Politique energétique mandat de E.Macron

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Rod » 26 sept. 2023, 10:14

Jeuf a écrit :
26 sept. 2023, 10:04
energy_isere a écrit :
25 sept. 2023, 23:37
Macron promet d'annoncer en octobre une reprise du "contrôle du prix de notre électricité"

AFP le 25 sept. 2023

Le président Emmanuel Macron a promis d'annoncer en octobre une reprise du "contrôle du prix de notre électricité" pour qu'elle soit "soutenable à la fois pour nos entreprises et pour nos ménages", dans un contexte d'inflation et de prix de l'énergie toujours hauts.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ite-230925
Ah ben moi ça me rassure pas du tout. Je préfère avoir de l'électricité chère que de l'électricité promise moins chère, mais avec possibles problèmes.

J'aimerai une part d'auto-production (comme je l'ai pour le chauffage, avec poêle à bois bûche, même si aucun blackout n'est en vue), mais mon toit ne s'y prête pas.
Tu peux mettre tes panneaux au sol. Perso, j'ai 8 panneaux thermiques au sol et 2 panneau PV au sol aussi. Ca permet de les mettre plein sud avec le bon angle; sous réserve d'avoir la place et pas de masque évidemment.
moins vite, moins loin, moins souvent: le transport post PO
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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Jeuf » 26 sept. 2023, 10:56

je ne peu pas mettre de panneaux au sol non plus.


Sureté nucléaire, climat et prix de l'éléctricité: deux lois énergie en préparation, indique Agnès Pannier-Runacher

"Il s'agit de mettre en place un dispositif pérenne qui permette de conserver parmi les prix les plus bas d'Europe tout en empêchant l'envolée des prix qu'on a connue ces derniers mois, contenus par le dispositif d'urgence qu'est le bouclier", a précisé la ministre

Sur l'aspect climat et programmation pluriannuelle de l'énergie, qui a aussi vocation à être inclus dans le même texte, la ministre "table sur le doublement de la production en matière de photovoltaïque et en matière de biogaz", sur "la stabilisation de la trajectoire d'éoliennes terrestres sur le rythme 2022, sur l'accélération des éoliennes marines pour pouvoir lancer un appel d'offre majeur fin 2024, début 2025".

La ministre souhaite également un "rehaussement des investissements dans les stockages type batteries ou STEP" hydro-électriques.

"Dans cette programmation, nous intégrerons la relance du nucléaire avec EDF qui a un objectif managérial de 400 TWh de production", a-t-elle ajouté, en précisant que le gouvernement retiendrait "360 TWh par prudence".

Idem pour les énergies renouvelables, le gouvernement souhaite retenir des objectifs de production un peu "plus prudents" que ce que la filière annonce être en mesure de produire.

"Je ne veux pas qu'on mette le système en danger par des objectifs surestimés" a-t-elle dit.
Bon, c'est bien d'être prudent.
C'est bien de pas vendre des TWh avant d'être sûr de pouvoir les produire.

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Message par GillesH38 » 26 sept. 2023, 12:31

Jeuf a écrit :
26 sept. 2023, 10:56
je ne peu pas mettre de panneaux au sol non plus.
moi j'ai des arbres au sud qui me font de l'ombre en été, ce qui m'évite de mettre de la clim, c'est de la production électrique par consommation négative :lol:
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas".

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Message par kercoz » 26 sept. 2023, 13:12

Rod a écrit :
26 sept. 2023, 10:14


Tu peux mettre tes panneaux au sol. Perso, j'ai 8 panneaux thermiques au sol et 2 panneau PV au sol aussi. Ca permet de les mettre plein sud avec le bon angle; sous réserve d'avoir la place et pas de masque évidemment.
Le problème de l'angle n'est pas tres important.....J'avais fait une étude qui montrait qu''il y avait un coude sur la courbe de rendement qui n'intervenait qu' après 40degrés ( de mémoire) .....avant 40 degré , c'est une pente tres faible de moins de 5% ...en fait ça correspond à l'effet miroir au dessus de 40 degré ( la réflexion prend le pas sur la transmission du rayonnement.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)

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Message par energy_isere » 12 oct. 2023, 17:45

suite de ce post du 7 juin 2023 viewtopic.php?p=2371119#p2371119
L’aide carburant pour la pêche prolongée à 20 centimes jusqu’au 4 décembre

Publié le 12/10/2023 lemarin

Le secrétaire d’État chargé de la mer, Hervé Berville, venu à la rencontre des pêcheurs dans le port du Guilvinec, dans le Finistère, le jeudi 12 octobre, a annoncé la prolongation de l’aide carburant de 20 centimes par litre jusqu’au 4 décembre.

