Le projet de loi de transition énergetique adopté

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 19 oct. 2015, 18:28

Objectifs ambitieux dans l'effacement de consommation d'électricité

19 oct 2015 enerzine

Conformément aux dispositions de la loi relative à la transition énergétique, La ministre de l'écologie, de l'énergie et du développement durable, Ségolène Royal, a approuvé les objectifs de volumes pour l'appel d'offres relatif aux effacements de consommation au titre de l'année 2016 qui sera lancé par RTE d'ici la fin de cette année.

En effet, un objectif de 2.000 MW a été fixé pour les effacements réalisés sur les grands sites de consommation*, ainsi qu'un objectif de 300 MW pour les effacements réalisés sur les petits sites résidentiels et professionnels**.

Ces objectifs représentent une augmentation de près de 25 % par rapport aux volumes d'effacements contractualisés pour 2015 dans le cadre du précédent appel d'offres.

En parallèle, afin d'accélérer le développement des effacements de consommation, le Gouvernement a ajouté préparer actuellement la mise en œuvre des dispositions de l'article 168 de la loi relative à la transition énergétique. Le nouveau cadre législatif sera opérationnel dès 2017.

Ce dernier permet à l'État de fixer des objectifs pluriannuels de développement des effacements dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), de faire évoluer le dispositif d'appel d'offres afin d'atteindre les objectifs fixés par la PPE, et d'introduire un cadre dérogatoire plus favorable pour les effacements qui produisent des économies d'énergie, afin d'inciter à leur développement.

Les effacements consistent à réduire la consommation d'électricité d'un site par rapport à sa consommation normale, sur une base volontaire. Ils représentent des moyens efficaces et respectueux de l'environnement pour répondre à la pointe de consommation constatée en hiver, en évitant la construction de moyens de pointe émetteurs de CO2. Ils contribuent à la transition énergétique et accompagnent le développement des énergies renouvelables, en apportant une réponse structurelle à l'enjeu croissant de l'intermittence de la production électrique en France et en Europe. Enfin, ils peuvent permettre des économies d'énergie, qui se traduisent par des baisses de factures, notamment pour les ménages.


* Sites disposant d'une puissance de raccordement au réseau supérieure à 36 kVA.
** : Sites disposant d'une puissance de raccordement au réseau inférieure ou égale à 36 kVA.
http://www.enerzine.com/15/18782+object ... cite+.html

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Message par energy_isere » 20 oct. 2015, 12:48

Revalorisation de la prime "bagasse" dans les zones non interconnectées

20 oct 2015 enerzine

L'arrêté interministériel redéfinissant les conditions du soutien applicable aux installations produisant de l'électricité à partir de biomasse issue de canne à sucre (ou bagasse) en Outre-mer a été signé.
La loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe des objectifs ambitieux dans les départements d'Outre-mer. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d'accélérer le développement de toutes les sources d'énergie renouvelable, et en particulier de celles à caractère prévisible et non-intermittent comme la bagasse.

Conformément à l'engagement du Premier ministre lors de son déplacement à la Réunion au mois de juin, le montant de la « prime bagasse » a été revalorisé. Cette prime est versée pour toutes les centrales existantes produisant de l'électricité à partir du résidu de canne à sucre.

L'arrêté du 18 octobre 2015 fixe le montant de cette prime à 14,5 €/tonne de canne à sucre, contre 13 € auparavant.
.............
http://www.enerzine.com/6/18789+revalor ... tees+.html

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Message par energy_isere » 08 déc. 2015, 17:40

Transition énergétique : 1 milliard d'euros de financements nouveaux

08 dec 2015 enerzine

"Trois mois après la promulgation de la Loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, les financements sont au rendez-vous. Un milliard d'euros de la BEI va être consacré à des projets concrets au cœur des villes et des territoires pour soutenir une croissance verte, génératrice d'emplois" a déclaré Ségolène Royal, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Lundi, la BEI a confirmé le financement de plusieurs projets de grande envergure ayant un impact direct sur la vie quotidienne des français dans les domaines du logement, de l'efficacité énergétique des bâtiments, du soutien aux PME et ETI, ou encore de la biomasse. "Des financements emblématiques en cette COP 21 qui marquent notre ferme volonté de soutenir une économie verte, engagée et performante" a souligné le Vice-Président Ambroise Fayolle. "L'action en faveur du climat est une priorité pour la BEI : cela devrait représenter près de 40% de notre activité en France en 2015."

