[Véhicule électrique] la question des métaux rares

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 11 mars 2019, 22:08

Une piste de chercheurs pour obtenir des terres rares dans les roches à phosphates.
New source of rare earth elements could benefit clean energy, electronics

March 08, 2019 // By Nick Flaherty

Researchers have developed a technique to separate vital rare earth elements (REE) such as cerium, neodymium and dysprosium from rock waste.

The approach could benefit clean energy technology, according to researchers at Rutgers University–New Brunswick and other members of the Critical Materials Institute, a US Department of Energy effort aimed at bolstering supply chains for materials important to clean energy.

REEs are essential for technologies such as solar and wind energy and advanced vehicles, along with modern electronics like smartphones. China produces roughly 90 percent of all such elements and there is a global shortage.

The paper published in The Journal of Chemical Thermodynamics describes recovering them from phosphogypsum – waste from phosphoric acid production – as a potential solution. Each year, an estimated 250 million tons of phosphate rock are mined to produce phosphoric acid for fertilizers. The US mined approximately 28 million metric tons in 2017.

Rare earth elements generally amount to less than 0.1 percent in phosphate rock. But worldwide, about 100,000 tons of these elements per year end up in phosphogypsum waste. That’s almost as much as the approximately 126,000 tons of rare earth oxides produced worldwide each year.

Conventional methods to extract rare earth elements from ores generate millions of tons of toxic and acidic pollutants. Instead of using harsh chemicals to extract the elements, organic acids produced by bacteria can be used says Paul Antonick and Zhichao Hu.

The explored using mineral and organic acids, including a bio-acid mixture, to extract six rare earth elements (yttrium, cerium, neodymium, samarium, europium and ytterbium) from synthetic phosphogypsum. Scientists led by David Reed at Idaho National Laboratory produced the bio-acid mixture – consisting primarily of gluconic acid, found naturally in fruits and honey – by growing the bacteria Gluconobacter oxydans on glucose.

The results suggest that the bio-acid did a better job extracting rare earth elements than pure gluconic acid at the same pH (2.1), or degree of acidity. The mineral acids (sulfuric and phosphoric) failed to extract any rare earth elements in that scenario. When the four acids were tested at the same concentration, only sulfuric acid was more effective than the bio-acid.

A next step would be to test bio-acid on industrial phosphogypsum and other wastes generated during phosphoric acid production that also contain rare earth elements. For their initial study, the researchers evaluated phosphogypsum made in the lab, so they could easily control its composition. Industrial samples are more complex.
https://www.smart2zero.com/news/new-sou ... lectronics

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Message par energy_isere » 16 mars 2019, 09:57

Burundi : Rainbow Rare Earths veut devenir un fournisseur stratégique clé pour le marché des terres rares

Agence Ecofin 13 mars 2019

Rainbow Rare Earths ambitionne de devenir un fournisseur stratégique clé pour le marché mondial des terres rares. Opérant au Burundi sur le projet Gakara, la compagnie est le seul producteur de terres rares en Afrique.

Selon son PDG, Martin Eales (photo), l’atteinte de cet objectif passera par la résolution des problèmes qui ralentissent les opérations à Gakara. En outre, elle prévoit de faire entrer en production, deux nouvelles zones minières en 2019 en plus de Gasagwe et Murambi.

Si la compagnie a exporté au 2e semestre 2018, un plus grand volume de concentrés en glissement trimestriel (550 t contre 525 t), elle n’a pas réalisé ses prévisions. La demande des clients est très forte et toute la production exportée, a été vendue à la fin de la période.

Au cours de la période, les pertes enregistrées totalisaient 3,2 millions $. «Étant donné que la demande de terres rares devrait augmenter en réponse à l'augmentation de la production de véhicules électriques, nous sommes enthousiastes quant à l'avenir.», a déclaré M. Eales, qui table sur un EBITDA positif à court terme.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... rres-rares

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Message par energy_isere » 29 mars 2019, 13:01

La Chine est devenue première importatrice de terres rares

Par Claire Fages RFI 29 mars 2019

Renversement total sur le marché mondial des terres rares, cette famille de métaux si utile dans les transports du futur et les énergies vertes : la Chine, premier producteur de terres rares, en importe aujourd'hui presque autant qu’elle n’en exporte.