Cette aide financière accordée aux pêcheurs pour faire face à la hausse des prix du carburant, devait initialement prendre fin le dimanche 15 octobre. Le secrétaire d’État à la mer avait annoncé aux Assises de la pêche et des produits de la mer à Nice, le 22 septembre qu’une « aide de 13 centimes par litre de gasoil [à la pompe pour tous les navires de pêche] devrait être disponible à partir du 15 janvier, après son inscription au projet de loi de finances 2024 ». Il avait alors assuré qu’il travaillait à la mise en place d’un dispositif relais avant le démarrage du dispositif « 13 centimes ». Ce dispositif s’inscrit toujours dans « le cadre temporaire » européen, qui court actuellement jusqu'à la fin 2023 pour l’octroi effectif des aides, après transmission de toutes les demandes d’aide - sachant que les délais de transmission des documents sont estimés en général à un mois.

Ces annonces avaient suscité de vives réactions de la profession. Les élus bretons, de tous bords politiques, associés aux professionnels de la pêche, avaient notamment envoyé un courrier le 27 septembre au président de la République, pour défendre et soutenir la filière bretonne, à l’instar des syndicats de la pêche, représentatifs des armateurs et salariés de la profession, qui avaient également sonner l’alerte à l’unisson, en appellant au président de la République pour sortir le secteur de l’effondrement.

Hervé Berville a également annoncé une aide de 12 millions d’euros pour le mareyage français, qui menace de s’effondrer suite aux impacts de la crise gasoil et surtout du PAI Brexit qui a vu le départ de 86 bateaux à la casse. Le secrétaire d’Etat a également annoncé un plan de rebond de 10 millions d’euros pour le Pays bigouden, porté à 5 millions par l’État, 2,5 millions pour le Département et 2,5 millions par la Région, dont les applications restent à construire.
https://lemarin.ouest-france.fr/secteur ... mbre-49134

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Message par energy_isere » 22 nov. 2023, 01:43

Le gouvernement publie sa stratégie énergétique 2035: plus de renouvelables et de nucléaire

AFP le 21 nov. 2023

Doubler le rythme de déploiement de l'énergie solaire, déployer très largement l'éolien en mer, relancer le nucléaire: le gouvernement a rendu public mardi soir sa stratégie énergétique, destinée à "sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles".

Cette "Stratégie française pour l'énergie et le climat" (SFEC), un document de 102 pages, sera soumise à partir de mercredi à la consultation publique, jusqu'au 15 décembre.

Ses grands traits en étaient connus depuis le discours sur l'énergie prononcé en février 2022 à Belfort par Emmanuel Macron.

Cette stratégie sera intégrée à une "loi sur la production d'énergie" attendue l'an prochain.

Son objectif: "Sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles", la consommation d'énergie finale du pays étant aujourd'hui composée à 37% de pétrole et 21% de gaz, et viser "une économie plus sobre, plus efficace et approvisionnée de manière quasi-intégrale en énergies bas-carbone produites et maîtrisées sur notre sol".

Cela supposera de réduire de 40 à 50% notre consommation d'énergie en 2050 par rapport à 2021 (-30% en 2030 par rapport à 2012), via la sobriété et l'efficacité énergétiques.

Sur le front nucléaire, "tous les réacteurs seront maintenus en exploitation tant que les exigences de sûreté seront strictement respectées et en recherchant des gains de puissance là où cela est possible", avec en parallèle le lancement d'un nouveau programme de réacteurs nucléaires (six puis huit EPR2).

Il faudra aussi "massifier la production de toutes les énergies renouvelables".

