News, News... d'outre Rhin

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 05 févr. 2009, 19:30

Hausse de la production électronucléaire allemande

En 2008, les 17 centrales nucléaires allemandes en activité ont augmenté leur production d'électricité brute de 5,9% : celle-ci est passée de 140,5 milliards de kilowattheures (kWh) en 2007 à 148,8 milliards de kWh en 2008. En tête de cette augmentation se dresse la centrale nucléaire Isar 2 en Bavière avec une production annuelle de 12,1 milliards de kWh pour une puissance nominale de 1475 mégawatts (MW).

......................
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détails dans : http://www.enerzine.com/2/6895+hausse-d ... ande+.html

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 10 févr. 2009, 14:23

E.ON annonce des dépréciations de 3,3 milliards d'euros en 2008 :

FRANCFORT (Reuters) - L'allemand E.ON, numéro deux mondial de l'électricité, annonce pour 3,3 milliards d'euros de dépréciations d'actifs en 2008 et présente un plan qui vise à réduire ses coûts de 1,5 milliard d'euros d'ici 2011.

Le président de son directoire, Wulf Bernotat, s'est engagé à tout faire pour préserver l'emploi, mais a ajouté qu'il ne pouvait "pas exclure certaines suppressions de postes dans certains secteurs d'activité".

"Nous avons entamé (le plan d'économies) 'Perform-to-Win' avant la crise financière actuelle", a-t-il dit dans un communiqué. "Mais l'évolution spectaculaire de l'économie mondiale dans tous les secteurs a renforcé notre détermination."

Le groupe a néanmoins annoncé qu'il augmenterait son dividende de 9,5%, ce qui le portera à 1,50 euro par action.

Le titre E.ON perdait 1,12% à 24,74 euros à 10h07 GMT, tandis que l'indice phare de la Bourse de Francfort reculait de 1,98%.

E.ON a déprécié de 1,5 milliard d'euros l'amortissement de la survaleur de ses activités américaines dans le Midwest, en invoquant la dégradation de l'économie.

Il a aussi déprécié de 1,8 milliard d'euros ses actifs en Europe, en invoquant une hausse de la fiscalité en Italie et des acquisitions antérieures à la crise économique en Espagne et en France.

Pour autant, des analystes estiment que le groupe allemand affiche une performance opérationnelle satisfaisante. E.ON a dit tabler pour 2008 sur un bénéfice imposable ajusté en hausse de 7% à 8% par rapport à 2007 et sur une légère progression de son bénéfice net ajusté.

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 27 mars 2009, 20:37

L'allemand RWE plaide pour ne pas être obligé de fermer un réacteur nucléaire en 2010

Par Raymond Bonnaterre le 27 mars 2009 LeBlogenergie

L'Allemagne énergétique connaît son premier conflit d'intérêt résultant des textes de loi de ce pays programmant l'arrêt progressif des centrales nucléaires. RWE avait demandé à la Cour Fédérale Administrative de Leipzig de pouvoir poursuivre l'exploitation de son réacteur de 1250 MW, Byblis A, jusqu'en 2013, au titre d'une substitution à une centrale nucléaire déjà hors service. La Cour a jugé cette demande illégale, ce qui implique que ce réacteur doit être arrêté l'an prochain. RWE dispose d'une autre possibilité auprès de la Cour administrative de Hesse, arguant des transferts de production d'une autre centrale. L'objectif de RWE est de repousser la fermeture de la tranche Byblis A à 2013. Pour RWE 30 TWh sont en jeu et pour notre planète quelques dizaines de millions de tonnes de CO2 en plus.

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 13 août 2009, 11:22

L'économie allemande sort de la récession au 2e trimestre :

BERLIN (Reuters)

L'économie allemande, la première d'Europe, a bénéficié au deuxième trimestre d'une croissance inattendue de 0,3%, sortant ainsi de sa récession la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, ce qui pourrait augurer d'une reprise prochaine dans l'ensemble de la zone euro.

L'Office fédéral des statistiques, qui a publié cette première estimation, explique que la hausse du produit intérieur brut (PIB) a bénéficié de l'augmentation de la consommation privée et publique, d'un regain d'activité dans la construction et du solde net de la balance commerciale, la baisse des importations ayant été plus prononcée que celle des exportations.

