Gaz et pétrole en Iran

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 18 nov. 2016, 22:36

Le Norvégien DNO signe un accord avec l' Iran (un memorandum of understanding ) pour développer le champs de Changuleh (découvert en 1999) dans l' Ouest de l' Iran.
C'est le 2iéme occidental (après Total) à signer un deal petro-gazier avec l' Iran.

Norway's DNO Signs Iran Oil Field Deal

by Reuters November 16, 2016

Norwegian oil and gas company DNO is to study the development of an oil field in Iran, becoming the second western company after France's Total to sign an energy deal in the country since the lifting of sanctions.


DNO said on Wednesday it had signed a memorandum of understanding with the National Iranian Oil Company (NIOC) to conduct a study on the development of the Changuleh oil field in western Iran.

DNO's shares rose nearly 8 percent on the news.

Changuleh, discovered in 1999 but never developed, is estimated to hold more than 2 billion barrels of oil, the company said. DNO has operations in North Africa and the Middle East, particularly in Iraqi Kurdistan.

Total last week signed a deal with NIOC to further develop the South Pars gas field in the Gulf, the world's largest field which extends into Qatari waters.

This second deal is seen as a boost to Tehran's efforts to attract investment following the lifting of sanctions earlier this year.

"Iran presents an obvious and exciting next step in expanding DNO's footprint in the region," DNO's Managing Director Bjørn Dale said in a statement.

Barclays analysts said: "DNO was an early mover into the Kurdistan Region of Iraq and appears to be adopting the same strategy to evaluate this development opportunity in Iran."

"While the investment case remains focused on ongoing development in and outlook for payments from the Tawke field in Kurdistan, the MOU with the NIOC provides a view on the company's medium-term growth aspirations."

Western companies are keen to tap Iran's vast energy resources but have been cautious due to uncertainty over U.S. sanctions that remain in place, contract terms and a sharp drop in oil prices since mid-2014.

The election of Donald Trump as president of the United States last week has added further uncertainty to the market.

Total said the elections will have no impact on its deal.
http://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/1 ... Field_Deal

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Message par energy_isere » 03 janv. 2017, 18:01

Iran: 29 compagnies internationales qualifiées pour les projets pétroliers et gaziers

Mis à jour le 03/01/2017

L'Iran a qualifié 29 grandes compagnies européennes et asiatiques pour participer aux appels d'offres pour le développement des champs pétroliers et gaziers du pays, ont rapporté mardi les médias iraniens.

Parmi ces sociétés figurent le groupe français Total, l'anglo-néerlandais Shell, le néerlandais Shlumberger, l'Italien Eni, les russes Gazprom et Lukoil, les chinois CNPC et Sinopec international, les japonais Japan Petroleum Exploration et Mitsubishi, ainsi que les sud-coréens Korea Gas Corporation et Posco Daewoo et le malaisien Petronas.

Le ministère iranien du Pétrole prévoit de lancer prochainement une série d'appels d'offres pour le développement de champs pétroliers et gaziers du pays, mais aucune date n'a encore été fixée.

L'entrée en vigueur de l'accord nucléaire avec les grandes puissances le 15 janvier 2016 et la levée d'une partie des sanctions internationales a permis à l'Iran de reprendre contact avec les compagnies internationales qui avaient quitté le pays à cause de la crise nucléaire.

D'ores et déjà, des protocoles d'accord ont été signés avec plusieurs compagnies internationales.


Total a conclu début novembre à Téhéran un accord de 4,8 milliards de dollars pour l'exploitation du grand champ gazier Pars-Sud, situé dans le Golfe, devenant la première grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier à revenir dans en Iran.

Début décembre, trois protocoles d'accord ont été conclus avec Shell pour explorer les possibilités de production des champs pétroliers d'Azadegan-Sud, de Yadavaran, et du champ gazier Kish (sud).

