https://www.connaissancedesenergies.org ... que-260107Le Venezuela négocie avec les Etats-Unis "la vente de pétrole" (compagnie publique)
Connaissance des Énergies avec AFP le 07 janvier 2026
La compagnie pétrolière publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) a annoncé mercredi négocier la vente de pétrole avec les Etats-Unis, après la capture du président Nicolas Maduro et les déclarations du président Donald Trump indiquant qu'il allait contrôler la commercialisation du pétrole vénézuélien.
PDVSA "mène actuellement une négociation avec les Etats-Unis pour la vente de volumes de pétrole, dans le cadre des relations commerciales existant entre les deux pays", selon le communiqué.
"Ce processus se déroule selon des schémas similaires à ceux en vigueur avec des entreprises internationales, comme Chevron, et repose sur une transaction strictement commerciale, conforme à des critères de légalité, de transparence et de bénéfice pour les deux parties", poursuit le texte.
"PDVSA réaffirme son engagement à continuer de bâtir des alliances qui stimulent le développement national au bénéfice du peuple vénézuélien et contribuent à la stabilité", conclut la compagnie publique.
La présidente par intérim Delcy Rodriguez a assuré mardi qu'"aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela" alors que Donald Trump a affirmé mardi que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis.
Mercredi, son ministre de l'Energie Chris Wright a enfoncé le clou, assurant que Washington contrôlerait "pour une période indéterminée" la commercialisation du pétrole vénézuélien.
Les autorités de Caracas n'ont pas réagi à ces déclarations.
La production vénézuélienne de brut reste faible, de l'ordre d'un million de barils par jour, du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures et des sanctions américaines, selon des experts.
Venezuela
Modérateurs : Rod, Modérateurs
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102533
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: Venezuela
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102533
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: Venezuela
...........
Delcy Rodriguez a montré ses priorités économiques en nommant un technocrate ex-directeur de la Banque centrale et ancien pétrolier, Calixto Ortega Sanchez, nouveau vice-président chargé du secteur économique. Elle a aussi décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l'opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi.https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b5d6e01e96................
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102533
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: Venezuela
https://www.lefigaro.fr/international/v ... o-20260107Venezuela : la nouvelle présidente limoge le général chargé de la protection de Nicolás Maduro
Par Maxime Dubernet de Boscq 08 janv2026
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a procédé à l’un de ses premiers remaniements sensibles en limogeant le général Javier Marcano Tabata, jusqu’ici en charge de la Garde d’Honneur présidentielle et directeur général de la Direction générale de contre-intelligence militaire (DGCIM). Une décision hautement symbolique, intervenue quelques jours après l’opération spectaculaire menée par un commando des forces spéciales américaines ayant abouti à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, à Caracas.
La Garde d’honneur présidentielle, chargée d’assurer la protection rapprochée du chef de l’État, aurait été directement impliquée dans les affrontements liés à cette opération. Les autorités vénézuéliennes n’ont pas communiqué de bilan officiel, mais plusieurs de ses membres figureraient parmi les dizaines de morts recensés. Pour de nombreux analystes, cités par la BBC, le renvoi du général Marcano Tábata s’expliquerait avant tout par l’incapacité de ce dispositif sécuritaire à empêcher l’enlèvement du président.
.........................
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102533
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: Venezuela
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 63b758f5f4Venezuela-Cent personnes sont mortes dans l'attaque US, dit le ministre de l'Intérieur
Reuters •08/01/2026
Le ministre vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello a déclaré mercredi soir que 100 personnes étaient mortes durant l'opération militaire menée par les Etats-Unis au cours du week-end pour capturer le président Nicolas Maduro.
Caracas n'avait jusqu'alors pas fourni de bilan de l'opération américaine. L'armée vénézuélienne avait quant à elle diffusé une liste comportant les noms de 23 officiers vénézuéliens tués lors de cette attaque.
Des responsables vénézuéliens ont déclaré qu'une grande partie du service de sécurité de Nicolas Maduro avait été tuée "de sang-froid" lors de l'opération menée samedi.