Le PIB allemand avait subi auparavant quatre trimestres consécutifs de contraction, sa chute atteignant une ampleur sans précédent au premier trimestre, de 3,5% selon les chiffres révisés publiés jeudi, contre -3,8% annoncé auparavant.

En rythme annuel, l'économie de la République fédérale accuse au deuxième trimestre une chute de 7,1%, après -6,4% sur la période janvier-mars.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters la semaine dernière anticipaient en moyenne une contraction de 0,3% du PIB sur le trimestre avril-juin, et une baisse de 7,3% en rythme annuel.

Le gouvernement anticipe une baisse d'environ 6% du PIB sur l'ensemble de l'année. Toutefois, avant la publication des chiffres de jeudi, le ministère de l'Economie avait déclaré que la situation économique s'était probablement stabilisée au deuxième trimestre.

En données ajustées du nombre de jours ouvrés, le PIB allemand s'est contracté de 5,9% sur un an durant la période avril-juin, après une chute de 6,7% sur janvier-mars.

Les chiffres détaillés pour le deuxième trimestre doivent être publiés le 25 août.

Boursorama

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par Raminagrobis » 13 août 2009, 12:44

Intéressant : l'allemagne premier pays à sortir de crise? Rappelons que c'est le seul grand pays à avoir refusé de faire un "plan de relance" en injectant massivement de l'argent public dans l'économie :-" le souvenir de l'hyperinflation de la république de Weimar a rendu les allemand prudentissime face à l'interventionnisme de ce type.
Toujours moins.

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[Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par krolik » 24 sept. 2009, 11:53

Dans les enjeux des élections en Allemagne..
@+
Les Echos - 24 septembre 2009

Allemagne : sortir du nucléaire, oui, mais comment ?

2021, c'est la date butoir à laquelle doivent s'arrêter les centrales nucléaires allemandes, au terme de la loi votée en 2002. Mais comment s'affranchir d'une énergie qui fournit 24 % de l'électricité du pays ? Les solutions avancées paraissent pour l'heure peu convaincantes. Face à une population hostile à l'atome, les partisans du nucléaire attendent l'après-scrutin pour relancer le débat.



Enfin un peu d'action dans une campagne électorale effroyablement terne ! Le samedi 5 septembre,une foule de plus de 50.000 personnes s'est rassemblée à Berlin pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire. Plus gros rassemblement public sur la question depuis l'explosion de la centrale soviétique de Tchernobyl, en 1986, la manifestation avait un objectif : repousser le spectre d'un allongement de la durée de vie des centrales nucléaires du pays.

Le gouvernement social-démocrate de Gerhard Schröder avait bien fait voter, en 2002, une loi prévoyant l'extinction accélérée de tous les réacteurs du pays, pour un adieu à l'atome à l'horizon 2021. Mais aujourd'hui, alors que l'échéance se rapproche, Angela Merkel et son parti ne s'en cachent pas : ils préféreraient revenir sur cette décision. Si l'objectif reste la sortie du nucléaire, ne vaudrait-il pas mieux prendre son temps et laisser les énergies renouvelables devenir une alternative crédible ?
Du côté des manifestants, soutenus activement par les Verts, mais aussi par les sociaux-démocrates du SPD, et appuyés, d'après les sondages, par une grosse moitié de la population, la détermination n'a jamais été aussi forte. Les derniers mois leur ont apporté deux nouveaux arguments. Il y a eu, d'une part, une nouvelle panne de transformateur dans la centrale de Krümmel (exploitée par l'électricien suédois Vattenfall), deux ans après un incident qui avait déjà fait la une des médias nationaux.


Cela a achevé de convaincre les opposants au nucléaire qu'il existe " un réel danger que de graves accidents se produisent ", estime Thorben Becker, l'un des dirigeants de l'association pro-environnement Bund. Mais, plus grave encore, des révélations sont venues jeter le discrédit sur le centre de stockage de déchets nucléaires d'Asse 2. Construit dans les années 1960, il s'avère aujourd'hui très largement déficient, avec des fuites d'eau dans la mine, des déchets mal isolés et plus nombreux que ce qui avait été comptabilisé... Un vrai fiasco.