Gazprom a quant à lui signé le 13 décembre deux protocoles d'accord en vue de développer les champs pétroliers iraniens de Cheshmekosh et Changouleh (Ouest). Au total, l'étude de prospection de sept champs a été confiée à des sociétés russes.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/0 ... aziers.php

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Message par energy_isere » 30 janv. 2017, 19:02

35 pétroliers iraniens affrétés par des compagnies européennes

Publié le 30/01/2017 lemarin.fr

Les pétroliers iraniens font un retour en force sur le Vieux Continent. L’Iran a signé à ce jour 35 contrats spot avec différentes compagnies européennes pour fréter autant de pétroliers, a déclaré le directeur de la National Iranian Tanker Company (NITC), Sirous Kian-Ersi, cité par l’agence Mehr.

Image

Pour le directeur commercial de la NITC, la compagnie iranienne « est désormais pleinement de retour pour regagner des parts de marché dans le shipping de pétrole ». (Photo : NITC ))
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... uropeennes

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Message par energy_isere » 02 juin 2017, 20:03

Gazprom Neft et OMV vont travailler ensemble en Iran

le 02/06/2017 Infos Reuters VIENNE

Le russe Gazprom Neft, et l'autrichien OMV travailleront ensemble dans le secteur pétrolier iranien dans le cadre d'un protocole d'accord, a annoncé vendredi ce dernier.

"Les domaines de coopération préliminaires éventuels comprennent l'analyse, l'évaluation et l'étude de certains gisements de pétrole situés sur le territoire de la République islamique d'Iran en coopération avec la Compagnie nationale de pétrole iranien (NIOC)", a déclaré le groupe énergétique autrichien.

OMV pourrait aider Gazprom Neft dans l'évaluation géologique initiale de deux blocs en Iran, a déclaré Vadime Iakovlev, directeur général adjoint de Gazprom Neft, cité dans un communiqué.

OMV a commencé ses opérations en Iran en 2001 en explorant le bloc de Mehr, dans l'ouest du pays, avant d'interrompre ses activités en 2006 en raison de sanctions occidentales à l'égard de Téhéran.

À la faveur d'un allègement de ces sanctions l'an dernier, OMV a signé un protocole avec la NIOC pour des projets situés dans la région de Zagros dans l'ouest de l'Iran et le gisement de Fars, au sud, où les entreprises étrangères ont souvent besoin d'un partenaire local pour opérer.
http://www.usinenouvelle.com/article/ga ... an.N548008

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Message par energy_isere » 14 juil. 2017, 17:07

L'Iran va proposer 14 licences d'exploration de pétrole et de gaz

Par Le Figaro.fr avec Reuters le 10/07/2017

L'Iran se prépare à organiser un appel d'offres pour attribuer 14 licences d'exploration de gaz et de pétrole pour la première fois depuis l'allègement des sanctions économiques, avec l'espoir d'attirer des groupes comme BP et Gazprom, a déclaré un responsable du secteur lundi.


L'Iran, qui dispose de réserves d'hydrocarbures parmi les plus importantes au monde, a déjà passé des accords pour développer des gisements existants comme South Pars, South Azadegan, Yadavaran, West Karoon, Mansuri et Abe-Timur.
Lundi dernier, Total est devenue la première des majors pétrolières à signer un contrat en Iran depuis l'accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances internationales, qui encadre les activités nucléaires de la République islamique en échange d'une levée ou d'un allègement de sanctions commerciales.. Le groupe russe Lukoil et le danois Maersk sont au nombre des investisseurs potentiels.

L'Iran, avec la compagnie nationale pétrolière publique NIOC, devrait proposer 14 licences d'exploration de gaz et de pétrole dans les deux à trois mois, a déclaré le vice-directeur des blocs d'exploration de la NIOC, Rahim Nematollahi en marge d'une conférence sur le secteur de l'énergie à Istanbul. La plupart de ces blocs d'exploration, qui se situent dans les régions de Zagros, de Koppet Dagh et du Golfe, devraient demander des investissements compris entre 14 et 80 millions d'euros.
Les investissements les plus importants, compris entre 75 et 80 millions d'euros, seront consacrés aux blocs de Parsa et de Bambdad, dans la région du Golfe. Rahim Nematollahi a également indiqué avoir reçu des marques d'intérêt de la part de l'autrichien OMV, de Gazprom, de Lukoil, de l'italien Edison et du malaisien Petronas.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/0 ... de-gaz.php

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Message par energy_isere » 15 déc. 2017, 20:13

CNPC prêt à remplacer Total s'il se retire d'Iran

Publié le 15/12/2017 Infos Reuters par Chen Aizhu et Ron Bousso

Le pétrolier et gazier chinois CNPC envisage de reprendre les parts de Total dans un gisement gazier géant en Iran si le pétrolier français s'en retire en cas de nouvelles sanctions américaines, ont déclaré des sources industrielles vendredi.

