[Véhicule électrique] la question des métaux rares

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 29 sept. 2018, 09:53

Des terres rares identifiées au Malawi
Malawi : Lindian Resources en voie d’obtenir un permis de prospection de terres rares à Kangankunde

Agence Ecofin 27 sept 2018

Lindian Resources a signé une ordonnance sur consentement avec le ministère malawien des Ressources naturelles et des Affaires environnementales, pour acquérir jusqu’à 75% de participation dans le projet de terres rares Kangankunde. Le projet est situé dans le sud du Malawi, à 100 km au nord de Blantyre et à 25 km du corridor ferroviaire de Nacala.

« L'accord conclu […] met fin à 15 ans de litige concernant le projet, tout en permettant à l'entreprise de terminer sa due diligence pour l’acquisition proposée », a déclaré jeudi Asimwe Kabunga, président de la compagnie.

L’ordonnance par consentement donne à Lindian Resources le droit de vérifier et mettre à jour tous les rapports et études antérieurs réalisés sur le projet, et d’effectuer un échantillonnage ainsi qu’une cartographie initiale pour confirmer les teneurs déjà signalées. L’objectif est d’obtenir un nouveau permis exclusif de prospection valable pour une période initiale de 3 ans et renouvelable deux fois pour des périodes de 2 ans chacune.

Cotée à la bourse ASX, Lindian Resources est également présente en Tanzanie, notamment sur le projet de bauxite de Lushoto.
https://www.agenceecofin.com/compagnie/ ... angankunde

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 02 nov. 2018, 20:56

En Amérique du Nord, du recyclage de terres rares des aimants, pour en retirer le néodyme et le dysprosium :
Le canadien Innord signe une lettre d’intention avec un fabricant d’aimants américain pour un approvisionnement en résidus magnétiques, révèle des plans de production commerciale et embauche un chef des finances à l’interne

MONTREAL, 25 oct. 2018 (GLOBE NEWSWIRE)

Ressources GéoMégA inc. (« GéoMégA » ou la « Société ») (TSX.V:GMA) est heureuse d'annoncer qu’Innord Inc. (« Innord »), une filiale privée contrôlée par GéoMégA, a signé une lettre d'intention (« LOI ») non contraignante avec un fabricant américain d'aimants NdFeB basé au Texas visant à acquérir jusqu'à 1 000 kg par mois de matière première pour l'extraction et le raffinage d'oxydes de terres rares à l'aide de sa technologie exclusive ISR. La matière reçue sera traitée pour être transformé en un produit vendable de + 99% d'oxydes de néodyme et de dysprosium déjà validés par un laboratoire externe et quelques utilisateurs finaux potentiels (voir les communiqués de presse du 30 mai 2018 et 17 septembre 2018). À la suite d'un accord mutuel, la quantité fournie pourra être augmentée à 2 000 kg par mois. L'accord sera en vigueur pendant au moins un an à compter de la date d'effet de l'accord définitif. Cet accord a pour objectif de commencer à sécuriser suffisamment de matière pour lancer une usine de production commerciale au Québec, Canada, capable de traiter 1,5 tonne de matière par jour ou 500 tonnes par an. Dans le cadre de cette stratégie de croissance, la Société a pris la décision de procéder à l’embauche d’un chef des finances dédié à l’interne. Mathieu Bourdeau, CPA, CA, se joint à l'équipe en ces moments excitants et sera un excellent ajout, contribuant à mener ce projet à terme.


La lettre d'intention est le premier de plusieurs accords qu'Innord tente de signer pour garantir la disponibilité d'un approvisionnement continu de diverses sources et de différents pays pour sa future usine commerciale. Jusqu'à ce que GéoMégA mette en production le gisement de Montviel, si cela se produit, l'usine se concentrera sur le traitement de la matière recyclée provenant des résidus magnétiques et autres résidus industriels. Alors qu’Innord n’a pas encore entamé la commercialisation de sa technologie ISR, la direction a commencé à identifier divers emplacements potentiels pour une usine et fournira plus de mises à jour au fur et à mesure que les recherches avancent et lorsqu’un emplacement approprié sera sécurisé.