Le retour du charbon
Reste à savoir comment s'affranchir d'une source d'énergie qui fournit, aujourd'hui, 24 % de l'électricité outre-Rhin. C'est quand on aborde ce point qu'on constate à quel point la stratégie allemande est risquée. A chacun sa réponse. Tous misent sur deux solutions : d'une part, un boom des énergies renouvelables, et, d'autre part, de massives économies d'énergie, grâce notamment à une meilleure efficacité thermique des bâtiments. Mais les dosages entre les deux options varient selon les interlocuteurs.

En réalité, il s'agit bel et bien d'un pari. Côté énergies renouvelables, l'Allemagne peut se féliciter d'avoir déjà atteint 15 % de sa production d'électricité, grâce notamment à une loi promettant à tout fournisseur que sa production sera achetée à un prix garanti. Mais qui oserait affirmer que cette proportion pourra augmenter de 24 points de pourcentage d'ici à 2020 ? Plus encore, est-il réaliste de miser sur les économies d'énergie ?


Claudia Kemfert, qui dirige le département énergie du centre de recherche DIW à Berlin, est dubitative. " Cela nécessite des investissements massifs, ce qui n'est pas simple en période de crise. " Surtout, la tendance actuelle n'est pas à la baisse de la consommation d'énergie. C'est ce que remarque Maik Ressel, porte-parole de l'Atomforum, qui rassemble les entreprises du secteur nucléaire. " Entre les nouveaux appareils électroniques et la future voiture électrique, est-il raisonnable de miser sur une baisse globale de la consommation d'électricité ? " s'interroge-t-il.

En fait, note un expert français du marché allemand de l'énergie, " ils peuvent tourner le problème dans tous les sens, les Allemands vont devoir investir dans des centrales à charbon ". Car, précise-t-il, ils ont beau être, pour l'instant, exportateurs nets d'électricité, " ils exportent surtout de l'éolien, c'est-à-dire une énergie d'appoint, difficile à anticiper, mais ils nous achètent du nucléaire pour garantir leur approvisionnement de base ". C'est aussi ce que déplore Claudia Kemfert : " Nous sommes déjà en train de construire de nouvelles centrales à charbon. "" Voilà un sujet dont nous devrions nous emparer collectivement ", plaide la chercheuse.

Méthode Coué
Augmenter la part du charbon, cette source d'énergie fossile dégageant massivement du CO ? Qu'à cela ne tienne, Tobias Duenow, l'un des porte-parole du ministère de l'Environnement, y est prêt. Particularité allemande, son ministère a été créé au lendemain de Tchernobyl, et est en charge de la question nucléaire. L'actuel ministre de l'Environnement, le SPD Sigmar Gabriel, s'est fait l'un des plus fervents détracteurs de l'atome. Tobias Duenow assume sa position : " Si nous devons opter pour le charbon, soit. Cela nous coûtera des droits d'émission de CO2 et agira comme une incitation encore plus forte pour investir massivement dans le renouvelable. "

Il y a de la méthode Coué chez les anti-atome. Au coeur de leur raisonnement, une certitude : ce n'est que sous pression politique et économique que les entreprises du secteur investiront réellement dans les énergies vertes. C'est en tout cas l'avis de Thorben Becker : " Si vous prolongez la durée de vie des centrales nucléaires, les producteurs d'énergie engrangeront confortablement les profits supplémentaires au lieu d'investir dans l'avenir. "


Ce qui fait dire à Claudia Kemfert que l'un des principaux problèmes aujourd'hui est " le climat de défiance entre, d'une part, la population et, d'autre part, les entreprises et le gouvernement, perçus comme des menteurs ". De fait, les dernières semaines ont été animées par plusieurs mini-scandales révélant une ambiance électrique. L'un concernait notamment un rapport sur le sujet découvert au ministère de la Recherche et faisant immédiatement l'objet de soupçons : et si les conservateurs l'avaient dissimulé pour l'utiliser comme un argument en faveur de l'atome une fois les élections passées ?