Total perdra l'intégralité de son investissement de l'ordre du milliard de dollars s'il se retire de l'accord conclu en juillet avec l'Iran sur le développement de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, avait déclaré le mois dernier le ministre iranien du Pétrole Bijan Zanganeh.

Le contrat donne à CNPC la possibilité de reprendre la participation de 50,1% de Total dans le projet South Pars si celui-ci doit s'en retirer et d'en devenir l'opérateur, a dit une source pékinoise au fait des clauses de l'accord.

.............................
https://www.usinenouvelle.com/article/c ... an.N628143

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Message par energy_isere » 21 janv. 2018, 11:48

suite de ce post du 14 mars 2017 : viewtopic.php?p=399213#p399213
Japan’s Inpex considers bidding to develop Azadegan oil field
Inpex, Japans largest upstream company, announced that it plans to bid in a tender recently launched by Iran to develop the country’s Azadegan oil field.

Image

Inpex, Japan's largest upstream company, announced that it plans to bid in a tender recently launched by Iran to develop the country’s Azadegan oil field.

"Inpex is in the process of gathering information and conducting updates as necessary. Inpex will consider its response once the tender is published and the terms and conditions pertaining to the tender and oil contract are clarified,” Platts reported on Tuesday, citing a company spokesman as saying.

Top Iranian officials said in the past two days that Iran had launched the tender for the development of the Azadegan field in the country’s southwest, and had already invited international oil companies to participate.

National Iranian Oil Company (NIOC) Managing Director Ali Kardor said on Sunday that the tender would be held before this coming Friday, with invitation letters to file proposals to be sent to 29 international oil companies.

Azadegan, which is estimated to have up to 42 billion barrels of oil in place and is considered Iran’s biggest onshore field, currently produces less than 50,000 bpd, but Iran hopes to increase production volumes to between 300,000 bpd and 320,000 bpd, according to Platts.
http://en.otaghiranonline.ir/news/1426

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Message par energy_isere » 17 mars 2018, 20:47

L’Iran signe un contrat avec une firme russe pour développer 2 champs pétroliers
Zarubezhneft va apporter 80 % des investissements et la société iranienne Dana Energie les 20 % restant


Par AFP 15 mars 2018

L’Iran et la société russe Zarubezhneft ont signé mercredi à Téhéran un contrat de 742 millions de dollars afin d’augmenter la production de deux champs pétroliers dans l’ouest du pays.

Zarubezhneft, associée à une société privée iranienne Dana Energie, va développer les champs d’Aban et Paydar situés dans la province d’Ilam, près de la frontière irakienne, pour augmenter leur production de 36 000 barils de pétrole par jour actuellement à 48 000 barils par jour.

La société russe va apporter 80 % des investissements et Dana Energie les 20 % restant.

« L’augmentation de la production de ces deux champs va apporter à l’Iran quelque 4 milliards de dollars » (3,23 milliards d’euros) dans les dix prochaines années, a estimé le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh, qui s’exprimait lors d’une cérémonie organisée pour la signature de l’accord.

« C’est le premier contrat avec une société russe. Sur le plan politique, les relations avec la Russie sont au plus haut niveau, mais dans le domaine économique, elles n’ont pas encore atteint » le même niveau, a déclaré de son côté le chef de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) Ali Kardor Ali Kardor.

L’Iran et la Russie, tous deux alliés de poids du président syrien Bachar al-Assad, ont renforcé leurs relations ces dernières années.