« Les véhicules électriques ont besoin de moteurs à aimants. Les aimants permanents ont besoin d'oxydes de terres rares. Pour fabriquer des oxydes de terres rares, vous avez besoin de matières premières. Bien que nous possédions un gisement de classe mondiale à Montviel, les conditions actuelles du marché rendent difficile le développement de nouvelles mines de terres rares. La technologie ISR d’Innord peut traiter diverses matières, ce qui nous donne un avantage majeur pour pouvoir commencer à produire des oxydes de terres rares à partir d’une source industrielle aussi importante. Nous pensons que les aimants de terres rares représentent l'avenir de l'industrie des terres rares et développer le recyclage des aimants permanents et des résidus d'aimants permanents est tout aussi important que le développement de nouvelles mines. » a commenté Kiril Mugerman, président et chef de la direction de GéoMégA et Innord.

Alors qu'Innord commence à accroître ses relations avec les fournisseurs mondiaux de résidus magnétiques, les acheteurs d'oxydes de terres rares et, bien sûr, avec différents fournisseurs d'équipements dans le but de développer ses activités de mise à l’échelle, la Société a estimé qu'il était dans son intérêt de disposer d'un chef des finances dédié à l’interne. M. Bourdeau apporte une solide expertise opérationnelle avec un profil de comptabilité et finance. M. Bourdeau a travaillé pendant six ans chez Deloitte en tant que directeur en audit et services conseils, puis en tant que contrôleur financier pour Explorance Inc., une entreprise internationale de logiciels en forte croissance basée à Montréal. « Accueillir Mathieu à bord est la prochaine étape logique dans la croissance continue de notre Société et je suis confiant que ses contributions seront inestimables. Je tiens à remercier Ingrid Martin pour ses services et son soutien professionnel au cours des deux dernières années, qui ont été des années de développement et de transition importantes pour la Société, et je lui souhaite un succès continue dans ses défis professionnels à venir. » a commenté Kiril Mugerman, président et chef de la direction de GéoMégA et Innord.

À propos de GéoMégA (www.geomega.ca)

GéoMégA est une société d'exploration minière québécoise dont l'objectif est la découverte et le développement durable de gisements économiques de métaux au Québec. GéoMégA s'engage à respecter les normes de l'industrie minière canadienne et se distinguer par son ingénierie innovante, l'engagement des parties prenantes et son dévouement à la transformation locale. GéoMégA détiens plus de 17,8M actions et plus de 20% de Kintavar Exploration inc. qui avance le projet de cuivre stratiform Mitchi à Québec.

À propos d’Innord inc.

Innord est une filiale privée de GéoMégA (voir communiqué de presse publié le 2 mars 2015) détenue par GéoMégA à 96.1%. Le but d’Innord est de développer et d’optimiser le procédé exclusif de séparation d’ETR basé sur l’électrophorèse dont elle détient tous les droits. L’électrophorèse est la migration des espèces chargées (ions, protéines, particules) dans une solution en présence d’un champ électrique. Innord a déposé des demandes de brevet au Canada et aux États-Unis pour protéger ses droits sur son procédé de séparation novateur et cherche à en déposer dans d’autres juridictions.
https://globenewswire.com/news-release/ ... he-un.html

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 03 nov. 2018, 10:22

Suite de ce post du 28 avril 2018 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2268709
Burundi : la mine Gakara n’atteindra pas une production mensuelle de 400 t avant 2019

Agence Ecofin 31 oct 2018

Rainbow Rare Earths ne pourra pas atteindre avant la fin de l’année 2018, une production mensuelle de 400 tonnes de concentré de terres rares, à sa mine Gakara, au Burundi. La réalisation de cet objectif est reportée à 2019, sous réserve de l’ouverture de nouvelles zones d’exploitation minière sur le projet.

Dans son bilan trimestriel, publié mardi, la société rapporte que d’importants progrès ont été faits sur le projet, notamment en ce qui concerne les tonnages extraits du gisement Gasagwe, le développement d’une nouvelle zone d’exploitation à Murambi et la clôture d’un programme de forage à Kiyenzi où une première estimation de ressources est attendue avant la fin de l’année.

« Bien que des initiatives aient été mises en place pour permettre une extraction plus prévisible à l'avenir, l'environnement géologique a été plus difficile récemment. Compte tenu de ces incertitudes et du délai limité pour le démarrage de Murambi, la société estime que l'objectif de 400 t par mois sera reporté à 2019 », a déclaré le PDG, Martin Eales.

