Azerbaijan

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 08 janv. 2015, 18:57

Nexans : livre le premier lot du plus grand système DEH au monde au projet de champ gazier Shah Deniz (Phase 2) exploité par BP


18/12/2014

Le Groupe, leader mondial des systèmes de câbles de chauffage électrique direct (DEH), avait remporté en 2012 le contrat portant sur la conception et la fourniture de l'ensemble du système DEH sous-marin, à l'issue d'un programme complet de pré-ingénierie

Paris, le 18 décembre 2014- Nexans a effectué la première livraison à BP de ce qui constituera le système de câbles de chauffage électrique direct (DEH) le plus grand et le plus complexe au monde à ce jour. Nexans fournit une solution DEH sous-marine complète, comprenant la conception de l'ensemble du système ainsi que 130 km de câbles et leurs accessoires, dont l'installation permettra de maintenir le débit dans 10 conduites sous-marines desservant le champ de condensats de gaz sous haute pression de Shah Deniz, situé dans le secteur azerbaïdjanais de la mer Caspienne.

Le marché DEH pour Shah Deniz, d'un montant avoisinant 100 millions d'euros, s'inscrit dans le contrat-cadre de 10 ans conclu entre Nexans et BP, opérateur du projet, portant sur la fourniture de câbles ombilicaux, de systèmes DEH, d'accessoires et de services destinés à divers projets pétroliers et gaziers en eaux profondes à travers le monde.

« La clé du succès de Nexans, leader des projets DEH, réside dans notre approche complète qui intègre la conception des systèmes DEH, y compris l'ingénierie et la fabrication de tous les éléments vitaux tels que les câbles de descente, les câbles à superposer aux conduites, les protections et les accessoires », commente Krister Granlie, Directeur des câbles sous-marins hybrides pour Nexans Norvège. « Nous sommes très heureux d'avoir accompli cette étape majeure dans le cadre du projet de système DEH le plus complexe et le plus grand au monde en menant à bien la première livraison à BP. »

Le premier lot livré comprend les câbles DEH et accessoires pour quatre conduites. La seconde livraison, concernant les six systèmes sous-marins restants, est prévue pour 2016.

La technologie DEH offre un moyen économique et fiable de maintenir le débit et représente donc un facteur essentiel pour le succès de la production de la Phase 2 de l'exploitation du champ Shah Deniz en mer Caspienne. Le câblage DEH destiné aux 10 conduites de Shah Deniz est plus complexe que les projets DEH précédents, en raison de la proximité étroite de plusieurs systèmes et de la spécificité de l'environnement d'exploitation de la Caspienne.

Les câbles et accessoires seront fabriqués par l'usine de Nexans de Halden en Norvège.

Chauffage électrique direct (DEH)

Le chauffage électrique direct (DEH) est une technologie permettant de maintenir le débit dans le pipeline entre le puits et la plate-forme. Le courant alternatif provenant du câble DEH traverse l'acier de la conduite, qui chauffe sous l'effet de sa propre résistance électrique. Le pipeline peut ainsi être exploité de manière économique et écologique.

L'ajustement du courant électrique permet de maintenir en permanence la paroi interne de la conduite au-dessus de la température critique afin d'empêcher la formation d'hydrate et d'assurer ainsi un transport fluide et fiable. Les autres méthodes classiques de maintien de débit, faisant appel à des traitements chimiques et à une évacuation par pression, sont très coûteuses, engendrent de longs temps d'immobilisation et peuvent présenter un risque pour l'environnement.

Nexans a livré 9 systèmes DEH préqualifiés en exploitation à ce jour et a bâti, depuis son implication dans la qualification de cette technologie au début des années 1990, des compétences internes sur la conception de ce type de systèmes et des câbles nécessaires pour ceux-ci.
http://www.zonebourse.com/NEXANS-4676/a ... -19562949/

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Message par energy_isere » 22 févr. 2015, 13:24

L’Azerbaïdjan dévalue fortement sa monnaie

Par RFI 22 fév 2015

L'Azerbaïdjan, qui subit les conséquences de la chute des cours du pétrole et de la crise de sa voisine la Russie, a annoncé, ce samedi, une dévaluation de sa monnaie nationale de plus de 30 % par rapport au dollar et à l'euro.