Il y a pourtant un élément de vérité dans cette inquiétude largement irrationnelle : ce n'est qu'après le scrutin que les partisans du nucléaire vont faire entendre leur voix. Adoptant, pour l'instant, la stratégie du profil bas, ils repoussent les interviews à la presse, sans interrompre pour autant leur lobbying auprès de la classe politique. Un industriel du secteur, s'exprimant anonymement, résume la pensée des milieux d'affaires en agitant le spectre d'une " désindustrialisation rampante "de l'Allemagne.

Effectivement, il semble clair qu'une sortie du nucléaire implique la construction, forcément coûteuse, de nouvelles centrales, ainsi que le paiement de plus de droits de CO, dont les prix sont appelés à augmenter. Conclusion des industriels : l'Allemagne est en train de se tirer une balle dans le pied en imposant à ses entreprises, à terme, une envolée de leur facture énergétique. La fédération du patronat allemand tient le même discours, estimant que le respect des accords de Kyoto n'est " pas faisable économiquement si la sortie du nucléaire se déroule comme prévu ". Déjà, un donnant-donnant se dessine, qui verrait le gouvernement autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales, en échange de quoi les industriels confieraient une partie de leurs profits additionnels à un fonds pour l'avenir énergétique de l'Allemagne, investissant dans le renouvelable et dans l'amélioration du réseau de transport électrique.

Discussions houleuses en perspective
Mais tout dépendra du résultat du vote. Si une " grande coalition " devait à nouveau réunir les conservateurs et les sociaux-démocrates, le statu quo menacerait encore de l'emporter, malgré l'urgence d'une décision. Les lendemains de l'élection promettent donc d'être animés, car, immanquablement, ce débat épineux refera surface. Il est un point sur lequel tous les spécialistes semblent s'accorder : même chez les pro-nucléaires, personne ne va jusqu'à envisager la construction de nouvelles centrales atomiques outre-Rhin.


Au sein même du camp conservateur, une personnalité comme Joseph Goeppel, leur porte-parole au Parlement pour les questions environnementales, avoue" ne pas croire que le scepticisme de la population allemande à l'égard du nucléaire puisse changer ". " D'un point de vue politique, évoquer la construction de nouvelles centrales serait une stratégie de kamikaze ", tranche Claudia Kemfert. Il reste à espérer que l'Allemagne, en évitant ce débat, ne soit pas en train de se faire hara-kiri.

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 25 sept. 2009, 17:50

Munich veut passer à l'électricité verte

http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /60596.htm

Munich, capitale de la Bavière et ville de 1,3 million d'habitants, a décidé de renoncer au charbon au profit du soleil, du vent et de l'eau, et de se convertir entièrement à l'électricité verte pour les habitations d'ici à 2015.

..............
http://www.enerzine.com/14/8381+munich- ... erte+.html

et on apprend dans l' article que c' est Stadtwerke München SWM et d' autres acteurs Allemands qui financent pour moitié la centrale solaire à concentration Andasol 3 en Andalousie.
3] Collaboration entre SWM, RWE Innogy, MAN Ferrostaal, RheinEnergie et Solar Millennium pour réaliser une centrale thermique solaire Andasol 3 de puissance 50 MW d'ici 2011 près de Grenade (Sud de l'Espagne).

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par energy_isere » 28 sept. 2009, 15:04

krolik a écrit :Dans les enjeux des élections en Allemagne..
......

nous y voila !

Angela Merkel reconduite.
Allemagne : les milieux d'affaires saluent la victoire d'Angela Merkel

Les milieux d'affaires allemands se félicitaient lundi de la reconduite d'Angela Merkel à la chancellerie, avec une claire majorité de centre-droit qu'ils jugent la plus à même de redynamiser la première économie européenne.

"C'est un vote clair pour des réformes courageuses", s'est félicité dans un communiqué le président de la Fédération des chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK), Hans Heinrich Driftmann.

"Une révision des impôts sur les sociétés et sur les droits de succession doit figurer tout en haut de l'agenda", a-t-il ajouté, tout en souhaitant "une discipline budgétaire de fer" où les transferts sociaux et les subventions publiques "doivent être remis en question".