A commencer par l'éolien en mer, à hauteur de 18 GW en 2035 (soit une trentaine de parcs comme celui au large de Saint-Nazaire, le seul actuellement en service en France).

L'énergie solaire photovoltaïque devra doubler son rythme annuel de nouvelles capacités, pour atteindre plus de 75 GW en 2035 dans le scénario central (avec possibilité d'ambitions renforcées).

L'éolien terrestre, que le président souhaitait ralentir, garderait finalement son rythme actuel, et verrait ses capacités doubler, à 40 GW en 2035. Le gouvernement appelle cependant à "une répartition équilibrée" et à investir dans le "repowering", c'est-à-dire le remplacement d'anciennes éoliennes par de nouvelles plus puissantes.

Les capacités en biogaz seraient en outre multipliées par 5 d'ici 2030, à 50 TWh.

"La transformation à engager dans les trois prochaines décennies est d'une ampleur comparable à celle de la première révolution industrielle (...) pour atteindre nos objectifs climatiques et assurer notre souveraineté énergétique", commente dans ce document la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

La loi sur la Production d'énergie devrait arriver en Conseil des ministres fin janvier-début février 2024. La "programmation pluriannuelle de l'énergie", décrivant ces grandes orientations par périodes quinquennales, fera aussi l'objet d'un décret prochain.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-231121

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Message par energy_isere » 22 nov. 2023, 01:49

Le gouvernement publie sa stratégie énergétique 2035: plus de renouvelables et de nucléaire

AFP le 21 nov. 2023

Doubler le rythme de déploiement de l'énergie solaire, déployer très largement l'éolien en mer, relancer le nucléaire: le gouvernement a rendu public mardi soir sa stratégie énergétique, destinée à "sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles".

Cette "Stratégie française pour l'énergie et le climat" (SFEC), un document de 102 pages, sera soumise à partir de mercredi à la consultation publique, jusqu'au 15 décembre.

Ses grands traits en étaient connus depuis le discours sur l'énergie prononcé en février 2022 à Belfort par Emmanuel Macron.

Cette stratégie sera intégrée à une "loi sur la production d'énergie" attendue l'an prochain.

Son objectif: "Sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles", la consommation d'énergie finale du pays étant aujourd'hui composée à 37% de pétrole et 21% de gaz, et viser "une économie plus sobre, plus efficace et approvisionnée de manière quasi-intégrale en énergies bas-carbone produites et maîtrisées sur notre sol".

Cela supposera de réduire de 40 à 50% notre consommation d'énergie en 2050 par rapport à 2021 (-30% en 2030 par rapport à 2012), via la sobriété et l'efficacité énergétiques.

Sur le front nucléaire, "tous les réacteurs seront maintenus en exploitation tant que les exigences de sûreté seront strictement respectées et en recherchant des gains de puissance là où cela est possible", avec en parallèle le lancement d'un nouveau programme de réacteurs nucléaires (six puis huit EPR2).

Il faudra aussi "massifier la production de toutes les énergies renouvelables".

A commencer par l'éolien en mer, à hauteur de 18 GW en 2035 (soit une trentaine de parcs comme celui au large de Saint-Nazaire, le seul actuellement en service en France).

L'énergie solaire photovoltaïque devra doubler son rythme annuel de nouvelles capacités, pour atteindre plus de 75 GW en 2035 dans le scénario central (avec possibilité d'ambitions renforcées).

L'éolien terrestre, que le président souhaitait ralentir, garderait finalement son rythme actuel, et verrait ses capacités doubler, à 40 GW en 2035. Le gouvernement appelle cependant à "une répartition équilibrée" et à investir dans le "repowering", c'est-à-dire le remplacement d'anciennes éoliennes par de nouvelles plus puissantes.

Les capacités en biogaz seraient en outre multipliées par 5 d'ici 2030, à 50 TWh.

