Politique energétique mandat de F.Hollande

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par navidad » 03 juil. 2013, 20:08

Remundo a écrit :Même Fabius s'en mêle...
Il a quand même quelques compétences en politique, ce n'est pas un débutant amateur. :)
Il est clair qu'un(e) ministre qui s'oppose au budget, qui est la colonne vertébrale d'une politique gouvernementale, doit quitter le gouvernement.

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par Remundo » 03 juil. 2013, 21:50

navidad a écrit :
Remundo a écrit :Même Fabius s'en mêle...
Il a quand même quelques compétences en politique, ce n'est pas un débutant amateur. :)
Il est clair qu'un(e) ministre qui s'oppose au budget, qui est la colonne vertébrale d'une politique gouvernementale, doit quitter le gouvernement.
Oh oui, on voit qu'il est très fort... qu'est-ce qu'il a à la ramener ? ça n'est pas de sa compétence. Il devrait plutôt s'occuper d'armer les gentils rebelles en Syrie.

Sinon maintenant, je comprend mieux pourquoi toute la France est paraplégique.

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par mahiahi » 03 juil. 2013, 22:19

navidad a écrit : Il a quand même quelques compétences en politique, ce n'est pas un débutant amateur. :)
Il y a des débutants professionnels? :lol:
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 04 juil. 2013, 14:42

Remundo a écrit :Suite aux coupes budgétaires drastiques pour le ministère de l'écologie...
L'Elysée indique mardi avoir mis fin aux fonctions de Delphine Batho, alors que mardi matin la ministre de l'Ecologie a critiqué le budget 2014. Philippe Martin lui succède au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.
.....
...........
CV Express de Philippe Martin :
Philippe Martin est né le 22 novembre 1953 à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Ancien Préfet, il cumule des mandats et fonctions à l'Assemblée nationale :

Mandat de député du Gers (1re circonscription) depuis 2002
Membre de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire
Depuis le 27 mars 1998 : Conseiller général et président du Conseil général du Gers.
Depuis 2001 : Conseiller municipal et adjoint au maire de Valence-sur-Baïse dans le Gers.
http://www.enerzine.com/604/16004+batho ... eage+.html

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 04 juil. 2013, 15:29

Qui est vraiment Philippe Martin, le nouveau ministre de l’Ecologie ?

Philippe Martin a été choisi pour succéder à Delphine Batho, limogée du gouvernement. Défenseur de l’agriculture biologique opposé aux OGM et à l’exploration des gaz de schiste, le nouveau ministre de l’Ecologie n’est pas un inconnu dans l’industrie.

...................
http://www.usinenouvelle.com/article/qu ... ie.N200780

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 04 juil. 2013, 18:02

Le "Batho bashing" des pétroliers et des électriciens

Le Monde | 04.07.2013

Certes, on connaît les raisons officielles du limogeage de Delphine Batho du ministère de l'écologie : ses critiques ouvertes contre les arbitrages budgétaires du gouvernement, qui amputaient de 7 % les crédits de son portefeuille et supprimaient 1 093 emplois dans son périmètre. En prononçant les mots "c'est un mauvais budget", elle a fait preuve, selon le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, d'"un manque de solidarité et de cohérence" sur "un des actes majeurs d'un gouvernement : le budget".

Delphine Batho pouvait être démissionnée d'autant plus facilement que, s'étant éloignée de Ségolène Royal, elle n'avait aucun poids politique, contrairement à Arnaud Montebourg – expert en écarts de langage –, qui avait rassemblé 17 % des suffrages lors de la primaire socialiste.

DÉBAT NATIONAL SUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

La ministre fait aussi les frais d'un "Batho bashing" des industriels. "Elle a très mal géré le débat national sur la transition énergétique, dont les conclusions sont attendues pour le 18 juillet et qui est devenu un piège à cons pour le gouvernement, confronté à une crise économique majeure. L'exécutif est sensible à la question de la compétitivité des entreprises, liée à notre prix faible de l'électricité", raconte l'un des participants côté patronat.

"Or, s'emporte-t-il, Madame Batho, contre de nombreux avis, a voulu prendre la tête du comité de pilotage au lieu de déléguer. Nous l'avons prévenue au moins une dizaine de fois que ce débat marchait sur la tête... Elle n'a pas voulu entendre." Et de confirmer que ces plaintes sont remontées jusqu'à Matignon : "Mais on visait le débat, pas Batho..."

