Turquie

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Turquie

Message par energy_isere » 01 janv. 2020, 11:24

Erdogan et le maire d'Istanbul s'affrontent sur un "projet fou" de canal

AFP•01/01/2020

Le rêve du président Recep Tayyip Erdogan, creuser un canal à Istanbul concurrençant ceux de Suez et du Panama, se heurte à l'opposition farouche du nouveau maire de la mégalopole turque, qui s'affirme de plus en plus comme son principal rival

Ekrem Imamoglu, membre du principal parti d'opposition et élu maire d'Istanbul en 2019, soutient que le projet chiffré à quelque 11 milliards d'euros serait un gaspillage, une catastrophe pour l'environnement et renforcerait le risque sismique.

"Le +Canal Istanbul+ est un projet criminel", a-t-il dénoncé en décembre en lançant une campagne intitulée "Soit le Canal, soit Istanbul" et en annonçant le retrait de la mairie du protocole de construction signé par son prédécesseur.

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher la réalisation de ce projet", a-t-il ajouté.

Mardi, il s'est rendu au gouvernorat d'Istanbul pour remettre une lettre demandant son annulation.

Annoncé en 2011 alors qu'il était Premier ministre, le "Canal Istanbul", qui relierait la mer Noire à la mer Méditerranée, fait partie de ces "projets fous" que M. Erdogan, désormais président, entend mettre en oeuvre.

M. Erdogan a déjà supervisé la construction à Istanbul d'un tunnel sous le Bosphore, d'un troisième pont l'enjambant et d'un nouvel aéroport colossal. Mais le projet de canal, qui serait long de 45 kilomètres, est autrement plus complexe.

Ses détracteurs fustigent une "lubie" qui endetterait davantage la Turquie et profiterait d'abord à des hommes d'affaires proches du président.

Face aux critiques du maire d'Istanbul, M. Erdogan reste ferme: "Nous construirons ce canal, qu'ils le veuillent ou non", a-t-il martelé lundi.

"Erreur stratégique"

Le projet de canal avait été mis de côté à partir de 2018, année marquée par des difficultés économiques.

Mais des experts estiment que les raisons ayant poussé Erdogan à remettre ce projet à l'agenda sont d'abord politiques.

"Il essaie de garder la main sur les sujets débattus en Turquie" et de "défier Ekrem Imamoglu, qui a grandement gagné en popularité depuis sa victoire fracassante aux dernières élections", analyse Berk Esen, de l'université Bilkent d'Ankara.

Mais l'universitaire estime qu'il pourrait s'agir d'une "énorme erreur stratégique

"Je crois qu'il sera difficile pour le président turc de vendre ce projet, vu le contexte économique en Turquie", pronostique-t-il.

Selon lui, Imamoglu, souvent décrit par les observateurs comme un potentiel rival de M. Erdogan à la présidentielle de 2023, a "très intelligemment" accepté le défi et s'efforce de "politiser ce sujet pour rassembler des soutiens, à Istanbul et dans le reste du pays".

Le gouvernement argue que le canal permettrait de doter Istanbul d'un nouveau pôle d'attractivité en plus de soulager le Bosphore, l'un des détroits les plus congestionnés du monde.

Plus de 41.000 navires l'ont emprunté en 2018, selon les autorités turques, soit plus d'une centaine par jour.

"Il suffit d'observer le Bosphore à n'importe quelle heure de la journée pour se rendre compte qu'il ne peut pas supporter une telle circulation", a lancé le président turc la semaine dernière.

Celui-ci pointe également du doigt les 41 accidents survenus sur le détroit ces deux dernières années.

M. Imamoglu martèle lui que le gouvernement ne peut se contenter d'ignorer ses arguments. "Je suis le maire d'Istanbul. Le projet auquel je m'oppose ne se trouve pas en Californie".

"Un massacre environnemental"

Le gouvernement récuse les craintes concernant les possibles dégâts environnementaux et l'accroissement du risque de séisme en brandissant les conclusions de rapports sur le sujet, mais une partie de l'opinion publique continue de douter.

Le Parti Républicain du Peuple (CHP), principale formation d'opposition à laquelle appartient Imamoglu, s'est mobilisé pour convaincre.

Après la publication des conclusions de l'étude d'impact environnemental, favorables au canal, le CHP a invité les Stambouliotes à se rendre dans les mairies de district pour y déposer un formulaire d'opposition au projet.

