Canada

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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energy_isere
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Message par energy_isere » 27 mai 2006, 22:42

la fonte des glaces au Nord du Canada améne quelques petites préocupations pour le gouvernement Canadien au niveau sécurité et géostratégie :
L'Arctique canadien, nouvel enjeu géostratégique



La devise du Canada - "D'un océan à l'autre" - est le symbole de sa géographie : entre Atlantique et Pacifique. Certains ont récemment proposé qu'elle soit plutôt "D'un océan aux autres", pour inclure aussi l'Arctique. L'Arctique canadien couvre 3,4 millions de km2 et 40 % du territoire national, dont un immense archipel quasi inhabité, hormis par une poignée d'Inuits. Couvert de glace, avec des conditions climatiques extrêmes, il n'intéressait guère. Mais les temps changent. Les scientifiques l'ont abondamment démontré : il est l'une des zones les plus touchées par le réchauffement climatique. La fonte des glaces s'y accélère, la banquise s'amincit et perd des milliers de kilomètres carrés par an. On prédit déjà un rétrécissement considérable de la calotte glaciaire d'ici cinquante ans et une abondante libération des eaux dans un délai beaucoup plus rapide.


Le Canada entend défendre sa souveraineté dans une région qui excite de plus en plus les convoitises. D'importants litiges pointent : pour le contrôle maritime (avec l'accroissement de la durée annuelle d'ouverture des voies navigables), pour l'exploitation des ressources naturelles (pétrole et gaz) comme en matière de sécurité, avec l'ouverture d'un nouveau point régulier d'entrée en Amérique du Nord.

Longtemps, Ottawa a négligé l'Arctique, "sous prétexte qu'il n'y avait pas d'urgence", dit Rob Huebert, expert en géostratégie de l'université de Calgary. Tant que la glace le recouvrait, "la sécurité était gratuite", ajoute Joël Plouffe, géopolitologue à l'université du Québec, à Montréal. Ottawa a renoncé à acquérir des sous-marins nucléaires pour patrouiller sous les glaces arctiques et "ne dispose même pas d'un brise-glace polaire utilisable en toutes saisons", souligne Michael Byers, juriste spécialiste des questions de souveraineté en Arctique à l'université de Colombie-Britannique.

Devant les conséquences du réchauffement climatique, les politiciens canadiens s'activent. "Le Canada, affirme M. Huebert, doit avoir une politique de l'Arctique dotée de fonds adéquats, pour s'assurer que ses intérêts y seront protégés." En campagne électorale en décembre 2005, l'actuel premier ministre conservateur, Stephen Harper, a présenté un "plan arctique", incluant notamment la construction de trois brise-glaces, une présence plus soutenue de militaires et de rangers, des systèmes de surveillance pour les navires et la détection de sous-marins.

Fin avril, il octroyait à la défense des fonds supplémentaires substantiels. Une partie ira à "l'amélioration des capacités des forces armées de protéger la souveraineté et la sécurité du Canada en Arctique". En attendant, garde côtière et armée font tout pour "démontrer" une souveraineté qu'on lui conteste déjà. Car, depuis 1969, des navires américains ont plusieurs fois pénétré sans permission dans ses eaux. Dernier incident : un sous-marin a transité sans autorisation, en décembre 2005, par le passage du Nord-Ouest, la voie ouverte en 1906 par Roald Amundsen. En 1986, le Canada avait tracé autour de son archipel arctique des "lignes de base droites", une méthode reconnue par les Nations unies pour délimiter des eaux territoriales autour d'îles. Etats-Unis et Communauté européenne avaient manifesté leur désaccord, qui s'envenime aujourd'hui avec la libération des eaux.


"LIBRE" PLUSIEURS MOIS PAR AN


Le litige le plus important porte sur le statut juridique du passage du Nord-Ouest, qui serpente sur 5 000 km. Ottawa revendique une "souveraineté historique" sur ses eaux et veut contrôler les allées et venues de tous les navires. Un jour, ils y viendront nombreux, attirés par cette voie maritime qui, en évitant le canal de Panama, raccourcira de 7 000 km les distances entre Europe et Asie. A court terme, les scientifiques canadiens pensent que la "vieille glace" et les icebergs rendront la navigation par les chenaux de l'ouest de l'archipel plus dangereuse. Mais, d'ici dix à quinze ans, le passage du Nord-Ouest sera "libre" plusieurs mois par an, facilitant une navigation qui amènera son lot de problèmes (risques de marée noire, de naufrages, trafic de drogue, d'armes ou d'immigrants, porte d'entrée pour terroristes...).