Durant le trimestre terminé le 30 septembre 2018, la compagnie a produit 350 tonnes de concentré exporté de terres rares à Gakara, soit une augmentation de 27% par rapport aux 275 t produites au trimestre précédent.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... avant-2019

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par John86045 » 23 nov. 2018, 05:41

******. Spam Chinois *******
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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 05 déc. 2018, 13:37

Innord procédera à la séparation des terres rares pour une étude pilote sur le recyclage de véhicules hybrides et électriques


MONTRÉAL, 26 nov. 2018 (GLOBE NEWSWIRE)

Ressources Géoméga inc. a le plaisir d’annoncer que Innord Inc. , une filiale privée contrôlée par GéoMéga, a conclu un accord de collaboration avec l’Université de Liège, qui travaille présentement avec Comet Traitements SA dans le cadre d’une étude pilote sur le recyclage des véhicules hybrides et électriques pour le compte d’un important manufacturier automobile. Dans le cadre de cette collaboration, Innord effectuera des tests de séparation sur des concentrés d’éléments de terres rares (« ETR ») produits par l’Université de Liège à partir d’aimants contenus dans des véhicules hybrides et électriques récupérés dans le cadre de l’étude pilote. La participation à cette étude ouvre la porte à une nouvelle source d’approvisionnement potentiel grâce au recyclage futur des moteurs électriques de l’industrie du transport.

Le recyclage des aimants en fin de vie devient un point central pour l’industrie des aimants permanents. Les constructeurs de véhicules électriques ne font pas exception et investissent dans le recyclage dans le but de récupérer la valeur des aimants, des batteries au lithium-ion, du cuivre, de l’aluminium et des autres produits recyclables inclus dans ces véhicules dans le but de se conformer aux règlementations environnementales. Dans l’Union Européenne, 85% de chaque véhicule doit être réutilisé ou recyclé et 95% récupéré depuis 2015 (Directive 2000/53/EC).

Les aimants à base de Néodyme jouent un rôle important dans la fabrication de moteurs électriques plus puissants pour les véhicules et éoliennes. Il est prévu que davantage d’aimants seront disponibles au fur et à mesure que ces produits seront jetés et recyclés dans le futur. Actuellement, le recyclage de l’acier et du cuivre est très bien établi, mais le recyclage des aimants permanents de ces nouveaux moteurs plus efficaces est très limité. La Chine interdit l’importation de rebuts d’aimants permanents. La technologie ISR d’Innord constitue donc une solution propre et alternative à l’offre croissante de rebuts d’aimants permanents.

« Il est important de planifier à l’avance et nous sommes heureux que les constructeurs automobiles cherchent des moyens de recycler les aimants permanents. Nous constatons une augmentation significative des ventes de véhicules électriques et de l’installation d’éoliennes dans le monde entier, deux grands consommateurs d’aimants permanents. Nous voyons de plus en plus d’offres d’approvisionnement disponibles à partir de ces applications et la tendance est à la hausse. La Chine est clairement en avance sur les autres pays à ce niveau puisqu’elle recycle ces aimants mis au rebut depuis de nombreuses années déjà à travers leurs installations actuelles d’extraction par solvant. La technologie ISR devrait parfaitement s’intégrer dans la chaîne pour résoudre ce problème croissant du recyclage des aimants permanents en dehors de la Chine », a commenté Kiril Mugerman, président et chef de la direction de GéoMégA et d’Innord.

À propos de GéoMégA (www.geomega.ca)
GéoMégA est une société d'exploration minière québécoise dont l'objectif est la découverte et le développement durable de gisements économiques de métaux au Québec. GéoMégA s'engage à respecter les normes de l'industrie minière canadienne et se distinguer par son ingénierie innovante, l'engagement des parties prenantes et son dévouement à la transformation locale. GéoMégA détiens plus de 17,8M actions et plus de 20% de Kintavar Exploration inc. qui avance le projet de cuivre stratiform Mitchi à Québec.
https://globenewswire.com/news-release/ ... iques.html

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par emmort » 05 déc. 2018, 14:30

Etes-vous sûr qu'un véhicule électrique a beaucoup plus de métaux rares qu'une thermique? (je ne parle pas du lithium de la batterie)

Le néodyme des aimants, ok pour un moteur s'il est synchrone à aimants permanents (ce qui n'est qu'une des options). mais on gagne les aimants du démarreur. Les moteurs accessoires sont les mêmes dans les deux cas: lave-glace, lève-vitres, hayons motorisés, toits ouvrants, ....