M. Kardor a ajouté que la Russie, grand pays producteur de pétrole, avait une « grande expérience » dans le domaine de l’exploration et de la production des champs pétroliers.
...........................
https://fr.timesofisrael.com/liran-sign ... etroliers/

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Message par energy_isere » 14 mai 2018, 18:53

Le marché pétrolier peut s'adapter aux nouvelles sanctions contre Téhéran

Par Claire Fages RFI 14 mai 2018

Les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran ne vont pas bouleverser le marché pétrolier, il est aujourd'hui en mesure de s'adapter, estiment les experts. Un signe, les cours du brut étaient en repli vendredi.

Les cours du pétrole ont parlé : après avoir frôlé les 80 dollars jeudi dernier, suite à l'annonce des sanctions américaines contre Téhéran, le prix du baril de Brent s'est replié vendredi à un peu plus de 77 dollars. Une accalmie en phase avec l'appréciation des experts selon lesquels les sanctions contre l'Iran ne devraient pas perturber outre mesure le marché pétrolier mondial.

Impact limité sur le marché pétrolier mondial

L'Iran est pourtant redevenu un exportateur majeur de pétrole. Le numéro trois de l'OPEP a doublé ses ventes à l'étranger depuis la levée des précédentes sanctions, il y a près de deux ans et demi. L'Iran exporte un million de barils supplémentaires par jour (à 2,5 millions de barils par jour).

L’Europe n’est pas actrice des sanctions

Pourtant les nouvelles sanctions américaines devraient davantage ébranler le régime de Téhéran que ses exportations pétrolières. Tout d'abord l'Europe n'est pas associée aux sanctions. A moins qu'elle le décide plus tard, pour pousser l'Iran à réviser son programme balistique et sa politique au Moyen-Orient, l'Union européenne, 20% des importations de pétrole iranien, peut continuer à en acheter si elle le fait en euro, et en passant par des intermédiaires qui n'ont pas d'intérêts majeurs aux Etats-Unis.

L’Asie entre exemptions et stratégies de contournement

Les clients asiatiques, plus de 70% des débouchés, devraient de leur côté pouvoir négocier de larges exemptions de Washington, s'ils montrent leur bonne volonté en diminuant un peu les achats à l'Iran, ce qu'ils ont déjà commencé à faire. Les Américains n'ont aucun intérêt à tourmenter le Japon et la Corée du Sud, leurs grands alliés, ni à titiller l'allié instable qu'est la Turquie. Ils ne pourront rien imposer à la Chine, estime Philippe Sébille-Lopez de Geopolia. Pékin se fera un plaisir d'éviter le dollar et d'utiliser le yuan, monnaie de son nouveau contrat à terme de Shanghai. Quant à l'Inde, rappelle Pierre Terzian de Pétrostratégie, elle a rodé lors des précédentes sanctions un système de troc et de paiement en roupies, sa monnaie locale, avec l'Iran.

500 000 barils par jour de pétrole fourni par Riyad ?

L'impact concret des sanctions américaines sur le marché pétrolier mondial pourrait donc être mineur. Une diminution des exportations iraniennes de 500 000 barils par jour, peut-être, estime Vera Deladoucette, une analyste d'IHS Markit, soit 0,5% des besoins mondiaux. Or l'Arabie Saoudite s'est déjà dite prête à fournir les barils manquants. C'est finalement la grande gagnante des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran !
http://www.rfi.fr/emission/20180514-le- ... re-teheran

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 16 mai 2018, 18:22

L'Iran demande à la Chine de continuer à lui acheter son pétrole

Publié le 16/05/2018 Infos Reuters PEKIN

Un haut responsable de la compagnie pétrolière nationale iranienne (NIOC) a rencontré lundi des responsables chinois pour leur demander de continuer à importer du brut iranien malgré les menaces de sanctions américaines, mais il n'a pas pu obtenir de garanties, a appris Reuters de trois sources proches du dossier.

Selon ces sources, Saeed Khoshrou, directeur des affaires internationales à la NIOC, qui accompagnait le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif en visite à Pékin, a rencontré séparément dans la capitale chinoise de hauts dirigeants de la Sinopec et du négociant en pétrole Zhuhai Zhenrong Corp.

