-release ... 00083.html

La page gouvernementale sur le projet : http://ceaa-acee.gc.ca/050/evaluations/proj/80143?
About the Proposal

Search Minerals Inc. is proposing the construction, operation, decommissioning and abandonment of a new rare earth element mine located 36 kilometres southeast of Port Hope Simpson and 10 kilometres west of St. Lewis, Newfoundland and Labrador.
As proposed, the Foxtrot mine would have an estimated life of 14 years; the first eight of which would be open pit mining while the last six years would be underground mining. During the open pit operations, mining would be for 6 months of the year (May to October), at a rate of 2000 tonnes per day. The underground phase of the mining project would run 12 months of the year at a rate of 1000 tonnes per day. The project would include an open pit, an underground mine, a waste dump, a low-grade stockpile, run-of-mine stockpile, a dry stack tailings facility, a polishing pond, an access road, a central ore processing plant, transmission lines (12 kilometres in length), an effluent drainage pipe, chemical storage tanks for processing agents (hydrochloric acid, sulphuric acid, and magnesium carbonate), a sulphuric acid pipeline, and a variety of administrative and accommodation buildings.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 26 août 2018, 15:04

L'australien Northern mineral va bientôt exporter ses premiers tonnes de carbonates de minéraux rares suite à la mise en place d'une ligne pilote.


Aussie miner ready to export first rare earths from Kimberly region


Cecilia Jamasmie | 6 days ago |

Australian junior Northern Minerals is getting close to begin exporting quality rare earth carbonate from its Browns Range project in Western Australia’s Kimberley region as it has finished commissioning a pilot plant at the site.

Western Australia’s first heavy rare earths (HREs) plant has now all its components installed, powered up and tested as part of the commissioning process, the company said.

The facility has already processed about 100 tonnes of xenotime concentrate to date, which allows Northern Minerals to test and commission the back end of the hydrometallurgical plant that will produce the final product.

The Browns Range heavy rare earths pilot plant, officially opened last month, makes Northern Minerals the only significant dysprosium and terbium heavy rare earth producer outside of China.

Dysprosium and terbium were first discovered in 2010, setting the project at nearly eight years in the making.

Browns Range has an ore reserve of 3.75 million tonnes containing nearly 2,300 tonnes of dysprosium oxide within 26,375 tonnes of total rare earth oxide.

The first stage of the Browns Range pilot project is expected to run for three years, with the plant producing up to 60,000 tonnes of heavy rare earth concentrate per year.
........
http://www.mining.com/aussie-miner-read ... ly-region/

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