Une enveloppe financière de 400 M€ - menée en partenariat avec les banques BPCE, la Banque Postale et le Crédit Agricole SA - sera ainsi dédiée à la construction et à la réhabilitation des bâtiments publics en France pour réduire leur consommation énergétique tout en optimisant leur performance énergétique. Effectif dès janvier 2016 sur l'ensemble du territoire français, ce projet permettra d'avoir un impact positif sur l'emploi parallèlement à la réduction des coûts de fonctionnement de ces bâtiments.

Toujours dans le domaine de la rénovation et de l'efficacité énergétique des bâtiments, la BEI en partenariat avec le Crédit coopératif consacrera 75 M€ en faveur notamment de structures à vocation sociale, éducatives ou culturelle comme les associations, ainsi que les PME, ETI et coopératives agricoles. Crédit Coopératif bénéficiera également d'un mécanisme de partage des risques et de support technique, mis en place par la BEI avec la Commission européenne dans le cadre du programme Private Finance for Energy Efficiency.

Autre projet clef pour la transition énergétique en France : le développement de la biomasse. Le financement de la BEI (112 M€) à France Biomasse porté par Engie permettra de soutenir la construction de quatre centrales à biomasse (chaleur uniquement ou cogénération, capacité de 20-60 MWth) à Forbach, Épinal, Lacq et Nantes. Elles remplaceront des installations existantes alimentées aux combustibles fossiles. Les usines à biomasse seront essentiellement alimentées par du bois régional. La chaleur produite sera destinée aux réseaux de chauffage urbain ou à des utilisateurs industriels et, en cas de cogénération, l'électricité sera injectée dans le réseau national.

Le logement des particuliers est également au cœur de l'action de la BEI en France. Dans le cadre d'un programme global de 400 M€ - la Banque de l'Union européenne a commencé à financer les premières Sociétés de Tiers financement pour que les particuliers puissent être accompagnés et avoir accès à un logement « plus vert », rénové et économe en énergie. Grâce à l'intervention de la BEI, les propriétaires de logements bénéficieront de conditions de prêts très attractives. La BEI a également soutenu par un financement de 20 M€ le 1er fonds d'investissement en France entièrement dédié à la « Troisième Révolution industrielle » pour soutenir entrepreneurs et porteurs de projet.

Partenaire clef de la France dans la lutte contre les effets du changement climatique, la BEI a consacré près de 40% de son activité en 2015 au financement de projets respectueux de l'environnement et économes en carbone, dépassant très significativement l'objectif (25%) que s'est fixé la BEI au sein des pays de l'Union européenne (UE). Forte de sa notation triple A, la BEI offre aux bénéficiaires des conditions financières très attractives pour une activité qui concerne tous les secteurs clefs de l'économie française.


** lors d'une cérémonie de signatures avec la Banque européenne d'investissement (BEI) à la COP 21, en présence de son Vice-Président Ambroise Fayolle
http://www.enerzine.com/14/18920+transi ... eaux+.html

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Message par energy_isere » 04 févr. 2016, 19:42

La France aura son programme énergétique d'ici à la fin février

Par Manuel Moragues Usine Nouvelle le 04 février 2016

Le gouvernement a annoncé ce jeudi 4 février que le projet de décret sur la programmation annuelle de l'énergie sera présentée d'ici à la fin du mois. A la clé, un nouveau départ vers un mix énergétique plus vert.

Elle n'était présente que par vidéo interposée, mais ses déclarations ont été chaleureusement applaudies. Lors de son allocution d'ouverture de la 17e édition du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables, Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a annoncé la prochaine présentation du très attendu décret de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Il doit piloter l'évolution du mix énergétique de la France. Soit en pratique lancer pleinement la France dans la transition énergétique. Avec notamment pour cap un mix énergétique à 32% renouvelable en 2030.

