L'Équateur

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Daniel_Z
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Message par Daniel_Z » 18 août 2005, 08:20

Les habitants d'une région pétolière prennent conscience de leur pouvoir et bloquent la production de pétrole.

http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/in ... 818:brf009

Si chacun veut sa part du baril, ça promet d'être chaud ces prochaines années.

L'Equateur se retrouvera-t-il sur la liste de "l'axe du mal" de W?

Rafa
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Re: Puits occupés en Equateur

Message par Rafa » 18 août 2005, 22:58

Daniel_Z a écrit :L'Equateur se retrouvera-t-il sur la liste de "l'axe du mal" de W?
Pas encore, car l'Equateur est encore sous contrôle; mais les Etats-Unis se demenent pour appuyer leurs hommes de paille, essayer d'écarter ceux qui auraient des vues plus nationales (recemment, le ministre de l'économie, qui a demissioné tellement son travail été saboté par le gouvernement pro-US); les Etats-Unis ont une énorme base militaire sur place, et ils manigancent comme ils peuvent pour empêcher que des liens ne se créent entre l'Equateur et le Vénézuela.

Mais malgré tout ça, l'Equateur n'est contrôlé qu'à moitié; en quelques mois, des soulevements populaires ont renversé consecutivemment deux presidents; des chefs de la police et de l'armée se montrent retifs à assassiner leus concitoyens; et les sentiments pro-venezueliens, largement majoritaires parmi la population, sont en train de remonter dans les appareils politiques.

Je ne pense pas que l'Equateur fasse une révolution, à l'instar du Venezuela; mais déjà s'il optait pour un reformisme nationaliste, comme l'Argentine, le Bresil ou l'Uruguay; cela serait un coup très dur pour les Etats-Unis.

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Re: Puits occupés en Equateur

Message par phylippe » 19 août 2005, 07:34

Et nous, on s'associe quand au Venezuela ? :-D

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Message par epe » 19 août 2005, 09:47

Et hop, encore 200 000 barils de moins! Chaud devant!:smt096

Quito suspend ses exportations de pétrole à cause des troubles

QUITO - La compagnie pétrolière publique équatorienne Petroecuador a annoncé jeudi qu'elle suspendait ses exportations de pétrole brut en raison de l'agitation sociale qui affecte gravement sa production. L'état de "force majeure" a également été décrété.

Il s'agit d'éviter des sanctions de la part des acheteurs, a précisé Petroecuador dans un communiqué. L'entreprise justifie sa décision par "les évènements (...) qui affectent la production des puits de pétrole de sa filiale Petroproduccion, en Amazonie".

Le ministre équatorien de l'Energie, Ivan Rodriguez, a indiqué de son côté que la production de Petroecuador est tombée cette semaine de 201 000 barrils par jour à 20 000 b/j. Deux départements de l'Amazonie équatorienne ont défié jeudi l'état d'urgence décrété la veille par le gouvernement, poursuivant les protestations et occupations de puits pétroliers.

Ils demandent la renégociation de contrats avec des compagnies étrangères. Depuis lundi, des centaines d'habitants des départements de Sucumbios et Orellana occupent plus de 200 puits d'extraction pétrolière ainsi que les aéroports des deux provinces (Lago Agrio et El Coca). Ils ont aussi coupé des routes de la région.
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
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Message par epe » 19 août 2005, 09:55

L'Equateur est le deuxième fournisseur sud-américain de pétrole des Etats-Unis.

Le préfet élu de Sucumbios, Guillermo Munoz, a mis l'armée au défi de "nous jeter tous en prison".
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
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Message par energy_isere » 22 févr. 2006, 21:44

Situation tendue en Equateur , ca ressemble un peu à la situation au Nigéria :

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/4738436.stm
Ecuador moves to stop oil crisis

Ecuador has deployed troops in an Amazon province where protesters have blocked roads and attacked one of the country's main pipelines.


The move comes after the government declared a state of emergency in Napo province, banning all demonstrations.

Three people were injured when soldiers opened fire on one group of protesters, reports say.

Activists are demanding a greater share of the profits from Ecuador's hydrocarbons exports.