"La transformation à engager dans les trois prochaines décennies est d'une ampleur comparable à celle de la première révolution industrielle (...) pour atteindre nos objectifs climatiques et assurer notre souveraineté énergétique", commente dans ce document la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

La loi sur la Production d'énergie devrait arriver en Conseil des ministres fin janvier-début février 2024. La "programmation pluriannuelle de l'énergie", décrivant ces grandes orientations par périodes quinquennales, fera aussi l'objet d'un décret prochain.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-231121

Les capacités en biogaz seraient en outre multipliées par 5 d'ici 2030, à 50 TWh.
Ca commence mal : https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-231121

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Message par energy_isere » 27 nov. 2023, 09:07

Pêche: la grogne des gros armements bretons privés d'aide au gazole
26 nov 2023
https://www.connaissancedesenergies.org ... ole-231127

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Message par energy_isere » 28 nov. 2023, 23:06

Les pêcheurs français bénéficieront de l'aide de 20 centimes par litre de carburant jusqu'à fin juin 2024

AFP le 28 nov. 2023

Les pêcheurs français bénéficieront de la prolongation de l'aide de 20 centimes par litre de carburant dans le cadre européen qui l'autorise jusqu'au 30 juin 2024, a annoncé mardi Emmanuel Macron lors des assises de l'économie de la mer à Nantes.

Cette aide, qui expirait le 31 décembre, s'appliquera jusqu'à un plafond de 335.000 euros par entreprise. "Ces 20 centimes seront cumulés avec les aides qu'on a obtenues auprès de plusieurs grands groupes, Total et autres, ce qui fait qu'on aura une aide exceptionnelle que nos pêcheurs n'auront jamais eue sur sur le carburant", a assuré le président de la République.

Le dispositif européen permet aux États membres d'aider les pêcheurs confrontés à la flambée des prix de l'énergie dans le contexte de la guerre en Ukraine. Selon le comité national des pêches, le gazole grève jusqu'à 40% du chiffre d'affaires des patrons de pêche.

A la tête d'une flotte vieillissante qui a perdu plus d'un quart de ses navires en 20 ans, les professionnels qui ont été aussi durement touchés par les conséquences du Brexit réclamaient le maintien de cette aide d'urgence.

Au delà de ce "ballon d'oxygène" à "court terme", le président a rappelé qu'il souhaitait doter le secteur de la pêche française d'une "stratégie de modernisation". "Parce qu'il en est de notre pêche comme de notre agriculture, le même défi: ça ne sert à rien d'être de plus en plus exigeants avec les producteurs si derrière on laisse de plus en plus importer des produits de la pêche et de la mer qui viennent de puissances qui ne respectent pas ces règles", a-t-il expliqué.

Rappelant le lancement "entre maintenant et l'été prochain" d'un "vrai contrat de transformation de la pêche française", il a évoqué "plusieurs chantiers". La question du prix du poisson, l'absence de prix rémunérateur rendant les jeunes "réticents" à embrasser la filière, a-t-il cité, évoquant également une meilleure répartition de la valeur des marges.

Le chef de l'État a également souhaité "moderniser les criées", car aujourd'hui "ça coûte moins cher de débarquer en Écosse ou en Irlande et d'acheminer les captures par camions en France". "Du coup, on a un bilan carbone qui est désastreux, on a un bilan économique qui n'est pas le bon", a-t-il regretté, souhaitant également revoir "la gouvernance de la filière", aujourd'hui "trop complexe".

Toutes ces problématiques seront donc discutées pour décider "comment on utilise bien les aides et les investissements qu'on continuera de faire et en particulier 700 millions d'euros" générés grâce à l'éolien en mer entre 2023 et 2035.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 024-231128

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 28 nov. 2023, 23:14

Éolien en mer : Emmanuel Macron annonce le lancement d'un énorme appel d'offres en 2025

AFP le 28 nov. 2023

Le gouvernement lancera un énorme appel d'offres en 2025 pour l'installation de parcs éoliens en mer dans le but de produire 10 gigawatts en 2035, a annoncé mardi Emmanuel Macron lors des assises de l'économie de la mer à Nantes.

"En 2025, on va déjà lancer dix gigawatts, c'est à dire une dizaine de parcs qui entreront en vigueur en 2030-2035", a déclaré le chef de l'Etat. Une production de 10 GW est équivalent à la consommation annuelle électrique de 10 millions de foyers.

