Iran

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Iran

Message par energy_isere » 09 mai 2018, 12:01

Les entreprises touchées par la fin de l'accord iranien

BFMTV pour L'Express, publié le 09/05/2018

Airbus, PSA, Renault... Tous ces groupes avaient fait de l'Iran un marché privilégié. Avec la fin de l'accord sur le nucléaire, elles devront rompre leurs contrats sous peine de sanctions.

L'annonce de Donald Trump a provoqué des remous. Alors que le président américain a déclaré mardi se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien, la situation est très instable. Condamnée par nombre de pays occidentaux, dont la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni, cette décision affecte également plusieurs grands groupes industriels.

En effet, après la signature de l'accord en 2015, plusieurs entreprises avaient obtenu des licences spéciales ou le feu vert du Trésor américain pour commercer avec l'Iran. Mais ce retrait de l'accord entraîne le rétablissement "immédiat" des sanctions américaines pour les nouveaux contrats, a affirmé mardi le conseiller à la sécurité nationale américaine John Bolton. Les entreprises qui sont déjà engagées en Iran auront, elles, quelques mois pour en sortir.

Parmi les principaux secteurs touchés, l'aviation. En effet, Boeing et Airbus avaient signé d'importants contrats avec le pays qui souhaitait moderniser sa flotte. Boeing avait ainsi signé pour près de 20 milliards de dollars de contrats. Ceux-ci devaient permettre de préserver des "dizaines de milliers" d'emplois aux États-Unis. L'entreprise a cependant indiqué qu'elle se conformera à la décision du président Trump mardi.

Des périodes de transitions pour les anciens contrats

Le groupe Airbus avait lui enregistré une commande de 100 avions pour un contrat d'environ 20 milliards de dollars. Enfin les compagnies British Airways et Lufthansa avaient repris les vols directs vers Téhéran. Elles devront les supprimer si elles veulent continuer à opérer librement des vols transatlantiques.

Autre secteur particulièrement affecté, celui de l'automobile. Les groupes français Renault et PSA sont déjà très bien implantés en Iran où la demande est forte. Renault a notamment vendu plus de 160.000 voitures en 2017, alors que PSA a une part de marché de près de 30%. Si le groupe, absent des États-Unis depuis 1991, avait annoncé envisager de lancer un service d'autopartage dans une ou deux villes américaines, il devra désormais faire un choix : renoncer à ce projet ou quitter l'Iran.

Enfin les grands groupes de l'énergie voient également leur horizon s'assombrir. L'entreprise française Total, associée au groupe chinois CNPC, a signé un accord portant sur un investissement de 5 milliards de dollars pour exploiter le gisement South Pars. Le groupe avait prévenu que le maintien de cet accord dépendait de la position de Washington sur le nucléaire iranien.

Le Trésor américain a indiqué que les sanctions concernant les anciens contrats conclus en Iran entreraient en vigueur après une période de transition de 90 à 180 jours. "C'est quelque chose que nous allons étudier au cas par cas", a précisé John Bolton.
https://www.lexpress.fr/actualite/monde ... 07116.html

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Message par energy_isere » 09 mai 2018, 12:20

Nucléaire iranien : "C'est une guerre commerciale potentielle qui vient d'être déclarée à l'Union européenne"

L'historienne Annick Cizel a expliqué, mercredi sur franceinfo, que la décision de Donald Trump de quitter l'accord sur le nucléaire iranien place les investisseurs européens "sous le coup de l'extraterritorialité des lois américaines".
...............
https://www.francetvinfo.fr/monde/proch ... 43797.html

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Message par energy_isere » 09 mai 2018, 12:32

Le street Art va reprendre .......

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Message par energy_isere » 11 mai 2018, 12:13

Iran: la Russie et ses entreprises bien placées pour profiter du retrait américain

Moscou 11 mai 2018

La Russie a beau condamner le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, elle reste moins exposée que les Européens aux conséquences économiques de sanctions américaines, qui pourraient même constituer une aubaine pour ses entreprises.

Alors que les Européens s'arrachent les cheveux pour préserver les relations économiques tissées avec l'Iran depuis l'accord en 2015, les entreprises russes se retrouvent dans une position avantageuse, selon des analystes.


"L'accord et la levée des sanctions avaient marqué le retour des entreprises européennes en Iran, et une forte concurrence. Aujourd'hui, elles pourront difficilement continuer, et cela redonne de l'espace à la Russie", affirme le politologue indépendant Vladimir Sotnikov. "La Russie a aujourd'hui plus que jamais les coudées franches".