"Pendant la rencontre, M. Khoshrou a transmis le message de M. Zarif selon lequel l'Iran espère que la Chine maintiendra ses niveaux d'importation", a déclaré une des sources.

La Chine, premier importateur mondial de pétrole brut, a acheté à l'Iran environ 655.000 barils par jour en moyenne au premier trimestre 2018, selon les statistiques douanières chinoises, soit l'équivalent de plus du quart des exportations pétrolières totales de Téhéran.

Les responsables chinois n'ont pas pris d'engagements fermes auprès de leur interlocuteur, déclarant que leurs compagnies adopteraient la ligne politique fixée par Pékin, a précisé la première source.

Une deuxième source ayant eu connaissance de la discussion a dit que les entreprises chinoises avaient dit "partager le même espoir de maintenir leurs achats", mais qu'elles étaient encore en train d'évaluer l'impact de la décision des Etats-Unis.

Les signataires européens de l'accord sur le programme nucléaire iranien - France, Royaume-Uni, Allemagne - ont promis mardi à Mohammad Zarif de tout faire pour sauver l'accord sur le programme nucléaire iranien malgré le retrait de Washington, tout en soulignant l'urgence de la situation.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... le.N694159

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 17 mai 2018, 16:30

L'armateur Maersk Tankers annonce la fin de ses activités en Iran

AFP / 17 mai 2018
Stockholm

L'armateur danois de navires pétroliers Maersk Tankers a annoncé jeudi la cessation de ses activités en Iran, après la décision de Washington de rétablir les sanctions contre Téhéran.

"Nous honorerons les accords conclus avec les clients avant le 8 mai et veillerons à ce qu'ils soient conduits à leur terme avant le 4 novembre, comme l'exigent les sanctions américaines", a indiqué le groupe dans un courriel à l'AFP.

Le groupe ajoute "suivre de près l'évaluation des potentiels effets sur [ses] activités, tout en restant en contact avec [ses] clients pour les informer d'éventuels changements".

Ancienne filiale du groupe maritime danois AP Møller-Maersk, Maersk Tankers est tombé en octobre 2017 dans le giron de APMH Invest, une filiale de la holding d'investissements A.P. Møller Holding, pour 1,17 milliard de dollars.

Le président américain Donald Trump a annoncé début mai sa décision de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 et de rétablir les sanctions américaines levées dans le cadre de cet accord ce qui concerne toutes les entreprises ayant des activités sur le territoire américain ou opérant en dollars.

M. Trump reprochait à cet accord d'être trop laxiste à l'égard du programme nucléaire iranien. Les autres signataires (Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) ont vivement déploré cette décision.

Conclu après des années d'âpres négociations, l'accord prévoyait de geler le programme nucléaire iranien jusqu'en 2025, en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales contre Téhéran.

Avant la levée des sanctions internationales suite à l'accord nucléaire, les exportations de pétrole de l'Iran s'élevaient à un million de barils par jour (mbj), principalement vers l'Asie et certains pays européens.

Ces exportations ont depuis grimpé à 2,5 mbj, dont la majorité est destinée à l'Europe et à l'Asie.

Maersk Tankers opère plus de 160 navires - dont la moitié en propre - et emploie 3.100 personnes dans le monde pour un chiffre d'affaires de 836 millions de dollars (2016).
https://www.romandie.com/news/L-armateu ... 918838.rom

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 17 mai 2018, 16:33

Pétrole et gaz iraniens: la Chine aux aguets, face au retrait des USA

AFP / 17 mai 2018 Pékin

La Chine, assoiffée d'hydrocarbures et premier partenaire commercial de Téhéran, pourrait ignorer les sanctions américaines et muscler ses investissements en Iran, notamment au détriment du français Total --au risque d'un coûteux bras de fer avec Washington.

Pour Pékin, l'accord nucléaire iranien de 2015, dont le géant asiatique est signataire et dont l'administration Trump s'est retirée avec fracas, s'accompagne d'intérêts économiques étroits.

