Grand débat national & citoyen sur la transition énergétique

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par Remundo » 24 sept. 2012, 21:27

Le prochain débat portera sur la quenelle de l'environnement :mrgreen:

Je crains que ces conférences se limiteront des effets médiatiques sans lendemain.

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par kercoz » 24 sept. 2012, 21:50

@Philippe :
tout a fait !
Perso je serais d'accord pour qu'on me bloque le compteur a 10 A ...( ou les 10 suivant 5 fois plus cher ) ......mais , là , sur le Sarko revient en courant !!
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 25 sept. 2012, 13:18

La Tribune met en ligne un article que je qualifierai de ''partisan'' sur le sujet de la transition énergétique.

Les verts réclament les emplois verts, mais qui des emplois qui vont étres détruits suite à une electricité plus chére ?

voici l' article en intégral.
Je sens qu' il va hérisser le poil de Remundo.

Pourquoi la transition énergétique va détruire des centaines de milliers d'emplois

25 Sept 2012 La tribune

Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable et Président d'EPAW (*)

La nouvelle politique de transition énergétique lancée lors de la conférence environnementale prévoit des centaines de milliards d'investissements. Mais l'impact positif espéré sur l'emploi de cette décision est basé sur une illusion car le gouvernement ne prend pas en compte les effets induits de l'alourdissement programmé du prix de l'électricité en France et ses conséquences négatives en terme de perte de compétitivité.

La décision annoncé lors de la conférence environnementale de mettre en œuvre en France une nouvelle politique de « transition énergétique » engage la France à long terme. Elle exigera des investissements financiers de plusieurs centaines de milliards d’euros d’argent public. Pour être actée cette décision aurait du prendre en compte trois niveaux d'impacts sur l’emploi :
− les emplois directs crées dans les filières nouvelles mais aussi les destructions induites dans les autres filières énergétiques ;
− les emplois indirects, généralement ceux dans les branches sous-traitantes ;
− les emplois induits ou détruits dans les autres secteurs.

Concernant la filière de la production de l’électricité, Il faut regretter que l’idéologie aient pris le pas sur le rationalisme et l’impartialité lors du vote des lois du Grenelle de l’environnement. Sous la pression des syndicats patronaux concernés, ces lois ont mis en place des objectifs et des mécanismes financiers de soutien aux énergies renouvelables qui entrainent un coût faramineux pour la collectivité, notamment par le mécanismes de rachat de l’électricité par EDF a des prix garantis sans aucun rapport avec l’économie de marché. Cette politique énergétique du Grenelle n’a pas été centrée sur les économies d’énergie et l’ensemble de toutes les « énergies renouvelables » mais sur le développement massif du solaire et surtout de l’éolien qui a pour objectif à lui seul d’atteindre 25.000 mégawatts installés en 2020 c'est-à-dire 15.000 éoliennes sur terre et plus de 1200 le long des côtes…
En réalité ce programme a été décidé sans analyser ni sa faisabilité réelle ni ses conséquences sur l’augmentation du prix de l’électricité. Seuls ont été mis en avant les avantages des créations de nouveaux emplois « dits verts». Les destructions des autres emplois ont été soigneusement masquées. La décision du nouveau gouvernement de lancer le programme de « transition énergétique » qui amplifie les erreurs passées est une erreur majeure.

Concernant la faisabilité de ce nouveau programme la France s’est engagée dans une impasse.
Le solaire et l’éolien ne sont pas des sources de production contrôlables. Il est impossible scientifiquement de remplacer des sources d’électricité permanentes et fiables par des productions intermittentes. Tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité, des sources aléatoires ne joueront en réalité qu'un rôle marginal et ne pourront jamais satisfaire 25 % des besoins de la France, ce qui est l'objectif annoncé maintenant par le nouveau gouvernement. Ce programme est voué à un échec. Dans le cas exemplaire de l’éolien, les promoteurs ont en effet oublié de préciser que compte tenu de l’intermittence du vent, l’énergie éolienne doit être compensée par une électricité thermique au charbon, au gaz ou au pétrole génératrice d’émissions de gaz à effet de serre. L'Allemagne cité comme exemple a les prix de l'électricité déjà parmi les plus élevés d'Europe. Pour sécuriser sa production électrique intermittente basée sur les éoliennes, ce pays essaye de sortir de ce piège en construisant le plus « discrètement possible » 23 centrales à charbon fortement polluantes.