Dans certains quartiers, de longues queues se sont formées malgré la pluie battante.

"On n'a pas besoin du Canal Istanbul", estime Gülseren Hayirligolu, venue déposer le formulaire. "Ce serait un massacre environnemental".

D'autres appellent à l'organisation d'un référendum.

"Erdogan doit soumettre cette question au peuple", réclame ainsi Suna Duranolgu, femme au foyer de 53 ans. "Il ne peut pas prendre cette décision tout seul".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 1e8f58541e

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Message par energy_isere » 19 févr. 2020, 20:37

Ankara s’offre un 3e navire de forage à prix cassé

Publié le 19/02/2020

La Turquie a acquis un troisième navire de forage, a déclaré mercredi 19 février son président, Recep Tayyip Erdogan, devant le parlement de son pays.

Image

La compagnie étatique turque TPAO (Turkish Petroleum Corp) aurait acquis le « Sertaõ » pour seulement 37,5 millions de dollars lors d’une vente aux enchères. (Photo : DR)
https://lemarin.ouest-france.fr/secteur ... prix-casse

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Message par energy_isere » 07 mars 2020, 09:34

Suite de ce post du 6 août 2019 viewtopic.php?f=2&t=2382&p=2285949&hili ... f#p2285949
L'eau monte à Hasankeyf avec le remplissage du barrage de Ilisu.
'History disappears' as dam waters flood ancient Turkish town

Ali Kucukgocmen. February 25, 2020

Every day hundreds of people gather on the banks of the Tigris river in southeast Turkey to watch a 12,000-year-old town disappearing before their eyes.

.......
Rising water levels from the giant Ilisu Dam further downstream are slowly submerging the town of Hasankeyf and flooding an area which was settled by humans for millennia.
.......
The water has crept up on the shores of the town near the end of the bridge, swallowing some houses. Sections of roads in the town are also under water.
......
Slideshow ici https://www.reuters.com/article/us-turk ... SKBN20J1TW

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Message par energy_isere » 01 mai 2020, 12:19

La Turquie à augmenté de 13 % ses importations de LNG en 2019, principalement de l' Algérie.
Turkey's LNG imports hit 9.4M tons after surging 1.1M in 2019

BY ANADOLU AGENCY ANKARA ENERGY APR 30, 2020

Turkey's liquefied natural gas (LNG) imports last year showed a year-on-year increase of 1.1 million tons to 9.4 million tons, according to the latest report of the International Gas Union on Wednesday.

Turkey's LNG imports reached around 8.3 million tons in 2018.

According to the union's 2020 World LNG report, Turkey realized most of its LNG imports of 4.3 million tons last year from Algeria.

Qatar and Nigeria followed with 1.8 million tons each and the U.S. with 700,000 tons.

The remaining LNG imports came from Egypt and Trinidad and Tobago with 300,000 tons each.

The other two countries that contributed to Turkey's LNG imports were Norway and Russia, each with 100,000 tons.
https://www.dailysabah.com/business/ene ... 1m-in-2019

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Message par energy_isere » 07 mai 2020, 17:07

Coronavirus: la livre turque atteint un plus bas historique

AFP•07/05/2020

La livre turque a atteint jeudi un plus bas historique par rapport au dollar sur fond de ralentissement économique dû à la pandémie de coronavirus.

La livre a chuté jeudi matin à 7,24 TRY face au dollar avant de se redresser légèrement à 7,13 vers 13H00 GMT, évoluant à un plus bas historique dont la monnaie turque s'était brièvement rapprochée lors d'une grave crise financière en 2018 avant de reprendre des couleurs.

La monnaie turque a perdu plus de 17% de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année, une chute alimentée par l'inquiétude des marchés concernant l'utilisation des réserves du pays en devises pour soutenir la livre.

Le nouveau record à la baisse a été enregistré en dépit des assurances données par le ministre turc des Finances Berat Albayrak qui a affirmé que la Turquie disposait de réserves de devises suffisantes, lors d'une visioconférence mercredi avec des investisseurs.
................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6de2d0c963

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Message par energy_isere » 09 août 2020, 13:51

La chute de la livre Turque

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Message par energy_isere » 21 août 2020, 22:52

Gaz naturel: un important gisement découvert en mer Noire, annonce Erdogan

AFP parue le 21 août 2020

Le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé vendredi que la Turquie avait découvert en mer Noire "le plus grand" gisement de gaz naturel "de son histoire", ajoutant que son pays allait intensifier ses recherches en Méditerranée orientale malgré les tensions.