They also want further investment in infrastructure and new jobs, and a crackdown on alleged corruption by big oil companies.

Ecuador's state energy company, Petroecuador, managed to resume oil exports late on Tuesday, but a privately-owned pipeline closed.

Correspondents say that other Amazon provinces are watching the protests - there are concerns that the unrest may spread.

Ecuador is the fifth-largest exporter of oil in Latin America. It produces some 530,000 barrels each day in ordinary circumstances.

Government defiant

The demonstrations started on Sunday with some activists occupying the oil pumping station at Sardinas - operated by the company OCP, which is part-owned by foreign firms.

Protesters damaged a pipeline and blocked roads in and out of the jungle province.

OCP was forced to stop its operations, pumping some 160,000 barrels per day.

The suspension came hours after Petroecuador managed to resume operations. They pump about 360,000 barrels per day.

Ecuador's President Alfredo Palacio declared the state of emergency in Napo province and ordered security forces to impose calm.

Defence Minister Oswaldo Jarrin criticised the protesters, accusing them of blackmail and kidnapping.

"We will not allow anybody to damage state infrastructure," government secretary Jose Modesto Apolo told Reuters news agency.

The government indicated it would not negotiate with protesters while occupations continued, although there were signs that protest leaders were keen to talk, fearful of losing control of angry locals.

Last year, a protest in the same region stopped Ecuador's daily exports of crude oil for two weeks.

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Re: L' Equateur

Message par Rafa » 23 févr. 2006, 03:43

energy_isere a écrit :Situation tendue en Equateur , ca ressemble un peu à la situation au Nigéria :
Il y aura bientôt des éléctions en Equateur, et il est possibile, et même probable, que le gagnant soit dans la lignée de Chavez ou Morales.

Bien sûr ce serait une catastrophe pour les Etats-Unis (qui y ont une énorme base militaire et qui devraient partir, en plus de perdre encore plus de l'influence dans le continent) et les compagnies pétrolières.
Il est donc possible que certains veuillent pourrir la situation pour empêcher les éléctions d'avoir lieu, et ouvrir alors un scénario qui permettrait l'invocation des "casques bleus" (les Etats-Unis ont déjà une énorme base militaire sur place, et sont déjà présents dans la Colombie voisine); l'Equateur est aussi à côté du Pérou, un Equateur occupé militairement permettrait de faire pression sur le Pérou (car tout porte à croire que lors des éléctions de cette année, le Pérou aussi bascule hors de l'influence etasunienne; et que le futur président serait Ollanta Humala, qui serait proche de Chavez et de Morales).

Il est possible que les troubles soient en partie poussés de l'exterieur pour pourrir la situation; idem pour les crises frontalières avec la Colombie (l'armée colombienne a franchi plusieures fois la frontière et bombardé des villages equatoriens, sous pretexte de poursuivre des guerilleros des FARC).

Il semblerait (mais je n'ai pas confirmation) qu'un officiel equatorien se soit prêté au jeu et aie publiquement declaré qu'une intervention de "casques bleus" serait bienvenue (ce sera sans doute dementi par d'autres, et ça fera scandale, mais ça rajoute une couche d'instabilité)

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Message par Djian » 23 févr. 2006, 09:59

Pas facile d'avoir une vue globale des positions pro / anti américaines de l'ensemble des états du sud....

Si l'amérique du sud et l'afrique pouvait parvenir à plus de stabilité politique et déboucher sur infrastrucutre supranationale leur permettant des prises de position communes.... la donne mondiale serait totalement différente. Mais c'est de la sci-fi aujourd'hui....
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Message par Rafa » 24 févr. 2006, 00:04

