Iran

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Iran

Message par energy_isere » 04 août 2018, 09:22

Iran Air va recevoir 5 nouveaux appareils ATR dimanche

AFP le 04/08/2018

Iran Air a indiqué samedi qu'elle allait prendre livraison dimanche de 5 nouveaux avions de la compagnie franco-italienne ATR avant de nouvelles sanctions américaines contre le pays.

"Se fondant sur les accords existants, cinq nouveaux appareils ATR seront délivrés dimanche à 04h30 GMT à l'aéroport de Mehrabad", a précisé un communiqué de la compagnie publique iranienne.
https://www.google.fr/amp/s/amp.lepoint.fr/2241367

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Re: Iran

Message par energy_isere » 05 août 2018, 08:50

Sanctions contre l'Iran: les entreprises européennes touchées

AFP le 05/08/2018

Le retrait américain de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et le rétablissement prévu de dures sanctions économiques compromet les activités des multinationales européennes en Iran. Tour d'horizon des principaux secteurs concernés.

Automobile
Face à la réinstauration annoncée à la mi-mai de sanctions américaines, les constructeurs français Renault et PSA, qui écoulent près de la moitié des voitures neuves immatriculées en Iran, ont communiqué de façon très différente.

PSA a annoncé début juin qu'il préparait la suspension de ses activités sur ce qui est son principal marché étranger en volume, minimisant toutefois l'ampleur de son retrait, "moins de 1 % de son chiffre d'affaires".

Renault a pour sa part assuré ne pas vouloir abandonner ses activités en Iran, quitte à "réduire la voilure très fortement" mais sans mettre en danger les "intérêts" de l'entreprise. Le 16 juillet, le constructeur annonçait une baisse de 10,3 % de ses ventes en Iran au premier semestre, à 61.354 unités.

Même s'ils restent très discrets, les poids lourds allemands seront également pénalisés. En particulier, Daimler, signataire en 2016 de protocoles d'accord avec deux groupes iraniens pour produire et commercialiser des camions Mercedes-Benz. Et Volkswagen, qui avait annoncé en 2017 son intention de recommencer à vendre des voitures en Iran, après 17 ans d'absence. Fortement implanté aux Etats-Unis, le constructeur sera probablement contraint de renoncer au marché iranien.

Aéronautique

Les plus gros contrats signés après l'accord sur le nucléaire concernaient l'industrie aéronautique, l'Iran souhaitant moderniser une flotte vieillissante.

Airbus avait enregistré des commandes de compagnies iraniennes pour 100 avions. Seuls trois appareils ont été livrés à ce jour, tous munis de licences américaines, rendues nécessaires par l'utilisation de pièces fabriquées aux Etats-Unis. Mais la perte du marché iranien ne serait pas trop lourde pour Airbus. Avec 7.168 avions en carnet de commandes au 30 juin, l'avionneur européen a de quoi voir venir.

La compagnie Iran Air a annoncé samedi qu'elle va recevoir 5 nouveaux avions du constructeur français ATR dimanche sur une commande totale de 20 appareils, dont 8 ont déjà été livrés. Ils sont fabriqués près de Toulouse par cette coentreprise entre l'européen Airbus et l'italien Leonardo mais 10 % des pièces viennent des Etats-Unis. Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire avait dit cette semaine espérer obtenir un feu vert américain pour la livraison de 8 avions avant l'entrée en vigueur des sanctions.

Industrie pétrolière
Après l'accord de 2015, le groupe pétrolier et gazier français Total s'était associé au chinois CNPC pour investir 5 milliards de dollars dans l'exploitation du gisement gazier South Pars, dans le Golfe Persique.

Un projet dont Total, qui n'a pas pu obtenir de dérogation américaine, va probablement se désengager.

Toutefois, le groupe n'a pas investi plus de 100 millions de dollars dans cette opération, ce qui limitera ses pertes. L'Iran a prévenu que Total serait remplacé par CNPC, une compagnie d'Etat chinoise.

Le géant gazier italien ENI, dont le contrat d'achat de 2 millions de barils de pétrole chaque mois expire fin 2018, a préféré rester prudent et n'a pas resigné d'accord avec l'Iran.