La Chine reste le premier fournisseur mondial de terres rares. Mais elle en importe aussi de plus en plus. L’an dernier ses achats de terres rares à l’étranger ont quasiment triplé pour atteindre 41 000 tonnes, c’est presque autant que les 53000 qu’elle a exportées en 2018. Les importations chinoises dépassent même les exportations pour sept métaux-clés de la famille des terres rares, en particulier le praséodyme, que l’on retrouve dans les aimants permanents des éoliennes ou des véhicules électriques. La Chine devient dépendante en terres rares alors qu’elle était en capacité d’assécher le marché à elle toute seule au début des années 2010.

Fermetures de mines

La raison de cette mutation du commerce chinois ? Pékin a commencé à fermer les mines chinoises de terres rares, explique Gaétan Lefebvre du BRGM, « pour limiter leurs effets sur l’environnement, il y avait beaucoup de mines illégales et très polluantes, et pour limiter l’épuisement de la ressource ». Les quotas de production sont à la baisse depuis le deuxième semestre de l’an dernier.
« Il s’agit aussi d’empêcher les autres pays d’avoir accès à la matière première, puisque la Chine a développé sur son sol une industrie puissante de fabrication d’aimants permanents, 80 % de la production mondiale. Il y a donc une très forte demande intérieure chinoise en terres rares que la Chine essaie de satisfaire par les importations ». Même si parfois il s'agit de terres rares chinoises qui reviennent en Chine après être passées par la Birmanie.

Contrôler la ressource

A part la mine australienne de la compagnie Lynas dont les terres rares sont raffinées en Malaisie, toutes les mines existantes hors de Chine fournissent aujourd'hui la Chine. Y compris Mountain Pass, aux Etats-Unis ! Ce gisement qui avait rouvert en 2012 parce que la Chine avait imposé un embargo sur ses terres rares, avait ensuite fait faillite en 2015 après l'éclatement de la bulle. Il a rouvert l'an dernier grâce à des investissements... chinois.
C'est aussi un consortium chinois qui a mis en production en janvier dernier la mine de terres rares de Kvanefjeld au Groënland, le plus gros gisement hors de Chine.
http://www.rfi.fr/emission/20190329-chi ... rres-rares

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Message par energy_isere » 29 mars 2019, 22:56

Peut étre un changement de main pour Lynas rare gros acteur non Chinois dans les terres rares.
Wesfarmers, an Australian diversified firm, has made an unsolicited bid to acquire Lynas, one of the world’s largest suppliers of rare earths outside of China.

March 29 2019

Rare earths are chemical elements found in the Earth’s crust. They are used in cars, consumer electronics, computers, communications, clean energy and defense systems. The big market for rare earths is magnets. In semiconductor production, rare earths are used in high-k dielectrics, CMP slurries and other applications.

It’s a good idea to keep tabs on rare earths. China is the world’s top producer of rare earths. Other nations, including the U.S., is dependent on China for these materials. Last year, China emerged as the biggest importer of rare earths, according to a report from Reuters.


https://semiengineering.com/week-in-rev ... g-test-39/

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Message par energy_isere » 30 mars 2019, 09:38

Malawi : Mkango Resources obtient un financement de 7 millions £ pour l’étude de faisabilité Songwe Hill

Agence Ecofin. 29 mars 2019

La compagnie minière Mkango Resources a annoncé jeudi que son partenaire Talaxis Ltd a investi 7 millions £ supplémentaires dans sa filiale détenant le projet de terres rares Songwe Hill, au Malawi. Les fonds seront utilisés pour financer l’étude de faisabilité du projet, qui devrait être achevée en 2020.

Selon les termes de l’accord conclu entre les deux parties, cet investissement de Talaxis lui permet de faire passer sa participation dans la filiale, Lancaster Exploration, de 20 % à 49 %. Mkango détiendra les 59 % restants.

Une fois l’étude de faisabilité terminée, Talaxis pourra exercer une option pour acquérir 26 % d’intérêts supplémentaires dans le projet. Pour cela, elle devra arranger le financement du développement.

« Mkango occupe une position unique dans le secteur des terres rares, avec un projet à un stade avancé dans une juridiction favorable et un partenariat stratégique solide avec Talaxis qui lui fournit les moyens financiers et le réseau de relations en Asie et ailleurs pour mener à bien son projet», a commenté William Dawes, PDG de la compagnie.

Mkango Resources prévoit de commencer la production au Malawi, en 2020.
https://www.agenceecofin.com/investisse ... ongwe-hill

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 31 mars 2019, 14:53

energy_isere a écrit :
29 mars 2019, 22:56
Peut étre un changement de main pour Lynas rare gros acteur non Chinois dans les terres rares.
Wesfarmers, an Australian diversified firm, has made an unsolicited bid to acquire Lynas, one of the world’s largest suppliers of rare earths outside of China.