Concernant les emplois, le lobby industriel des énergies renouvelables s’est substitué à l’Etat
Les chiffres mirifiques de création qui sont annoncés à longueur d’antenne reposent sur une définition floue et complaisante, permettant de comptabiliser n’importe quel emploi dès lors qu’il est susceptible de contribuer en partie à la sauvegarde de l’environnement. Ils ne prennent surtout pas en compte les destructions d’emplois induites.
Les promoteurs d’énergies renouvelables se sont présentés non comme des businessmen, mais comme des ONG salvatrices de l’humanité. Or, les estimations faites par des organismes indépendants démontrent que ces emplois coûtent une fortune au contribuable. Pour certains, le chiffre serait même de 200.000 euros d’argent public par emploi créé, soit beaucoup plus que la valeur ajoutée tirée de ces mêmes emplois, ce qui se traduira automatiquement par des disparitions dans d’autres filières. .
De plus, cette production d’électricité « renouvelable » est ultra-subventionnée et elle va, selon la Cour des Comptes, accroître de 30 % le prix de l'électricité des consommateurs alors que plus de 4 millions d'entre eux ne peuvent aujourd'hui assumer la facture énergétique de leur habitation. Pour les industriels consommateurs d’électricité, elle va gravement pénaliser la compétitivité de la France c'est-à-dire détruire bien plus d'emplois que ceux qu’elle ne créera. Elle risque d’entrainer une augmentation des délocalisations vers des pays aux coûts de production plus compétitifs.
D’autres analyses indépendantes confirment ces faits. L’impact sur l’emploi des mix électriques programmés par les nouvelles orientations gouvernementales (entre 2012 et 2015) implique des fortes hausses du prix de l’électricité et des conséquences très fortement négatives sur l’emploi. Certains prédisent même qu’à l’horizon 2030 ce seraient 140000 à 200000 emplois qui seraient détruits. L’Ademe, agence gouvernementale pourtant totalement inféodée aux promoteurs des énergies renouvelables, a également fourni des estimations sur les destructions d’emplois qui pourraient atteindre 85.000 pour les mêmes scénarios définis précédemment. Les résultats ne sont pas directement comparables mais ils vont dans la même direction.