Longtemps antagonistes, la Russie et l'Iran ont vu leurs relations s'améliorer avec la fin de la Guerre froide. Alors que Téhéran était au ban des nations, Moscou a accepté de reprendre au milieu de la décennie 1990 le contrat de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud de l'Iran), abandonné par l'Allemagne.

Et avant même l'accord de 2015, les deux pays cherchaient à renforcer leurs liens commerciaux malgré les sanctions en vigueur.

"Les entreprises européennes sont plus exposées sur le marché américain, elles doivent se conformer pour ne pas avoir d'ennuis. Les Russes y sont beaucoup moins, ils ont moins à perdre", affirme Igor Delanoë, de l'Observatoire franco-russe.

"Même lorsque l'Iran était sous sanctions, les Russes avaient continué d'y travailler de manière plus décomplexée. Ils sont habitués à évoluer avec des contraintes juridiques et économiques. Mécaniquement, les Etats-Unis contraignent l'Iran à se tourner davantage vers la Russie et la Chine", affirme-t-il.

Cette situation pourrait revitaliser les échanges économiques irano-russes, en perte de vitesse depuis quelques années, malgré l'implication du géant russe Rosatom dans le secteur du nucléaire civil iranien ainsi que des géants des hydrocarbures Loukoïl et Rosneft dans l'exploitation des ressources pétrolières du pays.

Selon l'expert, le commerce bilatéral s'établissait à 1,7 milliard de dollars en 2017, soit une baisse de 20% par rapport à l'année précédente, et bien en dessous des plus de 3 milliards de la fin des années 2000.

- Moscou "n'a pas peur" -

A Téhéran jeudi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, cité par l'agence Ria-Novosti, a assuré que les deux pays comptaient bien poursuivre "une coopération économique tous azimuts": "Nous n'avons pas peur des sanctions".

Même son de cloche du côté de la Chine, qui finance en Iran des projets représentant plusieurs dizaines de milliards de dollars dans les hydrocarbures, les infrastructures et l'électricité: Pékin a assuré vouloir maintenir "des relations économiques et commerciales normales".

"La Russie veut vendre de l'acier, des infrastructures de transport et d'autres biens manufacturiers à l'Iran. Moins la concurrence des États-Unis ou de l'Union européenne est forte, mieux c'est", estime Charles Robertson, analyste de Renaissance Capital.

Igor Delanoë cite également les besoins de l'Iran en matière d'infrastructure énergétique, ainsi que dans les télécoms et l'électricité.

"Dans ces domaines la Russie a une réelle carte à jouer", affirme-t-il, indiquant que cela pourrait également faire progresser "une certaine tendance à faire des affaires en monnaie nationale entre la Russie" et les pays du Proche-Orient pour échapper au dollar, dont l'utilisation expose à la justice américaine.

Autre effet positif pour l'économie russe: la hausse des prix du pétrole, montés à leur plus haut niveau depuis 2014 après le retrait américain de l'accord.

Pour les analystes de la banque russe Alfa, les tensions actuelles devraient maintenir le baril à un niveau élevé, "un grand soulagement pour le marché russe".

Pour l'Etat, dont les finances restent très dépendantes des hydrocarbures, cela constitue un apport d'argent frais non négligeable au moment où Vladimir Poutine a lancé son quatrième mandat avec de coûteuses promesses pour développer l'économie russe et réduire la pauvreté.

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a évalué les besoins financiers liés à ces objectifs de long terme à plus de 100 milliards d'euros.
https://www.romandie.com/news/Iran-la-R ... 916874.rom

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Re: Iran

Message par energy_isere » 11 mai 2018, 15:48

Le chinois CNPC prêt à remplacer Total en cas de retrait d'Iran

PUBLIÉ LE 11/05/2018 PÉKIN (Reuters)

Le pétrolier et gazier chinois CNPC envisage de reprendre les parts de Total dans un gisement gazier géant en Iran si le groupe français quitte le pays à la suite du rétablissement des sanctions américaines, ont déclaré des sources industrielles vendredi.

Les Etats-Unis ont annoncé cette semaine qu'ils imposeraient de nouvelles sanctions contre l'Iran, important producteur de pétrole et de gaz, après le retrait de Washington de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Bien que les nouvelles sanctions soient unilatérales, de nombreuses entreprises, dont le japonais Inpex, semblent déjà s'incliner sous la pression de Washington en renonçant à des projets en Iran.

Si Total quitte South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, CNPC est prêt à prendre la relève, ont dit les sources.

