Politique des Energies Renouvelables en France

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar » 17 nov. 2017, 18:02

C'est tout le contraire que ce que vous croyez
http://www.smartgrids-cre.fr/index.php? ... n=imprimer

Enfin d'après la CRE, qui comme chacun sait ne connait rien aux réseaux et à la résilience
côté sociétal, un microgrid fournit des réponses à l’évolution des besoins fondamentaux d’un territoire en énergie. Il offre notamment un réseau plus sûr et plus fiable en cas d’incident.
En permettant de consommer localement l’électricité produite localement, le développement des microgrids, à différentes échelles du territoire, permet :

d’augmenter la fiabilité et la sécurité énergétique (assurance de la fourniture en énergie même lors des pointes de consommation ou des blacks-outs) ;
de réduire des transits sur les réseaux et donc engendrer des économies de coûts de réseaux, à court terme (s’agissant des pertes électriques du réseau) comme à plus long terme (s’agissant des investissements sur les réseaux) ;
d’engendrer des économies de coûts de fourniture d’électricité (déplacement des charges au moment où l’électricité est moins chère à produire, optimisation de la fourniture d’électricité en fonction des prix de l’énergie sur les marchés et dans le microgrid) ;
d’engendrer des bénéfices environnementaux (réduction de la consommation de combustible fossile, réduction des pertes thermiques, etc.).
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par Invité » 17 nov. 2017, 22:44

Effectivemment, les "microgrid" ou "smartgrid" offrent des possibilités de réguler les consommations individuelles locales.
Mais cela est inopérant pour les usines consommant des dizaines de MW qui ont besoin d'un courant produit par de grosses centrales.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar » 18 nov. 2017, 03:29

... ou de moyens de production dédiés adaptés à leur activité
Mais ça ce n'est pas compatible avec la doctrine néo libérale qui vise à la mutualisation des investissements et à la privatisation des profits

Payez pour mes infrastructures afin que je puisse augmenter mes bénéfices en faisant de l'optimisation fiscale, cochons de con tribu ables
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par sceptique » 18 nov. 2017, 12:50

Réponse hors sujet.
Je parle de problèmes de physique élémentaire, pas de politique ni de fiscalité.
De toute manière, de plus en plus de gens commencent à s'apercevoir de l'impasse des ENR intermittentes (éolien, PV) y compris en Allemagne où, malgré des dizaines (centaines ?) de milliards dépensés le bilan CO2 est toujours aussi mauvais.
Attention toutefois : l'hydraulique et la biomasse sont de bonnes ENR car pilotables. Mais leur potentiel (sauf rares pays comme Suisse, Autriche, Norvège) est limité.
En fait on ferait mieux de, par exemple, rediriger ces investissements vers :
- l'isolation,
- la concentration urbaine (stopper l'émiettement pavillonnaire).
- l'agriculture avec des circuits courts, plus de main d'oeuvre et moins de pesticides.
- les véhicules électriques autonomes partagés qui permettront en plus d'utiliser rationnellement l'électricité éolienne et PV.
...

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 18 nov. 2017, 12:54

France: une baisse de la production d'électricité renouvelable liée à l'hydraulique

AFP le 16 nov. 2017

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, etc...) ont couvert 18,9% de la consommation électrique française au troisième trimestre, un niveau en baisse du fait de la moindre production hydroélectrique, selon un bilan publié jeudi.

Par rapport à la même période de l'an dernier, cela représente une baisse de 3%, qui s'explique par la baisse de 18% de la production hydroélectrique, détaille le "Panorama de l'électricité renouvelable", publié par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l'Association des distributeurs d'électricité en France (Adeef). La France connaît depuis plusieurs mois un manque d'approvisionnement en eau de ses barrages, notamment ceux installés sur le Rhône, où la production de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) est attendue en chute de 30% cette année.