Selon Diosdado Cabello, Nicolas Maduro a été blessé à la jambe lors de l'attaque tandis que son épouse a subi un traumatisme crânien.
La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, a déclaré mardi un deuil national de sept jours en hommage aux membres de l'armée tués durant l'opération militaire menée par les Etats-Unis.
- mobar
- Hydrogène

- Messages : 19932
- Inscription : 02 mai 2006, 12:10
- Localisation : PR des Vosges du Nord
Re: Venezuela
Au vu des déclarations de Donald Trump à la suite de cette opération, proclamant que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela et qu’ils veilleraient à assurer une « transition pacifique », il semble clair que l’espoir de l’administration américaine était que les bombardements et l’enlèvement du président suffiraient à provoquer la chute du gouvernement vénézuélien.
Or, jusqu’à présent, cette chute n’a pas eu lieu. La vice-présidente, Delcy Rodriguez, dont la résidence a été bombardée, a accédé au pouvoir sans incident ; son profil, si elle peut envisager de discuter avec les États-Unis, laisse supposer qu’elle ne sera probablement pas encline à s’y soumettre pleinement. Le peuple vénézuélien, quant à lui, ne s’est jusqu’à présent pas soulevé non plus. Maduro était certes devenu très impopulaire, mais il est difficile d’estimer jusqu’à quel point cette impopularité s’étendait au chavisme au sens large, ou était au contraire limitée à la personne du président. Le sentiment qui semble prédominer actuellement au Venezuela est l’inquiétude et une forme d’attente anxieuse ; même les opposants à Maduro ne voient pas forcément tous d’un très bon œil une intervention américaine. L’Amérique latine sait mieux que quiconque de quoi les États-Unis sont capables.
Résultat, les belles déclarations pleines d’assurance de Donald Trump sonnent creux. Les États-Unis ne contrôlent absolument pas le pays à l’heure actuelle ; et à moins qu’un soulèvement ne finisse par se produire, ou que le gouvernement vénézuélien décide de céder, il paraît évident qu’une seconde opération devra être mise sur pied. Or, de simples bombardements ne suffiront probablement pas à provoquer la chute du régime. Washington se trouverait alors dans la très inconfortable position de devoir recourir à la solution que l’administration Trump a soigneusement cherchée à éviter depuis tout ce temps : l’invasion.
Et c’est bien en cela que les États-Unis ont involontairement démontré leur faiblesse. Ils disposent évidemment des ressources nécessaires pour envahir le Venezuela, même s’il s’agit d’une cible difficile, au terrain accidenté, en zone tropicale. Mais c’est bien la volonté qui fait défaut aux autorités américaines. Une invasion du Venezuela, si le pays décide de résister de façon significative, se solderait par un coût élevé en vies humaines, dans un pays dont le peuple a clairement démontré, à la suite des guerres d’Irak et d’Afghanistan, qu’il n’était plus disposé à payer un tel prix ni à encourager de nouvelles aventures militaires.
« Boots on the ground », autrement dit l’envoi de troupes sur le terrain, est presque devenu une idée tabou aux États-Unis. Si l’administration Trump décide d’envahir le Venezuela, le soutien populaire dont elle bénéficie encore s’évaporera très vite dès que les premiers avions-cargos chargés de cercueils de soldats commenceront à arriver. À moins d’un an des midterms qui s’annoncent très délicates à négocier pour le Parti républicain, une telle décision serait terriblement lourde de conséquences.
Mais que faire alors ? Si le gouvernement vénézuélien ne s’effondre pas de lui-même et ne décide pas non plus d’abdiquer la souveraineté du Venezuela, les États-Unis risqueraient de perdre la face. Une étroite voie médiane demeure : si le gouvernement vénézuélien finit par accepter de négocier, il est possible qu’un accord soit trouvé qui permette aux États-Unis une sortie de crise « par le haut », notamment s’ils parviennent à sécuriser le contrôle du pétrole vénézuélien. La menace d’un éventuel embargo américain pourrait notamment encourager Caracas à rechercher un tel compromis.
https://elucid.media/politique/operatio ... _ts=crisesSi le gouvernement vénézuélien refuse de céder, même face à un embargo, alors un tel cas de figure demeurera hors de portée des États-Unis, et ils n’auront plus que deux choix : envahir le pays ou finir humiliés. Les responsables américains n’ont donc plus qu’à prier pour que la situation évolue en leur faveur à Caracas, faute de quoi ils seront les prochaines victimes, après Maduro, du piège qu’ils ont eux-mêmes tendu au Venezuela.