-Industrie ferroviaire et navale -

L'industrie ferroviaire italienne pourrait pâtir des sanctions. Le groupe public des chemins de fer Ferrovie dello Stato a en effet signé en juillet 2017 un accord pour la construction d'une ligne à grande vitesse entre Qom et Arak, dans le nord de l'Iran.

Plusieurs accords de coopération avaient également été conclus entre l'Iran et le groupe de construction navale Fincantieri en 2016.

L'Italie est en outre redevenue le premier partenaire commercial européen de l'Iran, ses exportations vers ce pays ayant augmenté de 12,5 % en 2017, atteignant 1,7 milliard d'euros.

Tourisme
Les compagnies britannique British Airways et allemande Lufthansa, qui avaient repris des vols directs vers Téhéran, vont devoir cesser cette activité si elles veulent continuer à opérer librement des vols transatlantiques.

Le français AccorHotels, qui a ouvert deux hôtels à l'aéroport de Téhéran en 2015, pourrait être pénalisé, tout comme le groupe émirati Rotana Hotels qui disait vouloir s'implanter en Iran.

L'espagnol Melia Hotels International, qui a signé un accord en avril 2016 pour gérer un hôtel de luxe cinq étoiles en Iran, le Gran Melia Ghoo, a indiqué qu'il est en cours de construction et qu'il ne souhaite pas se prononcer sur "ces questions politiques", surtout dans cette phase "tellement prématurée."

Industrie
L'allemand Siemens s'était relancé en Iran en mars 2016, dans la foulée de l'accord sur le nucléaire, en s'associant à l'iranien Mapna dans les turbines à gaz et les générateurs pour centrales électriques. En janvier, il avait signé un contrat portant sur 12 compresseurs pour deux usines de traitement du gaz naturel.

Un porte-parole du groupe, joint par l'AFP, a assuré vendredi que le groupe voulait "rester en stricte conformité" avec les réglementations en cours sur les exportations, y compris les sanctions américaines, sans toutefois annoncer son retrait.

Le groupe de gaz industriels français Air Liquide "a décidé de cesser toute activité commerciale" dans ce pays, a indiqué à l'AFP une porte-parole qui a précisé que la firme n'a en revanche "pas d'investissements en Iran".

Selon l'organisation patronale Institute of Directors, certaines firmes britanniques ont des contrats en Iran dans les infrastructures, le solaire, l'ingénierie ou encore la santé.

Pharmaceutique
Le français Sanofi, présent en Iran depuis une douzaine d'années, "continue" ses activités "en plein accord avec les règles internationales", selon un porte-parole, pour qui "il est encore trop tôt pour commenter les impacts potentiels sur les opérations de notre entreprise en Iran".

Secteur bancaire
Des banques allemandes, telles que l'établissement régional Helaba et l'institut de Francfort DZ Bank, ont décidé de se retirer à la suite de l'annonce des sanctions par Donald Trump à la mi-mai.
http://www.lepoint.fr/automobile/actual ... 88_683.php

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Re: Iran

Message par energy_isere » 06 août 2018, 07:30

C'est pour demain matin.
......
Une première vague de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran entrera en vigueur mardi à 04h01 GMT. Elle comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des sanctions sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.
.......
https://lexpansion.lexpress.fr/actualit ... 29545.html

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Re: Iran

Message par kercoz » 06 août 2018, 10:47

Une réplique serait un boycot des produits américains par le reste du monde. Je parle des consommateurs. Avec une campagne de presse tres médiatisée pour impressionner le blaireau ricain moyen.
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Iran

Message par energy_isere » 07 août 2018, 06:55

IRAN: WASHINGTON RÉIMPOSE DES SANCTIONS, TÉHÉRAN CRIE À LA "GUERRE PSYCHOLOGIQUE
https://www.capital.fr/economie-politiq ... es-1301789

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Re: Iran

Message par energy_isere » 07 août 2018, 13:10

Daimler abandonne ses projets en Iran après les sanctions US

Reuters 07/08/2018

Le constructeur automobile allemand Daimler a annoncé mardi renoncer à développer ses activités en Iran après l'entrée en vigueur mardi des nouvelles sanctions américaines contre la République islamique.

"Nous avons cessé nos activités déjà réduites en Iran, conformément aux sanctions applicables", a précisé le groupe dans un communiqué.