La France compte à ce stade 8 GW de parcs offshore installés ou en projet. L'objectif est d'atteindre 45 GW en 2050, ce qui fera de l'éolien en mer la deuxième source de production d'électricité après le nucléaire. "Donc on aura déjà de la visibilité", "c'est la première étape" avec 18 gigawatts installés en "2035", "et puis la suite jusqu'en 2050", a dit Emmanuel Macron. Il a évoqué notamment "près de 200 millions d'euros" d'investissements pour que la France "soit un des leaders dans l'éolien flottant".

Le président a affirmé que l'éolien en mer allait générer des "milliers d'emplois" pendant la construction, et rapporter 2,5 milliards d'euros de recettes "entre 2023 et 2035", qui permettront de "financer nos priorités". "Un tiers ira pour la pêche et donc je le dis pour nos pêcheurs: l'éolien en mer va nous permettre de financer 700 millions d'euros pour la pêche", a-t-il plaidé.

Il a aussi évoqué le lancement rapide, au cap de la Hague, dans la Manche, d'un "projet pilote pour essayer de repartir sur la bataille de l'hydrolien", "avec un soutien inédit de l'État de 65 millions d'euros". L'hydrolien consiste à utiliser les courants marins pour produire de l'énergie.

Face aux polémiques récurrentes sur l'éolien, souvent critiqué, il a dit miser sur le débat public lancé par les autorités. "On met toutes les cartes sur la table et, pardon de le dire comme ça, mais on s'engueule une bonne fois pour toutes, de manière franche, et on évite de le faire au bout de cinq ans ou dix ans de projets."

Emmanuel Macron a enfin insisté pour faire en sorte d'éviter d'importer des éoliennes produites depuis "l'autre bout du monde", notamment en Chine et en Asie, au nom de la "souveraineté industrielle".

"Il faut qu'on puisse développer de l'éolien en mer, fixe ou flottant, qui soit produit chez nous. Il y a une bonne règle, une bonne façon de faire pour cela, c'est prendre en compte les critères environnementaux" et "de sécurité", "de contrôle des données et de cyber", a-t-il affirmé. "On va mettre ces critères sur toute la filière de l'éolien."
https://www.connaissancedesenergies.org ... 025-231128

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Message par energy_isere » 08 janv. 2024, 20:54

Gasoil : les armements plaident leur cause auprès de l’État
Les armements structurés continuent de discuter avec l’État pour trouver des voies de réduction de leurs charges. Une réunion s’est tenue vendredi 5 janvier au secrétariat chargé de la mer pour évoquer les différentes solutions. C’est leur rentabilité et leur survie à terme qui est en jeu.

Franck JOURDAIN. le 08/01/2024 lemarin


Des organisations de producteurs adhérentes de l’Anop (Association nationale des organisations de producteurs) et les principaux armements français structurés de l’UAPF (Union des armateurs à la pêche de France) avaient rendez-vous, vendredi 5 janvier dans l’après-midi, avec le cabinet du secrétariat d’État en charge de la mer. À l’ordre du jour : la recherche de solutions à court et moyen termes pour que ces acteurs majeurs de la pêche française réduisent leurs charges et retrouvent de la rentabilité. (...abonnés)
https://lemarin.ouest-france.fr/peche/c ... 53cc4f1a17

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Message par energy_isere » 09 janv. 2024, 09:44

Energies: une loi sans cap chiffré pour les renouvelables

AFP le 08 janv. 2024

Le nouveau projet de loi de la France pour l'énergie consacre l'essor du nucléaire et évite tout objectif chiffré pour le solaire et l'éolien, un choix critiqué comme "une régression" juridique et démocratique par des experts et acteurs du secteur.

Ce projet "relatif à la souveraineté énergétique" du pays doit arriver en Conseil des ministres fin janvier-début février, avant de partir au Parlement.

Le texte "conforte le choix durable du recours à l'énergie nucléaire", "vise à maintenir une puissance installée d'au moins 63 gigawatts (GW)" et la construction de "réacteurs, avec l'objectif d'au moins 9,9 GW" engagés d'ici à 2026 et 13 GW supplémentaires au-delà.

Rien de chiffré en revanche sur les renouvelables électriques, éolien et solaire notamment, sauf dans les Outre-Mer.