Le parc renouvelable installé a globalement progressé de 661 mégawatts (MW) au troisième trimestre, pour atteindre une puissance totale de 47 525 MW, soit 92% de l'objectif national fixé pour 2018 grâce au poids du parc existant hydroélectrique. Dans le détail, 474 MW d'éoliens ont été installés pour 170 MW de solaire et 13 MW dans la filière des bioénergies électriques. Dans l'éolien, le parc atteignait au 30 septembre 12 820 MW et la filière a atteint 86% de ses objectifs pour 2018, soit 15 000 MW.
Dans le solaire, le parc atteint une puissance totale de 7 239 MW, soit 71% de l'objectif des 10 200 MW visé pour 2018.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 18 nov. 2017, 13:08

La France va lancer un appel d'offres mêlant solaire et éolien

AFP le 16 nov. 2017

La France va lancer, à contrecoeur, un appel d'offres qui mettra en concurrence le solaire et l'éolien, une première pour le secteur français des énergies renouvelables, a annoncé jeudi une responsable de la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC).

"Nous le faisons parce que la Commission européenne nous l'a demandé", a expliqué Virginie Schwarz, directrice de l'énergie à la DGEC, administration dépendant du ministère de la Transition écologique et solidaire, qui s'exprimait lors des Assises de l'éolien terrestre organisées par le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Elle n'a pas précisé le volume ni le calendrier précis de cet appel d'offres, mais la Commission européenne avait validé fin septembre un régime d'aide spécifique pour un appel d'offres bi-technologique éolien et solaire, d'une capacité de 200 mégawatts. Elle précisait aussi que ce futur appel d'offres français concernerait les installations "n'excédant pas 18 mégawatts".

La discussion est "encore en cours" avec la Commission sur le cahier des charges de cette future opération, a précisé Marion Lettry, déléguée générale adjointe du SER, chargé des filières électriques, lors d'un point presse. Bruxelles souhaite favoriser ce type de procédures en Europe, estimant que certaines énergies renouvelables, comme l'éolien et le solaire, sont désormais plus matures.

En Europe, le Royaume-Uni, l'Espagne et les Pays-Bas ont déjà lancé ce type d'appel d'offres dits « technologiquement neutres ». L'Allemagne a aussi annoncé une expérimentation. Ils sont plus répandus sur d'autres continents, en particulier au Brésil. Les pouvoirs publics français et les industriels du secteur défendent le modèle existant d'appels d'offres par technologie, craignant que la mise en concurrence des énergies renouvelables entre elles pénalise leur développement. C'est la "meilleure solution économique (...) qui donnera les prix de soutien les plus bas", a encore rappelé Mme Schwarz jeudi, même si "ce n'est pas encore gagné" car "en face de nous il y a des gens qui défendent ardemment la solution inverse".

Pour les industriels, la récente expérience espagnole devrait décourager Bruxelles d'engager l'Europe dans cette voie. Sur un appel d'offres multi-énergies de 3 000 MW, la quasi-totalité des capacités (2 979 MW) avait finalement été attribuée à l'éolien au détriment du solaire. "C'est ce que l'on craint" en France, explique Jean-Louis Bal, président du SER, défendant aussi un "équilibre" à respecter entre des filières qui ont des caractéristiques différentes (durées de développement, procédures d'autorisation, degré de maturité, etc.)
https://www.connaissancedesenergies.org ... n-171116-0

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 20 déc. 2017, 20:21

Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030 (en France) ?

Aurélie M'Bida Usine Nouvelle le 19/12/2017

En amont de la future Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), dont les débats ouvrent début 2018, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) publie des prévisions optimistes. La part du renouvelable pourrait atteindre 38% du mix énergétique en 2030.

Les objectifs de la loi Transition énergétique à l'horizon 2030 ? Atteignables pour le Syndicat des énergies renouvelables. Plus encore, ils pourraient être dépassés "à condition d'une volonté politique déterminée", affirme le SER lors d'une présentation de ses scénarios "pour construire le nouveau modèle énergétique français", mardi 19 décembre. Principaux enseignements du rapport du syndicat, les énergies renouvelables ont la capacité de couvrir une grande partie des besoins des Français d'ici à 2030 :

1/ 38% de la consommation finale de chaleur en France métropolitaine pourra être couverte par les ENR.

Ce chiffre rejoint exactement l'objectif fixé par la loi de 2015 à l'horizon 2030. Principal contributeur, la filière bois-énergie avec 31% dans la consommation finale de chaleur. Viennent ensuite plus modestement le biogaz (3%), la géothermie (2%), le solaire thermique résidentiel (2%) et le solaire thermique industriel (<0,1%).