Des entreprises chinoises étaient impliquées en juin 2017 dans au moins 33 milliards de dollars de projets d'infrastructures en Iran: une illustration de l'ambitieux programme économique des "Routes de la Soie" que déploie Pékin en Asie et au-delà.

Le régime communiste a accordé en septembre des lignes de crédit pour 10 milliards de dollars à cinq banques iraniennes pour des chantiers d'infrastructures. En mars, les deux pays s'entendaient pour une liaison ferroviaire désenclavant le port de Bouchehr.

Certes, le rétablissement par les Etats-Unis des sanctions contre Téhéran concerne toutes les entreprises ayant des activités en territoire américain ou opérant en dollars.

"Mais ces sanctions, en entraînant le retrait d'entreprises américaines, européennes ou japonaises, peuvent aussi élargir les opportunités des firmes chinoises", indique à l'AFP l'économiste d'une université pékinoise, Hu Xingdou.

Surtout, la manne d'hydrocarbures s'avère irrésistible pour le premier pays importateur de brut: l'Iran est le 5e fournisseur de pétrole de la Chine, où il exporte plus d'un quart de sa production.

Dopés par l'or noir, les échanges commerciaux sino-iraniens ont bondi de 20% en 2017, à 37 milliards de dollars.

- Recours au yuan -

Le géant énergétique chinois CNPC est également engagé avec le français Total dans un contrat de 4,8 milliards de dollars pour développer la phase 11 du vaste champ gazier iranien Pars Sud.

Or, Total a reconnu mercredi qu'à moins d'une dérogation américaine, il "ne pourra pas continuer ce projet". Le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a aussitôt prévenu: si Total se retire, ses parts (50,1% du projet) seront allouées à CNPC.

"Vu les contentieux commerciaux et politiques sino-américains, la Chine sera réticente à se plier" aux sommations de Washington, a observé sur la chaîne CNBC Victor Shum, vice-président du cabinet IHS,

D'autant que le retrait d'acheteurs européens fera chuter le prix du brut iranien, le rendant plus attractif pour des importateurs asiatiques, ajoute-t-il.

Par ailleurs, Washington entend s'attaquer aux transactions en dollars: ce qu'un recours au yuan pourrait permettre de contourner.

"En 2012-2013, l'Iran a déjà ouvert des comptes dans les devises de certains pays achetant (son pétrole), devises qu'il utilisait pour importer des biens", relève Michael Cohen, analyste de Barclays.

"Si la Chine, l'Inde ou la Corée du Sud ne sanctionnent pas la banque centrale iranienne, il est peu probable qu'ils cessent leurs acquisitions", estime-t-il.

"Tant que (Téhéran) respecte ses obligations internationales, la Chine poursuivra une coopération concrète transparente", a confirmé Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

- Spectre du Venezuela -

Des contrats à terme pétroliers libellés en yuans ont justement été lancés en mars à Shanghai, avec l'ambition de concurrencer le Brent londonien et le WTI new-yorkais, baromètres en dollars du marché mondial.

Or, le volume d'échanges sur ces contrats shanghaïens a doublé au lendemain de la décision américaine sur l'Iran. Les échanges ont désormais quasi-triplé sur un mois.

Pékin, soucieux "d'internationaliser sa devise", pourrait imposer le yuan à Téhéran, soulignent les analystes de BMI Research.

Mais l'impact sera modéré, avertissent-ils: "Les échanges sino-iraniens ne représentent qu'une fraction du marché pétrolier mondial, et ne seront pas immunisés face aux sanctions".

"Les hydrocarbures iraniens ne sont pas irremplaçables: la Chine peut importer davantage de Russie (via un nouvel oléoduc récemment inauguré, NDLR) et d'Arabie saoudite", insiste Hu Xingdou.

Surtout, les entreprises chinoises "demeureront très prudentes pour ne pas compromettre leurs activités aux Etats-Unis ou en Occident", ajoute-t-il, notant que CNPC possède diverses coopérations avec des partenaires américains.

Selon lui, les milieux d'affaires sont traumatisés par le cas ZTE -- géant chinois des télécoms dont la survie est menacée par une sanction de Washington après qu'il ait violé un embargo américain sur l'Iran.