Le projet de décret "sera présenté au comité de suivi avant la fin du mois", a ainsi annoncé Ségolène Royal. "Le travail de synthèse est achevé et les derniers arbitrages sont soumis à la ministre", a précisé Laurent Michel, le directeur général de l'énergie et du climat, présent, lui, en chair et en os à la Maison de l'Unesco où se tient le colloque.

Le directeur a précisé les trajectoires qui seront établies par le texte pour les deux principales énergies renouvelables, hors hydroélectrique. Les objectifs de capacités installées dans l'éolien sont de "14,3 à 15 gigawatts (GW) en 2018" et "autour de 23 GW" en 2023.

Pour le photovoltaïque, la PPE devrait viser "9 à 10 GW en 2018" et "autour de 15-16 GW" en 2023. Dans les deux cas, "cela implique de doubler le rythme d'installations".

Appel d'offres pour l'éolien offshore avant la présidentielle

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) peut se féliciter, comme l'a fait son président, Jean-Louis Bal, lors de l'ouverture du colloque, de l'action de Ségolène Royal, qui a conclu son intervention vidéo en demandant aux participants de lui indiquer comment les aider.

La PPE devrait programmer comme le souhaitait le SER les appels d'offres pour le solaire : 1000 mégawatts (MW) par an en deux tranches pour les centrales au sol et 450 MW par an en trois tranches pour les installations en toiture.

Autre demande urgente du SER : que le troisième appel d'offres pour l'éolien offshore ait lieu en 2016, bien avant la présidentielle. Laurent Michel s'est voulu rassurant : "Il faut une concertation plus poussée sur les zones qu'on a repérées en 2015 mais nous allons trouver un moyen de concilier cette concertation avec un lancement [de l'appel d'offres] avant avril 2017." L'idylle entre Ségolène Royal et le SER perdure.
http://www.usinenouvelle.com/article/la ... er.N377624

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 02 juil. 2016, 14:19

Programmation énergétique : nouveau report de la publication du volet nucléaire

01 juillet 2016 | Mickaël Charpentier

Le ministère de l'Environnement n'a toujours pas rendu public sa feuille de route sur le volet nucléaire de sa programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Promise pour le 1er juillet, elle avait déjà fait l'objet de plusieurs reports. Or, la PPE doit établir "les priorités d'action des pouvoirs publics pour la gestion de l'ensemble des formes d'énergie", prévoit la loi de transition énergétique votée l'été dernier. La feuille de route attendue doit couvrir les périodes 2016-2018, puis 2019-2023.

Jeudi 30 juin, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a indiqué au Monde que le texte serait présenté "d'ici au 15 juillet".

Des documents de travail, révélés par l'AFP et relayés par Le Point, indiqueraient simplement la nécessité de "décider des fermetures et des prolongations de l'exploitation au-delà de 40 ans de certains réacteurs au cours de la deuxième période de la PPE", c'est-à-dire en 2019-2023.

D'après ces documents, il serait aussi question "d'abroger par décret en 2016 l'autorisation d'exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim", étant donné le plafonnement à 63,2 gigawatts de la capacité nucléaire de la France.
http://www.actu-environnement.com/ae/ne ... 27131.php4

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 23 juil. 2016, 11:35

Un an après la loi, où en est la France de sa transition énergétique ?

Où en est-on d’une « transition verte » porteuse de grandes ambitions, en termes de sobriété énergétique, de promotion des renouvelables, de réduction de la dépendance au nucléaire, de rénovation des bâtiments ou de développement des transports propres ? La France a pris « un temps d’avance », se félicite la ministre, qui souligne « le travail considérable réalisé », avec « 85 % des décrets [d’application] publiés ou au Conseil d’Etat ».