On ignore pour le moment si CNPC a reçu le feu vert du gouvernement chinois sur ce dossier, mais si le projet était validé, cela pourrait encore aggraver les tensions commerciales entre Pékin et Washington.

Total a signé en juillet un accord avec l'Iran en vue de développer la phase 11 de South Pars avec un investissement initial de l'ordre d'un milliard de dollars.

Reuters a rapporté en décembre que le groupe chinois envisageait de reprendre la part de Total si ce dernier quittait l'Iran en cas de nouvelles sanctions américaines.

Depuis, le géant pétrolier et gazier public chinois a lancé une large procédure de vérification et de planification, ont rapporté à Reuters plusieurs sources de premier plan du secteur.

"La possibilité d'un retrait de Total est à présent assez élevée, et dans cette hypothèse, CNPC sera prêt à en prendre le contrôle total", a déclaré un important responsable du secteur pétrolier ayant connaissance du contrat.

Un dirigeant proche du projet a ajouté que la planification avait commencé "le jour où l'investissement a été approuvé".

"CNPC avait intégré une forte probabilité d'un retour des sanctions (américaines)", a-t-il déclaré.

Selon les termes de l'accord de développement de la phase 11 de South Pars, CNPC pourrait reprendre la participation de 50,1% de Total et devenir l'opérateur du projet.

CNPC a déjà une participation de 30% dans South Pars et PetroPars, une filiale de la compagnie pétrolière publique iranienne NIOC, détient le solde de 19,9%.

Le géant chinois, qui exploite déjà deux gisements pétroliers en Iran, a pour le moment investi environ 20 millions de dollars pour planifier le développement du site, selon les sources.

CNPC et Total n'ont pas souhaité s'exprimer à ce sujet.

Une source proche de Total a indiqué que le groupe français analysait l'impact de nouvelles sanctions et cherchait à déterminer s'il pouvait obtenir une dérogation lui permettant de conserver sa participation.

Le gisement devrait commencer à approvisionner le marché intérieur iranien en 2021.

CNPC est prêt à recourir aux services de sa division bancaire Bank of Kunlun pour financer le projet, selon un haut responsable du secteur pétrolier.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... an.N692204

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Re: Iran

Message par energy_isere » 12 mai 2018, 14:19

Pour le moment l' Europe achéte encore le pétrole Iranien, l' Italien ENI en achète pas moins de 2 millions de b/j.
Europe Keeps Buying Iran Oil, But Banks May Hinder Trade

By Tsvetana Paraskova - May 11, 2018,

................
Italy’s Eni also continues to buy Iranian oil and it is buying 2 million barrels of oil per month from Iran under a deal that expires at the end of the year.
..............
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... Trade.html

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Re: Iran

Message par marocain » 12 mai 2018, 19:50

ils sont quand meme cons ces iraniens a vouloir coute que coute acheter europeéns ou américains.
je travaille dans l'auto avec l'iran justement et ils n'ont aucune vision Long terme des risques a acheter américain ou européens.

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Re: Iran

Message par mobar » 12 mai 2018, 20:36

Alors qu'il peuvent acheter chinois ou russe sans limitation de volume :wtf:
Tout comme les européens, les émergents et le reste du monde
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Iran

Message par energy_isere » 19 mai 2018, 12:46

L'UE présente à Téhéran ses mesures pour défendre les échanges commerciaux

19 mai 2018

Le commissaire européen à l'Energie Miguel Arias Canete a débuté samedi une visite à Téhéran pour présenter aux dirigeants iraniens les mesures décidées par l'Union européenne pour assurer la poursuite des achats de pétrole et protéger les entreprises européennes implantées dans ce pays.

M. Canete est le premier responsable occidental à être reçu dans la capitale iranienne depuis la décision des Etats-Unis de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de réimposer des sanctions économiques dont les effets s'imposent aux entreprises étrangères.

Ce retrait fait ainsi planer des risques financiers considérables sur les entreprises européennes qui voulaient investir en Iran, dont l'économie est en plein marasme.

Préserver l'accord nucléaire, malgré la décision américaine, est "fondamental pour la paix dans la région", a déclaré M. Canete lors d'une conférence de presse commune avec le vice-président iranien Ali Akbar Salehi, retransmise en directe par la télévision d'Etat.

"Il est certain qu'il y a des difficultés évidentes avec les sanctions (...) Nous devrons demander des dérogations, des exemptions pour les entreprises qui font des investissements" en Iran, a-t-il ajouté.

La Commission européenne a lancé vendredi la procédure officielle visant à activer la "loi de blocage" afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.