Une rayonnante Mme Merkel a évité tout discours trop libéral lundi matin devant la presse à Berlin, disant vouloir "maintenir l'équilibre entre ceux qui créent les emplois et les travailleurs".

La tâche ne sera pas simple pour la future coalition, alors que l'Allemagne fait face à sa plus grande crise économique depuis l'après-guerre.

D'une part, une consolidation de la fiscalité est "nécessaire" pour éviter de gonfler la dette publique, estimait Alexander Koch, économiste chez HVB Unicredit.

D'autre part, "un environnement favorable à la croissance" doit aussi être créé pour les entreprises et les consommateurs via une baisse des taxes et des charges sociales, soulignait-il.

Il s'agit là de l'une des grandes promesses des libéraux du FDP, les nouveaux alliés des chrétiens-démocrates (CDU-CSU) d'Angela Merkel, qui veulent simplifier le système fiscal et baisser les impôts de 35 milliards d'euros.

En plus d'allègements fiscaux, les milieux d'affaires espèrent aussi une dérégulation du marché du travail, qui a déjà été entamée par le chancelier social-démocrate (SPD) Gerhard Schröder (1998-2005) et poursuivie depuis par la "Grande coalition" des conservateurs avec les sociaux-démocrates.

"Le FDP va sûrement pousser aux réformes mais l'appétit réformiste de Mme Merkel semble limité", tempère cependant l'économiste Dirk Schumacher de Goldman Sachs.

"La chancelière ne va pas se laisser dicter un changement de cap radical par les libéraux", renchérit le Financial Times Deutschland qui rappelle qu'elle gouverne au centre et la qualifie de "social-démocrate".

Mme Merkel a d'ailleurs souligné qu'elle serait "la chancelière de tous les Allemands" après sa victoire dimanche.

Vers 11H30 GMT à la Bourse de Francfort, l'indice vedette Dax gagnait 1,30%, porté notamment par les groupes énergétiques EON et RWE. Tous deux profitaient de l'accession au pouvoir d'une coalition décidée à repousser l'abandon de l'énergie nucléaire en Allemagne, prévu jusqu'à présent pour 2020.

D'autres secteurs espèrent aussi un fort soutien de l'Etat. "L'innovation est la condition préalable pour plus de croissance et de nouveaux emplois", a déclaré Utz Tillmann, directeur principal de la Fédération allemande de la chimie (VCI), qui réclame en conséquence une baisse des taux d'intérêts pour relancer les investissements.

Le chômage, relativement contenu en Allemagne jusqu'à présent (8,3% en août) grâce au recours massif à du chômage partiel subventionné par l'Etat fédéral, devrait augmenter dans les mois à venir en raison des difficultés persistantes des Petites et moyennes entreprises (PME), selon les observateurs.

Ces dernières attendent du gouvernement "une fiscalité simplifiée, moins de bureaucratie et plus de liberté d'entreprendre", a résumé Anton Börner, le président de la Fédération du commerce de gros et du commerce extérieur BGA.
4 ans pour voir si l' Allemagne, augment son parc de centrale au charbon, revient au nuke, passe à la décroissance. :idea:

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par energy_isere » 30 sept. 2009, 19:04

Allemagne : les grandes lignes de la nouvelle politique énergétique

mercredi 30 septembre 2009 L' Expansion


La victoire de la coalition CDU/CSU et Libéraux du FDP va permettre de clarifier la politique énergétique de l'Allemagne. Tout particulièrement dans le domaine très controversée du nucléaire

La politique énergétique –notamment à l’égard du nucléaire- a été un enjeu important dans la campagne électorale et les positions très proches exprimées par l’Union CDU-CSU et les libéraux du FDP constitueront vraisemblablement la base des nouvelles orientations allemandes.

NUCLEAIRE

C’est sur la question de l’énergie nucléaire - qui représente aujourd'hui plus de 20% de la production d'électricité allemande - que le futur gouvernement sera le plus attendu.
L'Union (CDU/CSU) et le FDP y voient une technologie de transition vers les énergies renouvelables (EnR), respectueuse du climat car non émettrice de CO2, nécessaire dans le mix énergétique à moyen terme, en attendant que les EnR alternatives soient disponibles en quantités suffisantes et économiquement viables.