Ces objectifs feront l'objet d'un décret d'ici l'été, répond le ministère de la Transition énergétique: "Il est faux de dire qu'il n'y a pas d'objectif de renouvelables".

Mais jusqu'ici, les cibles chiffrées pour chaque énergie dans la consommation finale figuraient dans le Code de l'énergie. Or le nouveau projet, dans son article 1, supprime cette inscription.

"C'est une terrible régression", estime Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement, rappelant que, dans une loi de 2019, le Parlement avait exprimé sa volonté de débattre du chiffrage des ambitions par type d'énergie.

"Si vous chiffrez seulement le nucléaire, vous ne connaissez pas la part des ENR (énergies renouvelables, ndlr). Résultat, c'est priorité au nucléaire et, en fonction des besoins restant à couvrir, les ENR feront l'objet de décrets flottants. Ce n'est plus un mix!", dit le juriste.

- "Il faut un débat national" -

Si la France veut atteindre en 2050 la neutralité carbone face au réchauffement climatique, il lui faudra déployer massivement les renouvelables, ont montré de nombreux rapports, notamment du gestionnaire du réseau RTE. Aujourd'hui, l'atome fournit environ 70% de l'électricité en France, mais les besoins sont appelés à croître pour remplacer en partie les énergies fossiles.

Après des années d'hésitations, le Parlement a voté en 2023 deux lois pour accélérer dans le nucléaire et les renouvelables.

Le gouvernement a en novembre avancé de premiers chiffres: 18 GW d'éolien marin en 2035 (soit une trentaine de parcs), doublement du rythme annuel de déploiement du photovoltaïque (75 GW en 2035), maintien du rythme pour l'éolien terrestre pour un doublement des capacités en 2035 (40 GW).

Mais aujourd'hui, Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, se dit "sidéré".

"Cela fait des mois qu'on travaille ensemble et là on découvre un texte de loi contraire à l'esprit de la stratégie écrite jusqu'ici, qui nous explique que l'avenir énergétique de la France, c'est le nucléaire. Les objectifs ENR ont disparu, plus rien!"

Selon lui, sur fond de majorité relative à l'Assemblée, "le gouvernement a peut-être considéré qu'il fallait écrire un texte +pouvant être voté+ (...), faire adopter un texte prime sur son contenu".

Mais la décision est lourde de conséquences, alerte-t-il.

"Il faut un débat national", plaide M. Nyssen. "Un décret, pas validé par le Parlement, ça n'a pas la même force! C'est un signal désastreux à l'égard des porteurs de projets européens de gigafactories de panneaux solaires ou de turbines éoliennes..."

Ce projet "mobilise un seul levier", regrette aussi Michel Gioria, de France Renouvelables. Il appelle le gouvernement à "le rééquilibrer, avec un message clair à l'égard des parlementaires qui est: +sortez de vos postures et organisez la mobilisation de toutes les filières pour sortir des énergies fossiles+."

Dans ce projet, il n'y a pas "la méthode permettant de délivrer ces moyens de production décarbonés", nucléaire ou renouvelable, observe le député LR Raphaël Schellenberger, résolument pro-nucléaire mais pas opposé aux renouvelables.

Derrière ce sujet, pointe aussi un enjeu européen.

L'UE a fixé à au moins 42,5% la part d'énergies renouvelables à atteindre dans la consommation énergétique de l'Union d'ici 2030, ce que la France devrait à un moment donné transposer dans ses textes.

On peut imaginer que la France, qui vante son mix électrique décarboné avec le nucléaire, souhaite renégocier sa contribution après les élections européennes de juin, suggère M. Gossement pour expliquer cet "oubli" législatif. Interrogé, le ministère n'a pas répondu dans l'immédiat sur ce point.
https://www.connaissancedesenergies.org ... s-240108-0

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 12 janv. 2024, 09:44

Remaniement: Bercy récupère l'énergie, suscitant des inquiétudes

AFP le 11 janv. 2024

Le ministère de l'Économie va récupérer l'énergie à la faveur du remaniement gouvernemental, un mouvement qui doit selon Bruno Le Maire favoriser la bonne "réalisation du programme nucléaire français" mais qui suscite l'inquiétude de défenseurs de l'environnement.