La question est dés lors de savoir si on pourrait faire une voiture sans ces accessoires.

Je suis certain (mais n'ai pas approfondi la question) que ma Mia Electric toute simple contient moins de néodyme que ma 207 à cause de tous ces moteurs auxiliaires. Et ce, essentiellement gràce à son moteur asynchrone à cage (donc sans aimant permanent), par contre le démarreur de ma 207 est à aimant permanent.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par Remundo » 05 déc. 2018, 14:51

on peut faire un moteur électrique uniquement avec du cuivre, de l'alu et un peu de plastique.

c'est même très bien d'avoir un aimant pilotable qu'un aimant permanent, car on peut piloter beaucoup plus finement la machine.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par GillesH38 » 05 déc. 2018, 17:58

emmort a écrit :
05 déc. 2018, 14:30
Etes-vous sûr qu'un véhicule électrique a beaucoup plus de métaux rares qu'une thermique? (je ne parle pas du lithium de la batterie)

Le néodyme des aimants, ok pour un moteur s'il est synchrone à aimants permanents (ce qui n'est qu'une des options). mais on gagne les aimants du démarreur. Les moteurs accessoires sont les mêmes dans les deux cas: lave-glace, lève-vitres, hayons motorisés, toits ouvrants, ....

La question est dés lors de savoir si on pourrait faire une voiture sans ces accessoires.

Je suis certain (mais n'ai pas approfondi la question) que ma Mia Electric toute simple contient moins de néodyme que ma 207 à cause de tous ces moteurs auxiliaires. Et ce, essentiellement gràce à son moteur asynchrone à cage (donc sans aimant permanent), par contre le démarreur de ma 207 est à aimant permanent.
peut être, mais même si elles en ont la meme quantité, ça contredit quand même l'idée que les véhicules électriques pourraient être à la base d'une civilisation bien plus durable que les véhicules thermiques. Et pareil pour les systèmes de production électrique. En réalité, quand on n'aura plus de fossiles bon marché à bruler, on n'aura plus rien non plus de bon marché (et bien sur, le cuivre, l'alu et le plastique sont aussi faits avec des fossiles).
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par marocain » 05 déc. 2018, 18:09

emmort a écrit :
05 déc. 2018, 14:30
Le néodyme des aimants, ok pour un moteur s'il est synchrone à aimants permanents (ce qui n'est qu'une des options). mais on gagne les aimants du démarreur. Les moteurs accessoires sont les mêmes dans les deux cas: lave-glace, lève-vitres, hayons motorisés, toits ouvrants, ....
les actionneurs des véhicules thermiques (lave-glace, lève-vitres, hayons motorisés, toits ouvrants, démarreur, etc...) sont des MCC avec des aimants en ferrite, les avantages sont: cout, résistants a la corrosion et température. par contre, ils sont plus massiques et moins "puissants".

Les véhicules électriques sont tractés avec des moteurs synchrones avec des aimants plus puissants en terres rares. (risque de dépendance aux monopoles chinois).

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par Glycogène » 06 déc. 2018, 00:57

En effet, le néodyme permet d'améliorer le rendement des moteurs.
Pour les accessoires et le démarreur, pas besoin d'optimiser autant le rendement. D'ailleurs ça fait des décennies qu'on utilise des aimants en ferrite pour ces moteurs et ça suffit bien.
Par ailleurs, les aimants permanents des moteurs de traction pourraient être recyclés tel quel : ils sont démontés du vieux moteur, on les réaimante, puis on le replace dans un nouveau moteur identique. Ca économiserait pas mal d'énergie au recyclage !

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par moulino51 » 06 déc. 2018, 01:03

marocain a écrit :
05 déc. 2018, 18:09
Les véhicules électriques sont tractés avec des moteurs synchrones avec des aimants plus puissants en terres rares. (risque de dépendance aux monopoles chinois).
Non pas exclusivement, il y a des moteurs asynchrone, la tension constant est "hachée" d'une façon variable de 0 a 100 %


"Il ne suffit pas de regarder quelle planète nous allons laisser à nos enfants
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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par mobar » 06 déc. 2018, 10:19

marocain a écrit :
05 déc. 2018, 18:09
Les véhicules électriques sont tractés avec des moteurs synchrones avec des aimants plus puissants en terres rares. (risque de dépendance aux monopoles chinois).