Djian a écrit :Si l'amérique du sud et l'afrique pouvait parvenir à plus de stabilité politique et déboucher sur infrastrucutre supranationale leur permettant des prises de position communes.... la donne mondiale serait totalement différente. Mais c'est de la sci-fi aujourd'hui....
En fait ça commence.
C'est encore sous le radar car nos médias ne s'interessent qu'à ce qui se passe en Europe et aux Etats-Unis; mais il y a de plus en plus de rapprochements entre les continents américain et africain.
De mémoire:
- premier sommet entre pays latino-américains et du moyen-orient, qui a eu lieu au Brésil (en 2004 ou 2005)
- entrée du Vénézuela comme observateur dans la Ligue Arabe et l'Organisation d'Etats Africains (qui peut-être s'appelle autrement, c'est de mémoire)
- le forum social mondial a eu lieu cette année sur deux sites en même temps, un au Vénézuela, l'autre au Mali
- il y a aussi une volonté du Vénézuela de nouer des liens avec l'Afrique, des ambassades ou presences consulaires ont été ouvertes dans de nombreux pays africains, et il y a une idée de créer un fonds monetaire entre les deux continents, qui concurrencerait le FMI, mais dont les directives ne seraient pas dictés par les pays industrialisés.

Il y a aussi des liens culturels et historiques.

C'en est encore nulle part; mais il n'y a pas si longtemps chacun s'ignorait, complètement; maintenant on y pense, et on commence à faire connaissance.
Ce qui est le plus difficile en politique ce n'est pasde gouverner d'une façon ou d'une autre, mais le changement des mentalités préalable qui permets de le faire. Il commence à y avoir un changement de mentalités, et on pourrait voir de très grands changements dans 10-20 ans.

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Message par energy_isere » 27 nov. 2006, 18:31

il y avait un fil sur l' Equateur, ca tombe bien, une nouvelle importante avec les élections ce Dimanche :
L'économiste de gauche Rafael Correa se proclame vainqueur


Peu après la fermeture des bureaux de vote, dimanche 26 novembre, l'économiste de gauche Rafael Correa s'est autoproclamé vainqueur du second tour de l'élection présidentielle en Equateur. Quatre sondages effectués à la sortie des urnes le donnaient gagnant avec plus de 10 points d'avance sur son rival, le millionnaire ultralibéral et proaméricain Alvaro Noboa. Selon l'institut de sondage Cedatos-Gallup, l'ex-ministre de l'économie, âgé de 43 ans, aurait obtenu 56 % des voix, contre 43 % pour le magnat de la banane.


Tout en dénonçant une éventuelle fraude, M. Noboa a refusé de concéder la victoire à son adversaire avant la publication des résultats officiels, qui pourraient tarder plus de quarante-huit heures. Dimanche soir à minuit, seuls les bulletins de 19 % des bureaux de vote avaient été dépouillés, selon les chiffres du Tribunal suprême électoral.

Pendant que, dans les rues du nord de Quito, ses partisans célébraient la victoire en brandissant les banderoles vertes de la "révolution citoyenne" promise, Rafael Correa prononçait un premier discours "officiel". Le charismatique universitaire s'est voulu rassurant et rassembleur. Il s'est montré conciliant avec le secteur privé et les marchés financiers, assurant de son total soutien "les chef d'entreprise créateurs de richesses et d'emplois qui s'acquittent de leur obligations fiscales".
Le Monde

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Message par energy_isere » 27 nov. 2006, 18:59

et dans Libération :
Rafael Correa pour «un changement radical et rapide» en Equateur

Ex-ministre de l'Economie, partisan de la révolution bolivarienne menée au Venezuela par Hugo Chavez et anti-Bush, Rafael Correa est donné vainqueur aux présidentielles.

Il fait claquer sa ceinture «donnons leur une correction». Encore inconnu du public il y a quelques mois, la grande popularité de Rafael Correa - qui signifie en espagnol «courroie» ou «ceinturon»- vient de son charisme. «Tous les exclus du pays se sont retrouvés dans son franc-parler: les indiens, les noirs, les intellectuels et les pauvres» soulignent ses partisans. Admirateur de Che Guevara, il dénonce les mafias politiques et l’oligarchie qu’il accuse de piller son pays.

Selon les derniers résultats, Rafael Correa, candidat de gauche et «anti-établissement» est en passe de remporter haut la main l’élection présidentielle en Equateur. Il a promis de faire table rase de la «partitocratie», «Cette démocratie pseudo-représentative ne sert plus à rien, elle ne représente que les partis et leurs intérêts.» Inspiré par la révolution bolivarienne comme les présidents bolivien Evo Morales et vénézuélien Hugo Chávez, le candidat de gauche est pour «une révolution. Pacifique et dans le cadre démocratique, mais une révolution quand même. Un changement radical et rapide.».