Ils souhaitent ainsi renoncer à la loi de sortie du nucléaire (1) et rallonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes, sans pour autant proposer pour le moment de lancer la construction de nouvelles centrales. Selon eux, au moins la moitié des bénéfices liés à l'allongement de la durée de vie des centrales nucléaires doivent être investis par les groupes énergétiques dans la recherche (efficacité énergétique et EnR) ainsi que dans la réduction des prix de l'électricité. Ils envisagent de poursuivre la recherche nucléaire, pour que les compétences allemandes en terme de sécurité nucléaire soient reconnues mondialement.

En ce qui concerne le stockage définitif des déchets radioactifs, l'Union et le FDP veulent abroger le moratoire de Gorleben (2) , afin de déterminer dès que possible l'aptitude du site pour un stockage définitif des déchets nucléaires à haute radioactivité.

Ces positions tranchent clairement avec celles du SPD (socio-démocrates) qui voulait se conformer à la fermeture de tous les réacteurs nucléaires d'ici 2021, stipulée dans la loi du nucléaire. Les Verts et Die Linke souhaitaient en particulier sortir immédiatement du réseau électrique toutes les vieilles centrales nucléaires particulièrement risquées (3). Les trois partis s'accordaient pour exiger de nouvelles recherches de site de stockage des déchets nucléaires, ainsi que la participation financière des grands groupes énergétiques aux coûts de stockage définitif (4).

............
http://energie.lexpansion.com/articles/ ... ergetique/

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par energy_isere » 13 oct. 2009, 13:28

La coalition de A.Merkel étudie comment réduire puis couper les subventions aux producteurs d' electricité solaire.
Merkel’s Coalition to ‘Definitely’ Cut German Solar Subsidies

Oct. 12 (Bloomberg)

Chancellor Angela Merkel’s future coalition plans to reduce incentives to generate solar power so as to ease costs for electricity users, a member of the team negotiating the next government said.

While talks “are still in a preparatory phase” on energy policy for the next four years, “we’ll definitely cut solar subsidies,” Georg Nuesslein, the deputy energy spokesman for Merkel’s Christian Democrats and their CSU Bavarian sister party, told reporters in Berlin today.

Germany, the world’s largest market for solar products last year, guarantees renewable energy generators fixed amounts for the power they produce to nurture solar-panel makers such as Bonn-based Solarworld AG. Merkel’s prospective allies, the Free Democrats, or FDP, have called for those subsidized tariffs to be slashed, arguing they drive up the price of electricity.

“We’ll meet the FDP proposals halfway,” Nuesslein said, without being more specific. Owners of solar panels receive as much 43 euro cents (64 U.S. cents) per kilowatt-hour of power they generate. That’s set to fall as solar equipment becomes cheaper.

Gudrun Kopp, the FDP’s energy policy spokeswoman, said in an Oct. 1 Handelsblatt interview that her party seeks agreement from the CDU for solar subsidies to fall faster than foreseen in Germany’s renewable energy law.
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... THb3rVjPdA

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par Jaguar75 » 15 oct. 2009, 15:42

C'est sans doute pour appliquer une telle politique favorable à l'environnement que les verts de Sarre s'allient aux conservateurs pour gouverner? :shock:

Ces gugusses sont vraiment capables de tout

Pardon, plus fort, je n'entends pas ... des opportunistes? ...des inconséquents? ...des rigolos?
Live & let live!

Image Gardarem lou V12 !

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 15 oct. 2009, 19:23

Une coalition de partis Allemand et Angela Merkel d' accord pour prolonger la durée de vie de leurs réacteurs nucléaires, dans un timing à determiner.
German parties agree nuclear extension-officials

BERLIN, Oct 15 (Reuters)

German Chancellor Angela Merkel's conservatives have agreed with the Free Democrats (FDP) on extending the life of nuclear plants deemed safe but the timing is unclear, FDP and conservative politicians said on Thursday.

"You can say that," the FDP's Gudrun Kopp told Reuters, when asked about agreement on an extension. She is a member of a working group that is discussing economic and energy issues. A conservative member of the working group confirmed the agreement.