March 29 2019

Rare earths are chemical elements found in the Earth’s crust. They are used in cars, consumer electronics, computers, communications, clean energy and defense systems. The big market for rare earths is magnets. In semiconductor production, rare earths are used in high-k dielectrics, CMP slurries and other applications.

It’s a good idea to keep tabs on rare earths. China is the world’s top producer of rare earths. Other nations, including the U.S., is dependent on China for these materials. Last year, China emerged as the biggest importer of rare earths, according to a report from Reuters.


https://semiengineering.com/week-in-rev ... g-test-39/
Lynas rejette l'offre de 1.1 milliard de dollars.
. Lynas declines Wesfarmers $1.1B takeover bid
http://www.mining.com/web/australias-ly ... eover-bid/

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 14 avr. 2019, 12:13

Lynas qui a une raffinerie de terre rare en Malaisie est en difficulté avec la radioactivité du minerai, et le stockage des déchets miniers qui lui aussi est radioactif.
Le gouvernement Malais demande de les enlever.
Lynas weighs up rare earths processing in Australia as Malaysia ups pressure

8 April 2019

Australian rare earths miner Lynas Corp is considering initial ore processing in the home country, where its Mount Weld mine is located, as Malaysia has stepped up pressure on the company to fulfill new, tougher requirements to have its processing licence renewed.

Malaysian Prime Minister Mahathir Mohamad said on Friday that parties interested in buying Lynas had agreed to extract radioactive waste from the ore extracted in Western Australia before being imported to the processing plant in the Southeast Asian country.
.......
In December, the country ordered Lynas to remove 450,000 tonnes of radioactive waste stockpiled at its processing plant by Sept. 2., when the company’s licence is up for renewal.

Lynas, however, revealed earlier this year that it would not be able to comply with such demand by the given deadline.

http://www.mining.com/lynas-weighs-rare ... -pressure/

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Message par energy_isere » 18 mai 2019, 10:27

Terres rares
Angola : Pensana Metals intercepte de nouvelles minéralisations à haute teneur sur son projet Longonjo


Agence Ecofin 14 mai 2019

La compagnie australienne Pensana Metals a annoncé, lundi, qu’elle a intercepté de nouvelles minéralisations à haute teneur de néodyme et praséodyme (NdPr) à son projet Longonjo, en Angola. Il s’agirait, pour certaines, des plus hautes teneurs interceptées, à ce jour, sur le projet.

Les intersections ont été réalisées au cours d’un programme de forage intercalaire à circulation inversée de 66 trous à Longonjo. Les derniers résultats confirmeraient la continuité de l'épaisse couche de minéralisation de NdPr.

« Ces intersections à haute teneur en NdPr sont exceptionnelles et démontrent que la couverture de minéralisation altérée de Longonjo contient certaines des meilleures teneurs en NdPr au monde », a déclaré le DG, Dave Hammond.

Pensana Metals est en train de mettre à niveau son estimation de ressources minérales pour le projet. Cela devrait lui permettre de réaliser une étude de préfaisabilité et d’avancer vers le développement.
https://www.agenceecofin.com/terres-rar ... t-longonjo

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 21 mai 2019, 19:49

Les terres rares à leur tour otages de la guerre commerciale sino-américaine

Par Claire Fages RFI 21 mai 2019

Les Etats-Unis n'ont pas inclus les terres rares dans les produits chinois visés par de nouvelles taxes. Et pour cause : ils en sont très dépendants. C'est Pékin qui détient l'arme des terres rares et qui menace de couper l'approvisionnement des Etats-Unis.

La visite de Xi Jinping dans une usine chinoise de transformation de terres rares à Ganzhou, dans le sud de la Chine ce lundi, premier déplacement du président chinois depuis le durcissement des sanctions américaines, l'illustre à merveille : Pékin veut afficher sa domination mondiale sur cette industrie, au lendemain des nouvelles sanctions américaines sur 300 milliards de produits chinois.

La Chine n'est pas seulement le premier producteur de terres rares au monde (71 % de l'offre), elle en est aussi le premier raffineur. Les terres rares ont besoin d'être séparées et purifiées, avant de pouvoir être utilisées dans les industries les plus pointues, du véhicule électrique aux radars, dans la défense, ce qui donne à cette filière un caractère hautement stratégique.