Les monopoles chinois n'existent pour la plupart que parce les autres pays leur ont laissé le monopole de la prospection et de l'exploitation :-"
Des chercheurs viennent de révéler leurs estimations quant au potentiel d’un gigantesque gisement découvert au large des côtes d’un archipel japonais, et qui recèle de substances aujourd’hui presque aussi prisées que l’or : les terres rares. Près de 16 millions de tonnes de ces éléments précieux pourraient se cacher à 6.000 mètres de profondeur. Une zone abyssale que les japonais devront parvenir à atteindre s’ils veulent mettre en place l’exploitation de ce gisement de métaux indispensables à tous les appareils électroniques.
https://www.maxisciences.com/terre-rare ... 40626.html

Le Portugal est en train de développer un gisement de lithium qui serait le plus important au monde ... jusqu'à ce qu'on trouve mieux
https://lexpansion.lexpress.fr/actualit ... 35008.html
Quand on jugera que la dépendance sera plus impactante que l'indépendance on se sortira les doigts du luc
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par emmort » 06 déc. 2018, 13:42

marocain a écrit :
05 déc. 2018, 18:09

Les véhicules électriques sont tractés avec des moteurs synchrones avec des aimants plus puissants en terres rares. (risque de dépendance aux monopoles chinois).
C'est un choix technologique: comme tout choix il a des avantages et des inconvénients. Si le Néodyme est un problème, on peut s'en passer et le réserver aux applications où il me semble plus pertinent notamment les éoliennes. (au minimum pour l'alternateur d'amorçage)

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 05 janv. 2019, 10:49

Suite de ce post du 3 nov 2018 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 5#p2274355
Burundi : nouvelle estimation de ressources de terres rares à Gakara

Agence Ecofin 31 déc 2018

La compagnie minière Rainbow Rare Earths a publié une estimation de ressources inexploitées conforme au code JORC pour son projet de terres rares Gakara, au Burundi. Selon l’évaluation, le projet héberge plus de 1,2 million de tonnes de minerai, ce qui confirme, apprend-on, son ampleur.

«Nous sommes heureux d'annoncer la première estimation des ressources minérales conforme au JORC pour le projet Gakara, dans les délais et selon le budget prévu. Les ressources minérales, qui sont basées sur seulement quatre des 28 cibles identifiées dans notre permis, montrent plus de 1,2 million de tonnes de minerai, un gisement considérable en soi, et fournissent une preuve supplémentaire que le gisement Gakara est une source d'oxydes de terres rares de classe mondiale.», a déclaré le PDG, Martin Eales.

Gakara est devenue en décembre 2017, la première mine de terres rares à entrer en production en Afrique conférant à Rainbow Rare Earths, le statut d’unique producteur de ces métaux rares sur le continent et l’un des rares producteurs en dehors de la Chine.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... s-a-gakara

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 09 févr. 2019, 14:06

Malawi : Mkango Resources pourrait produire plus de terres rares que prévu à Songwe Hill

Agence Ecofin 4 fev 2019

La compagnie minière Mkango Resources a annoncé, lundi, une augmentation de 60% à 21 millions de tonnes des ressources mesurées et indiquées de son projet de terres rares Songwe Hill, au Malawi.

Cela fait suite à la réussite du programme de forage entrepris en 2018, qui a permis à l’entreprise de reclasser la majeure partie des ressources inférées, identifiées près de la surface.

Elle a indiqué qu’environ 95% des blocs de ressources minérales se trouvent à moins de 160 m de profondeur, ce qui laisse présager une exploitation à ciel ouvert. La nouvelle évaluation sera incorporée à l’étude de faisabilité en cours, avec pour but de réviser le plan minier.

« Basée sur les ressources mesurées et indiquées plus importantes, l'étude de faisabilité évaluera les possibilités d'inclure plus de tonnes dans le plan minier, d'étendre les opérations, de prolonger la durée de vie de la mine, de réduire le ratio de décapage et donc de réduire les coûts miniers », a déclaré William Dawes, le DG de la compagnie.

Le premier projet de terres rares à entrer en production en Afrique est la mine Gakara, exploitée au Burundi par Rainbow Rare Earths. Mkango Resources prévoit de commencer la production au Malawi, en 2020.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... ongwe-hill

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