La Banque centrale d'Azerbaïdjan, cette République ex-soviétique du Caucase, a annoncé une dépréciation de la monnaie nationale, le manat, de 34 % par rapport au dollar et de 33,8 % par rapport à l'euro. Cette décision est liée à la crise que subit ce petit pays riche en hydrocarbures. Pétrole et gaz représentent 95 % de ses exportations et 70 % des recettes de l'Etat.

Avec la chute des cours du pétrole, Bakou s’est retrouvé en difficulté. A cela s'ajoutent la crise économique du grand voisin russe et la dépréciation rapide du rouble. Cela a entraîné dans la foulée la dépréciation des monnaies de plusieurs ex-Républiques soviétiques, par exemple la Géorgie.

Dans ce contexte, la monnaie azérie était à l'évidence surévaluée par rapport aux monnaies de la région et cela nuisait à la compétitivité de l'Azerbaïdjan. Avec cette décision monétaire forte, la Banque centrale de Bakou espère inciter à la diversification de l'économie, donc moins d’importations, et à une reprise des exportations sur une base plus compétitive.
http://www.rfi.fr/economie/20150222-aze ... t-monnaie/

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Message par energy_isere » 17 déc. 2015, 13:46

Inauguration d' une centrale solaire PV de 20 MS en Azerbaijan.
Le 1er décembre 2015 a été inaugurée une première centrale solaire dans la province autonome du Nakitchevan en Azerbaïdjan en présence du Président de la République d'Azerbaïdjan.

D'une puissance de 20.05 mégawatts, composée de 78.700 panneaux (soit près de 40 kilomètres linéaires) et réalisée en moins de 6 mois ; Pour Olivier LEROUX, Fondé de Pouvoir du Groupe Sol Invictus, "Cette mise en service est une fierté pour notre groupe, car elle confirme notre capacité à développer une offre intégrée dans le domaine des énergies renouvelables, de l'étude à la construction, en passant par la conception et la fabrication de modules solaire".
....................
http://www.enerzine.com/1/18947+les-pay ... role+.html

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Message par energy_isere » 21 déc. 2015, 18:31

Faute de réserves, l'Azerbaïdjan renonce à défendre sa monnaie

Usine Nouvelle le 21 décembre 2015,
BAKOU (Reuters)

L'Azerbaïdjan a renoncé lundi à défendre sa monnaie, le manat, après avoir brûlé plus de la moitié de ses réserves en devises étrangères en l'espace d'un an pour tenter de la soutenir face à la déprime des cours du pétrole.

Bakou suit ainsi la Russie et le Kazakhstan, deux autres pays dépendants du pétrole dont les devises ont été secouées par la glissade des cours du brut depuis un an et demi. Le Brent de mer du Nord, référence du marché mondial, a reculé lundi à son plus bas niveau depuis 11 ans, ayant perdu plus des deux tiers de sa valeur depuis la mi-2014.

Les hydrocarbures représentent 95% des exportations de l'Azerbaïdjan et 75% des recettes du gouvernement.

Dans un communiqué, la banque centrale a annoncé qu'elle adoptait un taux de change flottant pour le manat à compter de ce 21 décembre. "Les taux de change du manat seront déterminés par l'offre et la demande sur les marchés des changes", a-t-elle déclaré.

Elle a fait état d'un taux indicatif de 1,55 pour un dollar lundi, soit une dépréciation de 47,6% par rapport à vendredi.

Ce faisant, la banque centrale a dit vouloir préserver ses réserves en devises étrangères qui, a-t-elle précisé, sont tombées à un "niveau critique."

Du fait des nombreuses interventions en faveur de la devise, les réserves ne se montaient plus qu'à 6,2 milliards de dollars au 30 novembre contre 14,9 milliards un an plus tôt.

La banque centrale a dit souhaiter également protéger la compétitivité du pays et sa balance des paiements au regard des dévaluations décidées par certains des principaux partenaires commerciaux de l'Azerbaïdjan.

Bakou avait déjà dévalué le manat en février, de 33,5% face au dollar et de 30% face à l'euro.
http://www.usinenouvelle.com/article/fa ... ie.N370472

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 19 janv. 2016, 14:39

Pétrole : le"Dubaï du Caucase" plonge à son tour

Par latribune.fr 19/01/2016,

L’Azerbaïdjan - qui tire la quasi totalité de ses revenus des hydrocarbures - n'échappe pas à la chute des cours de l'or noir.