Taxe sur les terres rares américaines raffinées en Chine

Or les Etats-Unis autrefois numéro un mondial des terres rares, sont devenus très dépendants de la Chine. Dépendants à 80 % des importations chinoises, qu'il s'agisse de terres rares extraites et raffinées en Chine, ou de terres rares américaines transformées sur le sol chinois. 3 à 4 000 tonnes extraites à Mountain Pass, la mine californienne rouverte en 2011 après la flambée des prix partent en Chine depuis 2015, la raffinerie de Molycorp ayant fait faillite après le plongeon des prix en 2015.

C'est sur ce créneau que Pékin vient dans un premier temps de frapper : au 1er juin, les terres rares américaines expédiées en Chine pour y être raffinées seront taxées à 25 %.

Bientôt une usine de raffinage au Texas

Transformer à nouveau les terres rares aux Etats-Unis est donc devenu un impératif stratégique. Un projet vient d'être lancé ce lundi-même à Hondo, dans le Texas. Il associe l'entreprise américaine Blue Line Corporation et le groupe minier australien Lynas, premier producteur de terres rares hors de Chine (à Mount Weld dans l'ouest de l'Australie, 12 % de l'offre mondiale).

Des terres rares australiennes raffinées pour l'instant en Malaisie, mais l'usine malaisienne a quelques problèmes. On peut imaginer que l'usine texane prenne le relais. Cette future usine américaine pourrait aussi transformer les terres rares de Californie, voire les terres rares chinoises. A condition bien sûr que Pékin n'aille pas plus loin dans les hostilités et ne mette pas tout bonnement un embargo sur ses terres rares à destination des Etats-Unis...
http://www.rfi.fr/emission/20190521-ter ... americaine

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 22 mai 2019, 21:00

Les terres rares, ultime moyen de pression de la Chine

Par Journaliste Figaro Hayat Gazzane le 22/05/2019

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Le pays est le premier producteur mondial de ces minerais très utilisés dans les technologies de pointe. Il pourrait décider de se servir de cet atout pour sanctionner les États-Unis dans le cadre de leur conflit commercial. Mais la manœuvre s’annonce risquée.

L’escalade se poursuit entre les États-Unis et la Chine. Après avoir augmenté les taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois et menacé de faire de même sur l’intégralité des produits «made in china», Donald Trump a pris un décret interdisant aux réseaux de télécommunications américains de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque. Une mesure qui cible directement Huawei. En face, la Chine n’a plus beaucoup de marges de manœuvre pour répliquer car elle surtaxe déjà la quasi-totalité des produits américains qu’elle importe. Il lui reste toutefois un puissant levier d’action, susceptible de faire bouger les lignes: les terres rares.

• Qu’est-ce que les terres rares?

Ce terme désigne un ensemble de 17 éléments métalliques (le scandium, l’yttrium et 15 lanthanides) pratiquement toujours associés dans leurs gisements naturels. Leurs propriétés électroniques, catalytiques, magnétiques et optiques sont très voisines. Ces éléments sont devenus incontournables dans de nombreux secteurs, comme l’automobile, l’aéronautique, la défense et toutes les nouvelles technologies. Ils sont présents partout, dans les aimants (environ 20% de l’utilisation des terres rares en tonnage), les écrans plats, les smartphones, les tablettes, les batteries des voitures électriques, les éoliennes, les pots catalytiques, les panneaux photovoltaïques, les radars…

• Ces métaux sont-ils vraiment «rares»?

Contrairement à ce que l’on peut croire, ces métaux ne sont pas aussi rares que l’or ou l’argent. Ils sont même relativement abondants dans la croûte terrestre. Toutefois, les concentrations exploitables ne sont pas fréquentes et le fait qu’ils soient généralement mélangés à d’autres minéraux rend leur extraction et leur raffinage très coûteux et polluant. Les quantités disponibles, au regard des usages et du poids économique que ces métaux stratégiques représentent, sont donc faibles. Or la demande est en augmentation constante, portée par les industries de pointe. D’où cette notion de rareté.

• Qui contrôle ce marché ?

La Chine maîtrise la quasi-totalité de ce marché. Sur les 170.000 tonnes produites l’an dernier, 71% (120.000 tonnes) l’ont été par cette dernière, selon le US Geological Survey. Les autres producteurs -Australie (20.000 tonnes) et États-Unis (15.000) - sont loin derrière. .

Image

La Chine contrôle également 40% des réserves mondiales:

Image

Quel est le degré de dépendance des États-Unis à l’égard de la Chine ?