"Avoir la responsabilité de l'énergie, c'est se donner les meilleures chances d'accélérer la réindustrialisation du pays et la réalisation du programme nucléaire français", s'est félicité dans Le Figaro Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, confirmé jeudi à Bercy.

Ce transfert de l'énergie sera confirmé dans des décrets d'attribution dont la date de publication n'a pas été précisée, a indiqué son entourage à l'AFP.

La question des énergies était jusqu'à présent portée par une ministre de plein exercice, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique dans le précédent gouvernement, également chargée du climat.

Parmi les gros dossiers figure le nucléaire, alors que le président Emmanuel Macron avait annoncé en 2022 un programme de six nouveaux réacteurs EPR, avec huit supplémentaires en option.

"C'est casser une organisation qui datait de 2007 où la transition écologique était le fil conducteur entre l'énergie, les transports, le logement" et "un très mauvais signal", a aussitôt regretté auprès de l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes au Réseau Action Climat (RAC), après l'annonce du nouveau gouvernement.

Le WWF France a également qualifié d'"inquiétante" la "disparition du ministère de la transition énergétique dans l'organigramme gouvernemental et son rattachement au ministère de l'Economie".

"C'est un recul de 15 ans. Comment le Premier ministre pourra-t-il encore prétendre être en charge de la planification écologique et de la planification énergétique alors que ces deux portefeuilles seront à nouveau écartelés entre des ministères et des intérêts opposés?", regrette le WWF dans un communiqué.

Ce dernier juge en revanche que le maintien de Christophe Béchu à la Transition écologique est "gage de stabilité".

"Il nous reste tant à faire", a de son côté réagi Christophe Béchu sur X (ex-Twitter), citant "l'adaptation de notre pays aux conséquences du dérèglement climatique, le développement d'une économie plus durable, la planification écologique dans tous nos territoires".
https://www.connaissancedesenergies.org ... des-240111

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 17 janv. 2024, 08:30

Nucléaire: Macron annoncera "dès l'été les grands axes pour les 8 prochains" EPR

AFP le 16 janv. 2024

Le président Emmanuel Macron a affirmé mardi soir qu'il annoncerait "dès l'été les grands axes pour les huit prochains" EPR, dans le cadre de la relance du nucléaire, après le lancement de six nouveaux réacteurs EPR, lors d'une conférence de presse.

"J'ai annoncé les sites des six nouveaux réacteurs, les travaux, les investissements et tout le travail commencent à EDF. Dès l'été, j'annoncerai les grands axes pour les huit prochains", a-t-il déclaré.

"On fait pareil sur le renouvelable avec notre stratégie pour déployer l'éolien en mer, etc. C'est de la mise oeuvre (...) Les résultats des six dernières années sont bons", a-t-il estimé, affirmant que la France était "un des pays d'Europe qui a l'énergie la plus décarbonée grâce au nucléaire".

Depuis le discours de Belfort de février 2022, dans lequel Emmanuel Macron avait acté la relance du nucléaire, le gouvernement porte un programme de six nouveaux réacteurs EPR et huit en option. Le chef de l'Etat avait déjà ouvert la porte en décembre à une annonce sur ces huit réacteurs supplémentaires "dans les prochains mois".

Début janvier, Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de la Transition énergétique, avait estimé que la France devrait aller "au-delà des six premiers EPR puisque le parc historique ne sera pas éternel", dans une interview à la Tribune Dimanche.

Un projet de loi "relatif à la souveraineté énergétique" du pays, qui doit arriver en Conseil des ministres fin janvier-début février, consacre l'essor du nucléaire et évite tout objectif chiffré pour le solaire et l'éolien.

La rédaction de ce texte "reste neutre technologiquement", avait assuré Mme Pannier-Runacher, selon qui, pour faire passer en France de plus de 60% à 40% en 2035 la part des énergies fossiles dans le mix énergétique, "il s'agit d'engager, après 2026, +des constructions supplémentaires représentant 13 gigawatts+".