«Je suis humaniste, chrétien, de gauche. Humaniste, parce que pour moi, la politique et l’économie sont au service de l’homme. chrétien parce que je me nourris de la doctrine sociale de l’église. de gauche, parce que je crois en l’équité, la justice et la suprématie du travail sur le capital» a t-il déclaré lors d’un entretien à l’AFP. Ce professeur d’économie âgé de 43 ans, formé en Belgique puis aux Etats-unis, n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Dans les attaques antiaméricaines, Correa surenchérit sur son «ami personnel» Hugo Chávez. Quand celui-ci qualifie Bush de «diable», l’Equatorien ironise: «C’est insulter le diable, qui est maléfique mais intelligent. Bush, lui, est extrêmement stupide.»

Membre du gouvernement 2005, il a d’ailleurs perdu son poste ministériel en raison de ses liens avec le président du Vénézuela. L’ancien ministre de l’Economie a aussi annoncé qu’il ne renouvellerait pas en 2009 le «bail» de la base militaire américaine de Manta, dans le sud-ouest du pays: 200 hommes engagés officiellement dans la lutte contre le trafic de drogue – mais régulièrement soupçonnés d’agir aussi, chez les voisins du Nord, contre la guérilla marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Il a précisé que «les contrats pétroliers seront changés car nombre d’entre eux ont été un holp-up pour le pays». Enfin, Correa refusera de signer le traité de libre-échange en cours de négociation avec les Etats-Unis, comme l’ont signé ou s’apprêtent à le faire d’autres pays de la région (Pérou, Chili, Colombie…): «Nous sommes contre une ouverture commerciale béate, ce traité va détruire notre agriculture.»

Si la croissance se porte bien – notamment grâce à la hausse des prix du pétrole, la première ressource du pays – et la pauvreté baisse ces dernières années, celle-ci touche encore 40 % de la population. Comme en Bolivie et au Venezuela, il envisage de revoir à la hausse les impôts payés par les compagnies pétrolières étrangères. Il menace aussi de suspendre le paiement de la dette extérieure et de rompre les accords avec le Fonds monétaire international: Correa continue à faire claquer sa ceinture, cette fois contre «ceux qui nous ont toujours exploités».

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Message par Blackdress » 28 nov. 2006, 17:13

Mon frère qui bosse là-bas (développement rural et micro-crédit) considère que c'est une excellente nouvelle pour le pays, et il n'est pas très difficile d'être d'accord.

En espérant que certains intérêts puissants ne cèderont pas à la tentation de déstabiliser un pays hélas très sensible politiquement (voir l'historique des 10 dernières années).

J'y vais dans un mois, j'essaierai de me faire une idée plus personnelle de ces questions.

En attendant, il me dit que le commerce équitable a déjà amélioré la condition de vie de certains petits cultivateurs, comme quoi ce n'est pas toujours de la poudre (de café ou de cacao) aux yeux ;-)

En plus, vous pouvez goûter, chocolat ou café, c'est très bon !
Rouler mieux : (moins, plus propre et plus sobre)
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Message par energy_isere » 29 nov. 2006, 00:33

Correa 'wins Ecuador's election'

Leftist Rafael Correa has won Ecuador's presidential run-off election, a top electoral official has said.

With nearly all votes counted, Mr Correa had just over 57% of the vote while his conservative rival Alvaro Noboa polled 42.8%.

Washington has congratulated Mr Correa, who opposes a free trade deal with the US, on his apparent victory.

...Mr Correa, who is close to Venezuela's anti-American President Hugo Chavez, said he will try to rejoin the Organisation of Petroleum Exporting Countries (Opec) which Ecuador left in 1992.

He also named leftist economists Ricardo Patino and Alberto Acosta as his economy and energy ministers.