Les États-Unis étaient autrefois l’un des plus gros producteurs de terres rares de la planète. Aujourd’hui, ils dépendent à près de 80% des importations chinoises. C’est la raison pour laquelle Donald Trump n’a pas inscrit ces minerais sur la liste des produits «made in china» surtaxés. Les Américains importent de Pékin des terres rares chinoises extraites et raffinées sur place, mais ils importent aussi des terres rares américaines transformées en Chine. «Contrairement aux États-Unis, la Chine maîtrise toute la chaîne de valeur, dont la transformation de la matière première», explique John Seaman, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Les États-Unis ont tenté de relancer leur production dans les années 2010-2011, lorsque les quotas d’exportation imposés par la Chine avaient fait grimper les prix. En Californie, la mine de Mountain Pass avait rouvert ses portes en 2012. Mais elle avait fait faillite après l’éclatement de la bulle. L’an dernier, elle a pu redémarrer grâce notamment... à des investissements chinois.

• Les Chinois peuvent-ils se servir de cette «arme» dans le conflit commercial ?

En début de semaine, le président Xi Jinping et son négociateur en chef Liu He, ont visité le site de JL Mag Rare-Earth, un producteur de terres rares de premier plan dans la province centrale du Jiangx. Le message était clair: rappeler aux États-Unis et au reste du monde que la Chine contrôle ces métaux stratégiques. Une arme puissante qu’elle n’a pas hésité à dégainer en 2010 en durcissant ses quotas d’exportation. La mesure avait provoqué une flambée des prix et mis les autres puissances face à leur dépendance. «Il y a eu un procès à l’OMC en 2012. Cette pratique a été jugée contraire aux engagements pris par Pékin dans le cadre de l’OMC. En 2015, la Chine a donc renoncé à ses quotas», explique John Seaman. Le sujet semble aujourd’hui revenir sur la table alors que les relations avec les États-Unis s’enveniment. Pékin a d’ores et déjà décidé de relever au 1er juin les taxes sur les terres rares en provenance des États-Unis, les faisant passer de 10% à 25%.

• Quelles conséquences pour les États-Unis ?

«La mise en place de quotas ou d’embargo sur cette matière première aura nécessairement un impact, notamment sur les industries pétrolières et automobiles sur lesquelles se concentre la consommation américaine de terres rares. Cela affectera les prix du pétrole raffiné et celui des pots catalytiques», explique l’expert de l’Ifri. «Si l’embargo concerne la matière première, le secteur des télécoms ne devrait pas être affecté car il utilise surtout les produits transformés comme les aimants. En revanche, si la Chine restreint les exportations d’aimants, cela risquera de perturber le secteur», ajoute ce dernier.

Les États-Unis pourraient limiter l’impact de cette mesure de rétorsion en s’approvisionnant ailleurs. «Ils pourraient passer par des traders japonais qui achètent la matière première en Chine. Il y aura une prime à payer à l’intermédiaire mais c’est une solution à court terme», estime John Seaman. À plus long terme, les Américains pourraient en profiter pour relancer cette industrie sur leur sol en développant la chaîne de valeur. Le processus est d’ailleurs enclenché puisque le groupe américain Blue Line Corporation et le minier australien Lynas viennent d’annoncer la construction d’une usine de raffinerie de terres rares à Hondo, au Texas.

• La Chine osera-t-elle franchir le pas ?

Rien n’est moins sûr. «La Chine a retenu la leçon des quotas de 2010 et du procès à l’OMC que cela lui a valu. Elle a vu l’image négative que cette mesure envoyait et la volonté immédiate des autres pays de se fournir ailleurs, voire de contourner son industrie. Elle n’a rien gagné. Agir sur les terres rares sera un levier d’action visible dans ce conflit mais la Chine sait que cette escalade n’aura qu’un impact réel limité aux États-Unis», juge John Seaman.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/les- ... e-20190522

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 02 juin 2019, 11:01

En terres rares les Russes ont quelques atouts :
Russia owns rare earths but mines little. That's changing

Bloomberg News 1 May 2019

With rare earths in the cross hairs of the U.S.-China trade war, there’s a sharp focus on who else can sell the critical minerals.

Russia could become one supplier. The country accounts for less than 2% of global production, but owns the world’s fourth-biggest reserves, according to the U.S. Geological Survey. There are two projects that could come online by 2023, but they’ve been set back by delays.