Un audit du prix de l’électricité est indispensable
Ce que montrent en réalité ces analyses macro économiques, c’est surtout que le prix de l’électricité est déterminant et que les chiffres d’emplois induits ou détruits sont d’un ordre de grandeur bien supérieur aux simples emplois directs créés. Comme le demande depuis 2 ans la Fédération Environnement Durable, le nouveau gouvernement devrait faire de toute urgence un audit concernant l’électricité en France depuis 10 ans. Dans le cas de l’éolien, il constaterait le bilan déplorable engendré par l’implantation des 4000 éoliennes actuellement sur le territoire. Il découvrirait que leur taux réel de fonctionnement est beaucoup plus faible que prévu, qu’elles ont engendré une forte dégradation de la balance commerciale et enclenché une augmentation catastrophique programmée du prix de l’électricité masquée dans les comptes d’ EDF.
Le gouvernement semble avoir découvert le « pot aux roses » car il vient de lancer un chantier concernant les énergies renouvelables, dont d’après lui « le développement rapide pèserait de plus en plus sur les factures d'électricité » (dépêche AFP du 21 septembre). Ce chantier vise à désamorcer la bombe à retardement que constitue pour les consommateurs la contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe prélevée sur les factures d'électricité qui a déjà été doublée en deux ans. Et cette tendance va encore s'accélérer dans les années qui viennent. Le régulateur du secteur, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a également tiré la sonnette d'alarme à de nombreuses reprises. EDF avait annoncé en juillet que le déficit cumulé de la CSPE avait encore gonflé de 700 millions d'euros au premier semestre, atteignant un total de 4,5 milliards d'euros. Une somme pour le moment à sa charge, mais que les consommateurs sont censés régler tôt ou tard, via de futures hausses de la CSPE. La décision d'ouvrir ce chantier suit l'une des recommandations d'un rapport administratif publié en pleine conférence environnementale, qui avait jeté un pavé dans la mare en pointant l'envolée du coût de l'éolien et du solaire, et a été qualifié par leurs défenseurs de "brûlot". Selon ce rapport, le besoin de financement de la CSPE lié aux seules énergies renouvelables devrait atteindre 8 milliards d'euros en 2020, ce qui nécessiterait d'augmenter la taxe au-delà de 20 euros le mégawattheure, le double de son niveau actuel.
Dans un contexte mondial de crise où la recherche de la compétivité de notre pays est une donnée vitale, il est difficile d'imaginer une manière plus inadaptée que la poursuite de ce programme de « transition énergétique ». Souhaitons que gouvernement français actuel revienne à la raison.

(*) Jean-Louis Butré est Président de la Fédération Environnement Durable qui regroupe 780 associations (http://environnementdurable.net) et Président d’EPAW (European Platform Against Windfarms), qui rassemble les 540 fédérations de 23 pays européens (http://epaw.org).
http://www.latribune.fr/opinions/tribun ... plois.html

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par kercoz » 25 sept. 2012, 13:25

C'est une évidence (ou Truisme pour les amateurs de X) ..que la décroissance energetique va detruire les emplois appuyés sur la production de biens non essentiels ....mais impliquer l'élec chere c'est un peu crado ...c'est la pénurie d ' abondance qu'il faut accuser .
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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 25 sept. 2012, 14:01

kercoz a écrit :C'est une évidence (ou Truisme pour les amateurs de X) ..que la décroissance energetique va detruire les emplois appuyés sur la production de biens non essentiels ....mais impliquer l'élec chere c'est un peu crado ...c'est la pénurie d ' abondance qu'il faut accuser .
tu va expliquer ca aux employés de Rio Tinto (ex Pechiney) dans la vallée de la Maurienne qui produisent de l' Aluminium, pour combien de temps encore ?

L 'avenir de Rio Tinto Alcan soumis au prix de l' électricité post du 29 Mai 2012.

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par kercoz » 25 sept. 2012, 15:59

energy_isere a écrit :
kercoz a écrit :C'est une évidence (ou Truisme pour les amateurs de X) ..que la décroissance energetique va detruire les emplois appuyés sur la production de biens non essentiels ....mais impliquer l'élec chere c'est un peu crado ...c'est la pénurie d ' abondance qu'il faut accuser .
tu va expliquer ca aux employés de Rio Tinto (ex Pechiney) dans la vallée de la Maurienne qui produisent de l' Aluminium, pour combien de temps encore ?

L 'avenir de Rio Tinto Alcan soumis au prix de l' électricité post du 29 Mai 2012.
Et tu vois une solution ..par la fuite en avant ?
Il y en a une : faire baisser la demande en baissant le nombre de demandeurs .....meme si ce n'est pas évident au premiers ras bord , ...c'est ce qu'on fait actuellement ...
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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 25 sept. 2012, 16:56

kercoz a écrit : [....Et tu vois une solution ..par la fuite en avant ?
Il y en a une : faire baisser la demande en baissant le nombre de demandeurs .....meme si ce n'est pas évident au premiers ras bord , ...c'est ce qu'on fait actuellement ...
Garder Fessenheim et étre capable de fournir du courant bon marché à Rio Tinto en vallée de la Maurienne, je n' appelle pas ca une fuite en avant. C 'est rester stationnaire.