Les Etats-Unis, comme l'Europe, jugent que ce passage ouvrant sur deux océans doit être un détroit international libre d'accès. Le Canada risque de se retrouver rapidement isolé sur la scène internationale. Pour sortir de l'impasse, M. Plouffe suggère d'"abandonner la rhétorique sur la souveraineté, une bataille perdue d'avance pour Ottawa, qui sera incapable d'assurer le contrôle d'une zone aussi stratégique pour les Etats-Unis. Mieux vaudrait, estime-t-il, coopérer avec les Américains pour protéger nos intérêts environnementaux, économiques ou de sécurité".

Il ne croit pas que les Américains veuillent vraiment d'un détroit international, qui serait une menace de plus pour leur sécurité. Le Canada a, selon M. Huebert, "perdu une bonne occasion de mettre le sujet sur la table avec Washington après les attentats de 2001". Et, ajoute M. Byers, "il est grand temps de persuader les Américains que leurs intérêts en matière de sécurité seraient mieux protégés dans le passage du Nord-Ouest avec un contrôle canadien renforcé qu'en s'en remettant à un régime international laxiste". De fait, seul un accord américano-canadien éviterait l'internationalisation des eaux.

Deux autres "conflits arctiques" touchent le Canada. A l'est, il se dispute depuis trente ans avec le Danemark l'île de Hans, située entre le Groënland et l'île d'Ellesmere. L'enjeu est stratégique pour le contrôle du trafic maritime et l'exploitation de réserves pétrolières et gazières. En août, après des années de "guerre de drapeaux", les deux pays ont entamé des négociations sur le statut de l'île.

Au nord-ouest de l'Arctique, qui pourrait renfermer jusqu'à un quart des réserves mondiales de pétrole et gaz, la fonte des glaces laisse aussi entrevoir un futur eldorado. En mer de Beaufort, le Canada traîne une vieille querelle sur sa frontière maritime avec les Etats-Unis... au coeur d'une zone d'importants gisements sous-marins. M. Huebert prévoit une "grande bataille en perspective pour le Canada, à l'heure où les Américains parlent tant de sécurité énergétique".

Même défi dans l'extrême Arctique, très riche en pétrole et en gaz... et point de jonction des plateaux continentaux du Canada, des Etats-Unis et de la Russie. Là, chacun peut revendiquer des droits sur le sol et le sous-sol marin adjacent à son plateau, en vertu de la convention des Nations unies sur le droit de la mer...

Anne Pélouas
Article paru dans l'édition du 27.05.06

source le monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 568,0.html

tom
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Message par tom » 02 juin 2006, 15:24

Le 1 juin 2006 - 17:34
L'Alberta pourrait tripler sa production de pétrole d'ici 2015, selon l'ONE
Presse Canadienne

La production de pétrole extrait des sables bitumineux de l'Alberta pourrait presque tripler d'ici 2015 et atteindre trois millions de barils par jour, selon les dernières estimations de l'Office national de l'énergie (ONE).

Pour l'année 2005, cette production s'établissait à 1,1 million de barils par jour.

"Cette augmentation signifie que le Canada est bien placé pour devenir un chef de file mondial en production de pétrole", a déclaré le président de l'ONE, Kenneth Vollman, dans un communiqué transmis jeudi.

"Les contraintes sont toutefois nombreuses pour les entreprises productrices, notamment la hausse des dépenses en immobilisations et frais d'exploitation, la pénurie de main-d'oeuvre ainsi que les questions d'infrastructure et d'environnement", a-t-il ajouté.

Grâce aux sables bitumineux, le Canada est deuxième au monde en termes de réserves connues d'hydrocarbures.

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Message par GillesH38 » 02 juin 2006, 17:00

Un petit bémol peu souvent souligné.

Comme tout le monde le sait , ici tout du moins, les sables bitumineux sont extremement gourmands en énergie pour etre produits. Il faut bruler l'équivalent de deux baril pour en produire trois. Pour le moment, c'est fait avec du gaz naturel, encore abondant au Canada. Mais il est entré en dépletion, et le gaz est indispensable pour la production électrique canadienne et américaine : selon toutes vraisemblance , il faudra arreter de l'utiliser , et utiliser plutot le produit des sables bitumineux eux meme pour les extraire.