PASSES D'ARMES RÉGULIÈRES ENTRE L'INDUSTRIE ET L'ÉCOLOGIE

La bagarre entre défenseurs de l'environnement et industriels n'est pas nouvelle. D'ailleurs, elle se traduit, que ce soit dans un gouvernement de gauche ou de droite, par des passes d'armes régulières entre le tenant du portefeuille de l'industrie et celui de l'environnement.

Sur ce point, Delphine Batho et Arnaud Montebourg n'ont pas dérogé à la règle. Lors de la table-ronde sur la transition énergétique organisée à l'occasion de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012, où Delphine Batho tenait la vedette, Arnaud Montebourg, pour montrer son ennui, lisait ostensiblement un magazine économique dont la couverture vantait les bienfaits de l'exploitation du gaz de schiste... Delphine Batho était une cible car elle n'était pas que ministre de l'écologie, son portefeuille lui conférait aussi l'énergie, avec deux dossiers particulièrement sensibles : le nucléaire et le gaz de schiste.

NUCLÉAIRE : EN PREMIÈRE LIGNE FACE AU PDG D'EDF

Avec la promesse de François Hollande de réduire la place de l'atome dans la production d'électricité de 75 % à 50 % d'ici à 2025, et de fermer la centrale de Fessenheim d'ici à fin 2016, Delphine Batho s'est retrouvée en première ligne face au PDG d'EDF, Henri Proglio, qui "joue la montre" pour que la fermeture de Fessenheim ne puisse pas se faire techniquement et légalement avant la fin du quinquennat de François Hollande.

Ainsi, lors de son audition, le 18 avril, par le conseil national du débat sur la transition énergétique, Henri Proglio ne daigne même pas répondre à la question de Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, qui lui demande s'il a lancé les procédures pour la fermeture du site alsacien. "C'était une provocation vis-à-vis de Delphine Batho, qui était présente dans la salle, estime un représentant d'une ONG. L'Etat est actionnaire à 85 % d'EDF. M. Proglio aurait dû répondre... Mais malheureusement la ministre n'a rien dit, n'a pas levé le petit doigt."

DES DISCUSSIONS TENDUES SUR LE GAZ DE SCHISTE

Autre dossier sensible : le gaz de schiste. La loi du 13 juillet 2011, dont l'initiative revient à l'ancienne majorité, interdit la fracturation hydraulique, seule technique disponible aujourd'hui pour exploiter ces hydrocarbures non conventionnels. Face à l'offensive du Medef, des industriels et de l'opposition – dont certains ténors ont largement oublié que cette loi émanait de l'UMP –, qui souhaitent rouvrir le débat afin d'obtenir le droit au minimum d'explorer le sous-sol français pour disposer d'une meilleure évaluation des réserves de gaz et d'huile de schiste, la ministre a pris une circulaire. Cette circulaire dite du 21 septembre 2012, qui encadre plus strictement la loi, demande par exemple la vérification de la conformité des forages d'exploration aux objectifs exposés dans les permis miniers accordés.

Matignon a été alerté de ce zèle, et visiblement, cela a fait l'objet de discussions houleuses chez le premier ministre", raconte un haut fonctionnaire. "Quand il y a eu de fortes rumeurs sur un possible remaniement du gouvernement après la démission, en mars, de Jérôme Cahuzac de son poste de ministre du budget, raconte un expert présent au débat sur la transition énergétique, les représentants des industriels ont fait monter la pression sur Delphine Batho, jouant son départ. Les discussions sont devenues plus tendues et on sentait que le Batho-Bashing montait."

Les grands patrons ont-ils eux aussi donné de la voix ? En tout cas, Philippe Crouzet, le président du directoire de Vallourec, entreprise leader mondial des tubes sans soudure utilisés pour les techniques de forage en conditions extrêmes – ce qui est le cas pour l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels – ne cachait pas, lors de déjeuners de presse "off", son mécontentement pour la politique écologique menée. Cet industriel, par ailleurs mari de Sylvie Hubac, directrice de cabinet de François Hollande, a néanmoins démenti avoir expliqué que "Delphine Batho était un vrai désastre" lors de l'un de ses voyages aux Etats-Unis.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

Le magazine en question devait étre l' Usine Nouvelle de la semaine derniére qui avait en couverture le sujet des Gaz de Schiste.

