Voisinage difficile : Chine -Inde

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 63421
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Voisinage difficile : Chine -Inde

Message par energy_isere » 29 juil. 2017, 15:16

L’Inde et la Chine se menacent mutuellement d’un conflit armé

LES ECHOS Le 25/07/2017

Des militaires des deux pays se font face depuis près d’un mois dans une région reculée du Bhoutan.

Depuis près d'un mois, des militaires indiens et chinois se font face, littéralement à quelques mètres. Aucun des deux camps n'est décidé à bouger, et pour cause : le territoire en question, officiellement au Bhoutan, est disputé par l'Inde et la Chine. Mais depuis quelques semaines, tout semble s'accélérer.

Au coeur de la dispute entre les deux pays, on trouve le plateau du Doklam. Situé sur le flanc ouest du Bhoutan et à l'est de l'État indien du Sikkim, le plateau himalayen - également appelé Donglang par la Chine - assure la jonction entre les territoires indien, chinois et bhoutanais.

Une dispute dans un mouchoir de poche

Le conflit actuel a débuté mi-juin, quand l'armée chinoise a commencé à construire une route passant sur le plateau. Alertée par les autorités du Bhoutan, l'Inde a immédiatement envoyé des soldats afin de bloquer la construction. Depuis, militaires indiens et chinois se font face à quelques mètres d'écart, selon la presse indienne.

Toute la dispute tient dans un mouchoir de poche. L'Inde et le Bhoutan considèrent que la tri-jonction avec la Chine se situe au niveau de l'épaule de Batang La. Or, Pékin la place environ 5 kilomètres plus au sud, au niveau du mont Gymochen. C'est dans cet intervalle que se déroule l'actuelle confrontation.

Le ton monte côté chinois

Les deux Etats se renvoient la responsabilité de cette confrontation, pour l'heure stérile. L'Inde demande à la Chine de se retirer, tandis que la Chine affirme que le retrait indien est impératif.

Le 24 juillet, le ton est monté côté chinois. Dans le « Global Times », le journal officiel du Parti communiste chinois publié en anglais, un éditorial a averti que l'Inde pourrait payer un « très lourd prix ». « L'Armée de libération populaire [l'armée chinoise, NDLR] est déployée dans la région frontalière et prendra des contre-mesures effectives si l'Inde refuse de se retirer », poursuit le journal. Une menace à peine voilée.

Comme le rappelle l'« India Times » , le chef de l'armée indienne avait affirmé, début juillet, que l'armée indienne était « capable de mener deux guerres et demi » s'il fallait défendre ses frontières.

....................
Le conflit n'est pas nouveau. Depuis 1985, des négociations sont ouvertes entre les deux pays pour résoudre leurs différends frontaliers, sans grand succès pour le moment. Comme le précise l'« India Times » , des analystes indiens craignent que la Chine ne préempte le Doklam militairement pour arriver en position de force à la table des négociations.
......................
https://www.lesechos.fr/monde/asie-paci ... 104177.php

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 63421
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Voisinage difficile : Chine -Inde

Message par energy_isere » 30 mai 2020, 14:33

Dans un face-à-face tendu, les forces chinoises et indiennes renforcent leurs positions dans l’Himalaya

PAR LAURENT LAGNEAU · 29 MAI 2020

...............
À Pékin, on prend ombrage de la construction, par l’Inde, de la route « Darbuk-Shyok-DBO », qui relie Leh, la capitale du Ladakh, Daulat Beg Oldi [DBO], près de la frontière chinoise. Devant être pratiquable en permanence, cet axe doit notamment faciliter la circulation des troupes indiennes le long de la Ligne de contrôle actuelle.

Deux secteurs sont particulièrement concernés par ces disputes territoriales. Revendiqué par le Chine et le Bouthan, le plateau du Doklam en fait partie. Ce territoire est stratégique pour l’Inde car situé à quelques encablures du corridor de Siliguri [surnommé le « cou de poulet »], lequel relie les plaines du nord et les États indiens du nord-Est. En 2017, la construction, par la Chine, d’une route dans cette zone, non loin de l’État indien du Sikkim, avait donné lieu à des tensions, récemment ravivées par une nouvelle « bagarre » à coups de bâton entre soldats chinois et indiens, le 10 mai dernier.

L’autre secteur concerné est le celui du Ladakh, dans le nord de l’Inde, qui fait face à la préfecture de Ngari, située dans la région autonome chinoise du Xizang [Tibet]. Or, selon des sources sécuritaires indiennes, le 5 mai, environ 250 soldats chinois auraient fait une incursion dans cette région, précisement dans la région du lac Pangong Tso, ce qui aurait entraîné une bagarre avec leurs homologues indiens, réglée, là encore, à coups de bâton.
.................
http://www.opex360.com/2020/05/29/dans- ... lhimalaya/

Répondre