Sur le bois-énergie, le SER recommande que le fond chaleur soit adapté aux objectifs de la loi de transition énergétique. En particulier, "le système d'échange européen (les ETS) doit être réformé", estime Jean-Louis Bal, le président du SER.

Image

2/ 54% de l'électricité produite pourra l'être à partir de renouvelables

La loi de Transition énergétique prévoit un objectif à 2030 de 40% d'énergies renouvelables dans la production d'électricité. Le SER présente ainsi un objectif très optimiste sur ce point. Plus de 50% d'électricité sera verte d'ici à 2030 selon l'organisation, avec une contribution majeure de l'hydroélectricité, à 16%, et l'éolien terrestre (16% également). Viennent ensuite le solaire photovoltaïque (9,7%) et l'éolien offshore (9%). Puis, avec une contribution plus modeste, le bois-énergie (1,5%), le biogaz (0,9%), les énergies marines (0,7%).

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3/ Le gaz renouvelable pourra couvrir jusqu'à 30% de la consommation de gaz en France

Le syndicat met l'accent sur cette filière à développer. 215 GWh de gaz renouvelables ont été produits en 2016. De 60 à 80 TWh sont immédiatement mobilisables en méthanisation, selon le SER, notamment via la prise en compte de gisements agricoles. Le syndicat propose de pérenniser le système actuel des tarifs d'achat, de mettre en place un mécanisme de soutien au biométhane non injecté et de permettre un développement accru de la méthanisation pour arriver à un objectif plus ambitieux de 90 TWh de gaz renouvelables produits en 2030, dans son scénario "haut" (40 TWh en scénario "bas").

4/ Le volume d'ENR dans les transports va (presque) doubler

Selon le SER, la part des biocarburants dans les transports devrait passer de 8,5% en 2016 à 15% en 2030. Une augmentation tendancielle liée au développement d'une mobilité propre dans le secteur des transports. Aujourd'hui, la majorité de l'incorporation d'énergies renouvelables dans les transports provient des biocarburants de première génération (90%), principale source de décarbonation du secteur des transports.
https://www.usinenouvelle.com/article/q ... 30.N629928

Bon, comme ça vient du syndicat des energies renouvelables, c'est forcément assez optimiste .......
Mais peut étre pas impossible avec beaucoup de volonté polotique.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 09 janv. 2018, 18:14

Hulot veut changer d'échelle dans la transition énergétique

Par Dominique Pialot 08/01/2018

En visite dans la Sarthe sur des installations éolienne et solaire, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé et rappelé les mesures décidées pour permettre à la France d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés en matière d'énergies renouvelables dans le cadre du Plan climat, de la loi de transition énergétique et de la stratégie nationale bas carbone.
.................
Lire : https://www.latribune.fr/economie/franc ... 63881.html

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 21 janv. 2018, 19:55

En 2017, les renouvelables ont produit près de 22 % de l’électricité française

Frédéric DOUARD9 janvier 2018

Le huitième Baromètre des énergies renouvelables électriques en France, publié par Observ’Er en partenariat avec la FNCCR et l’ADEME, vient de paraitre et concerne les chiffres disponibles de 2016 et 2017. En 2017, la bonne dynamique des filières renouvelables électriques s’est confirmée. Les puissances raccordées sur l’ensemble du territoire ont dépassé les 49 GW pour assurer une part proche des 22 % de la consommation électrique du pays. Les nouvelles orientations impulsées par la loi de transition énergétique pour la croissance verte sont désormais intégrées au cadre réglementaire des filières pour leur assurer une stabilité sur les années à venir. Les filières biomasses continuent de se développer et participent notamment à la stabilité de la production électrique renouvelable.

Image
La production des énergies renouvelables électriques en France au 30 septembre 2017, sur les 12 mois précédents, source Observ’Er

............................
https://www.bioenergie-promotion.fr/542 ... francaise/

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par Raminagrobis » 12 févr. 2018, 00:07

energy_isere a écrit :
20 déc. 2017, 20:21
Image
Ils n'ont pas inclut la récupération de chaleurs fatales. Peut être pas assez renouvelables pour eux.
Toujours moins.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 12 févr. 2018, 14:43

Merci.