Mais quand les employés de l' aluminium bloqueront la vallée aux hordes de voitures venant skier l' hiver prochain dans la vallée de la Maurienne, on en reparlera. Ptét que dans la file de voiture il y aura des fonctionnaires de Bercy et de la famille à A.Montebourg. \:D/

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[Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par oleotax » 01 oct. 2012, 14:35

La nouvelle Société géologique de France souhaite célébrer la fusion des trois associations SGF/UFG/CNFG par l’organisation d’une série d’événements en cette fin d’année 2012.


Le premier aura lieu, sous la forme d’une conférence : La Transition Energétique
A Université Pierre et Marie Curie, Amphi 25 - Plan d'accès ici

4 Place Jussieu, Paris 5emele 9 octobre 2012 Les exposés seront suivis d’une table ronde. La matinée se clôturera sur un buffet convivial.Venez nombreux, l’entrée est libre. Merci de vous inscrire sur celebration@geosoc.fr, pour régler au mieux la logistique.


Programme du 9 octobre - La Transition Energétique 9:00 - 9:30 : Cérémonie d’ouverture
En présence de : Isabelle Cojan, Présidente de la Société géologique de France ; Jean Dercourt, Membre de l’Académie des Sciences ; Jean-François Stephan, Directeur de l'INSU ; Bertrand Meyer, Responsable du Directoire de la Recherche U.P.M.C.

9:30 - 9:55 : Le mix énergétiqueFrançois Kalaydjian, Directeur de la Direction des Technologies de Développement Durable, I.F.P.E.N 9:55 - 10:20 : Ressources énergétiques non renouvelablesPierre-René Bauquis, Professeur Associé IFP School 10:20 - 10:50 : Pause 10:50 - 11:15 : Ressources renouvelablesRomain Vernier, Directeur-Adjoint de la Division Géothermie - B.R.G.M. 11:15 - 11:40 : Ressources pour énergies nouvellesJean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables 11:40 - 13:00 : Table ronde - débat Dès à présent, nous vous informons qu’une deuxième réunion suivra sur le thème :


“Événements climatiques extrêmes” Nous ne manquerons pas de vous informer en temps utile.
A très bientôt de vous rencontrer, pour ensemble concrétiser la naissance de la nouvelle Société géologique de France.

La SGF

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 10 oct. 2012, 18:27

A la recherche d’une transition énergétique compétitive

10 Oct 2012 Usine Nouvelle

Les industriels de l’énergie ont été invités à l’Assemblée nationale pour participer à une table ronde sur la transition énergétique. Dans un climat parfois houleux, ils ont mis en avant l’indispensable besoin de compétitivité.

Ils étaient les grands absents de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Ce 10 octobre, les industriels de l’énergie ont pu s’exprimer sur la transition énergétique, sujet de la table ronde co-organisée par les commissions des Affaires économiques et du Développement durable. Luc Oursel, président du directoire d’Areva, Henri Proglio, PDG d’EDF, Olivier Appert, président de l’Institut français du pétrole-Energie nouvelle (IFPEN) et Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), ont pris la parole devant un large parterre de députés.

Avec une belle unanimité, tous ont reconnu le besoin d’une transition énergétique, ne serait-ce qu’en regard de la balance commerciale française. 90 % de son déficit, soit 61 milliards d’euros, viennent des importations d’hydrocarbures. Mais les intervenants ont souligné le besoin de compétitivité. "En France, les politiques énergétiques ont toujours cherché à valoriser une politique industrielle", a lancé d’entrée Luc Oursel, rappelant le nombre de grands groupes français champions à l’international : "Nous espérons que les choix qui seront faits permettront de conserver ces filières." Henri Proglio a pour sa part affirmé que le nucléaire et l’hydraulique forment le socle de la compétitivité française : une électricité 40 % moins chère que chez les voisins européens.