Cette annonce intervient alors que la Turquie multiplie depuis plusieurs années les efforts pour s'imposer comme un acteur énergétique majeur dans la région et réduire sa dépendance aux importations d'hydrocarbures qui plombent sa fragile économie.

Les réserves dévoilées vendredi ne suffiront pas à faire de la Turquie un exportateur majeur, mais elles pourraient encourager Ankara à poursuivre ses recherches maritimes qui ont causé des frictions avec les pays voisins en Méditerranée.

"La Turquie a fait en mer Noire la plus grande découverte de gaz naturel de son histoire", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Istanbul, précisant que ces réserves étaient estimées à 320 milliards de mètres cubes.

Le chef de l'Etat turc a assuré que cette découverte était d'une "importance historique pour l'avenir" de la Turquie, qui dépend quasi exclusivement des importations, notamment russes, pour satisfaire son appétit énergétique croissant.

"Dieu nous a ouvert une porte vers des richesses inédites", s'est-il enthousiasmé. "Notre objectif est de mettre le gaz de la mer Noire au service de notre nation dès 2023", année du centenaire de la République turque, a-t-il poursuivi.

M. Erdogan a précisé que la découverte avait été faite le mois dernier dans le puits d'exploration Tuna-1 par le navire de forage Fatih ("le conquérant", en turc).

Les premières indications "laissent penser que le gisement découvert fait partie d'une réserve bien plus importante", a ajouté le chef de l'Etat turc, sans autre détail.

- "Pas mal" -

La Turquie consomme chaque année entre 45 et 50 milliards de mètres cubes de gaz naturel, presque entièrement importé. Cela représente environ 11 milliards d'euros, selon l'autorité régulatrice des marchés énergétiques (EPDK).

La découverte annoncée vendredi "n'est pas mal du tout, mais cela ne change pas la donne non plus", a relativisé sur Twitter Ozgur Unluhisarcikli, directeur du bureau à Ankara de l'institut américain German Marshall Fund.

"Bien que relativement modeste par rapport à d'autres gisements de gaz naturel dans le monde, celui-ci va aider la Turquie à réduire sa facture énergétique", a souligné le cabinet Capital Economics dans une note.

"Cela dit, il y a des raisons d'être prudent. Il faudra du temps pour installer les infrastructures nécessaires à l'extraction du gaz", a-t-il ajouté.

Le président Erdogan avait suscité l'attente en affirmant mercredi qu'il annoncerait vendredi une "grande nouvelle".

Les marchés ont cependant semblé quelque peu déçus, certaines fuites dans la presse jeudi ayant mentionné un volume de gaz plus de deux fois supérieur à celui annoncé vendredi.

La livre turque était ainsi en légère baisse face au dollar après le discours de M. Erdogan, s'échangeant à 7,34 contre un billet vert.
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... n-200821-0

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Message par energy_isere » 23 août 2020, 09:36

Le champs gazier est assez au centre de la mer noire.

Image

C'est dans les eaux turques, mais près de la frontière maritime.

Image
......
The Fatih, which was purchased by Turkey in 2018, drilled to a total depth of 4,525 meters (14,850 feet) in the Tuna-1 discovery, Turkey’s state-run oil company TPAO said. The prospective area has “approximately 2 billion barrels of recoverable oil equivalent,” making it a “colossal” gas find with further potential from the deeper section of the well, according to a statement on the company’s website.

Image

TPAO said the exploration process shows the company is capable of assessing resources beneath ultra-deep water. Even so, it has little experience in deep-sea gas production and would likely need to enlist a major firm to exploit the field. With oil and gas prices having slumped, the economics of developing such a find may be less attractive than in the past.
.......
Tuna-1, some 150 kilometers (93.2 miles) from Turkey’s coast, is close to an area where maritime borders of Bulgaria and Romania converge. It’s not far from Romania’s Neptun block, until now the largest gas find in the Black Sea in decades, and which was discovered eight years ago by Petrom and Exxon.

