Bolivie

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Bolivie

Message par energy_isere » 15 juil. 2025, 08:52

Bolivie: le gouvernement accusé par l'opposition de brader les mines de lithium
En Bolivie, l’éternelle question de l’extraction du lithium revient dans l’actualité. Le pays andin possède les plus grandes ressources de ce métal au monde dans le département de Potosi mais peine à développer ce secteur depuis une quinzaine d’années. Pour générer des investissements, l’État souhaite signer deux contrats avec une entreprise russe et une autre chinoise. Ces contrats sont actuellement débattus au Parlement et font l'objet de discussions particulièrement houleuses.

RFI le : 12/07/2025
Avec notre correspondant à La Paz, Nils Sabin

Insultes, bousculades, jet d’objets pendant les sessions… Cette semaine, le Parlement bolivien était en pleine ébullition du fait des discussions et du vote de deux contrats d’exploitation de lithium. Ces derniers, qui représentent 2 milliards de dollars d'investissement, sont jugés essentiels par le gouvernement pour développer le secteur du lithium.

Mais pour l'opposition, ces contrats sont très peu transparents et bradent le lithium bolivien à des entreprises étrangères. « Nous sommes prêts à recevoir toutes les entreprises du monde pour qu’elles investissent et que le secteur du lithium se développe. Mais à condition que tout le pays, et particulièrement Potosi, ait connaissance des termes de ces contrats », souhaite le sénateur Rodrigo Paz Pereira, du mouvement Comunidad Ciudadana (centre).

Un vote qui intervient un mois avant les élections

Un autre problème, pour l’opposition, est que ce vote intervient un mois seulement avant les élections présidentielles et législatives. « Ils veulent voter ces contrats qui engagent la Bolivie sur trente ans avec des entreprises chinoises et russes. Peut-être que le prochain gouvernement ne sera pas d’accord avec ces modalités ni avec ces liens géopolitiques. Il faudrait plutôt laisser le prochain gouvernement trancher ces décisions si importantes pour les Boliviens », reproche la députée Alejandra Camargo, membre du même mouvement politique.

Ce vendredi, la présidence du Parlement a décrété une pause parlementaire de deux semaines sans que les deux contrats aient finalement été votés. Pour autant, l’opposition comme les acteurs locaux à Potosi ont déclaré qu’ils restaient en alerte sur ce sujet.
https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20 ... de-lithium

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Re: Bolivie

Message par energy_isere » 17 août 2025, 23:57

Présidentielle en Bolivie: l'espoir d'un "changement" après vingt ans de socialisme

AFP •17/08/2025
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4ba7904602

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Re: Bolivie

Message par energy_isere » 18 août 2025, 09:00

Deux candidats de droite au second tour de la présidentielle en Bolivie
Deux candidats de droite s'affronteront au second tour de la présidentielle en Bolivie, selon un décompte rapide des autorités électorales, marquant la fin de deux décennies de gouvernements de gauche dans un pays plongé dans une grave crise économique. A la surprise

AFP 18 aout 2025

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Re: Bolivie

Message par energy_isere » 20 oct. 2025, 08:49

La Bolivie se choisit un président de centre-droit, après 20 ans de socialisme

AFP •20/10/2025

Le président élu de centre-droit Rodrigo Paz s'est félicité dimanche de voir la Bolivie "peu à peu retrouver sa place sur la scène internationale", après avoir remporté le second tour de l'élection présidentielle, mettant fin à 20 ans de gouvernements socialistes.

"Il faut ouvrir la Bolivie au monde et lui redonner un rôle", a lancé Rodrigo Paz, crédité de 54,6% des voix après le dépouillement de 97,8 % des bulletins, selon le Tribunal suprême électoral (TSE). Son adversaire de droite Jorge "Tuto" Quiroga obtient 45,4% des suffrages.
........................

Le président élu succédera le 8 novembre à l'impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d'un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique que le pays ait connue en 40 ans.