EDF, premier investisseur de l'efficacité énergétique en France

La place des énergies renouvelables a été largement abordée. Henri Proglio a affirmé avoir plus investi dans les énergies nouvelles que dans le nucléaire en 2012. L’électricien national serait le premier investisseur de l’efficacité énergétique en France. Depuis 2006, il a rénové 1,6 million de logements dont 500 000 logements sociaux. Jean-Louis bal, du SER, a rappelé que le marché mondial des énergies renouvelables était passé de 39 milliards d’euros en 2004 à 257 milliards en 2011. "C’est un grand enjeu de politique industrielle", a insisté le président du syndicat professionnel, qui a appelé à des dispositifs incitatifs, pérennes et dégressifs pour aller vers la compétitivité.

Après ces interventions, les questions des députés ont libéré une certaine agressivité : entre les groupes parlementaires, à l’encontre du gouvernement, mais aussi des participants à la table ronde. Philippe Plisson, député socialiste de Gironde, a ainsi apostrophé le PDG d’EDF, Henri Proglio : "Lors de la campagne des présidentielles, vous avez pris une position publique d'opposition au programme du candidat Hollande en ce qui concerne l'énergie nucléaire. Celui-ci ayant été élu, la logique de vos engagements ne devrait-elle pas vous conduire à présenter votre démission ?". Le président socialiste de la commission du Développement durable, Jean-Paul Chanteguet, a répliqué : "Il faut peser les mots que l'on utilise. Nous ne sommes pas ici pour faire des déclarations un peu violentes. Nous sommes là pour dialoguer."

Henri Proglio n’a pas non plus mâché ses mots. Le dirigeant a longuement expliqué que le parc de production actuel permettra de couvrir seulement 60 % des besoins d’électricité en 2025. Avant de lancer sèchement : "Ne faut-il pas se poser la question de savoir d'où viendrait l'électricité pas encore produite plutôt que se demander comment supprimer des moyens de production existants?"
L’absence des industriels de l’énergie à la Conférence environnementale avait pu être interprétée comme un souci d’éviter que les discussions tournent à la polémique. Il faut croire que la prudence était justifiée.
http://www.usinenouvelle.com/article/a- ... ve.N183779

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par Remundo » 10 oct. 2012, 19:39

energy_isere a écrit :La Tribune met en ligne un article que je qualifierai de ''partisan'' sur le sujet de la transition énergétique.

Les verts réclament les emplois verts, mais qui des emplois qui vont étres détruits suite à une electricité plus chére ?

voici l' article en intégral.
Je sens qu' il va hérisser le poil de Remundo.

Pourquoi la transition énergétique va détruire des centaines de milliers d'emplois

25 Sept 2012 La tribune

Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable et Président d'EPAW (*)

http://www.latribune.fr/opinions/tribun ... plois.html
Il est marrant ce Monsieur Butré...

A la lecture, je me suis demandé si le 'r' n'est pas superflu... On peut débattre de ce qu'il dit, certes... Par contre, la seule "alternative" à son discours, c'est le tout nucléaire, puisque ce Monsieur "Environnement Durable" exècre les EnR et veut du "pas cher pour tout de suite" en maintenant les emplois existants...

Je trouve que cet article sournois car il avance masqué, ça me dérange. Je préfère encore un nucléariste comme Krolik qui donne clairement la couleur.

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 10 nov. 2012, 20:32

Lauvergeon pilotera le débat sur l'énergie

Le Figaro.fr avec Reuter le 10/11/2012


L'ex-présidente du directoire du groupe Areva, Anne Lauvergeon, et un ancien responsable de Greenpeace France, Bruno Rebelle, ont été choisis par le gouvernement pour participer au comité de pilotage du futur débat national sur la transition énergétique, rapporte Le Monde dans son édition de dimanche-lundi.