Enfin, l'incertitude politique à Téhéran peut être dissuasive.

"Il est possible que le régime iranien change à tout moment, faisant partir en fumée les investissements chinois", indique M. Hu. "La Chine doit tirer les leçons du passé: elle avait investi massivement en Libye et au Venezuela, et y a perdu énormément".
https://www.romandie.com/news/Petrole-e ... 918789.rom

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 17 mai 2018, 16:34

Iran: le groupe chinois CNPC remplacera Total en cas de retrait (ministre)

Téhéran AFP / 17 mai 2018

La société chinoise CNPC remplacera Total dans le contrat pour le développement en Iran de la phase 11 du champ gazier Pars Sud en cas du retrait du groupe français, a déclaré mercredi soir le ministre iranien du Pétrole.

"Total a affirmé que si elle n'obtenait pas de dérogation de la part des Etats-Unis pour continuer ses activités, elle commencera le processus pour quitter le contrat (...) Dans ce cas, la société chinoise CNPC remplacera Total et prendra ses parts. Si CNPC quitte à son tour, il restera la société iranienne Petropars", a indiqué Bijan Namdar Zanganeh, cité par l'agence Shana du ministère.

En vertu de l'accord conclu en juillet 2017, d'un montant de 4,8 milliards de dollars, Total détient 50,1% des parts du consortium,, suivi par le groupe chinois CNPC (30% des parts) et de l'Iranien Petropars (19,9%).

Le géant français a d'ores et déjà averti dans un communiqué qu'il mettrait fin à son grand projet gazier en Iran, démarré en juillet 2017, à moins d'obtenir une dérogation de la part des autorités américaines, avec le soutien de la France et de l'UE.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé que son pays se retirait de l'accord signé en 2015 entre des grandes puissances et l'Iran, qui avait accepté de brider son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales. Les Etats-Unis ont annoncé le retour des sanctions américaines contre Téhéran.

L'accord avec le consortium mené par Total était le premier signé avec l'Iran après l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire. Téhéran espérait que cet accord allait encourager d'autres sociétés occidentales mais aussi asiatiques à conclure des contrats avec l'Iran.

Mais pour le moment, seule la société russe Zarubezhneft a également signé en mars 2018 un contrat de 742 millions de dollars pour augmenter la production de deux champs pétroliers dans l'ouest du pays.

M. Zanganeh a ajouté que le contrat ne prévoyait pas de "pénalité pour la sortie de Total, mais l'argent dépensé jusque-là par le groupe ne sera pas remboursé" avant la fin des travaux. Total a dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars jusque-là.

L'Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz, après la Russie, et des quatrièmes réserves mondiales de pétrole.
https://www.romandie.com/news/Iran-le-g ... 918756.rom

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 30 juin 2018, 12:50

Europe: Chute libre prévisible des achats de brut iranien

le 29/06/2018 LONDRES (Reuters)

Les raffineurs européens réduisent leurs achats de pétrole brut iranien plus vite que prévu, laissant penser que les sanctions que les Etats-Unis veulent imposer à nouveau à l'Iran risquent d'avoir un impact bien plus marqué que celles de 2012, même si l'Union européenne (UE) cette fois-ci ne participe pas.

Washington a fait savoir que les compagnies pétrolières devaient progressivement cesser leurs activités avec l'Iran d'ici au 4 novembre au risque d'être exclues du système financier américain.

L'Europe avait imposé son propre embargo sur le pétrole iranien après les sanctions américaines imposées par Barack Obama en 2012. Cette fois-ci, les lignes de crédit sont coupées et même si les Européens s'en tiennent à l'accord sur le programme nucléaire iranien de juillet 2015, qui a entraîné la levée des sanctions contre Téhéran, les achats européens sont près de cesser purement et simplement.

"Ces sanctions seront pires que celles d'Obama. Avec lui, on savait où on allait, comment faire avec les sanctions (...) Mais avec Trump, on ne peut jurer de rien; tout le monde a peur", a dit une source de l'industrie pétrolière.