Début 2016, Daimler avait créé une coentreprise avec le constructeur et concessionnaire local Iran Khodro afin de produire et de distribuer des camions Mercedes-Benz dans le pays.

Daimler, qui a dit qu'il resterait très attentif à l'évolution de la situation, avait prévu d'ouvrir un bureau à Téhéran.

Le quotidien allemand Stuttgarter Zeitung avait le premier fait état du retrait de Daimler d'Iran.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 3ad02ffb14

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Re: Iran

Message par CP3 » 07 août 2018, 20:42

Mais la Chine et la Russie risquent de ne pas abandonner l' Iran ,en effet ces pays tremblent moins devant les Us . Car ces non alignés ou moyennement alignés devant l' ordre Us ont quand même plus de moyens et un état d' esprit différent pour mieux pouvoir dire non .

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Re: Iran

Message par energy_isere » 08 août 2018, 00:38

L'Irak appliquera les sanctions contre l'Iran à contrecoeur (Premier ministre)

AFP le 07 août 2018

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s'est dit mardi contraint à contrecoeur d'appliquer les sanctions américaines contre son grand voisin iranien, arguant que son pays avait lui-même souffert de 12 ans d'embargo international.

"Nous ne soutenons pas les sanctions parce qu'elles sont une erreur stratégique, mais nous sommes contraints de les respecter", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

"De manière générale, les sanctions sont injustes, c'est ma position et je l'ai énoncée", a-t-il souligné.

Dans le même temps toutefois, a-t-il poursuivi, "nous sommes attachés à protéger notre peuple et nos intérêts".

Bagdad est allié à la fois de Washington --un allié stratégique dans la guerre qu'il a déclarée "finie" fin 2017 contre les jihadistes-- et de Téhéran, puissance régionale chiite fortement impliquée dans les affaires politiques irakiennes.

L'Irak est le deuxième importateur de produits iraniens hors hydrocarbures pour une somme qui a représenté en 2017 quelques six milliards de dollars.

Les provinces irakiennes frontalières de l'Iran dépendent également en grande partie de la République islamique pour leur approvisionnement en électricité. Les entreprises privées iraniennes ont cependant récemment coupé le courant qui alimentait notamment la riche province pétrolière et côtière de Bassora, en raison d'importants impayés.
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-180807

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Re: Iran

Message par energy_isere » 09 août 2018, 20:35

L'export de vaches normandes vers l'Iran contrarié par les sanctions américaines


AFP 09/08/2018

Des milliers de vaches devaient s'envoler vers Téhéran, mais risquent de rester clouées au sol: en Normandie, le rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran touche déjà la filière viande, compromettant ses chances de nouer de juteux liens commerciaux.

"Ce projet vise à alimenter l'un des plus grands abattoirs d'Iran avec des vaches françaises", et représente "dix ou quinze millions d'euros", mais pourrait être "abandonné", soupire Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l'Orne.

Impulsé notamment par l'élue normande, un contrat avait été signé en 2016. Après l'accord sur le nucléaire iranien, une puissante chaîne d'abattoirs, Seamorgh, souhaitait acquérir des vaches normandes, pour "remonter une filière bovine de qualité" au Moyen-Orient, explique-t-elle.

Objectif: envoyer à terme, chaque année, 10.000 à 20.000 jeunes bovins originaires de Normandie, essentiellement d'espèce charolaise, en direction d'un abattoir près de Téhéran, constituant la première importation de viande vivante étrangère depuis la révolution islamique.

Un premier envoi "test" avait été réalisé avec succès en octobre 2017: 310 "broutards" de quelques mois, destinés à être engraissés sur place, avaient rejoint le pays des mollahs en avion, "dans de très bonnes conditions", précise Mme Goulet.

D'abord réticents, car craignant un impact sur les prix du marché français, les agriculteurs s'étaient finalement, pour beaucoup, réjoui de l'opération. "Les bovins ont été achetés au même prix qu'en France. L'accord représentait une opportunité intéressante pour les éleveurs", indique Anne-Marie Denis, présidente de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de l'Orne.

"Mais on espérait proposer plus tard d'autres produits: des aliments pour le bétail", et surtout "de la viande transformée, à haute valeur ajoutée", poursuit l'agricultrice.