Ce comité est complété par une universitaire spécialiste du développement durable, Laurence Tubiana, le climatologue Jean Jouzel et le président du conseil d'administration de l'équipementier automobile Valeo, Pascal Colombani, qui a dirigé le Commissariat à l'énergie atomique de 1999 à 2002. "Ce comité est une bonne alchimie", a déclaré au Monde la ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui présidera le comité. Elle fait valoir que les deux industriels qui y figurent, grands partisans de l'énergie nucléaire, ne dirigent plus de groupes énergétiques.

Greenpeace a réagi néanmoins en se déclarant "scandalisé" par leur choix. "Si Areva et EDF ne sont pas présentes officiellement dans les instances du débat, elles sont certaines d'être bien représentées par Anne Lauvergeon et Pascal Colombani", a déclaré dans un communiqué Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. "La composition de ce comité sonne comme une provocation pour nous, cela nous incite encore plus fortement à nous poser la question de notre participation à ce débat", a-t-il ajouté.

Faisant suite à la conférence environnementale réunie à la mi-septembre, le débat sur la transition énergétique s'organisera autour d'une commission nationale réunissant les six collèges parties prenantes : patronat, syndicats, ONG, pouvoirs publics, collectivités territoriales et parlementaires. Une première réunion est prévue le 20 novembre.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/1 ... nergie.php

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par Remundo » 10 nov. 2012, 22:38

En remplaçant, il y a Monsieur Butré :mrgreen:

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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 26 nov. 2012, 18:33

Deux nouveaux membres pour le comité de pilotage de la transition énergétique

26 Nov 2012 Usine Nouvelle

La ministre de l’Environnement, Delphine Batho, a nommé les cinq sages qui piloteront le comité de pilotage du débat sur la transition énergétique le 12 novembre.

Coup de théâtre le 20 novembre, avec l'annonce du désistement du groupe des cinq "sages" de Pascal Colombani, l'ex-administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique. Critiqué par des ONG environnementales, il a renoncé à faire partie du comité de pilotage.

Pour assurer le bon déroulement du débat, deux nouveaux membres viennent compléter le comité, nous apprend l'AFP le 26 novembre : Michel Rollier, ex-dirigeant du groupe Michelin, et Georges Mercadal, ancien vice-président de la Commission nationale du débat public.

Le ministère de l'Ecologie n'a pas encore confirmé la désignation de ces deux nouvelles personnalités.

Le comité présidé par la ministre de l'Environnement Delphine Batho comprend donc six membres au lieu de cinq prévus initialement : l'ex-dirigeante d'Areva Anne Lauvergeon, l'ex-directeur de Greenpeace-France Bruno Rebelle, le climatologue Jean Jouzel et la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana.
http://www.usinenouvelle.com/article/de ... ue.N186765


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Re: Grand débat national & citoyen sur la transition énergét

Message par energy_isere » 29 nov. 2012, 17:13

Lancement du débat sur les choix énergétiques de la France
Le débat sur la transition énergétique prônée par François Hollande a débuté jeudi et fait le pari de mettre sur la table une estimation des besoins du pays à l'horizon 2025 et les options pour y répondre, des sujets au coeur d'intérêts divergents et de visions parfois opposées.

"Toutes les idées pourront être défendues. Ceux qui veulent défendre la sortie du nucléaire, ou l'exploitation des gaz de schiste pourront le faire. Il n'y a pas de sujet tabou et toutes les idées pourront s'exprimer", a assuré la ministre de l'Ecologie et de l'énergie, Delphine Batho, prônant "un grand débat citoyen, populaire et accessible à tous".

"Ce débat était un engagement du président de la République", a-t-elle rappelé peu avant le coup d'envoi officiel d'un processus de sept mois.

............

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