Une puissance qui correspond "à la puissance de huit EPR, sans graver dans le marbre telle ou telle technologie", avait-elle affirmé, tout en indiquant que ce texte rompait "avec la précédente loi de programmation, qui réduisait à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique d'ici à 2025".
https://www.connaissancedesenergies.org ... epr-240116

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 23 janv. 2024, 01:02

La nouvelle taxation sur le carburant des agriculteurs français, facteur de mécontentement

AFP le 22 janv. 2024

La hausse prévue de la taxation du gazole non routier (GNR), le carburant utilisé dans les tracteurs, alimente la colère des agriculteurs malgré les concessions obtenues pour l'atténuer par le principal syndicat agricole du pays, la FNSEA.

Un carburant rouge

Le GNR est similaire au gazole livré dans les stations-services mais il est destiné aux véhicules non routiers, principalement les tracteurs agricoles et forestiers et les engins de travaux publics (bulldozers, pelleteuses, chasse-neige), explique à l'AFP Olivier Gantois, président du groupement français des distributeurs de pétrole (Ufip).

Bénéficiant d'une fiscalité spécifique, il est coloré en rouge afin de garantir qu'il n'est utilisé que par les professions agréées.

Selon le groupe TotalEnergies, le GNR a des caractéristiques proches de celles du fioul classique, qui était par le passé utilisé pour alimenter les engins agricoles, avec moins de soufre et une part de biocarburants, ce qui lui permet d'être moins polluant.

Selon l'Ufip, les livraisons de GNR se sont élevées en 2023 à 5,26 millions de m3.

Une niche fiscale pour les agriculteurs

Les agriculteurs se font généralement livrer le GNR à domicile, dans une cuve, indique à l'AFP Sophie Lenaerts de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole en France.

Ils ne peuvent pas l'utiliser autrement que pour leurs engins agricoles, y compris dans leur véhicule personnel, sans quoi ils s'exposent à des sanctions.

Le GNR bénéficie d'une fiscalité allégée par rapport aux carburants achetés par les automobilistes ou les routiers.

Les agriculteurs obtiennent en plus un remboursement partiel de la taxe intérieure sur les produits énergétiques (TICPE) pour l'achat de GNR; ils l'obtiennent en faisant une déclaration auprès de l'administration, accompagnée des factures, souvent en fin d'année, explique Sophie Lenaerts.

En 2024, le GNR est taxé 24,81 centimes d'euro par litre, indique Olivier Gantois. Les agriculteurs peuvent récupérer jusqu'à 18,1 centimes, et paient donc dans les faits 6,71 centimes de taxe par litre. C'est toutefois presque 3 centimes de plus qu'en 2023 (3,86 centimes d'euro).

Selon le ministère de l'Economie, le soutien au GNR agricole représentait 1,7 milliard d'euros en 2023.

Un avantage remis en cause

Pour inciter à consommer moins d'énergies fossiles, le gouvernement a décidé de supprimer progressivement la détaxe sur le GNR dont bénéficient les agriculteurs.

Des négociations menées en juin par le premier syndicat agricole, la FNSEA, avec le gouvernement ont permis de conserver une partie de cet avantage, d'étaler sa baisse sur plusieurs années, jusqu'en 2030, et d'obtenir des compensations, a souligné le 10 janvier le président de l'organisation, Arnaud Rousseau; les recettes supplémentaires récupérées devraient notamment servir à financer la transition écologique des agriculteurs.

"Le dialogue mis en place par le gouvernement a permis d'éviter (le) type d'écueils" actuellement rencontrés en Allemagne, où l'annonce d'une hausse des taxes sur le gazole agricole alimente des manifestations d'ampleur depuis plusieurs semaines, avait alors relevé Arnaud Rousseau.

Cette hausse reste malgré tout une source de mécontentement chez de nombreux agriculteurs, la Coordination rurale continuant par exemple de s'opposer catégoriquement à la remise en cause de cette niche fiscale.

Lundi, après une entrevue avec le Premier ministre, Arnaud Rousseau a évoqué la possibilité qu'au lieu d'avoir à demander le remboursement, les agriculteurs puissent bénéficier d'une remise "immédiatement". "Près de 35% des agriculteurs ne demande pas ce remboursement qui leur est dû", a-t-il affirmé.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-240122

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