C'est donc essentiellement le bois energie qui va faire le taf.

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par Alturiak » 13 févr. 2018, 14:20

energy_isere a écrit :
21 janv. 2018, 19:55
En 2017, les renouvelables ont produit près de 22 % de l’électricité française

Frédéric DOUARD9 janvier 2018

Le huitième Baromètre des énergies renouvelables électriques en France, publié par Observ’Er en partenariat avec la FNCCR et l’ADEME, vient de paraitre et concerne les chiffres disponibles de 2016 et 2017. En 2017, la bonne dynamique des filières renouvelables électriques s’est confirmée. Les puissances raccordées sur l’ensemble du territoire ont dépassé les 49 GW pour assurer une part proche des 22 % de la consommation électrique du pays. Les nouvelles orientations impulsées par la loi de transition énergétique pour la croissance verte sont désormais intégrées au cadre réglementaire des filières pour leur assurer une stabilité sur les années à venir. Les filières biomasses continuent de se développer et participent notamment à la stabilité de la production électrique renouvelable.

Image
La production des énergies renouvelables électriques en France au 30 septembre 2017, sur les 12 mois précédents, source Observ’Er

............................
https://www.bioenergie-promotion.fr/542 ... francaise/
Le graphe de gauche se plante d'un facteur 2 sur l'hydro installé (qui est 2 fois plus faible).

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par mobar » 13 févr. 2018, 15:03

Exact, bien vu!

C'est probablement une inversion de frappe 52 519 au lieu de 25 519
Parce que les proportions du calendos correspondent à 25 519 et pas à 52 519
À la fin 2008, la France disposait de 25,3 GW en exploitation (hors pompage) qui ont produit 50 TWh en 2008, soit 72 % du potentiel économiquement exploitable.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydro%C3% ... _en_France
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https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 18 févr. 2018, 13:36

Énergies renouvelables : la France progresse

le 08/02/2018

En 2017, 2.763 mégawatts de nouvelles installations de production électrique renouvelable ont été raccordés aux réseaux électriques français.

Selon le Panorama de l’électricité renouvelable, élaboré par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis et l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF), la puissance totale du parc (hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien et bioénergies) s’élève, fin 2017, à 48.685 mégawatts (MW) et représente 94% de l’objectif pour 2018 (51,7 GW) de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

Avec une production de 89 TWh sur l’année, les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 18,5% à la couverture de la consommation d’électricité.

L'éolien a le vent en poupe
Le parc éolien atteint, au 31 décembre 2017, 13.559 MW, avec 1.797 MW raccordés en un an, soit une progression de 15,3% sur l’année. Les réseaux ont accueilli 687 MW supplémentaires durant le dernier trimestre, soit 20,8% de plus que l’année précédente sur la même période. Le parc atteint 90% de l’objectif fixé à la filière par la PPE à l’horizon 2018 (15 GW).

Avec un volume de 24 TWh, la production de la filière progresse de 14,8% par rapport à l’année précédente. L’énergie éolienne a couvert 5% de la consommation électrique métropolitaine en 2017.
http://www.lerevenu.com/bourse/coulisse ... -progresse

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Re: Politique des Energies Renouvelables en France

Message par energy_isere » 19 avr. 2018, 16:31

Énergies renouvelables : la charge sévère de la Cour des comptes
Les magistrats de la Rue Cambon publient un rapport sur la politique en faveur des énergies renouvelables. Un dispositif extrêmement coûteux et peu efficace.


PAR MICHEL REVOL LePoint.fr 18/04/2018

La Cour des comptes n'aime sans doute pas se répéter. Or, il y a cinq ans, ses magistrats avaient déjà fait les gros yeux. Dans un rapport consacré aux « politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables », ils jugeaient sévèrement les pratiques gouvernementales en la matière. La Cour des comptes fustigeait le caractère « difficilement atteignable » des objectifs de la France en matière d'implantation d'éoliennes, panneaux solaires et autres dispositifs de production d'énergie verte, ainsi que le « montant très élevé des engagements financiers consentis par l'État ». Plutôt inquiets, les magistrats allaient jusqu'à mettre en garde contre des « risques budgétaires » dans les années à venir.