President Vladimir Putin has pushed Russia to develop its own rare earth production, calling it an issue that’s " critically important to the defense capability of the country." He’s previously said Russia ranks second in total reserves around the world.

"Despite the fact that the projects are difficult and being postponed, the supplies are unlikely to reach the U.S.," said Boris Krasnojenov, chief of research at Alfa Bank JSC in Moscow.

The biggest one is run by TriArk Mining Co., a venture owned by Russian billionaire Alexander Nesis and Russian state-owned giant Rostec State Corp., which is under U.S. sanctions. It’s developing a project in Russia’s Far East that hopes to produce 14,000 tons of ferroniobium and 16,000 tons of rare earth metals oxides a year, said spokesman Andjey Krasutsky. That would account for 10% of global production, according to the company.

TriArk expects to mine the first material from the Tomtor deposit in 2022 and have product ready to sell by the following year. However, the site has faced several delays because of difficulties extracting the ore.

"Given the timing of the project and the dynamic situation in the market and in the world, it’s too early to tell if Tomtor will be able to sell rare earth to the U.S.," Krasutsky said.

Andrey Korobov, the head of Rostec’s RT-Business Development, said in an interview in 2015 that the plant will make Russia self-sufficient in rare-earth elements used in wind turbines and hybrid cars. Exports to Japan and China might be an option, he said.

The second, smaller rare-earth project is being developed by ZAO Technoinvest Alliance, which is partially owned by steel pipe maker ChelPipe PJSC. The goal is to extract tantalum and niobium as well as oxides of rare earth metals from the Zashikhinskoye deposit in the Irkutsk region and use some of the materials in pipe making. The project aims to process 1 million tons of ore per year. In January, the regional government said plant opening was delayed to 2023, according to Tass.
http://www.mining.com/web/russia-owns-r ... -changing/

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 02 juin 2019, 11:09

La Malaisie va finalement laisser Lynas continuer le raffinage des terres rares dans sa grosse usine dans le pays.
La question environnementale reste posée.
Malaysia to let Lynas continue running rare earths plant

Reuters 31 may 2019

Rare earths miner Lynas Corp will be allowed to keep operating a processing plant in Malaysia, Prime Minister Mahathir Mohamad said on Thursday, ending months of uncertainty over the future of the Australian-based company's $800 million plant.

Malaysia had earlier halted the process for renewing Lynas' licence because of waste disposal concerns.

Lynas is the only significant producer outside China of rare earths, which have military applications and are used in batteries, computers, televisions and many other products.

"We will allow Lynas to carry on because otherwise we are going to lose a very big investment from Australia," Mahathir told reporters at a news conference in Tokyo. Mahathir is in Japan to attend a business conference.
.......
http://www.mining.com/web/malaysia-let- ... ths-plant/

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 02 juin 2019, 11:19

China gears up to weaponize rare earths dominance in trade war

Bloomberg News 30 may 2019

Beijing is gearing up to use its dominance of rare earths to hit back in its deepening trade war with Washington.

A flurry of Chinese media reports on Wednesday, including an editorial in the flagship newspaper of the Communist Party, raised the prospect of Beijing cutting exports of the commodities that are critical in defense, energy, electronics and automobile sectors. The world’s biggest producer, China supplies about 80% of US imports of rare earths, which are used in a host of applications from smartphones to electric vehicles and wind turbines.
......
http://www.mining.com/web/china-gears-w ... trade-war/

Les projets miniers de terres rares dans le monde :

Image

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 03 juin 2019, 13:54

energy_isere a écrit :
22 mai 2019, 21:00
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Les États-Unis pourraient limiter l’impact de cette mesure de rétorsion en s’approvisionnant ailleurs. «Ils pourraient passer par des traders japonais qui achètent la matière première en Chine. Il y aura une prime à payer à l’intermédiaire mais c’est une solution à court terme», estime John Seaman. À plus long terme, les Américains pourraient en profiter pour relancer cette industrie sur leur sol en développant la chaîne de valeur. Le processus est d’ailleurs enclenché puisque le groupe américain Blue Line Corporation et le minier australien Lynas viennent d’annoncer la construction d’une usine de raffinerie de terres rares à Hondo, au Texas.
J' en ai trouvé plus la dessus :
Lynas to build rare earths processing plant in the US

Australian company looks to capitalise on supply concerns amid China trade war



Jamie Smyth in Sydney May 20, 2019 finantial Time


Australia’s Lynas Corp is forming a joint venture with a Texas-based rare earths company to build a processing plant in the US, looking to capitalise on a gap in the US supply chain for raw materials critical to the electronics and energy industry.Lynas, which controls just over 10 per cent of the global rare earths market, said on Monday that it had signed a memorandum of understanding with Blue Line Corporation to build a rare earths separation facility in Hondo, Texas.