La Banque de Commerce et de Placements (BCP) suisse a dit à ses clients qu'elle arrêterait de financer les cargaisons de brut iranien au 30 juin, selon deux sources au fait du dossier.

BCP avait dit fin mai qu'elle suspendrait toute nouvelle transaction avec l'Iran et cesserait peu à peu cette activité. Un porte-parole s'est refusé à tout commentaire sur la date-butoir du 30 juin.

BCP a notamment comme clients Hellenic Petroleum, Total et Litasco, société de négoce genevoise du russe Lukoil, selon plusieurs sources au fait de la question.

Certains cherchent d'autres solutions bancaires mais la prime attachée aux tarifs du fret iranien, des prix de vente officiels élevés et l'imprévisibilité du président américain Donald Trump sont décourageants et ces raffineurs ne vont sans doute pas charger du brut iranien, ont ajouté les sources.

L'INDE DEVRAIT AUSSI RÉDUIRE SES IMPORTATIONS

Litasco a un accord de préfinancement à l'exportation de 300 millions d'euros avec l'Iran mais ne fait plus de crédit renouvelable depuis que les nouvelles sanctions ont été annoncées, a observé une source ayant une connaissance directe des faits.

Les raffineurs espagnols Cepsa et Repsol passaient par la banque madrilène Ares mais Cepsa n'importera plus à compter du début juillet, selon des sources, car les cargaisons les plus tardives n'ont pu être agréées avant l'annonce des sanctions. Cepsa avait dit auparavant qu'il chargerait du brut iranien jusqu'en novembre, espérant une exemption.

L'Europe représente 20% environ des 2,5 millions de barils par jour (bpj) que l'Iran exporte.

A l'origine, Washington voulait purement et simplement un embargo total sur les exportations pétrolières iraniennes puis la Maison Blanche a dit qu'elle examinerait chaque pays au cas par cas afin qu'un maximum d'entre eux n'importent plus la moindre goutte de brut iranien d'ici le 4 novembre.

La Turquie, gros importateur de pétrole iranien, a fait savoir qu'elle ne romprait pas ses liens commerciaux avec Téhéran.

La Turquie a acheté quelque 170.000 barils par jour de brut iranien en mai, selon des données portuaires et maritimes, ce qui est conforme à la moyenne de la période janvier-avril, selon des statistiques officielles.

L'Inde, premier importateur de pétrole iranien après la Chine, avait continué d'en acheter à l'époque des premières sanctions mais le risque de ne plus avoir accès au système financier américain pèse cette fois-ci dans la balance et le ministère du Pétrole a prévenu les raffineurs de se préparer à une "réduction radicale", voire à des importations nulles.

Le russe Rosneft se prépare lui aussi à se passer du pétrole iranien à partir de novembre à la suite d'une communication du Kremlin. Le pétrolier a déjà réduit ses importations depuis ce mois-ci.

En 2012, les acheteurs asiatiques que sont la Chine, la Corée du Sud et le Japon continuaient d'acheter autour d'un million de bpj de pétrole iranien, la moitié à peu près des flux iraniens normaux.

Des responsables gouvernementaux américains se sont rendus en Europe cette semaine et se déplaceront ensuite au Proche-Orient et en Asie afin de faire pression sur les différents pays concernés.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... en.N713979

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Re: Gaz et pétrole en Iran

Message par energy_isere » 07 juil. 2018, 13:51

Européens, Russie et Chine déterminés à soutenir les exportations de pétrole iranien

AFP parue le 06 juill. 2018

Les Européens, la Russie et la Chine ont affirmé vendredi leur volonté de permettre à l'Iran de "continuer" à exporter son pétrole et son gaz en dépit de la volonté américaine d'arrêter les exportations de brut iranien dans le cadre du rétablissement des sanctions.

Cet engagement des chefs de la diplomatie des cinq puissances restant parties à l'accord sur le nucléaire iranien (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) fait partie d'une liste de onze objectifs définis vendredi à Vienne lors d'une réunion avec l'Iran pour sauver cet accord.
....................
https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-180706

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