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 04 juil. 2013, 18:12

et que dit Delphine Batho ?
Delphine Batho met en cause les lobbies économiques

Le Monde | 04.07.2013

L'ex-ministre de l'écologie Delphine Batho, évincée du gouvernement mardi, a donné une conférence de presse très offensive, jeudi 4 juillet à l'Assemblée nationale, pour expliquer les conditions de son limogeage.

Elle a tout d'abord estimé qu'elle n'avait "commis aucune erreur", et qu'"en aucun cas" elle n'avait "manqué à la solidarité gouvernementale" en critiquant le budget et les coupes dans son portefeuille – qui se voit amputer de 7 % de ses crédits, avec 1 093 emplois supprimés.

L'ex-ministre a, au contraire, mis en cause le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui arbitre désormais, estime-t-elle, les budgets "sans discussion directe avec les ministres concernés". "Mon éviction est un message à l'égard de mes collègues : pour leur dire que c'est fini, la collégialité au sein du gouvernement", a-t-elle lancé.


Delphine Batho a également assuré avoir "demandé l'arbitrage personnel de Jean-Marc Ayrault" sur le budget de son ministère. Une allégation qui a fait réagir Bernard Cazeneuve, ministre chargé du budget.

"Lorsque les ministres ont souhaité des arbitrages à Matignon, des réunions se sont tenues à Matignon en présence du premier ministre et des ministres concernés pour qu'il soit procédé (...) aux arbitrages qui devaient être faits." Or, selon lui, l'ex-ministre de l'écologie n'a pas demandé une telle réunion, contrairement à ses collègues de l'outre-mer, du travail et de l'éducation nationale.


Le budget 2014 "marque un tournant par rapport à la volonté de mener à bien la transition écologique. Je n'ai pas accepté cela en silence", a aussi déclaré Mme Batho. "Ce n'était pas hors de notre portée en termes de choix politique." "Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas de faire des compromis, c'est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l'extrême droite dans notre pays", a-t-elle encore asséné.


CÉDÉ À "CERTAINES FORCES ÉCONOMIQUES"

Pour justifier ce "tournant", l'ancienne ministre a ensuite accusé le gouvernement d'avoir cédé à "certaines forces économiques qui n'acceptaient pas le niveau d'ambition que [je] fixais pour la transition énergétique". "Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues", a-t-elle ajouté.

En tant que ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho a, en effet, été en première ligne sur les dossiers sensibles du gaz de schiste et de la réduction de la part du nucléaire en France. Elle a dû faire face aux industriels et aux pétroliers, notamment mécontents de la manière dont elle a mené le débat national sur la transition énergétique, dont les conclusions sont attendues le 18 juillet.

"Est-il normal que le PDG de Vallourec ait annoncé ma chute prochaine voilà des semaines aux Etats-Unis ? De quelles informations disposait-il pour le savoir ? Comment se fait-il que des conseillers de Matignon disent du mal de moi dans la presse ?" a-t-elle interrogé.

L'ancienne ministre faisait référence à Philippe Crouzet, le président du directoire de Vallourec – leader mondial des tubes sans soudure utilisés pour les techniques de forage en conditions extrêmes, ce qui est le cas pour l'exploitation des huiles et gaz de schiste –, dont la femme, Sylvie Hubac, est la directrice de cabinet de François Hollande. Philippe Crouzet n'avait jamais caché, lors de déjeuners de presse "off", son mécontentement pour la politique écologique menée par Mme Batho. Cet industriel a néanmoins démenti avoir expliqué que "Delphine Batho était un vrai désastre" lors de l'un de ses voyages aux Etats-Unis.

"LANCEUSE D'ALERTE"

"C'est sur l'écologie que se concentre l'affrontement avec le monde de la finance. Les forces opposées au changement sont puissantes. Le moment est venu de se mobiliser pour y faire face", a-t-elle alors appelé, revendiquant un statut de "lanceuse d'alerte". "Le temps est venu de reprendre la main du changement, j'appelle la gauche à un sursaut en faveur de l'écologie de l'espoir et des générations futures", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur la suite de sa carrière, l'ex-ministre PS, qui est également députée des Deux-Sèvres et qui retrouvera son siège dans un mois, a affirmé n'avoir "pas de projet précis". Elle pense néanmoins apporter "son aide et son expérience" à la fondation de Nicolas Hulot.
http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par Remundo » 05 juil. 2013, 08:49

Delphine Batho pouvait être démissionnée d'autant plus facilement que
Je ne sais pas qui a inventé cette expression, mais elle est aussi intelligente que "il a été suicidé"...