Cinq ans après, le constat est le même et les magistrats, qui ont sans doute la désagréable impression de ne pas avoir été écoutés, n'y vont pas par quatre chemins. Dans un rapport publié mercredi 18 avril, ils fustigent une politique qui reste incohérente, inefficace et extrêmement coûteuse.

La France, il est vrai, est allée vite, et fort. En 2013, rappelle la Cour des comptes dans son rapport, l'Union européenne fixe un objectif de 27 % d'énergies renouvelables en 2030 dans la production d'électricité. La France va plus loin. En 2015, Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement, impose dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte un objectif de 32 %. L'ennui, c'est qu'il faut bien se donner les moyens de l'atteindre, avec des étapes. C'est le rôle de la Programmation pluriannuelle de l'énergie, qui est en cours de discussion pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Mais il s'y ajoute une difficulté : la nécessité de baisser de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici à 2025. Ainsi en a décidé François Hollande lors du précédent quinquennat, ainsi l'a redit Emmanuel Macron. Les énergies vertes doivent donc compenser cette décrue de l'atome.

Problème, selon les sages de la Rue Cambon : « Ce dernier objectif [la baisse du nucléaire, NDLR] n'est pas compatible avec la trajectoire d'augmentation des capacités d'énergies renouvelables. » En clair : on n'arrivera pas à réduire si rapidement la part du nucléaire en si peu de temps, parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes. D'où la leçon administrée par la Cour des comptes : « Il conviendrait donc [...] de définir une stratégie énergétique cohérente »...

Goutte d'eau énergétique

L'argent coule pourtant à flots. Les gouvernements successifs n'ont pas lésiné afin de soutenir, principalement, l'éolien et le solaire. Pour la seule année 2016, la Cour des comptes estime la somme des dépenses publiques consacrée aux énergies renouvelables à 5,3 milliards d'euros. En 2023, si l'effort se poursuit, cette somme pourrait atteindre 7,5 milliards. Une facture qui s'explique par le soutien financier de l'État. Surtout avant 2011, il a mis en place des aides, comme des tarifs garantis de rachat de l'électricité ou des subventions. Autant d'engagements pour le futur, pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur, dénonce la Cour des comptes : l'État doit ainsi payer chaque année 2 milliards d'euros pour produire par le solaire... 0,7 % du mix électrique français. Soit, d'ici à 2030, la bagatelle de 38,4 milliards d'euros, pour une goutte d'eau énergétique.

Cette addition commence à faire peur. Plusieurs appels d'offres pour des éoliennes implantées en mer sont remis en cause par le gouvernement actuel, tant les conditions tarifaires étaient avantageuses. Deux projets lancés en 2011 et en 2013 pourraient, par exemple, coûter 40,7 milliards d'euros pour « un volume équivalant à 2 % de la production électrique ».

Errements

La leçon de la Cour des comptes est d'autant plus rude que, malgré ces ambitions gouvernementales, aucune filière de poids n'a été créée. « Contrairement à d'autres États européens, la France n'est pas en effet parvenue à se doter de champions dans ce secteur. Une clarification des ambitions industrielles françaises en matière d'énergies renouvelables s'impose donc », notamment dans le stockage et les réseaux intelligents. Les atermoiements de l'État touchent d'ailleurs les industriels : la remise en cause des deux appels d'offres pour l'éolien offshore risque de frapper les entreprises voisines, qui espéraient se développer grâce à ces marchés.

Pour en finir avec ces errements, la Cour des comptes suggère au gouvernement de faire preuve d'un peu de bon sens. Il devrait établir une stratégie de développement « plus concertée » en s'aidant d'un comité formé des différents acteurs de l'énergie. « À l'image du Conseil d'orientation des retraites, [il] pourrait réaliser des scenarii prospectifs », écrit la Cour. Le marché de l'électricité s'est ainsi effondré ces dernières années, ce qui a aggravé la situation, mais les experts gouvernementaux ne l'ont pas vu venir. La Cour des comptes demande aussi plus de concertation entre les ministères, et un peu plus de transparence sur l'argent public engagé. Les magistrats ne le disent pas, mais ils espèrent aussi, sans doute, que cette fois ils seront un peu plus entendus qu'en 2013...
http://www.lepoint.fr/economie/energies ... 765_28.php

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