"Nous voyons l'Union européenne (...) faire un effort considérable, ils ont promis de le faire et, si Dieu le veut, ils mettront cela en pratique", a déclaré de son côté M. Salehi, qui dirige aussi l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

M. Canete doit également rencontrer les ministres iraniens de l'Environnement et du pétrole, Isa Kalantari et Bijan Namdar Zanganeh. Et il aura un entretien dimanche avec le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif.

Le commissaire européen est venu à Téhéran pour présenter les mesures décidées par l'UE pour permettre la poursuite des échanges commerciaux avec Téhéran. Il espère en contrepartie obtenir la confirmation de la volonté des dirigeants iraniens de ne pas quitter l'accord nucléaire.

Les échanges commerciaux entre l'Union européenne et l'Iran représentent 20 milliards d'euros. L'Iran a acheté en 2017 pour 10 milliards d'euros de biens, et l'Union européenne pour 10 milliards d'euros dont 9 milliards d'euros de pétrole. Les six principaux pays importateurs de pétrole iranien sont l'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce, les Pays-Bas et l'Allemagne.

L'Iran produit 3,8 millions de barils par jour et 70% de sa production est achetée par la Chine et d'autres pays d'Asie et 20% par l'Europe.

L'accord nucléaire vise à faciliter les échanges commerciaux avec l'Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d'un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Le président américain Donald Trump juge que le texte est trop laxiste sur l'aspect nucléaire, et qu'il ne s'attaque pas aux missiles balistiques de Téhéran.
https://www.romandie.com/news/ZOOM-L-UE ... 919529.rom

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Re: Iran

Message par energy_isere » 20 mai 2018, 13:27

Nucléaire: l'Iran accueille avec circonspection les engagements de l'UE

19 mai 2019

L'Iran a dit samedi attendre des mesures concrètes de la part des Européens pour décider si l'accord sur le nucléaire pouvait être sauvé, au premier jour d'une visite à Téhéran du commissaire européen à l'Energie, Miguel Arias Canete.

M. Canete est le premier responsable occidental à être reçu dans la capitale iranienne depuis la décision des Etats-Unis de se retirer de l'accord historique signé en 2015 entre Téhéran et six grandes puissances et de réimposer des sanctions économiques qui concernent aussi les entreprises étrangères, notamment européennes.

Ce retrait et les menaces de sanctions font planer de gros risques financiers sur les entreprises européennes qui voulaient investir en Iran, et risquent d'avoir de lourdes conséquences pour l'économie iranienne.

L'UE avait indiqué cette semaine chercher "des solutions pratiques pour permettre à l'Iran de continuer ses ventes de pétrole et de gaz, poursuivre ses transactions bancaires, maintenir les liaisons aériennes et maritimes".

L'euro va devenir la devise pour les transactions sur le pétrole iranien, réglées via des transferts entre les banques centrales européennes et la banque centrale iranienne. Des assurances seront souscrites dans les Etats européens importateurs pour les cargaisons, comme cela se fait en Grèce, en France et en Italie, a expliqué M. Canete à l'issue d'une réunion avec le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zanghaneh.

Un groupe d'experts accompagnant M. Canete à Téhéran s'est immédiatement mis au travail samedi pour concrétiser ces options.

Le ministre iranien a pris acte de ces propositions et déclaré que l'Iran n'avait "pas l'intention de modifier le niveau actuel de ses exportations", 3,8 millions de barils par jour, dont 20% vers l'UE et 70% vers la Chine et d'autres pays d'Asie.
................
https://www.romandie.com/news/ZOOM-Nucl ... 919572.rom

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Re: Iran

Message par energy_isere » 27 mai 2018, 13:06

L'aventure iranienne des banques allemandes menacée par les sanctions

27 mai 2018

Plusieurs banques allemandes se sont lancées dans les affaires avec l'Iran ces dernières années en profitant de la détente sur le front du nucléaire. L'aventure menace désormais de tourner court avec les menaces américaines.

Washington a donné jusqu'à début novembre aux entreprises étrangères pour cesser les activités avec l'Iran, sous peine de subir de sanctions sans précédent.

Le revirement des Etats-Unis sur le programme nucléaire iranien frappe particulièrement l'Allemagne, qui a beaucoup investi depuis 2015 pour renouer des liens économiques avec la République Islamique.

Les grandes banques allemandes, Deutsche Bank et Commerzbank, se sont volontairement tenues à l'écart du jeu, ayant déjà été sévèrement sanctionnées par les Etats-Unis en 2015 pour le viol d'embargos visant l'Iran.