La démission relève d'un acte personnel et volontaire, donc "on démissionne", mais on n'est jamais démissionné. Par contre on peut être limogé, viré, exclu, banni, écarté, licencié, mis sur la touche, "remercié", giclé, dégagé, suspendu, retiré définitivement de ses fonctions... La langue française est assez riche et nuancée sans aller chercher des néo-syntaxes douteuses.

Bref, sur le fond maintenant,

BATHO a été virée (ou a démissionné) parce qu'elle s'opposait aux lobbies et au Gouvernement (d'ailleurs on fait de moins en moins la différence entre les deux...) qui combattent farouchement la transition énergétique.

J'ai envie de dire : qu'elle s'en aille avec honneur, et qu'elle laisse ces braves gens pour ce qu'ils sont. Elle a fait ce qu'elle a pu contre vents et marées. Bravo. Nul n'est tenu à l'impossible.

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par ni chaud ni froid » 05 juil. 2013, 10:08

Ça me rappelle "se faire organiser", néologisme qui signifie que votre supérieur vous impose un tâche supplémentaire dans un emploi du temps surchargé avec l'injonction magique : "vous vous organiserez...".
Personnellement j'adore ce genre de néologisme qui est assez significatif d'une certaine hypocrisie (de batho comme du gouvernement).
J'aime bien qu'on joue avec la langue française, quand on la maîtrise. Ce n'est pas toujours le cas des journalistes.

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par mahiahi » 05 juil. 2013, 15:07

Remundo a écrit :
La démission relève d'un acte personnel et volontaire, donc "on démissionne", mais on n'est jamais démissionné. Par contre on peut être limogé, viré, exclu, banni, écarté, licencié, mis sur la touche, "remercié", giclé, dégagé, suspendu, retiré définitivement de ses fonctions... La langue française est assez riche et nuancée sans aller chercher des néo-syntaxes douteuses.
On n'est pas giclé, on gicle (et pas seulement au boulot)
On peut également voir sa démission acceptée ;-)
En l'occurence, Batho a vu le Président officiellement "mettre fin à ses fonctions", ce qui reste dans la voie passive.
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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par kercoz » 05 juil. 2013, 15:40

Remundo a écrit :
Delphine Batho pouvait être démissionnée d'autant plus facilement que
Je ne sais pas qui a inventé cette expression, mais elle est aussi intelligente que "il a été suicidé"...


@+
ces inversions sont pourtant passés ds le langage courant ...elles intègre avec une note d' humour ou sarcasme , une nuance ou incertitude ....meme pour " été suicidé" n'est pas forcément un meurtre , il peut remplacer "poussé au suicide" .
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par marc0 » 05 juil. 2013, 16:21

en tout cas les lobbys pétroliers se payent deux ministres de l’écologie en moins d'un an... je crois que l'on so
:evil: us-estime la puissance de ces gens... je n'ose même pas imaginer les moyens qu'ils doivent mettre en œuvre pour les histoires de réchauffement climatique...

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par ni chaud ni froid » 06 juil. 2013, 15:21

Les lobbys bancaires, et autres sont très bien implantés dans l'appareil d'état. (cherchez les députés issus des grandes banques, par exemple), les énarques sont bien présents dans les grandes banques "systémiques" :
http://www.les-crises.fr/enarchie-bancaire/
Ainsi, le nombre d’énarques dans les 4 mégabanques est supérieur à celui de toute la promotion 2012 (77 énarques).
Plus de 300 énarques exerçaient en 2012 dans le secteur financier, soit bien plus que dans n’importe quel ministère…
Quant au lobby "pétrolier", sans commentaire :
article du figaro
D'autre part, Philippe Crouzet est aussi le mari de Sylvie Hubac, la directrice de cabinet de François Hollande. Raison pour laquelle il se faisait jusqu'ici plus discret que d'autres grands industriels français, favorables comme lui à l'exploitation des gaz de schiste et déçus par le veto du gouvernement sur le sujet. Vallourec se défend et affirme que «Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec, n'a jamais fait aucun commentaire sur un éventuel départ du gouvernement de Delphine Batho, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie».
On a du mal à ne pas être un minimum scandalisé, ou écoeuré (au choix).

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 10 juil. 2013, 17:42

Investissements d'avenir - Ayrault : "Ce ne sont pas des promesses sur le sable"
Le Premier ministre a dévoilé mardi son plan d'investissements sur les dix prochaines années, dont la moitié sera consacrée à la transition énergétique.