Elle met en avant l’émergence, avec la mobilisation « formidable » des collectivités locales, de « 400 territoires à énergie positive, 153 territoires zéro déchet zéro gaspillage, 111 communes sans pesticides, 15 000 emplois verts ». « Le mouvement est enclenché et il est irréversible. Après les semailles, le temps est venu de la récolte », ajoute-t-elle sur le registre bucolique. Dans beaucoup de domaines, pourtant, les retards s’accumulent.
..................
http://www.lemonde.fr/energies/article/ ... 53054.html

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 16 sept. 2016, 18:46

La stratégie énergétique française dans la dernière ligne droite

Publié le 16/09/2016 lemarin.fr

Une seconde version de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route de la politique énergétique de la France jusqu’en 2023, vient d’être mise à la consultation du public durant un mois par le ministère de l’Environnement. Cette ultime étape, suite aux avis de plusieurs commissions consultatives sur le texte initial, doit aboutir à l’adoption de la PPE par décret « en octobre », précise le ministère.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... iere-ligne

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 28 oct. 2016, 20:56

L'application de la loi sur la transition énergétique est trop lente, constate un rapport parlementaire

AFP le 26 oct. 2016

La mise en application de la loi sur la transition énergétique adoptée en août 2015 prend trop de retard, obérant les chances d'atteindre les objectifs ambitieux qu'elle fixe à la France d'ici 2050, regrette un rapport parlementaire présenté mercredi.

L'atteinte de tous les objectifs "impose, pour être tenue, que les actions soient rapidement entreprises : tout retard aurait un effet cumulatif et ses conséquences seraient amplifiées par la suite. Or la mission constate (...) des retards qui paraissent ralentir la poursuite de ces objectifs", estime ce rapport de la mission d'information parlementaire chargée du suivi de l'application de la loi présidée par le député Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre).

La loi sur la transition énergétique vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France (- 40% en 2030 par rapport à 1990), via des objectifs ambitieux de réduction de la consommation énergétique, de développement des énergies renouvelables et d'une moindre consommation d'énergies fossiles, ainsi qu'une baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité. Cette loi "restera l'une des lois les plus importantes adoptées pendant la présente législature", reconnaît le rapport, avec un impact sur "les secteurs les plus divers de l'activité sociale" : le bâtiment, l'énergie, la gestion des déchets, la consommation, le transport, etc.

Si la mission reconnaît que la mise en application d'un tel texte "constitue un chantier d'une ampleur considérable", elle a relevé, en passant en revue ses 215 articles, de nombreux retards. Certains "traduisent des blocages de fond non tranchés par la loi", juge le rapport, citant notamment le feuilleton de la publication de la feuille de route énergétique, appelée Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui se penche sur le sujet sensible de l'évolution du nucléaire.

Cette première PPE qui doit couvrir la période 2016-2023, et désormais attendue pour cette semaine après plusieurs mois de consultations, a ainsi "incontestablement ralenti le mouvement d'ensemble d'application de la loi", note le rapport. Concernant le soutien public aux énergies renouvelables, le rapport demande de "faire paraître le plus rapidement possible" les décrets attendus et réclame au gouvernement de "justifier le retard de parution" de ces textes.

Autre exemple dans le bâtiment : un décret doit définir les critères minimaux de performance énergétique en cas de location d'un logement mais il se fait attendre alors que sa publication "était envisagée en juin 2016", selon le rapport. "Votre mission ne peut qu'attirer l'attention sur un tel retard", insiste le rapport.
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... ire-161026

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 01 déc. 2016, 18:18

Vu dans la revue les Défis CEA de Nov 2016

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 09 févr. 2018, 19:35

La prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie sera "sincère" et industrielle, prévient Sébastien Lecornu

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 09/02/2018

En clôture du colloque du syndicat des énergies renouvelables le 8 février, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a détaillé les grands axes de l’élaboration de la prochaine PPE (Programmation pluriannuelle de l'énergie). Sans prendre de gants.

On attendait Nicolas Hulot, pour clore le colloque annuel du syndicat des énergies renouvelables. C’est finalement son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, qui est venu expliquer sa méthode d’écriture de la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE.

L’assistance n’a pas perdu au change. C’est avec un discours offensif, non dénué d’humour, qu’il a mis les choses au clair. Si, sans surprise il a annoncé vouloir "une PPE ambitieuse", ce qu’étaient selon lui toutes les précédentes, iI veut que celle-ci "soit sincère". Une "nouveauté", car "cela a été beaucoup plus rare".