La chute des cours du brut - qui a dégringolé sous la barre des 30 dollars le baril - affecte lourdement le train de vie des états producteurs.

Après l'Algérie et l'Arabie saoudite, c'est au tour de l'Azerbaïdjan de se mettre au régime sec. Comme de nombreux pays qui tirent leurs principaux revenus de la vente pétrolière, le pays atteint désormais les limites d'un modèle économique peu diversifié.

"Plan de privatisations à grande échelle"

Lundi 18 janvier, le bureau présidentiel a indiqué dans un communiqué que Ilham Aliyev, à la tête du pays depuis 2003, avait demandé "au Conseil des ministres de préparer un plan de privatisations à grande échelle".

"Des mesures doivent être prises pour revitaliser l'économie et améliorer le climat des affaires", explique la présidence, citant les propos d'Ilham Aliyev prononcées lors du Conseil des ministres.

Manifestations antigouvernementales inhabituelles

Dans ce pays du Caucase, où l'on raconte que les émanations de pétrole se sentent même dans les rues de la capitale, les exportations d'hydrocarbures génèrent les trois quarts des recettes du gouvernement. Les hydrocarbures représentent 95% des exportations de l'Azerbaïdjan.

Mais la chute récente des cours du pétrole, brièvement sous 28 dollars mardi, plombe la monnaie locale. En décembre, la monnaie nationale, le manat, a perdu 32% de sa valeur.

Dans cette ex-république soviétique, les prix à la consommation ont augmenté de 4,4% le mois dernier, avec un taux d'inflation annuel s'élevant à 7,6%. La semaine dernière, cette situation a engendré des manifestations antigouvernementales inhabituelles, donnant lieu à une cinquantaine d'arrestations.

Croissance divisée par deux en 2016

Alors que la banque centrale a indiqué que l'économie azerbaïdjanaise était pénalisée par "la chute des prix du pétrole et la dévaluation continue des monnaies des pays partenaires [le rouble, ou le tenge au Kazakhstan, Ndlr] ", la croissance continue de dégringoler.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 2,5% pour l'Azerbaïdjan en 2016, contre 4% en 2015. En 2006, elle était de 34,5%, selon les données de la Banque mondiale.
http://www.latribune.fr/economie/intern ... 43899.html

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Message par energy_isere » 02 févr. 2016, 18:23

L'Azerbaïdjan, "bombe à retardement", victime de la baisse des prix du pétrole

Par Sarah Belhadi La Tribune 02/02/2016

Après avoir enregistré une croissance à deux chiffres dopée par la manne pétrolière, cette ex-république d'URSS, indépendante depuis 1991, accuse un brutal ralentissement en raison de la baisse des cours du pétrole. La révolte populaire et sa situation géographique pourraient la faire basculer dans le chaos.
...............
...............
Une délégation composée de représentants du FMI et de la Banque mondiale serait actuellement en Azerbaïdjan. Selon le Financial Times, ils devraient accorder une enveloppe de 4 milliards de dollars à Bakou pour stopper l'hémorragie.
http://www.latribune.fr/economie/intern ... 47516.html

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Re: Azerbaijan

Message par Raminagrobis » 29 févr. 2016, 11:53

D'autant que leur production est en forte baisse : lien La production de la compagnie nationale SOCAR est en janvier à -9.2% par rapport à janvier 2015.
Toujours moins.

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 16 sept. 2017, 14:05

BP prolonge un contrat d'exploitation majeur en Azerbaïdjan

AFP parue le 14 sept. 2017

Le géant britannique du pétrole BP et l'Azerbaïdjan ont prolongé jeudi jusqu'en 2050, dans une version modifiée, leur accord de partage d'un gisement majeur de ce pays du Caucase, dans lequel ils prévoient d'investir 40 milliards de dollars supplémentaires. Lors d'une cérémonie à Bakou, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a souligné que le nouveau contrat comprenait "des termes plus favorables pour l'Azerbaïdjan".