En revanche, certains acteurs bancaires de moindre taille dans le pays y ont vu une opportunité de développement. Parmi eux le "Centre international de compétence" (KCI) fondé en 2008 par six caisses coopératives à Tuttlingen, dans le Bade-Wurtemberg, pour aider les clients sur des marchés sensibles, en Iran comme au Soudan.

L'Allemagne a vu ses échanges avec l'Iran progresser depuis l'accord de 2015, livrant pour 2,57 milliards d'euros de biens en 2016 (+22% sur un an), puis 2,97 milliards l'an dernier (+15,5% sur un an).

...................
https://www.romandie.com/news/L-aventur ... 921717.rom

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Re: Iran

Message par energy_isere » 30 mai 2018, 18:01

Sanctions américaines : l’Iran donne deux mois à Total

Publié le 30/05/2018 lemarin.fr

Total dispose de deux mois pour obtenir une dérogation l’exemptant de sanctions américaines, faute de quoi le groupe chinois CNPC le remplacera sur le gisement South Pars, a déclaré le mercredi 30 mai le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh.

Image

South Pars est la partie iranienne d’un gigantesque gisement gazier offshore que se partagent le Qatar et l’Iran. (Carte : S&P Global Platts)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... mois-total

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Re: Iran

Message par energy_isere » 03 juin 2018, 20:53

Les Chinois vont construire une nouvelle raffinerie dans le Nord de l'Iran pour 2 milliards de $.
Chinese Firm To Invest $2B In Oil Refinery In Iran

By Tsvetana Paraskova - May 28, 2018,

A Chinese investment firm will spend US$2 billion on building an oil refinery in the Iranian northern province of Mazandaran, the official Islamic Republic News Agency (IRNA) reported on Monday, quoting the deputy head of the province’s center for attracting foreign investment, Mousa Qasem-Pisheh.

The Chinese company has already been issued the license to build the oil refinery, Iranian media report, without specifying the name of the Chinese firm involved in the project.

Chinese and Russian firms are expected to continue to invest in Iran, and to actually benefit from the U.S. withdrawal from the Iran nuclear deal, especially after European companies are very cautious regarding projects and investments in Iran, for fear of inadvertently breaking some sanction policy as U.S. sanctions on Tehran return.
..............
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -Iran.html

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Re: Iran

Message par energy_isere » 06 juin 2018, 18:15

Sanctions américaines: Boeing ne livrera pas d'avions à l'Iran


06 Juin 2018

L'avionneur Boeing, qui a reçu des commandes d'Iran Air et d'Aseman Airlines, deux compagnies iraniennes, pour un montant total de 20 milliards de dollars, ne livrera pas ces appareils après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole.

"Pour être clair sur les commandes, nous n'avons encore livré aucun appareil à l'Iran et vu que nous n'avons plus de licence pour commercer avec l'Iran, nous ne livrerons aucun appareil" à Téhéran, a affirmé par courriel ce porte-parole.
https://www.romandie.com/news/Sanctions ... 924938.rom

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Re: Iran

Message par energy_isere » 06 juin 2018, 19:11

Iran : Peugeot se retire

le 05/06/2018

Le constructeur automobile PSA a annoncé, lundi, qu'il allait suspendre ses activités en Iran.

À peine ré-installé en Iran, le groupe PSA doit faire ses cartons ! Avec l'abaissement des sanctions internationales en 2015, Peugeot saisissait l'opportunité en 2016 de se réinstaller au Moyen-Orient. La marque a toujours eu des facilités avec l'Iran qui représente même son deuxième plus gros marché étranger en volume.


Mais avec l'arrivée de Donald Trump, les exigences américaines ont changé vis à vis (notamment) du nucléaire iranien. Les USA se sont retirés unilatéralement de l'accord JCPOA1 du 14 juillet 2015 et font planer le risque de sanctions internationales pour les entreprises qui continueraient de profiter de l'accord.

Dans ce contexte et suite au retrait américain du JCPOA annoncé le 8 mai 2018, PSA a confirmé sur Twitter que le groupe a commencé le processus de suspension des activités de ses JVs, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018. Avec le support du Gouvernement français, le Groupe PSA est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation.

Face aux rumeurs, PSA a aussi tenu à rappeler que malgré sa position de marché, les activités du Groupe PSA en Iran représentent moins de 1% du chiffre d'affaires, ce contexte ne modifie ni les objectifs généraux du plan Push to Pass, ni les orientations financières actuelles.
https://news.autoplus.fr/Peugeot/Peugeo ... 27738.html

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