L'horizon 2025 "n’était ni viable ni sincère"

Ce manque de sincérité dans l’élaboration des précédentes PPE serait d’ailleurs la cause du renoncement contraint du gouvernement à tenir l’horizon 2025 pour atteindre l’objectif de 50% d’électricité issu de l’atome. Cet horizon, qui était dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte, "n’était ni viable ni sincère, il fallait qu’on le revoie", a-t-il justifié. Mais l’objectif n’est pas abandonné. Il est seulement maintenu "dans un horizon le plus rapide possible, qu’il conviendra d’arrêter […], en sincérité avec EDF et Orano, tout au long de cette année".

"Rompre avec une stratégie immature" vis-à-vis d'EDF

Et qui dit sincérité dit aussi "que l’Etat développe avec tous les acteurs une relation mature, en particulier avec les entreprises où l’Etat est actionnaire", a expliqué Sébastien Lecornu, reconnaissant avoir déjà "mis les pieds dans le plat la semaine dernière". Lors d’une visite sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche), il avait en effet expliqué publiquement à Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF qu’il fallait "rompre avec une stratégie immature", dont le "quinquennat dernier a pu donner quelques mauvais exemples dans la relation entre l’Etat actionnaire et une grande entreprise publique". Et après avoir expliqué qu’il était "fier d’EDF", il a rappelé que "c’est au gouvernement qu’il appartient de définir la politique énergétique. EDF doit la mettre en œuvre et nous pouvons faire cela en sincérité et en respect." A bon entendeur.

"Etre sincère sur nos objectifs"


Reste que pour "être sincère sur la question nucléaire, il faut être sincère sur nos objectifs en matière d’énergie renouvelable et sincère aussi, sur nos objectifs en matière de performance énergétique". Le secrétaire d’Etat a confirmé les objectifs pour 2030, à savoir que les énergies renouvelables doivent représenter 40% de la production d’électricité, 38% de la consommation finale de chaleur, 15% de la consommation finale de carburant, 10% de la consommation de gaz. Mais "certains de ces objectifs pourraient même évoluer dans une ambition plus forte si toutefois nous prouvons collectivement que c’est atteignable". Il pensait surement au gaz renouvelable dont les gaziers affirment qu’il pourra représenter 30% de la consommation en 2030.

"Pas de transition énergétique sans une vision industrielle"

Outre la sincérité, Sébastien Lecornu a rappelé les principaux "ingrédients qui président à l’élaboration de la Programmation pluriannuelle de l’énergie" telle que la conçoit le gouvernement. Il y en a cinq : le respect des engagements climatiques (avec la fermeture des quatre centrales à charbon en Métropole), la sûreté nucléaire, la sécurité d’approvisionnement en électricité, le coût de l’énergie et l’impact social, économique et industriel de la transition énergétique. Ce dernier aspect étant trop souvent oublié, selon lui. "Il n’y a pas de transition énergétique sans une vision industrielle notamment des grandes entreprises".

Pour lui, avoir une vision industrielle de la transition énergétique signifie "prendre les filières dans leur totalité, de l’amont à l’aval, s’assurer de leur viabilité économique et prendre en compte la dimension sociale et la question de l’emploi" sans oublier de "maintenir et développer les compétences et soutenir la recherche et l’innovation".

300 millions pour 8 appels à projets PIA


Ce sera chose faite. Sébastien Lecornu a annoncé que le Programme d’investissements d’avenir (PIA) lançait huit appels à projets recouvrant l’ensemble des thématiques de la transition énergétique, notamment les énergies renouvelable, les réseaux énergétiques et le stockage. "Ils pourront mobiliser jusqu’à 300 millions d’euros sur le quinquennat". Et parallèlement, le gouvernement a demandé à la DGCE et au CEA de "formuler des propositions pour le développement des technologies de production et les usages de l’hydrogène décarboné". C'est Nicolas Hulot qui suivra ce dossier.

Donnant donnant

Enfin, côté calendrier, "les ateliers techniques sont terminés" et ils auraient "donné une bonne vision sur le potentiel de chaque filière". Ils seront suivis par un débat public lancé au début du mois de mars par la Commission nationale du débat publique. A la suite de ce débat, un premier projet de PPE pourra être présenté. "Il donnera de la visibilité à l'ensemble de la filière sur les volumes de développements à l’horizon 2028 et permettra de lancer les appels d’offres sur le quinquennat".