L'Etat azerbaïdjanais verra sa part dans le consortium exploitant le gisement Azeri-Chirag-Guneshli passer de 11,7% à 25% et les investisseurs règleront un paiement exceptionnel de plus de 3 milliards de dollars au fonds souverain de l'ex-république soviétique. La part de BP passera à l'inverse de 35,8% à 30,4%. Les autres actionnaires sont les américains Chevron (9,5%) et ExxonMobil (7,8%), le japonais Inpex (9,3%), le norvégien Statoil (7,3%), le turc TPAO (5,8%) et l'indien ONGC Videsh (2,3%).

Signé en 1994, le contrat initial devait expirer en 2024. La production a commencé en 1997 et a dépassé trois milliards de barils de pétrole depuis. Dans un communiqué, le consortium a indiqué voir "le potentiel pour que plus de 40 milliards de dollars soient investis sur les 32 prochaines années" dans ce projet. En 2012, le président Aliev avait vivement critiqué BP, l'accusant de ne pas avoir rempli ses promesses concernant les niveaux de production et exigeant de "sérieuses mesures" pour corriger la situation.
https://www.connaissancedesenergies.org ... jan-170914

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 11 avr. 2018, 21:47

L'Azerbaïdjan, un pays riche en hydrocarbures

Par Claire Fages RFI 11 avril 2018

Image
Un forage de pétrole, à Bakou.AFP/Tobias Schwarz

En Azerbaïdjan, se déroule ce mercredi une élection présidentielle anticipée. Le président Ilham Aliev devrait sans surprise remporter le scrutin boycotté par l’opposition. Il dirige d’une main de fer cette petite république du Caucase très riche en hydrocarbures.

L’Azerbaïdjan a un sous-sol très riche en gaz et en pétrole, avec une forte production offshore. Située au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient, cette petite république du Caucase est devenue un partenaire important en gaz pour ses voisins et surtout pour l’Union européenne. En achetant son gaz à l’Azerbaïdjan, l’Europe espère réduire sa dépendance au gaz russe. Le chantier du corridor sud, un gazoduc long de 3 500 km, a déjà commencé. Il doit acheminer d’ici 2020 quelque 10 milliards de mètres cubes de gaz de l’Azerbaïdjan vers l’Europe.

En plus du vieux continent, l’Azerbaïdjan alimente en gaz ses voisins : la Géorgie, la Turquie, la Russie et l’Iran. Sa production, en constante une augmentation depuis 12 ans, frôle actuellement les 30 milliards de mètres cubes par an. Mais la consommation intérieure a aussi fortement augmenté ces dernières années, ce qui affaiblit les exportations.

Investissement massif dans l’extraction

Pour faire face à cette situation, le gouvernement investit massivement dans l’extraction en ouvrant notamment son marché aux sociétés étrangères comme Total et BP. Car la production du gaz soutient la croissance du pays, une croissance très dépendante des exportations d’hydrocarbures, 35 % du PIB.

Le gaz va également remplacer peu à peu la rente pétrolière dont la production diminue depuis quelques années. Le but affiché d’ailleurs par le gouvernement est d’atteindre une production de 54 milliards de mettre cube par an. Un objectif atteignable vu les importantes réserves exploitables pendant encore un siècle au moins.

Les flammes naturelles qui émergent fréquemment du sol gorgé de gaz ont poussé les Azerbaïdjanais à surnommer leur pays la « Terre du feu ».
http://www.rfi.fr/emission/20180411-aze ... rocarbures

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 12 avr. 2018, 15:22

Azerbaïdjan: le président Ilham Aliev largement réélu pour un quatrième mandat

Par RFI Publié le 11-04-2018

Le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a été facilement réélu mercredi pour un quatrième mandat avec près de 86% des voix, selon des résultats partiels.

Plus de cinq millions d'électeurs étaient appelés aux urnes ce mercredi 11 avril en Azerbaïdjan pour une présidentielle anticipée sans suspense.

Le président Ilham Aliev, à la tête de cette petite république du Caucase riche en hydrocarbures depuis 15 ans, a été reconduit pour un nouveau mandat de 7 ans, en l'absence des principaux partis d'opposition qui ont refusé de prendre part au scrutin.

Ilham Aliev, 56 ans est le digne héritier de son père, Heydar Aliev, ancien chef du KGB et membre du Politburo soviétique, qui avait gouverné le pays presque sans interruption de 1969 à sa mort en 2003. Ilham lui a succédé la même année et a été réélu en 2008, puis en 2013, à chaque fois avec des scores écrasants dénoncés comme frauduleux par l'opposition.