While campaigning, Mr Correa said he wanted to renegotiate contracts with foreign oil companies, but it is thought unlikely that he will nationalise Ecuador's energy industry.
source : http://www.energybulletin.net/23009.html

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Message par energy_isere » 27 avr. 2007, 13:19

Equateur: le président Correa expulse le représentant de la Banque mondiale

Le président socialiste d'Equateur Rafael Correa a expulsé le représentant de la Banque mondiale Eduardo Somensatto dans le pays, accusant de chantage l'organisme international, a-t-on appris jeudi de source officielle.

M. Correa "a décidé de déclarer M. Somensatto, persona non grata, conformément à l'article 9 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et en a averti immédiatement la banque concernée", déclare un communiqué du ministère des Affaires étrangères équatorien.

Cette résolution, selon des sources diplomatiques, signifie l'expulsion du délégué de la BM, mais pas nécessairement la cessation des activités de la Banque Mondiale à Quito.

Le ministère des affaires étrangères a précisé que la décision d'expulsion avait été notifiée à la BM dans une lettre remise mardi à son siège à Washington ainsi qu'à sa représentation à Quito.

M. Correa, ancien ministre de l'Economie en 2005, accuse la Banque mondiale d'avoir suspendu à cette époque un prêt de 100 millions de dollars attribué à l'Equateur en représailles contre ses réformes dans le secteur pétrolier.

Le président équatorien, qui avait déjà exprimé le 15 avril son intention d'expulser le représentant de l'organisme international, avait même annoncé samedi le lancement d'une action internationale à son encontre.

"Nous prendrons les mesures nécessaires, non seulement l'expulsion du représentant de la BM en Equateur, mais aussi les actions légales internationales pertinentes car nous ne sommes la colonie de personne", avait-il déclaré au cours de son programme radiophonique hedomadaire.

"L'Equateur est un pays souverain et nous ne tolèrerons pas les chantages de cette bureaucratie internationale", avait encore lancé le président équatorien.

M. Correa, dont le gouvernement a réglé sa dette de 9 millions de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI), s'est également engagé à diminuer l'endettement de l'Equateur auprès des organismes internationaux.

Le chef de l'Etat, un dirigeant ouvertement anti-libéral qui jouit d'une forte popularité en Equateur, souhaite réformer la constitution dans le but de renforcer le contrôle de l'Etat sur l'économie du pays andin, cinquième exportateur sud-américain de pétrole.
Boursorama

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Message par energy_isere » 01 sept. 2007, 00:21

en résumé :
L' équateur demande au pays riches (wealthy nations) 350 millions de dollars (par an !) pour compenser la non mise en production de champs de pétrole afin d' éviter de polluer la foréts amazonienne et les riviéres alentours.
Ecuador: $350m to leave oil in the ground

Ecuador asks developed world to pay it not to pump - and avoid further pollution of the Amazon rainforest
---
...Oil has been pumped from here [eastern Ecudador] for almost four decades and the result, say environmentalists, is 1,700 square miles of industrial contamination, with rivers poisoned, wildlife wiped out and humans falling sick.

But now, mindful of the environmental and political cost, the state has made a startling proposal: if wealthy nations pay Ecuador $350m (£174m) a year - half of the estimated revenue - it will leave the oil in the ground.

Supporters say it is an idea whose time has come, a logical step forward from carbon offsetting in which rich polluters in developed countries compensate for environmental damage caused by their consumer habits.

Since it was first floated in June there have been promising signals, said Alberto Acosta, a former mining minister and close ally of President Rafael Correa. The German and Norwegian governments have expressed interest, as have parliamentarians from Italy, Spain and the European Union. "This could be a historic accommodation," he said. Donors could pay in cash, debt relief or other indirect ways.

Some greens champion the proposal as a way to protect biodiversity and combat global warming while allowing a poor country to develop. "It's not utopian, it's realistic," said Esperanza Martínez, of the Quito-based Acción Ecológica.

But others are sceptical. They predict that rich countries will not stump up the money and that Ecuador's government will ultimately find its oil bounty too tempting to pass up. The government and oil companies are already eyeing another chunk of Amazonian rainforest, the Yasuni national park, a Unesco-designated biosphere reserve.
(31 August 2007)
dans energybulletin : http://www.energybulletin.net/34170.html

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