Mais Sébastien Lecornu a ses exigences. En échange de sincérité et de visibilité il demande aux acteurs de s’impliquer dans la formation de la filière et dans l’acceptabilité des projets en réengageant le dialogue localement. Il sait que malgré sa méthode pragmatique de concertation pour libérer les énergies renouvelables, cela ne calmera pas tous les "anti".
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... nu.N651074

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 06 mars 2018, 20:17

La sortie du diesel est le dernier des soucis de l’industrie pétrolière française... pour l'instant

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 06/03/2018

Si la demande mondiale de pétrole va croitre dans le monde, elle va baisser en France de 35 % d’ici à 2040. Sans plan d’action pour s’y préparer, les industriels français du pétrole s’en prennent au Plan climat du gouvernement et son engouement pour le véhicule électrique. Ils s’inquiéteront du déclin du diesel en temps voulu.

L’industrie pétrolière française est sous le choc du plan climat et de la loi sur la fin des recherches et de l'exploitation des hydrocarbures. Et elle n’a - semble-t-il - aucun plan d’action pour préparer l'avenir, c'est-à-dire les conséquences de ces mesures et la baisse annoncée de la consommation de pétrole en France de 20 % d’ici à 2030 et de 35 % d’ici à 2040. A contrario, les compagnies pétrolières anticipent une augmentation de la demande au niveau mondial malgré les effets de la transition énergétique. Elle sera tirée par l’Asie et la croissance démographique mondiale.

En pleine préparation de la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), Francis Duseux, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), se contente de réclamer un chiffrage des impacts économiques et sociaux du plan climat. "La première PPE était un assemblage d’objectifs qui ont été fixés sans mesure d’impact économique et social. Il faut fixer des objectifs réalistes et cohérents, ce qui n’a pas été le cas."

Dans son rôle, il pointe les taxes sur les carburants qui représenteraient l’équivalent d’une taxe carbone à 300 euros la tonne, selon le calcul de l’UFIP. Il reprend surtout à son compte les inquiétudes de Carlos Tavares, le PDG de PSA, sur la catastrophe écologique que représenterait un virage vers le véhicule électrique. Selon lui, l’électrique "c’est bon pour les transports en commun". Et pour la route, "l’idéal c’est l’hybride, même si cela représente un surcoût".

50% du diesel importé


Quid du gaz ? L’UFIP, qui pense comme les grands pétroliers que "l’avenir du pétrole c’est le gaz", n’a pas de plan particulier. Il mise sur les compagnies de transport pour organiser l’approvisionnement de leur flotte en GNV et GNC. Et de toute façon, "les poids lourds au gaz sont beaucoup plus chers".

Le déclin du diesel ? Ce n'est pas un problème pour l’instant, pour l’industrie du raffinage, du moins. Malgré l’adaptation de l’outil industriel français pour répondre à la demande, "50 % du gasoil est importé", rappelle Francis Dusseux. Selon lui, la baisse des ventes des véhicules diesel n’aura pas d’impact réel sur la consommation de carburant avant douze à quatorze ans. Et d’ici à ce que les 50 % de gasoil importés soient compensés par la baisse de la demande et commence à impacter les raffineries françaises, les pétroliers ont le temps de voir. Il ne faudrait pas gâcher la fête. Grâce à la chute des prix de l’énergie en 2014, les raffineries ont réussi à remonter leurs marges brutes, qui restent volatiles, à 34 euros la tonne en 2017, après un pic à 46 euros la tonne en 2015, alors qu’elles étaient descendues jusqu’à 14 euros en 2009 et 2011.

Un nouveau choc pétrolier

Mais pour une industrie qui représente 46 % de l’énergie finale en France et ne cesse de répéter son rôle central et sa forte contribution à la transition énergétique grâce aux taxes qu’elle fait rentrer dans les caisses de l’Etat, cette position défensive, voire attentiste, étonne quand même un peu.

Au lieu de chercher à prendre le train de la transition énergétique, chiffrer, valoriser et organiser son potentiel dans l’économie circulaire, la récupération de chaleur et les bioénergies, l’UFIP se contente de pointer le charbon comme l’ennemi à abattre et à souhaiter une taxe carbone qui ne punirait que l’électricité produite à base de charbon et non les autres émissions liées aux usages des hydrocarbures ! Les réalités de la transition énergétique risquent de rattraper ses adhérents plus tôt qu’ils ne croient.