En 15 ans de règne, Ilham Aliev s'est employé à tailler les institutions à sa mesure. En abolissant par référendum la limite de deux mandats présidentiels, puis en étendant le mandat de 5 à 7 ans. L'homme fort de Bakou a également attribué en 2017 le poste nouvellement créé de vice-président à son épouse Mehriban Alieva, riche héritière de la puissante famille Pashayev et députée depuis 2005. Ilham Aliev a également ouvert la voie à une possible transmission du pouvoir à son fils Heydar, aujourd'hui âgé de 19 ans.

La dynastie Aliev a mis la main sur des pans entiers de l'économie, du secteur bancaire, de la construction et des télécoms, amassant ainsi une fortune immense qui se chiffrerait en milliards de dollars.
http://www.rfi.fr/europe/20180411-azerb ... eme-mandat

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 28 avr. 2018, 13:48

BP va explorer un nouveau champ au large de l'Azerbaïdjan

AFP parue le 26 avr. 2018

Le géant britannique du pétrole BP a signé un nouveau contrat d'exploration et de développement d'un champ pétrolier en Azerbaïdjan, au côté de l'entreprise nationale Socar, a indiqué le groupe dans un communiqué jeudi.

Selon l'accord signé jeudi, qui engage ses participants sur 25 ans, BP sera l'opérateur pendant la phase d'exploration, et détiendra 50% des droits tandis que SOCAR contrôlera les autres 50%. La zone concernée représente 3 200 km2 et se trouve à 135 kilomètres au nord-est de Bakou, dans la mer Caspienne.

La zone n'a pas encore été explorée et BP ne donne pour l'instant pas de perspectives sur les potentielles réserves de gaz ou de pétrole enfouies sous la mer. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a affirmé lors d'une cérémonie de signature à Londres que l'accord était dans la lignée d'"une collaboration longue et fructueuse avec BP", selon des propos rapportés dans le communiqué.

En septembre 2017, BP avait prolongé jusqu'en 2050 un contrat d'exploitation majeur avec l'Azerbaïdjan dans une version modifiée, alors que la version initiale signée en 1994 avait été critiquée en 2012 par le président Aliev. Ce contrat porte sur l'exploitation du champ Azeri-Chirag-Guneshli en eau profonde. La production y a débuté en 1997 et quelque 3,3 milliards de barils de pétrole en ont été extraits depuis.
https://www.connaissancedesenergies.org ... jan-180426

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 30 mai 2018, 17:50

L'Azerbaïdjan inaugure un gazoduc majeur visant à alimenter l'Europe

Bakou 29 mai 2018

L'Azerbaïdjan a inauguré mardi un gazoduc constituant une étape clé de la mise en place d'un "corridor gazier" alimentant l'Europe par le sud, qui vise à réduire la dépendance du continent au gaz russe, croissante ces dernières années malgré les objectifs de Bruxelles.

Lors d'une cérémonie retransmise à la télévision, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a salué la création d'"une nouvelle carte énergétique de l'Europe" avec ce projet de 40 milliards de dollars qui doit à terme donner accès aux ressources de la mer Caspienne pour les Européens.

A une cinquantaine de kilomètres de la capitale Bakou, M. Aliev a ouvert les vannes au terminal de Sangacal, sur la mer Caspienne, du tronçon devant rejoindre la Turquie, d'où doit partir un autre gazoduc vers l'Europe, le TANAP.


Les premières livraisons en Europe du gaz pompé dans le gigantesque gisement Shah Deniz devraient commencer en 2020, et le "corridor" devrait à terme permettre d'acheminer 10 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l'Europe et six milliards vers la Turquie.

Le "Southern Gas Corridor" est un complexe de trois gazoducs devant acheminer en Europe du gaz provenant de gisements offshore azerbaïdjanais via la Turquie, la Grèce, l'Albanie et la mer Adriatique. Il va parcourir au total 3.500 kilomètres en traversant sept pays et implique une douzaine de grandes entreprises énergétiques pour un investissement total d'environ 40 milliards de dollars.