The plant would be the only large-scale producer of separated medium and heavy rare earth products in the world outside of China, it said.
Jon Blumenthal, president and chief executive of Blue Line Corporation, said: “We are looking forward to working with Lynas to provide a secure source of rare earth materials to both US and international markets, and using our technical expertise to produce raw materials for uses in green and other high tech industries.”

Lynas currently ships ore mined in Western Australia for processing at a plant in Malaysia, although this facility does not have heavy rare earths separating capacity — and its future is uncertain due to concerns expressed by the Malaysian government over low-level radioactive waste produced by the facility.The Texas joint venture comes as the bruising trade war between the US and China has raised fears about US industries’ reliance on Chinese supplies of rare earths.

Chinese companies control about 85 per cent of the global rare earths industry.Last week the Global Times, a state-owned Chinese newspaper, published two articles that described the US reliance on rare earths as “an ace in China’s hand” that could be used to pressure President Donald Trump.Andrew White, an analyst with Curran & Co, a broker in Sydney, said rare earths represented a security of supply risk for the US defence industry, and that Lynas was moving to fill that niche.
“A massive increase in Chinese capacity in the rare earths market has decimated the US supply chain for these raw materials.
It’s a relatively small but strategically important market and the US needs to rebuild its industry, particularly in light of trade tensions with Beijing.”

Lynas gave no details on the cost of the Texas plant, but Mr White noted that its existing processing plant in Malaysia potentially cost as much as A$1bn ($690m).

In 2010 Blue Line bought a large industrial site in Hondo that it said was ideal for a rare earths separation plant, and already has some equipment in place.

Rare earths, a group of 17 elements, are widely used by the electronics, energy and defence industries. They are also critical for magnets used in turbines and electric cars. Demand for rare earths is expected to increase more than 8 per cent this year due to rising sales of electric cars, according to consultancy Roskill.

Lynas last month rejected a A$1.5bn takeover offer from Wesfarmers, an Australian retail and industrial conglomerate, a bid analysts said was prompted by Lynas’s low stock price as a results of the risk linked to its Malaysia operations.
https://www.ft.com/content/20badb28-7a9 ... 85092ab560

Ce qui a été signé entre les deux compagnies c'est ''seulement'' un MOU (Memorandum Of Understanding) qui ne comporte absolument aucune indication de timing de construction ni de cout estimatif, ni de mise en service.

lire le MOU : https://www.lynascorp.com/Shared%20Docu ... 931006.pdf

sur le site de Blue Line Corp ils renvoient à ce lien : https://www.nsenergybusiness.com/news/l ... ration-jv/

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Re: [Véhicule électrique] la question des métaux rares

Message par energy_isere » 04 juin 2019, 21:09

Qui pour concurrencer la Chine dans les terres rares ?

MYRTILLE DELAMARCHE Usine Nouvelle le 04/06/2019

La Chine extrait environ 80% et raffine 90% des terres rares, métaux stratégiques de la transition énergétique. Elle ne possède pourtant qu’un tiers des réserves mondiales, et son monopole est surtout dû à une politique de contrôle des prix qui freine le développement de producteurs concurrents.

Image
La mine de Mountain Pass, aux Etats-Unis, est l'un des symboles de la difficultés des pays occidentaux à exploiter les terres rares de façon rentable. Elle est désormais contrôlée par un groupe chinois.

Les récentes menaces de Pékin de restreindre l’accès à ses terres rares aux Américains sur fond de guerre commerciale rappellent combien il est imprudent de sous-traiter la production de métaux stratégiques à un seul pays, ou presque. La Chine contrôle environ 80% de l’extraction et plus de 90% de la chaîne de transformation des terres rares. Elle n’abrite pourtant dans son sous-sol qu’un tiers

(44 millions de tonnes) des réserves mondiales de ces métaux omniprésents dans les énergies renouvelables et les produits technologiques (piles à combustible, alliages, aimants permanents des éoliennes et des moteurs électriques….). Pékin est d’ailleurs devenu en 2018 le premier importateur de terres rares, selon le cabinet Adamas Intelligence.