La région Normandie, comme la Chambre d'agriculture régionale, s'étaient engagées dans le projet.

- Des milliards de dollars de pénalités -

Mais leurs espoirs ont été douchés par le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire, et les sévères sanctions économiques américaines rétablies mardi.

Celles-ci comprennent notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, pour les entreprises continuant à commercer avec l'Iran.

"Quiconque fait des affaires avec l'Iran ne fera PAS d'affaires avec les Etats-Unis", a averti mardi Donald Trump sur Twitter.

Prises en étau, les banques françaises engagées dans le projet normand "refusent maintenant l'argent iranien", présenté sous forme de lettres de crédit. Agrial, coopérative agricole normande chargée de collecter les bovins dans différents élevages, s'est retirée du projet. La Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur), supposée couvrir les exportations, "ne pourra le faire", ajoute Nathalie Goulet.

"On se retrouve sans banque, et pratiquement sans partenaire technique", résume-t-elle.

Coup dur pour l'élevage normand, cette situation n'est qu'un reflet d'une problématique plus large: Daimler, PSA, British Airways, Lufthansa, Air Liquide ont décidé de jeter l'éponge en Iran. Tous se souviennent de la lourde amende, de près de neuf milliards de dollars, infligée en 2014 à BNP Paribas pour avoir contourné des embargos.

"Nous ne sommes pas à l'abri d'un coup de folie de Donald Trump, qui pourrait décider du jour au lendemain de boycotter un autre pays, comme le Japon", alerte la sénatrice, réclamant "plus d'Europe" et des moyens pour "lutter contre l'extraterritorialité du droit américain".

L'Union européenne a justement activé mardi une loi, dite "de blocage", visant notamment à annuler les effets, dans l'UE, de toute décision de justice étrangère fondée sur les sanctions. Le règlement interdit aux entreprises européennes de se conformer aux effets extraterritoriaux des sanctions, sous peine de pénalités, et leur ouvre le droit à une indemnisation, mais son efficacité n'a jamais été éprouvée.

Si le projet normand est "en suspens", il n'est "pas abandonné", assure le président de la région Normandie Hervé Morin.

"Nous attendons les détails de l'embargo et la réaction européenne", mais "si les banques françaises refusent de participer", des circuits financiers alternatifs, comme des "banques étrangères", pourraient être envisagés, explique-t-il.

Les Iraniens "tiennent à ce marché", conclut Nathalie Goulet, cherchant aussi un "autre moyen de paiement" que le système bancaire Swift pour contourner les sanctions... Et "pourquoi pas le bitcoin".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f34d688802

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Message par energy_isere » 24 août 2018, 22:21

Air France et British Airways annoncent l'arrêt de leurs liaisons vers Téhéran

Par RFI Publié le 23-08-2018

Air France stoppe ses vols vers Téhéran à compter du 18 septembre, a annoncé ce jeudi 23 août la direction de la compagnie aérienne française. Une décision semblable vient d'être prise par sa concurrente britannique, British Airways. Air France justifie son choix par la faible rentabilité commerciale de la liaison Paris-Téhéran.

La liaison Air France vers Téhéran avait repris à l'été 2016 avec la levée des sanctions internationales contre le régime iranien. Seulement deux ans plus tard, la voilà de nouveau suspendue. Elle n'était plus rentable, explique la compagnie aérienne, du fait des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran.

Le contexte est certes peu propice aux voyages d'affaires, avec l'abandon du marché iranien annoncé par plusieurs grandes sociétés françaises, dont Total et PSA.

Air France avait déjà réduit au minimum les vols Paris-Téhéran cet été, en les confiant à sa compagnie à bas coût Joon. Elle n'assurait plus qu'une liaison hebdomadaire, contre trois auparavant.

British Airways et KLM boycottent également Téhéran

KLM, la compagnie néerlandaise alliée à Air France, avait déjà jeté l'éponge début juillet, avec l'arrêt des vols Amsterdam-Téhéran programmé pour le 24 septembre.

Air France annonce sa décision quelques minutes après British Airways. La compagnie britannique suspendra ses liaisons Londres-Téhéran le 23 septembre.

Parmi les grandes compagnies européennes, seuls le transporteur allemand Lufthansa et son concurrent italien Alitalia assurent encore des vols vers Téhéran.