Romania has shallow-water gas projects, but a major deep-water find eight years ago has still to be exploited. A company backed by The Carlyle Group Inc. is also exploring off Romania, aiming to get gas in 2021. Rosneft PJSC has explored in the Russian part of the Black Sea but without concrete results.
.......
https://www.google.com/amp/s/www.bloomb ... find-mount

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Message par energy_isere » 11 sept. 2020, 08:02

Hydrocarbures : la Turquie en discussions avec la Libye pour mener des recherches dans le pays

AFP parue le 10 sept. 2020

La Turquie est en discussions avec les autorités libyennes pour procéder à des recherches pétrolières et gazières en Libye, où Ankara appuie le gouvernement de Tripoli face à l'homme fort de l'est libyen Khalifa Haftar, selon un responsable turc.

"Nous discutons avec le gouvernement libyen et la compagnie libyenne nationale de pétrole au sujet de champs terrestres et offshore (pour rechercher) du pétrole et du gaz", a déclaré à des journalistes un haut responsable du ministère turc de l'Énergie. "Nous sommes aussi en discussions avec eux dans d'autres domaines liés à l'énergie comme la production d'électricité. Ils ont d'immenses besoins énergétiques, notamment en électricité", a ajouté le responsable, parlant sous couvert d'anonymat. Les pourparlers portent aussi, selon lui, sur "le développement du réseau (de distribution) et potentiellement l'exploitation et la construction de pipelines".

La Libye, qui dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique, est déchirée par un conflit entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l'Est et une partie du Sud.

Ankara et le GNA ont signé en novembre 2019 un accord de délimitation maritime sur lequel la Turquie se base pour revendiquer un plateau continental considérablement étendu où elle mène des recherches gazières au grand dam de la plupart des pays riverains de la Méditerranée orientale, notamment la Grèce et Chypre.

Bien que les recherches turques en Méditerranée orientale n'aient abouti à aucune découverte majeure depuis leur lancement en 2018, Ankara, déterminé à s'imposer comme un acteur majeur dans cette zone face à ses rivaux régionaux et à trouver des ressources pour réduire sa facture énergétique, entend les poursuivre en dépit des frictions qu'elles suscitent.

Le président Recep Tayyip Erdogan a ainsi annoncé le 21 août que la Turquie avait découvert en mer Noire un gisement de gaz naturel avec des réserves estimés à 320 milliards de mètres cubes, et que son pays allait intensifier ses recherches en Méditerranée orientale aussi.

Selon le responsable du ministère de l'Énergie, la Turquie importe actuellement 92% de ses besoins en pétrole brut et "presque tous ses besoins en gaz naturel". Le gaz découvert en mer Noire, que la Turquie entend distribuer à partir de 2023 lui permettra lorsque sa production sera à son pic de couvrir "30% de ses besoins" sur un certain nombre d'années. "Nous devrons continuer à importer 70% de nos besoins. La découverte en mer Noire est considérable, mais nous avons besoin de plus de gaz", a-t-il dit.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ons-200910

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Message par energy_isere » 14 sept. 2020, 08:38

La Turquie prépare le bateau de forage Kanuni pour continuer à explorer le gaz en mer noire.
Turkey to send second drill ship to Black Sea - minister

ISTANBUL (Reuters) sep 13, 2020

Turkey will send a second drill ship to operate in the Black Sea, Energy Minister Fatih Donmez said on Sunday, weeks after Ankara announced its largest ever natural gas discovery in the area.

“Our drill ship Kanuni, whose preparation work is continuing, will start drilling in the Black Sea,” he said on Twitter.

Donmez added that Kanuni will support the Fatih drill ship, which found the 320 billion cubic metre natural gas field some 100 nautical miles north of the Turkish coast.

It was not immediately clear whether Kanuni would work in the same field as Fatih. Kanuni is currently located off the coast of the southern Antalya province, Refinitiv ship tracking data shows.

Turkey currently imports nearly all of its energy needs and any discovery would help drive down its current account deficit.

Donmez said last month that data suggested more natural gas will be found as drilling continues deeper under the sea bed. A senior energy ministry official said this week that Turkey hopes to announce the new discovery in October.

More than a quarter of Turkey’s long-term gas contracts expire next year, including imports via pipeline from Russia’s Gazprom and Azerbaijan’s SOCAR and a liquefied natural gas (LNG)deal with Nigeria.