D’autres pays luttent depuis des années pour mener à bien le développement de mines et d’usines métallurgiques aussi complexes que coûteuses. Le principal frein à une démocratisation de la production n’est pas leur rareté, toute relative, mais la faible teneur du minerai, qui suppose une extraction extensive, et la difficulté de séparer ces 15 lanthanides (auxquels on ajoute l’yttrium et le scandium).

L’Australie : peu de réserves mais un regain de production

Le principal producteur hors de Chine est la compagnie australienne Lynas, dont la montée en puissance après une étonnante résurrection a ramené la part de la Chine de 97% de la production mondiale en 2010 à un peu plus de 70% en 2018. Deuxième producteur mondial de néodyme et de praséodyme, Lynas a notamment été soutenu par le Japon, qui a juré qu’on ne l’y reprendrait plus après l’embargo qu’il a subi de la part de la Chine en 2011. L’Australie possède, selon l’USGS (le BRGM américain), seulement 3,4 millions des 120 millions de tonnes de réserves de terres rares identifiées dans le monde. Mais elle est le deuxième producteur (20 000 tonnes) derrière la Chine (120 000 tonnes).

Les Etats-Unis tentent de se relever

L’américaine Molycorp s’en est moins bien sortie. Cette entreprise, qui exploitait la mine de Mountain Pass aux Etats-Unis, a fait faillite après que le Département américain de l’Energie lui a refusé une garantie de prêt. Le gisement de Mountain Pass, où l’activité a redémarré début 2018 après une mise sous cocon de trois ans, est aujourd’hui contrôlé par le transformateur chinois Leshan Shenghe Rare Earths (associé à deux fonds américains), vers lequel la mine exporte son minerai. La construction d’une nouvelle usine est néanmoins prévue en Californie pour fin 2020. Lynas envisage également la construction d’une unité de traitement au Texas. Les récentes menaces chinoises devraient faciliter le financement de ces deux usines.

Quelques producteurs discrets

Nouveau venu, le Burundi a exporté ses premières tonnes de terres rares en 2018. Rainbow Rare Earths vise une production de 5000 à 6000 tonnes de concentrés. L’Inde et la Thaïlande affichent également des productions modestes, ainsi que le Myanmar mais la porosité de sa frontière avec la Chine interroge sur la traçabilité de ses minerais.

La Russie, le Vietnam et le Brésil, poids lourds potentiels de la production mondiale

La Russie produit moins de 2% des terres rares. Selon l’USGS, elle en possède pourtant 10% des réserves, ce qui la place au quatrième rang mondial. Vladimir Poutine a souligné combien ces métaux étaient stratégiques pour la Défense du pays, sans pour autant trouver les moyens de soutenir le développement des deux projets en cours dans le pays. Le premier, mené par TriArk Mining et Rostec, ambitionne de produire 14 000 tonnes de ferroniobium et 16 000 tonnes d’oxydes de terres rares (10% de la production mondiale) d’ici 2023. Le second, plus modeste, envisage la production de tantale, de niobium et d’oxydes de terres rares extraits dans la région d’Irkoutsk au même horizon. Il est piloté par ZAO Technoinvest Alliance. Le Brésil, doté de réserves équivalentes à la moitié des réserves chinoises, a une production symbolique (1000 tonnes annuelles) et décroissante. Le Vietnam, avec des réserves tout aussi importantes, ne produit que quelques centaines de tonnes.

Et l’Europe ?

L’Europe n’a pas de réserves significatives de terres rares. Mais, comme souvent, elle a des idées. L’expert des terres rares Jack Lifton rappelait il y a quelques années que Solvay possède actuellement le procédé de séparation des terres rares le plus avancé, et plusieurs entreprises européennes comme Less Common Metals, Siemens et Bosch en maîtrisent la chaîne de transformation.

Malgré son caractère hautement stratégique, le marché des terres rares reste modeste, en valeur, comparé à d'autres métaux. Il est évalué à 9 milliards de dollars pour 150 000 tonnes d'oxides. Une étude récente relève néanmoins que les terres rares entrent dans la composition de produits d'une valeur totale de 7000 milliards. Un téléphone portable en contiendrait en moyenne un demi gramme, un climatiseur 120 grammes, un vélo électrique 200 g, une voiture à moteur thermique 1 kg, une Toyota Prius 15 kg, une éolienne jusqu'à 200 kg (pour 600 à 800 kg d'aimants permanents), un chasseur F35 quelque 400 kg et un sous-marin 3600 kg.
https://www.usinenouvelle.com/article/q ... es.N849835

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