Details on the plants, the operating times and distribution of additional revenues would be agreed later, said Kopp.

The conservatives, comprising Merkel's Christian Democrats (CDU) and Bavaria's Christian Social Union (CSU), are in talks with the pro-business FDP to form a centre-right coalition.
http://in.reuters.com/article/rbssIndus ... 1120091015

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 16 oct. 2009, 21:59

energy_isere a écrit :Une coalition de partis Allemand et Angela Merkel d' accord pour prolonger la durée de vie de leurs réacteurs nucléaires, dans un timing à determiner.
.....
en Français dans Le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... civil-.php
Berlin reporte l'abandon du nucléaire civil
..........
Pendant la campagne électorale, Merkel a expliqué que les conditions économiques ne permettraient pas l'abandon du nucléaire en 2020 comme prévu. Elle estime que les énergies alternatives - solaire, éolien, biomasse - ne seront pas encore suffisamment productives ni assez rentables à cette échéance. En 2008, le nucléaire continuait de fournir à l'Allemagne plus de 25 % de ses besoins en électricité. En dépit des investissements très dynamiques, les énergies renouvelables n'en couvraient que 7,1 %.


Mesure transitoire

Pour la CDU et le FDP, si l'Allemagne abandonnait prématurément l'énergie atomique, elle serait contrainte de compenser en augmentant le rendement des centrales électriques alimentées au fuel, au gaz et au charbon à fortes émissions de CO2. Elle serait alors incapable de tenir ses engagements sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre.

La coalition s'est donc entendue pour prolonger la durée de vie des centrales existantes. La mesure est très impopulaire et l'accord n'en précise pas les contours, qui ne devraient pas être entièrement dévoilés avant les élections régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie, en mai. La CDU espère ainsi préserver ses chances de conserver le contrôle de cette région cruciale.

Les experts de la CDU et du FDP divergent sur la durée de la prolongation : dix ou vingt ans ? Mais aussi sur le pourcentage des bénéfices dégagés par les entreprises concernées qui devra être ponctionné pour financer le développement des énergies renouvelables. Pour dissiper les craintes sur un maintien définitif de l'atome, Merkel affirme que la prolongation du nucléaire est une mesure transitoire servant de pont jusqu'à la mise au point d'alternatives crédibles.

Des doutes sur la sécurité

Certains experts affirment qu'une prolongation de dix ans permettra aux entreprises fournissant de l'énergie nucléaire de dégager 40 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires. D'autres évaluent les bénéfices à 20 milliards en raison des investissements très lourds pour garantir la sécurité de leurs centrales. Deux principes sont acquis : seules les centrales les plus sûres seront maintenues et aucune nouvelle centrale ne sera construite, contrairement à ce que souhaitait le FDP.

Les sociaux-démocrates du SPD et les Verts accusent le futur gouvernement d'être à la solde du lobby du nucléaire. Ils affirment qu'une politique de développement plus dynamique des énergies alternatives aurait permis l'abandon du nucléaire en 2020. L'actuel ministre social-démocrate de l'Écologie, Sigmar Gabriel, qui devrait devenir en novembre le nouveau chef du SPD, a mené une campagne très agressive. Véritable pitbull antiatomique, Gabriel a exhumé des documents faisant peser de sérieux doutes sur la sécurité du site de Gorleben, lieu de stockage définitif des déchets, où des fuites ont été décelées. À cela, s'ajoutaient les incidents de la centrale de Krümmel. La prolongation du nucléaire lui offrira une chance de ressouder les rangs d'une opposition divisée et démobilisée.

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par energy_isere » 11 févr. 2010, 20:17

Sortir ou non du nucléaire : le débat est relancé en Allemagne

LE MONDE | 11.02.10

Nous avons besoin d'un concept énergétique complet. Non pas pour consolider le rôle du nucléaire, mais pour montrer comment nous le remplaçons." Ces propos tenus récemment par le ministre allemand de l'environnement, Norbert Röttgen (CDU), ont fait l'effet d'une bombe au sein de la coalition de centre-droit. "Un mauvais signal", "une grave erreur", "une position qui n'exprime pas l'opinion du gouvernement" : les réactions virulentes de son camp, les unions chrétiennes CDU CSU, et des libéraux du FDP, partenaires au sein du gouvernement, montrent à quel point il a touché un nerf sensible.