Sauf qu'alors, sur les trois millions de barils produits, on en consommera deux pour les extraire; donc on sera toujours à un utile ! :lol:

bien sur, on aura économisé du gaz par rapport à maintenant, mais on n'aura pas plus de carburant pour autant. Autrement dit, l'augmentation de production de pétrole sera tres vite bouffée par la dépletion du gaz.
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Message par greenchris » 02 juin 2006, 17:19

Oui, mais AREVA a la solution : des centrales nucléaires.

Entendu hier soir au café de l'énergie à Paris.
Le charbon et le gaz prendront sa place (temporairement).
Dans l'ordre, Sobriété, Efficacité et enfin Renouvelables (negawatt).
Attention aux utopies techniques (Global Chance)

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energy_isere
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Message par energy_isere » 28 déc. 2006, 20:33

Les exportations de Gaz du Canada vers les USA vont bientot plonger.

Le Canada va garder le Gaz pour ses propres besoins , pour l' énergie nécessaire à l' exploitation des sables bitumineux, et l' investissement pour le Gaz est affaibli par la volonté de mettre plus d' investissements dans l' exploration de pétrole.
Canada gas exports to U.S. could plunge: analyst

CALGARY, Alberta (Reuters) - Canadian natural gas exports to the United States could post the largest drop in a generation in 2007, an analyst says, as exploration cuts reduce supply and home-grown demand to fuel oil sands output booms.

Martin King, who follows energy commodities at FirstEnergy Capital, a Calgary investment bank, expects exports to fall by up to a billion cubic feet a day next year, down about 10 percent from current shipments around 10 billion cubic feet a day.

"The supply picture is looking rather negative," King said. "You have to go back to 1984 to see a (similar) downward trend."

King speculated the cut in exportable gas will come on both the supply and demand side.

On supply, Canada's energy companies are losing their enthusiasm for drilling natural gas. Costs are high, prices volatile -- but lower than they have been -- and concentrating on finding new oil to pump has proved more profitable.

Many of the country's biggest producers have announced big cuts to their gas-exploration programs next year. Included in the list are Canadian Natural Resources Ltd. (CNQ.TO: Quote) and Devon Energy Corp. (DVN.N: Quote), which have both put the brakes on spending to find new gas reserves.

Canadian Natural, the country's No. 2 gas producer, cut its gas program by nearly half to focus on more profitable oil projects. Devon blamed inflation in Western Canada, where it produces nearly a third of its natural gas, for its cutback.

The two aren't alone. Other firms that have decided to take a pass on big boosts to Canadian gas exploration budgets next year are Petro-Canada (PCA.TO: Quote), EnCana Corp. (ECA.TO: Quote), and Talisman Energy Inc. (TLM.TO: Quote), although both Talisman and EnCana still have substantial drilling programs.

"Natural gas projects are being moved lower and lower down the priority list," King wrote in a report.

The lack of enthusiasm for gas comes as the gas price outlook remains unfocused. Temperatures have been mild since the hurricanes in the Gulf of Mexico pushed natural gas above $15 per million British thermal units last year.

The 2005 price jump prompted a flurry of drilling, with a record 23,900 wells expected to be drilled in Canada this year, according to the Petroleum Services Association of Canada.

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Message par lionstone » 29 déc. 2006, 08:55

Je suggère aux canadiens de commander d’urgence en grande série des batteries de Tor-M1 aux russes pour palier à toute éventualité on ne sait jamais, surtout que les ricains vont récupérer bientôt les troupes irakiennes en mal de revanche et d’invasion d’un pays facilement contrôlable.
Les canadiens peuvent aussi éventuellement s’associer avec le Venezuela et l’Iran pour un embargo commun de l’empire ou acquérir la technologie de la bombe en coopérant avec Téhéran car…
La bombe c'est du gagnant/gagnant.

Le nucléaire Iranien est porteur de paix dans la région.
Que du bon, l’année 2007 promet d’être passionnante.:-D
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Message par MathBreizh » 29 déc. 2006, 10:21

lionstone a écrit :Que du bon, l’année 2007 promet d’être passionnante.:-D
Heu... Je me permets d'émettre quelques doutes quant au choix du mot "passionante"... Je suggère de le remplacer par "dangereuse" plutôt :roll:
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Message par Environnement2100 » 29 déc. 2006, 10:31

Les Canadiens ont du mal à vendre leur gaz à quiconque autre que les USA ; d'un autre côté, les USA investissent lourdement dans leurs sables pourris. C'est une association étroite gagnant-gagnant, même si l'un est condamné à s'entendre avec l'autre.
Le Canada n'existerait déjà plus s'il n'y avait les USA ; leur destinée commune est l'anschluss, sur fond de réchauffement des immenses plaines vides du Manitoba.
Trop de mépris entraîne des méprises - Phyvette, ca 2007.