Un coup dur pour l'Iran

La décison des deux compagnies aériennes intervient après le départ de nombreuses entreprises européennes, notamment le groupe pétrolier français Total ou le constructeur automobile Peugeot, du pays. Air France et British Airways avaient repris leurs vols vers Téhéran après l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

L'arrêt des vols des compagnies aériennes occidentales aura en tout cas un effet direct sur le tourisme en Iran. Avec l'accord nucléaire, les touristes occidentaux avaient commencé à revenir en Iran, même si le nombre des touristes européens restaient encore faible.

Les sanctions américaines ont également fait baisser le nombre de touristes iraniens se rendant à l'étranger. En effet, la monnaie iranienne a perdu environ 70% de sa valeur par rapport au dollar et les voyages à l'étranger sont devenus trop chers pour de nombreux Iraniens. De même, cela va affecter des millions d'Iraniens vivant à l'étranger qui avaient l'habitude de se rendre en Iran pour visiter leurs familles.
http://www.rfi.fr/economie/20180823-air ... ls-teheran

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Message par energy_isere » 26 août 2018, 13:51

Le ministre de l'économie en Iran vient de se faire limoger.
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Iran ... 948259.rom

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Message par energy_isere » 03 sept. 2018, 21:05

La devise iranienne au plus bas face au dollar

Publié le 03/09/2018 LONDRES (Reuters)

La devise iranienne, le rial, est tombée lundi à un nouveau plus bas face au dollar sur le marché informel, toujours fragilisée par la dégradation de l'économie et le retour progressif des sanctions américaines.

D'après le site spécialisé Bonbast.com, le dollar était proposé lundi au cours de 128.000 rials.

La devise iranienne souffre depuis des mois de la faiblesse de l'économie, des difficultés financières de banques locales et de la demande massive de dollars de la part d'Iraniens qui redoutent les effets du retrait des Etats-Unis de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique.

La décision, formalisée début mai par Donald Trump, a conduit au rétablissement début août d'une première série de sanctions économiques et commerciales. Une seconde vague, portant notamment sur le secteur pétrolier, est attendue pour début novembre.

L'effondrement de la devise iranienne pèse sur le pouvoir d'achat de la population iranienne et a entraîné une série de manifestations contre la vie chère, qui ont parfois dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.

La chute du rial a également un impact sur les structures du pouvoir de la république islamique, fragilisant le président Hassan Rohani qui avait fait de l'accord sur le nucléaire, et de la levée parallèle des sanctions, la pierre d'angle de sa politique.

La semaine dernière, le Parlement iranien a limogé son ministre des Affaires économiques et des Finances, Massoud Karbasian.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ar.N736563

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Re: Iran

Message par energy_isere » 17 sept. 2018, 22:05

L'Iran accuse Moscou et Ryad de prendre en otage le marché pétrolier


L'Usine Nouvelle 15/09/2018
LONDRES (Reuters)

L'Iran a accusé samedi l'Arabie saoudite et la Russie d'avoir pris le marché pétrolier en otage, alors que les Etats-Unis cherchent à réduire à néant d'ici novembre les exportations pétrolières de Téhéran et encouragent les autres pays producteurs à augmenter leur offre.

"La Russie et l'Arabie saoudite affirment vouloir équilibrer le marché pétrolier mondial, mais cherchent en fait à s'emparer de la part de l'Iran", a déclaré le représentant de l'Iran à l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), Hossein Kazempour Ardebili, à l'agence SHANA, canal d'information du ministère iranien du Pétrole.

"Les efforts de (Donald) Trump pour priver l'Iran d'accès au marché mondial du brut ont incité la Russie et l'Arabie saoudite à prendre ce marché en otage", a-t-il ajouté.

"L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis transforment l'Opep en instrument des Etats-Unis", a encore accusé le délégué iranien.

Vendredi, Hossein Kazempour Ardebili estimait cependant que les Etats-Unis ne parviendraient pas à leurs fins car le marché est selon lui trop tendu et les producteurs autres que l'Iran n'ont pas la possibilité de combler un tel déficit.

Sous la pression de Washington, l'Opep et la Russie ont convenu en juin dernier de relever leur production afin de faire baisser les prix du pétrole.