Ankara expects gas suppliers to offer more competitive pricing and flexibility if they want to renew long-term contracts totalling 16 billion cubic metres a year, the official said.

Turkey is also carrying out operations in the Mediterranean, which has led to a stand-off with Greece and Cyprus over ownership of potential hydrocarbon resources in the area.
https://www.reuters.com/article/turkey- ... SL8N2GA0G1

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Message par energy_isere » 28 sept. 2020, 09:00

Suite de ce post du 7 août 2020 viewtopic.php?p=2296832#p2296832
Turquie: avenir touristique incertain pour une cité engloutie par les eaux d'un barrage

AFP parue le 28 sept. 2020

Seuls deux toits émergeant de l'eau rappellent qu'une cité antique, Hasankeyf, se dresse sous le lac artificiel qui l'a engloutie après la construction d'un barrage controversé.

Située sur les rives du Tigre, dans le sud-est de la Turquie, Hasankeyf était autrefois une attraction touristique populaire pour ses monuments historiques, datant de l'époque romaine, byzantine et ottomane.

La construction controversée du barrage d'Ilisu a entraîné le déménagement de ses habitants à majorité kurde vers un nouveau site. Certains monuments historiques ont également été déplacés.

Sur fond de bruit permanent de marteau-piqueur, son marché et ses routes inachevés couverts de poussière, la nouvelle Hasankeyf a aujourd'hui des airs de chantier.

Abdurrahman Gundogdu, âgé de 48 ans, craint que sa vie ne sera jamais comme avant.

"Je gagne seulement 1% de ce que je gagnais dans l'ancienne ville", raconte ce patron d'une boutique de souvenirs déserté par les clients. "Il y a des touristes locaux, mais ils n'ont pas vraiment d'argent", se plaint-il.

Forcés de quitter leur ville vieille de 12.000 ans, certains habitants ont aussi dû déplacer les tombes de leurs proches.

Près de 500 sépultures ont été transférées en septembre vers la nouvelle Hasankeyf. D'autres ont été submergées par les eaux faute d'avoir pu être déplacées à temps.

- "Notre passé est englouti" -

Le barrage d'Ilisu est une pièce centrale du Projet d'Anatolie du Sud-Est (GAP), un plan d'aménagement du territoire visant à doper l'économie de cette région longtemps négligée en s'appuyant sur l'énergie et l'irrigation.

Des habitants et des défenseurs du patrimoine culturel avaient tenté de convaincre le gouvernement à renoncer au barrage et de sauver la cité antique, mais en vain.

Les piliers du vieux pont, très prisés des amateurs de photo, ont aussi disparu ainsi que les habitations troglodytes creusées dans la roche calcaire à travers les millénaires.

"C'est tellement tragique. Tout votre passé, vos ancêtres, votre histoire sont tout d'un coup engloutis sous les eaux", affirme Ridvan Ayhan, porte-parole de l'association "Sauver Hasankeyf" qui a fait campagne contre le barrage.

Le gouvernement rejette toute critique, arguant que la plupart des monuments de Hasankeyf ont été mis à l'abri et en faisant valoir qu'une nouvelle ville a été construite à proximité pour reloger les quelque 3.000 habitants de la cité historique.

Pour les autorités, la nouvelle ville devrait aussi devenir une attraction touristique, avec la possibilité de faire des balades en bateau et de visiter un "parc archéologique" qui abrite les monuments déplacés, dont un hammam et une mosquée datant du 14e siècle.

De nouvelles activités, comme la randonnée, le parapente ou le jet-ski seront aussi proposées sur le site, selon Haluk Koc, le sous-préfet de Hasankeyf.

- "Ridicule d'attendre les touristes" -

"Les autorités nous disent +Hasankeyf sera le Bodrum ou le Marmaris de l'Est", raconte Bulent Basaran, commerçant, en référence aux villes touristiques populaires de la côte ouest de Turquie.

Mais le manque de touristes liée à la pandémie et l'infrastructure inachevée de la nouvelle ville ne l'incite guère à l'optimisme.

"Pour l'instant, je ne vois pas la lumière au bout du tunnel", explique-t-il. "Peut-être dans cinq ans, quand ces problèmes seront résolus, les choses seront différentes".