Le Point.fr - le 09/07/2013

Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi un nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA) de 12 milliards d'euros destiné à financer, à l'horizon 2025, des projets à forte dimension innovante et respectueux de l'environnement. Plus de la moitié du PIA financera des programmes liés à la transition écologique, priorité affichée du gouvernement, qui prône notamment l'accès à Internet à haut débit, l'amélioration des transports urbains et l'entrée dans tous les foyers de compteurs électriques "intelligents" Linky. "La politique ne se nourrit pas que de décisions, la politique, c'est se projeter dans le temps, c'est être capable de se dépasser et s'inscrire dans une grande et longue histoire", a déclaré le Premier ministre lors d'un discours à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris. Sur les 12 milliards d'euros annoncés, 3,6 milliards iront à la recherche et à l'université, 2,3 milliards à la transition énergétique, la rénovation thermique et la ville de demain, et 1,7 milliard à l'industrie.

Le nouveau plan prendra le relais, surtout à partir de 2016, de celui de 35 milliards lancé par l'ancien gouvernement UMP de François Fillon. Le financement, progressif, se fera essentiellement via des prêts et des dotations, de préférence à des subventions, afin de minimiser l'impact sur les finances publiques et la dette. "Sérieux budgétaire et investissement, l'un et l'autre sont nécessaires au redressement du pays", a souligné Jean-Marc Ayrault. "Si l'investissement est une nécessité, il doit être aussi une discipline, il doit être ciblé, réfléchi, rigoureux, en un mot efficace et utile". Pour dégager des marges de manoeuvre, l'État va poursuivre les cessions de participations dans des entreprises, après celles récemment réalisées chez EADS, Safran et Aéroports de Paris. "Les recettes issues de cessions de participations de l'État contribueront à son financement, grâce à une gestion active et responsable du patrimoine de l'État", a dit Jean-Marc Ayrault.

"Avant, on agitait des chandelles non financées"

Le plan d'investissement regroupe des initiatives déjà annoncées, telles que le plan de développement du numérique prévoyant l'accès d'ici à 10 ans au haut débit sur 100 % du territoire et le projet "Grand Paris" prévoyant notamment la construction de 200 kilomètres de métro supplémentaires à l'horizon 2030.

Ce plan, qui fait la part belle à l'économie verte, sonne comme une réponse aux écologistes qui avaient vivement protesté contre l'éviction, la semaine dernière, de la ministre de l'Écologie Delphine Batho, officiellement pour avoir critiqué le "mauvais budget" alloué à son portefeuille. Programme Linky compris, "ce sont presque 7,5 milliards d'euros qui sont ainsi directement mobilisés en faveur de la transition écologique et énergétique. C'est donc un choix stratégique", a dit le Premier ministre. S'il s'inscrit dans la continuité de celui lancé par ses prédécesseurs UMP, le nouveau PIA de l'exécutif socialiste se veut beaucoup plus solide et réaliste. "Avant, on agitait des chandelles non financées. Là, ce ne sont pas des promesses sur le sable, mais des réalités, des projets utiles, des financements sérieux", soulignait-on mardi dans l'entourage du Premier ministre.
http://www.lepoint.fr/politique/ayrault ... 287_20.php

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Re: Politique energétique mandat de F.Hollande

Message par energy_isere » 15 sept. 2013, 13:46

Les vert s'énervent :
L'ultimatum des Verts à Hollande

LA PHRASE - Hollande "a six jours pour nous dire ce que va vraiment être la transition énergétique", a dit Pascal Durand.

L'info. "Six jours", c'est le temps que Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, a donné samedi au président de la République pour s'engager concrètement dans la transition énergétique, à l'issue d'une semaine marquée par de nouvelles tensions entre les Verts et les socialistes. "Ce n'est pas un ultimatum", s'est néanmoins défendu le patron d'EELV, peu après, devant les journalistes.

.....................
Avant la conférence environnementale, les élus verts seront reçus mardi matin à Bercy pour un petit-déjeuner de travail avec Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, et Bernard Cazeneuve, ministre du Budget. Il y a donc fort à parier que dès dimanche soir, François Hollande évoquera lors de son interview au JT de 20 heures de TF1 la question de la fiscalité du diesel, celle qui a mis le feu aux poudres.

............
http://www.europe1.fr/Politique/L-ultim ... e-1640529/

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