Même si la production du cartel pétrolier a augmenté depuis lors, l'Arabie saoudite a moins augmenté sa production qu'elle ne l'avait indiqué au départ.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... er.N741809

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Re: Iran

Message par energy_isere » 20 sept. 2018, 07:09

Volkswagen annonce qu'il se retire d'Iran.

https://www.connaissancedesenergies.org ... erg-180920

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Re: Iran

Message par energy_isere » 24 sept. 2018, 20:38

L’économie iranienne déjà écrasée par les sanctions américaines?

Par Dominique Baillard RFI 24 septembre 2018

Après Air France, British Airways a mis fin ce week-end à ses vols vers Téhéran. Bien avant l'entrée en vigueur de la deuxième vague des sanctions américaines, le 4 novembre prochain, l'économie iranienne est déjà durement affectée par les mesures prises par l'administration Trump.


La plupart des entreprises européennes ont déjà quitté l’Iran. Malgré les efforts de Bruxelles pour mettre en place un circuit commercial alternatif, sans recourir au dollar dans les échanges. Total a renoncé à son investissement à 5 milliards d’euros, tout comme la Deutsche Bahn dans le secteur ferroviaire. Les entreprises italiennes elles aussi plient bagage. Des défections qui contribuent à plomber un peu plus l’économie de l’Iran et le moral de ses habitants. Les couches-culottes sont désormais introuvables ou hors de prix en raison d’un manque de matière première pour les fabriquer. L’inflation culminera à 60% cette année annonce banque centrale. En raison de la chute du rial : -70% face au dollar depuis que Washington s’est retiré de l’accord sur le nucléaire.

Le poumon de l’économie iranienne, le secteur pétrolier, visé par cette deuxième vague de sanctions

Le commerce du pétrole représente 70% des exportations de la République islamique, il a déjà fortement baissé au mois d’août : les livraisons sont passées en dessous de la barre des 2 millions de barils par jour après avoir culminé à 2,5 millions de barils au mois d’avril. La tendance est toujours à la baisse en septembre. Etant donné que le cours de l’or noir est aujourd’hui autour de 80 dollars le baril, cette baisse des volumes est encore compensée par la valeur de la marchandise, mais on s’attend à une dégradation de la situation à partir du mois d’octobre. Les exportations iraniennes de pétrole pourraient bien passer en dessous de la barre du million de barils jour d’ici la fin de l’année.

Sur quel pays compte l’Iran pour écouler ses hydrocarbures après le 4 novembre ?

Certainement sur la Chine, son premier client, et un pays en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, donc pas vraiment d’humeur à suivre les ordres de Washington. En revanche son deuxième client, l’Inde va certainement mettre ses achats en veilleuse. Le raffineur Chennai Petroleum a déjà annulé une commande d'un million de barils pour le mois d’octobre sous la pression de son assureur. L’Iran compte aussi sur ses propres forces, au large des côtes elle stocke des millions de barils sur des tankers qui seront écoulés ultérieurement à l’abri des radars traçant les flux de l’or noir. En revanche Téhéran constate avec amertume qu’elle ne pourra pas compter sur son allié militaire en Syrie, la Russie est en train de récupérer les parts de marchés du producteur iranien.

A Alger, à la réunion organisée avec l’Opep, le ministre russe du Pétrole accuse Donald Trump de déstabiliser le marché. Alexandre Novak fait d’ailleurs partie de ceux qui ont refusé d’augmenter la production comme l’a demandé avec insistance le président américain pour faire baisser les cours du brut. Mais le ministre russe a aussi indiqué que son pays était prêt à augmenter sa production pour respecter l’accord passé en 2016 entre le cartel et des grands producteurs non membres visant à redresser les prix. Et, sans attendre la prochaine réunion prévue en novembre, la Russie a, de fait, déjà commencé à augmenter sa production ainsi que ses exportations vers la Grèce, l’Italie, la Turquie, trois clients de l’Iran. La Russie est aussi très active en Syrie, elle s’est octroyé la reconstruction du secteur des hydrocarbures et elle a récupéré les droits d’exploitation d’une mine de phosphate initialement promise à Téhéran.
http://www.rfi.fr/emission/20180924-eco ... mericaines

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