Mais pour Ridvan Ayhan, de l'association "Sauver Hasankeyf", il est "ridicule" d'attendre un retour des touristes à Hasankeyf, qui accueillait autrefois des visiteurs du monde entier venus apprécier son histoire et la vue splendide du haut de sa citadelle romaine.

"Il n'y a plus de raison de venir visiter Hasankeyf, comme il ne reste plus de trace de son histoire", estime-t-il.

"Les seuls visiteurs seront ceux qui viendront une fois par curiosité, pour voir comment la ville a disparu".

- Nouvelles activités -

Cependant, pour de nombreux touristes locaux, le lac artificiel offre de nouvelles activités.

Asiye Sahin, qui est venue visiter la ville avec son mari et ses quatre enfants de Midyat, situé au sud de Hasankeyf, était ravie de pouvoir faire une balade en bateau.

"Nous sommes tellement enthousiastes. J'ai déjà vu la mer, mais je n'avais jamais pris un bateau", dit-elle.

Ancien guide touristique, Cetin Yildirimer, âgé de 29 ans, avait initialement des doutes sur ce que la ville pourrait offrir aux visiteurs avec son centre historique englouti. Mais il est aujourd'hui convaincu que les touristes reviendront à la fin de la pandémie.

"Maintenant que tout a changé, il est temps de regarder l'avenir", estime-t-il.
https://www.connaissancedesenergies.org ... age-200928

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Re: Turquie

Message par energy_isere » 10 oct. 2020, 00:11

Suite de ce post du 23 août 2020 viewtopic.php?p=2307843#p2307843

La Turquie va peut être réviser à la hausse le potentiel du gisement gazier trouvé en Mer Noire en fonction de nouveaux résultats de forage.
Turkey Set to Revise Black Sea Discovery Estimate

Cagan Koc, Firat Kozok & Onur Ant Friday, October 09, 2020 (Bloomberg)

Turkey expects to raise its estimate for the amount of natural gas discovered in the Black Sea and plans to announce the new guidance as early as next week, according to people with direct knowledge of the matter.

The government will outline a sizable revision to the initial discovery of 320 billion cubic meters of recoverable gas, unveiled in August, once exploratory drilling is completed this month, the people said, asking not to be named due to the sensitivity of the find.

The energy discovery in the Black Sea is critical for Turkey’s current-account balance which is dragged down by the need to import nearly all of the 50 billion cubic meters of gas the country consumes annually.

Drilling to a depth of around 4,500 meters (15,000 feet) at the Tuna-1 discovery would penetrate two additional formations that appear promising, a senior Turkish energy official said last month. A second drill ship is likely to be moved to the region next year.

......
https://www.rigzone.com/news/wire/turke ... 3-article/

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Re: Turquie

Message par energy_isere » 17 oct. 2020, 12:58

La Turquie a lancé 3 missiles S-400 sur des drones cibles mobiles en exercice.

http://www.opex360.com/2020/10/16/la-tu ... nne-s-400/

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Re: Turquie

Message par energy_isere » 18 oct. 2020, 10:26

La Turquie révise à la hausse la quantité de gaz découverte en mer Noire


AFP parue le 17 oct. 2020

Un important gisement de gaz naturel découvert l'été dernier par la Turquie en mer Noire est plus grand qu'initialement présumé, a annoncé samedi le président Recep Tayyip Erdogan.

En août, Ankara avait annoncé avoir découvert le plus grand gisement de gaz naturel de son histoire, chiffrant la quantité d'"or bleu" présente à 320 milliards de mètres cubes.

"Il y a 85 milliards de mètres cubes supplémentaires (...) La réserve de gaz naturel a donc atteint 405 milliards de mètres cubes",
a déclaré M. Erdogan à bord du navire de forage Fatih ("le conquérant", en turc) déployé en mer Noire.

M. Erdogan a affirmé que ce gaz commencerait à arriver dans les foyers turcs en 2023.

Cette annonce intervient alors que la Turquie multiplie depuis plusieurs années les efforts pour s'imposer comme un acteur énergétique régional et réduire sa dépendance aux importations d'hydrocarbures qui plombent sa fragile économie.

La Turquie consomme chaque année entre 45 et 50 milliards de mètres cubes de gaz naturel, presque entièrement importés, notamment de Russie. Cela représente environ 11 milliards d'euros, selon l'autorité régulatrice des marchés énergétiques (EPDK
https://www.connaissancedesenergies.org ... ire-201017

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