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Message par paul_mtl » 02 janv. 2007, 00:05

D'apres un documentaire récent sur l'Alberta, l'exploitation des sables bitumineux semble être une vrai catastrophe écologique tout en étant actuellement un boom économique pour cette province canadienne.
Elle attire les canadiens des autres provinces à tel point qu'il y a une pénurie de logements/maisons. C'est l'Eldorado de l'or noir pour les 10 prochaines années.

Sinon des élections fédérales canadiennes pour le printemps 2007 et sans doute provinciales au Quebec.
Je devrais donc voter 3 fois avec l'élection presidentielle Française cocorico !!!
:-D

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Message par cicero » 21 janv. 2007, 05:27

tom a écrit :Le 1 juin 2006 - 17:34
L'Alberta pourrait tripler sa production de pétrole d'ici 2015, selon l'ONE
Presse Canadienne
Selon une enquête de Zone Libre (SRC), il s'agit plus de multiplier par au moins 5 (~5Mbj). Et les EU font de grosse pression pour que ça se fasse vitesse grand V. Un rapport de réunion EU-CND (gouvernements et corporations) indique même que les gouvernement devrait alléger les procédure et les lois environnementale pour accélérer les travaux...

Ça explique bien des actions du régime Harper; rejet de kioto et de la parole donnée, sont nouveau plan «Fairr dyuhh Kanada le soupêrr pouissssansse de energy»...

Aucun pétrole d'alberta n'arive dans l'est du Canada, et aucun plan n'est prévue pour ça. Tout le pétrole ira aux EUs... C'est sans doute le Plan B de Bu$h face à sont échec en IRAK...

J'imagine que le Gouvernement fédéral n'a pas trop le choix d'être d'accord... Si il ne veux pas voir débarquer les Panzers du «Kanada Korps» US pour «sécuriser» la région de l'Alberta...
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Message par Kayafou » 24 janv. 2007, 00:15

Voici l’enquête de Radio Canada dont cicero fait référence.
C’est effectivement une catastrophe totale.
« Il faut simplifier les processus d’approbation environnementale afin de mettre en place des oléoducs… »
Il semble clair que la politique américaine énergétique de ces prochaines années consiste à réduire drastiquement la dépendance envers les pays du Moyen-Orient en piochant dans les réserves du Canada.

http://www.radio-canada.ca/actualite/zo ... ccueil.asp
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Message par Tiennel » 24 janv. 2007, 01:39

Bah, en Europe ce n'est guère mieux : les EDF et autres RWE ne rêvent que d'une chose, faire construire plein de lignes à haute tension pour alimenter les pays de l'Est et du Sud...

Quand il y aura suffisamment d'éoliennes, on pourra utiliser la jurisprudence : "un pylône de plus, un pylône de moins..." :smt077
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Message par cicero » 24 janv. 2007, 04:46

L'idée assurément débile de multiplier par 5 la production des sable bitumineux, à coup de centaines de milliards de dollars, me semble un signe du niveau de panique et de désespoir de l'industrie et des gouvernements ploutocratiques du Canada et des EUs... Ça sent le pic tout ça... Sinon pourquoi se lancer dans un projet aussi gigantesque, démesuré et dantesque en y engloutissant des quantités de fric à peine concevables?

L'Alberta va connaître une pollution proportionnelle à la démesure et à la démence de ce projet abject. Si ils utilisent le nucléaire pour faire leur chaleur au point ou ils en seront rendus ils pourront jeter les grappes d'uranium brûlé dans les bassins «d'eau» de décantation si on peut appeler ça de l'«eau»... :roll:

Vivement un baril à 500$ pour avoir un beau crash mondial et en finir!
Dernière modification par cicero le 24 janv. 2007, 06:51, modifié 1 fois.
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Message par MathBreizh » 24 janv. 2007, 05:07

cicero a écrit :Vivement un baril à 500$ pour avoir un beau crash mondial et en finir!
J'en salive d'avance ! :-D
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Message par Tyler Durden » 24 janv. 2007, 10:45

Ça sent le pic tout ça... Sinon pourquoi se lancer dans un projet aussi gigantesque, démesuré et dantesque en y engloutissant des quantités de fric à peine concevables?
peut être en vue d'un "joyeux bordel" au moyen orient

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