A moins que ce ne soient les déficits d’investissements des pétroliers dans l’exploration-production de nouveaux gisements qui finissent par créer une pénurie de la ressource. "On va vers un nouveau choc pétrolier", prévient Francis Duseux. L’Agence internationale de l’Énergie vient elle aussi de tirer la sonnette d’alarme.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... nt.N662434

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par Remundo » 06 mars 2018, 20:23

que ces Messieurs les Huileux français s'intéressent au Biomass to Liquid, quitte à aller apprendre chez les Allemands ou les Américains s'ils ne savent pas faire. :lol:

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par mobar » 08 mars 2018, 07:00

Remundo a écrit :
06 mars 2018, 20:23
que ces Messieurs les Huileux français s'intéressent au Biomass to Liquid, quitte à aller apprendre chez les Allemands ou les Américains s'ils ne savent pas faire. :lol:
Ils s'y intéressent depuis longtemps, mais tant que tu ne seras pas prêt et tous les consommateurs avec toi à payer le prix du BTL, il ne se passera rien

La solution n'est pas technique, elle est sociétale, faut diviser par 10 la consommation globale plutôt que de chercher des solutions qui ne font que la faire grimper

Emplâtres sur jambe de bois pour débiles profonds
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 23 mai 2018, 20:39

[Energie] Ce qu’il faut retenir de la contribution d’EDF au débat public sur la PPE

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 23/05/2018

EDF a publié le 23 mai, sur le site de la Commission en charge du débat public, son cahier d’acteur sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. L’électricien y oppose batteries et hydrogène vert. Il ne croit pas à une baisse de la consommation d’électricité avant vingt ans, et confirme qu’il n’envisage pas de fermer d'autre centrale nucléaire que Fessenheim avant 2029.

Un mois avant la clôture du débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), et deux mois après son lancement, EDF donne enfin sa vision officielle du sujet. Le 23 mai, l’électricien français publie sur le site de la Commission nationale du débat public (CNDP) son cahier d’acteur. Il reflète la position officielle de la direction de l’entreprise, et non l’avis des salariés, qui sont par ailleurs consultés en interne sur la stratégie du groupe dans le cadre d’une grande opération intitulée "Parlons Energies", mais dont le résultat ne sera analysé au comité exécutif qu’en juillet.

Pas d’autre fermeture de centrale avant 2029.

On s’en doute, le document ne révèle aucun changement majeur dans la position d’EDF. Mais il a le mérite de clarifier par écrit, et autrement que par voie de presse, comment EDF imagine l’avenir de son parc nucléaire. Si EDF est "confiant" dans sa "capacité à exploiter en toute sûreté ce parc nucléaire jusqu’à 60 ans", il ne lui "paraît pas réaliste d’emmener l’ensemble du parc à cette échéance, ne serait-ce que du fait de la difficulté à gérer la perte rapide de dizaines de GW de capacités, - concentrées sur quelques années -, qui en résulterait".

Pour éviter tous les arrêts en même temps, il faut les échelonner, mais pas maintenant. "Nous envisageons certains des arrêts dès le début des échéances des cinquièmes visites décennales, à partir de 2029". Une position incompatible avec la loi de 2015 qui prévoit de ramener à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français même repoussé en 2030, sauf à augmenter drastiquement la production d’électricité renouvelable en France sans réduire le nucléaire... Mais pour le vendre à qui ?

Pas de baisse de la consommation d’électricité en France

EDF ne semble pas s’en inquiéter. Dans ce document, il indique croire "globalement, tous effets confondus" à "une hausse modeste de la consommation d’électricité sur les deux prochaines décennies, entre 0 et 0,5 % par an". Or la transition énergétique ne se fera pas sans réduction des consommations. Même EDF en fait mention. Mais l’électricité ne représentant que "25 % des consommations finales d’énergie" en France, rappelle-t-il, elle ne sera pas la première touchée.