On n'a jamais été aussi proche de la fin ... de l'hégémonie US!
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
- mobar
- Hydrogène

- Messages : 19932
- Inscription : 02 mai 2006, 12:10
- Localisation : PR des Vosges du Nord
Re: Venezuela
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
- energy_isere
- Modérateur

- Messages : 102533
- Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
- Localisation : Les JO de 68, c'était la
- Contact :
Re: Venezuela
https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-260108Trois pétroliers en route pour les États-Unis avec du brut vénézuélien
Connaissance des Énergies avec AFP le 08 janvier 2026
Trois navires affrétés par Chevron transportaient jeudi du pétrole du Venezuela vers les États-Unis, selon une analyse de l'AFP de données de suivi maritime, alors que les pressions de Washington sur Caracas font craindre une saturation des capacités de stockage du pays.
Deux autres pétroliers missionnés par la major américaine étaient jeudi à l'ancre au port de la raffinerie de Bajo Grande, dans l'ouest du Venezuela, tandis que six autres faisaient route vers le pays sud-américain, d'après les données fournies par Bloomberg.
Chevron, seule entreprise américaine opérant au Venezuela, a affrété ces navires dans le cadre de ses expéditions régulières de brut vers les États-Unis.
Pendant que les navires étaient en transit, le président américain Donald Trump a assuré mardi que Caracas remettrait entre 30 et 50 millions de barils de pétrole "sous sanctions" aux États-Unis.
Le blocus naval imposé par Washington sur les pétroliers sous sanctions liés au Venezuela entraîne une accumulation de pétrole dans les cuves du pays, ont averti les analystes de la plateforme spécialisée Kpler. Le blocus ne concerne pas les navires affrétés par Chevron.
L'un des pétroliers affrétés, l'Ionic Anassa, a été enregistré passant au large de Cuba en direction du port de Pascagoula, dans le Mississippi, après avoir chargé à Bajo Grande le 4 janvier, selon Bloomberg.
Le Nave Photon se trouvait jeudi au nord de Caracas, après son arrivée au terminal de José, à l'est du pays, le 5 janvier. Il était suivi de près par le Mediterranean Voyager.
Les deux navires, chargés jeudi selon les données Bloomberg, sont attendus au port de Freeport, au Texas.
Deux autres navires, le Minerva Gloria et le Searuby, étaient jeudi à l'ancre à Bajo Grande. Le Gloria semblait chargé, tandis que le Searuby paraissait vide, selon leur tirant d'eau transmis.
Six autres navires, apparemment vides, faisaient route vers le Venezuela.
- Stocks en hausse -
Ces mouvements interviennent alors que les stocks de brut au Venezuela augmentent depuis la saisie par les États-Unis du pétrolier Skipper, le 10 décembre.
La dernière estimation de Kpler, basée sur des images radar du 30 décembre, indique que les stocks terrestres dépassent désormais 22 millions de barils, soit près de la moitié de la capacité de stockage du pays.
"Avec le ralentissement marqué des opérations de chargement dû au blocus naval", Kpler s'attend "à ce que les prochaines images radar révèlent une nouvelle hausse des stocks", a indiqué Emmanuel Belostrino, analyste senior chez Kpler, dans un rapport transmis à l'AFP.
Les volumes de stockage dit "flottant" augmentent également rapidement dans les eaux vénézuéliennes, signe d'un engorgement des exportations. Selon une analyse satellitaire de Kpler, plus de 16 millions de barils de brut sous sanctions étaient stockés jeudi sur des pétroliers utilisés comme réservoirs temporaires.
Sollicité, Chevron n'a pas fait de commentaire sur ses opérations.