Ce projet, permettant à l'Europe de diversifier son approvisionnement par rapport à la Russie, est composé de trois segments: le gazoduc du Caucase-sud (SCP), qui doit relier les gisements de la mer Caspienne à la Turquie, le gazoduc Trans-Anatolien (TANAP), prévu d'être achevé en 2018, et le gazoduc Trans-Adriatique (TAP) qui arrivera dans les Pouilles, en Italie, et devrait être opérationnel d'ici 2019.

En mai 2016, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a inauguré les travaux de construction de la partie grecque du TAP, longue de 550 kilomètres.

- Acteur mondial -

"Les réserves de gaz confirmées de l'Azerbaïdjan sont de 2.600 milliards de m3. Ce projet est mis en oeuvre dans un contexte de forte coopération régionale entre l'Azerbaïdjan, la Turquie et la Géorgie", a insisté M. Aliev, qui a également remercié les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Union Européenne pour leur soutien.

En plus de la construction des trois segments de gazoduc, le corridor sud a nécessité le développement du gisement azerbaïdjanais Shah Deniz 2, le forage de puits et le démarrage de la production de gaz offshore dans la mer Caspienne, ainsi que l'expansion de l'usine de traitement de gaz naturel du terminal de Sangacal.

Selon Ilham Chabane, à la tête de l'Institut de recherche sur le pétrole à Bakou, ce projet pourrait permettre à l'Azerbaïdjan, riche en hydrocarbures, de devenir un acteur majeur dans le gaz.

"Depuis 2007 l'Azerbaïdjan ne vend son gaz qu'au niveau régional", a t-il déclaré à l'AFP. "L'infrastructure permettra de fournir chaque année davantage de gaz et, dans dix ans, d'exporter 31 milliards de mètres cubes de gaz par an."

Mais le projet a également été vivement critiqué par des associations de défense des droits de l'homme.

"Malheureusement, les principaux pays européens et les Etats-Unis ne voient l'Azerbaïdjan que comme un partenaire énergétique et ferment les yeux sur les violations des droits de l'homme dans le pays", a déclaré à l'AFP l'activiste azerbaïdjanais Anar Mamedli.

Malgré l'intention affichée par l'Union européenne de réduire sa dépendance au gaz russe, la consommation de ce dernier en Europe ne cesse de croître d'année en année, sa part de marché représentant en 2017 35% dans l'UE des 28. En Allemagne, elle flirte avec les 60%.

Et les projets de gazoducs TurkStream et Nord Stream 2, qui contournent l'Ukraine, pourraient encore renforcer cette dépendance.
https://www.romandie.com/news/L-Azerba- ... 922478.rom

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 30 mai 2018, 17:51

Voici la carte du tracé du Gazoduc de 42 pouces SCP South Caucasus Pipeline :

Image
SCP is a 692 km long (443 km in Azerbaijan and 249 km in Georgia) and 42 inch diameter pipeline. The pipeline was built to transport natural gas from Shah Deniz field to Georgian-Turkish border. First gas to Turkish border was delivered in 2006. In order to have minimal impact on environment, SCP was built in the same corridor as Baku-Tbilisi-Ceyhan pipeline. The pipeline is owned by “South Caucasus Pipeline Company Limited”. The annual transportation capacity is 7.41 bcm.

South Caucasus Pipeline Expansion (SCPX)

The expansion implies the construction of a new 48 inch pipeline looping SCP at Azerbaijani and Georgian territories as well as the construction of two new compressor stations in Georgia. New pipeline will be 489 km long (424 km in Azerbaijan, 63 km in Georgia and 2 km in TANAP interconnection). The new pipeline is expected to become operational in 2018.

As a result of the expansion, SCP’s throughput capacity is expected to reach approximately 23.4 billion cubic metres annually, which would triple the current overall transportation capacity of the system. SCP’s capacity may be further expanded to 31 bcma, if needed. The pipeline will be linked to TANAP at the Georgian-Turkey border, thus enabling the transportation of natural gas further to Turkey and Europe.
https://www.sgc.az/en/project/scp

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 02 juin 2018, 14:22

Les 3 gazoducs bouts à bouts pour aller de l' Azerbaïdjan au Sud de l' Italie :

Image

source : https://www.courrierinternational.com/a ... ur-leurope

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Re: Azerbaijan

Message par energy_isere » 03 juil. 2018, 13:55

Gaz: BP lance l'exploitation du projet géant Shah Deniz 2 en Azerbaïdjan

03 juillet 2018

Le groupe britannique BP a annoncé lundi le lancement de l'exploitation du gisement géant Shah Deniz 2 en Azerbaïdjan, représentant un investissement de 28 milliards de dollars, qui s'inscrit dans la volonté des Européens de réduire leur dépendance au gaz russe.