Dubitatif vis-à-vis de l’hydrogène vert…

Enfin, dans ce document, EDF confirme qu’il reste dubitatif vis-à-vis de certaines nouvelles technologies, comme l’hydrogène vert qu’il oppose aux batteries plutôt que d’imaginer une complémentarité. "La compétition entre ces deux technologies est ouverte", écrit l'industriel, et elle devrait "se concentrer sur le transport lourd, maritime, ferré (lorsqu’il n’est pas électrifié) et routier" et non sur les véhicules individuels.

...Et de tous les gaz renouvelables

EDF ne croit pas non plus à la "décarbonation" d’autres énergies que l’électricité. "Pour le neuf comme pour l’existant, on ne peut tabler sur une substitution par des combustibles décarbonés d’ici à 2050", écrit l'électricien. Il fait là référence à "l’étude récente Ademe ‘gaz 100% renouvelable’, dont les hypothèses de ressources disponibles peuvent paraître optimistes. Elle annonce un coût du gaz décarboné (hors réseaux) qui est 4 à 5 fois le coût actuel du gaz naturel, donc clairement trop coûteux". Pour EDF il est "urgent de définir une nouvelle réglementation", mais sans préciser sur quoi.

Sans surprise, le groupe expose dans sa contribution en quoi l’électricité doit rester centrale dans la programmation pluriannuelle de l’énergie et les objectifs qu’elle doit fixer pour 2028. On n’en attendait pas moins.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... pe.N696684

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Re: Le projet de loi de transition énergetique adopté

Message par energy_isere » 08 juin 2018, 18:51

[Energie] La PPE, ça rime à quoi pour un Français lambda ?

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 08/06/2018

À l’Assemblée Nationale, le samedi 9 juin 2018, 400 citoyens tirés au sort viendront débattre des enjeux de la politique énergétique française dans le cadre du débat public sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), organisé par la CNDP de mars à juin. Qu’attendre de ce G400 énergie ?

Du jamais vu en France. 400 citoyens tirés au sort sont invités à l’Assemblée nationale le 9 juin pour une après-midi de débat sur la transition énergétique. Ce G400 est une initiative de la Commission nationale du débat public (CNDP), à laquelle le gouvernement a demandé d’organiser un débat public sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028.

Principal objectif de ce G400 Énergie : ne pas limiter le débat public aux seuls experts du secteur. Ces derniers auront participé entre mars et juin 2018 à 80 rencontres publiques en région co-organisées avec les acteurs institutionnels et associatifs locaux, et ont déjà posté 640 avis et questions sur le site www.ppe.debatpublic.fr. Sur ce dernier, chacun peut encore consulter les douze ateliers d'information et de controverse enregistrés en vidéo et lire les 42 cahiers d'acteurs publiés par EDF, l’Ademe, RTE, les gaziers et autres spécialistes de l’énergie.

400 Français tirés au sort

"Cela nous intéresse d’avoir l’avis de personnes pas totalement profanes car elles auront reçu une petite formation. Mais elles ne sont pas des spécialistes ou des acteurs concernés par le sujet, comme ceux qui viennent aux réunions publiques", explique Jacques Archimbaud, le président de la commission PPE à la CNDP. Les mêmes questions leur seront posées concernant les enjeux, les objectifs, le mix électrique, l’acceptabilité de la transition énergétique, la gouvernance, etc. Selon Jacques Archimbaud, ce G400 va "apporter une certaine fraîcheur et distance au débat, et des cohérences dans les positions parfois constituées".

La même maturité critique que les experts ?

Les Français qui jusque-là ont participé aux débats publics font preuve d’une grande "maturité critique, y compris sur les questions économiques", constate le président de la Commission. Mais que pensent nos concitoyens non experts du fonds chaleur, de fixer un objectif à 30 % de biogaz en 2030 au lieu de 10 %, des répartitions des aides sur le territoire, d’une possible régionalisation des tarifs des renouvelables, du recyclage des panneaux photovoltaïques, ou encore des conséquences de passer la moitié du parc de véhicules individuels à l’électrique ? Sans parler de faire rimer Linky et open source ! Réponse ce samedi 9 juin à l’Assemblée nationale, et dans les conclusions du débat public, qui doivent être rendues début juillet.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... da.N704329

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