La chute des exportations de gaz, due au manque d'investissements, a tari les réserves en dollars et rendu intenable la coûteuse politique de subvention des carburants. Faute de devises pour les importer, la pénurie d'essence et de diesel s'aggrave et les prix s'envolent.

L'inflation annuelle dépasse à présent 23%, et les longues files de véhicules attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-service sont devenues banales dans ce pays presque deux fois plus grand que la France, mais avec 11,3 millions d'habitants.

Les deux candidats ont prôné des politiques similaires, fondées sur une forte réduction des dépenses publiques - notamment des subventions aux carburants - et une plus grande ouverture au secteur privé.
.......................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b61d094619

A voir si ils vont arriver à monétiser leurs gisements de Lithium.

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Re: Bolivie

Message par energy_isere » 19 déc. 2025, 01:58

La Bolivie supprime les subventions sur les carburants qui maintenaient des prix bas depuis 20 ans

Connaissance des Énergies avec AFP e 18 décembre 2025

Le président bolivien Rodrigo Paz a annoncé ce 17 décembre la fin des subventions sur les carburants, un dispositif hérité des précédents gouvernements socialistes et devenu, selon l’exécutif, intenable pour les finances publiques. La mesure intervient dans un contexte de crise économique, marqué par la rareté des dollars, des pénuries récurrentes à la pompe et une inflation en forte hausse.

« L'ordre, la justice et la redistribution claire »

Jusqu’à présent, l’État bolivien centralisait les importations d’essence et de gazole, achetés au prix international puis revendus à perte sur le marché domestique. Selon les informations disponibles à ce stade, les prix du diesel et de l’essence « premium », gelés depuis 2006, pourraient quasiment doubler à tripler (diesel de 3,72 à 9,80 bolivianos par litre ; essence premium de 3,74 à 6,96 bolivianos par litre).

Le chef de l’État a également indiqué vouloir ouvrir la voie à des importations directes de diesel, alors que la compagnie publique YPFB peine depuis plusieurs mois à sécuriser l’approvisionnement, sur fond de manque de devises et de difficultés logistiques.

La suppression des subventions est présentée par la présidence comme un levier de remise en ordre des finances publiques et de lutte contre les trafics transfrontaliers. "La suppression de subventions mal conçues du passé ne signifie pas un abandon. Elle signifie l'ordre, la justice et la redistribution claire", a déclaré M. Paz lors d'une allocution télévisée, aux côtés de ses ministres.

Un précédent encore dans les esprits : l’épisode du « gasolinazo »

Au-delà du choc immédiat sur les prix, l’enjeu est celui de la soutenabilité macroéconomique : selon le FMI, les réserves brutes de la Banque centrale bolivienne tournaient autour de 2 milliards de dollars en 2024 (un peu plus de deux mois d’importations) et les subventions aux énergies fossiles pèsent lourdement sur les finances publiques.

"Les subventions qui ont été utilisées pour cacher le pillage ne condamneront pas à nouveau la Bolivie. La stabilisation des prix (...) permettra de générer davantage de ressources fiscales", a-t-il ajouté.

Cette réforme est politiquement sensible. Fin 2010, une tentative de suppression des subventions et de relèvement brutal des prix (le « gasolinazo ») avait déclenché grèves et manifestations, contraignant le pouvoir de l’époque à revenir en arrière en quelques jours.

Le virage annoncé par Rodrigo Paz intervient alors que l’économie bolivienne est fragilisée par le déclin de sa rente gazière : la baisse de production et le manque d’investissements ont réduit les recettes liées aux exportations, alimentant la crise de devises et la dépendance aux importations de carburants. Ces difficultés avaient déjà été mises en avant par YPFB : faute d'exploration, la Bolivie est à court de gaz naturel, son principal produit d'exportation, malgré une découverte de gaz naturel annoncée en 2024.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ans-251218

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