Ce démarrage constitue un maillon essentiel des efforts entrepris de longue date, sans grand résultat pour l'instant, par l'Union européenne pour diversifier ses sources d'approvisionnement en énergie dans un contexte de relations très dégradées avec Moscou. Mais les analystes préviennent: il ne devrait pas changer la donne d'une demande qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années pour le gaz russe, que Moscou veut amplifier avec de nouveaux gazoducs.

Le lancement de l'exploitation de Shah Deniz 2 a été marqué par une première livraison de gaz à la Turquie, à précisé BP dans un communiqué.

Il s'agit du "premier projet sous-marin dans la mer Caspienne et de la plus grande infrastructure sous-marine exploitée par BP dans le monde", a affirmé le géant britannique, précisant que le budget et les délais prévus avaient été respectés.

Shah Deniz 2 pourra produire jusqu'à 16 milliards de mètres cubes de gaz par an, selon les prévisions du groupe, pour un total allant jusqu'à 26 milliards de m3 pour l'ensemble du champ gazier Shah Deniz.

Situé dans la mer Caspienne au large de l'Azerbaïdjan, le champ géant Shah Deniz, découvert en 1999, pourrait renfermer environ 1.000 milliards de mètres cubes de gaz sur une surface de 860 kilomètres carrés, "environ la taille et la forme de l'île de Manhattan", selon BP.

La première phase du projet, Shah Deniz 1, a commencé la production en 2006 et fournit actuellement du gaz à l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie.

Le consortium en charge de ce projet est composé de BP (28,8%), qui en est l'opérateur, ainsi que de TPAO (19%) Petronas (15.5%) et d'autres dont le russe Loukoïl.

- 2% de la demande -

La deuxième phase de ce projet géant doit constituer le premier maillon du "Southern Gas Corridor", un complexe de trois gazoducs qui doit permettre aux Européens de s'approvisionner via la Turquie, la Grèce, l'Albanie et la mer Adriatique en réduisant leur dépendance au gaz russe.

Il devrait être terminé en 2020 et comportera à terme 3.500 kilomètres de gazoducs permettant d'acheminer à terme 10 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l'Europe et six milliards vers la Turquie.

Fin mai, l’Azerbaïdjan avait déjà inauguré un gazoduc de ce "corridor", ouvrant les vannes au terminal de Sangacal, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Bakou, du tronçon devant rejoindre la Turquie.

Le projet "permettra à l'Europe de recevoir 10 milliards de m3 de gaz de ce champ, cela ne fait que 2% de la demande" européenne, tempère Thierry Bros, chercheur à l'Oxford Institute for Energy Studies.

"Aujourd'hui, l'industrie se focalise de preference sur des projets de gaz naturel liquéfié (GNL) pour eviter les problemes de transit", ajoute-t-il, soulignant qu'entre le début du projet et son aboutissement les relations entre l'Europe et la Turquie se sont dégradées.

Malgré l'intention affichée par l'Union européenne de réduire sa dépendance au gaz russe, la consommation de ce dernier en Europe ne cesse de croître d'année en année, sa part de marché représentant en 2017 35% dans l'UE des 28.

Le géant russe Gazprom s'attend même à un nouveau record d'exportations vers l'Europe en 2018, espérant dépasser pour la première fois la barre symbolique de 200 milliards de mètres cubes.

Et les projets de gazoducs TurkStream et Nord Stream 2, qui contournent l'Ukraine, pourraient encore renforcer cette dépendance.

Selon Alexeï Belogoriev, expert de l'Institut pour l'énergie et la finance de Moscou, le projet de corridor gazier par le sud n'est pas suffisant pour changer la donne: "Il a commencé à être développé au début des années 2000. Depuis, Gazprom et les autres acteurs du marché ont eu tout le temps de calculer les risques".
https://www.romandie.com/news/Gaz-BP-la ... 932815.rom

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