En octobre 2009, le nouveau gouvernement avait confirmé son intention de remettre en question l'accord de sortie du nucléaire négocié par l'ancienne coalition SPD-Verts en 2001 et de prolonger l'activité des centrales au-delà de 2021. Dans le contrat de coalition des chrétiens-démocrates et des libéraux, l'atome, qui fournit un quart de l'électricité outre-Rhin, est présenté comme une "technologie de transition" indispensable en attendant un développement plus massif des énergies renouvelables. Dans ce cadre, les bénéfices tirés de la prolongation de l'activité des centrales pourraient servir à financer le développement des énergies vertes. D'ici à 2020, elles devront produire un tiers de l'électricité.

Mais la chancelière Angela Merkel (CDU) s'est bien gardée de donner plus de détails, annonçant juste la présentation d'un nouveau concept énergétique à l'automne. Elle doit trouver un compromis sur ce dossier dès cette année, car l'accord de sortie du nucléaire prévoit la fermeture de deux centrales, Neckerwestheim-I dans le Bade-Wurtemberg et Biblis-A en Hesse, en 2010.

Conscients de la charge explosive de ce sujet, les partenaires de la coalition s'étaient entendus pour ne pas l'aborder avant le scrutin clé régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW) prévu en mai.

Le ministre de l'environnement, un proche de la chancelière, a décidé de rompre ce silence et de rouvrir le débat. Alors que le parti de Mme Merkel présentait il y a encore peu le nucléaire comme une "énergie écologique ", M. Röttgen laisse entendre qu'il est bien plus pressé que le reste de sa famille politique de renoncer à cette technologie et cite même une durée maximale d'activité de quarante ans pour les réacteurs, soit une prolongation de huit ans pour les centrales. "Un parti comme l'Union doit se demander s'il veut faire de l'énergie nucléaire une marque de distinction unique", a-t-il averti.

Ses détracteurs l'accusent de vouloir "verdir" le profil de la CDU en vue des élections en NRW. L'effondrement des libéraux dans les sondages pose la question d'une éventuelle alliance des chrétiens-démocrates avec les Verts dans l'Etat le plus peuplé d'Allemagne. Avec 15 % d'intentions de vote, le parti écologique est au meilleur de sa forme.

Une partie de la CDU est peut-être aussi en train d'amorcer un tournant sur cette énergie. "Tout le débat montre que l'énergie nucléaire n'est pas suffisamment acceptée au sein de la population", a souligné le ministre. Régulièrement, les sondages montrent qu'une majorité d'Allemands reste favorable au maintien de l'accord de sortie du nucléaire. Le moindre incident, comme dans la centrale de Krümmel, au nord de l'Allemagne, en juillet 2009, renforce le sentiment antinucléaire.

Ce mouvement semble d'ailleurs connaître un regain de vitalité. En septembre 2009, quelque 50 000 personnes, du jamais-vu depuis plusieurs années, ont manifesté contre une poursuite de l'activité des centrales.

Le ministre de l'environnement a reçu le soutien de quelques ministres présidents chrétiens-démocrates, dont Peter Müller, qui gouverne en Sarre avec les Verts et le FDP. La chancelière a elle aussi pris la défense de son ministre en faisant dire à son porte-parole que M. Röttgen argumentait sur la "base du contrat de coalition".

Pour le FDP, qui accumule les difficultés, ces déclarations sont une provocation supplémentaire. Le chef de file des libéraux et ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'en est vivement ému en début de semaine, une colère rapportée le lendemain dans les moindres détails par la presse allemande. Il soupçonne désormais Mme Merkel de souhaiter une défaite de son parti en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
http://www.lemonde.fr/europe/article/20 ... id=1304339

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Re: News, News... d'outre Rhin

Message par moinsdewatt » 18 mars 2010, 22:17

Quelqu' un a t' il vu récemment des news au sujet du probléme du stockage des déchets nucléaires dans les futs dans l' ancienne mine de sel de Asse ? (qui prend l'eau !).

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