https://www.lexpress.fr/monde/amerique/ ... opilot.comDonald Trump enfonce le clou sur l’Europe, accusée de prendre "certaines mauvaises directions"
Géopolitique. Dans un document publié vendredi, l’administration Trump se livre à une critique de la politique intérieure européenne. Des menaces d’interférence dénoncées à Bruxelles.
Par Juliette Laffont avec AFP Publié le 09/12/2025
uelques jours après la publication par Washington de la nouvelle stratégie de sécurité des Etats-Unis, très offensive à l’égard des Européens, Donald Trump en a remis une couche lundi 8 décembre, avertissant que l’Europe prenait de "mauvaises directions". "L’Europe doit faire très attention", a déclaré le président américain à la presse à la Maison-Blanche, ajoutant : "L’Europe prend certaines mauvaises directions, c’est très mauvais, très mauvais pour les gens. Nous ne voulons pas que l’Europe change autant".
L’administration de Donald Trump avait publié vendredi un document présentant une "Stratégie de sécurité nationale" résolument nationaliste, anticipant l'"effacement civilisationnel" de l’Europe et prônant la lutte contre les "migrations de masse". "Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent européen sera méconnaissable dans 20 ans ou moins", affirme-t-il dans le document.
Sont également pointées du doigt les décisions européennes qui, à en croire l’administration Trump, "sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, la chute des taux de natalité, ainsi que la perte des identités nationales." Un discours qui a dans la foulée été massivement relayé par plusieurs figures américaines d’extrême droite. A commencer par Elon Musk qui a carrément jugé que "l’UE devrait être abolie et la souveraineté revenir aux Etats, de manière que les gouvernements puissent mieux représenter leur peuple".
Une "menace d’interférence", selon Bruxelles
L’Allemagne avait été le premier pays à répliquer vendredi, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, en disant n’avoir pas besoin de "conseils venant de l’extérieur". Côté français, son homologue Jean-Noël Barrot n’a lui aussi pas tardé à réagir : "L’internationale réactionnaire a beau s’époumoner, nous ne nous laisserons pas intimider", a-t-il tweeté samedi.
Le président du Conseil européen a également réagi ce lundi. "Ce qu’on ne peut pas accepter, c’est cette menace d’interférence dans la vie politique de l’Europe", a déclaré Antonio Costa lors d’une intervention à l’Institut Jacques-Delors. "Les Etats-Unis ne peuvent pas remplacer les citoyens européens pour choisir quels sont les bons partis et les mauvais partis", a-t-il ajouté. "On a des différences sur notre vision du monde, mais cela va au-delà de ça", a-t-il souligné. "Les Etats-Unis restent un allié important, les Etats-Unis restent un partenaire économique important, mais notre Europe doit être souveraine", a-t-il toutefois conclu. Comme lui, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas avait elle aussi tâché de ne pas froisser Washington, commentant sur X ce week-end que "les Etats-Unis restent notre grand allié".
Les relations entre les deux blocs se sont tendues sur plusieurs dossiers depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier, du rapprochement américain avec la Russie au soutien affiché des Etats-Unis aux partis conservateurs ou d’extrême droite en Europe. Dès février dernier, le vice-président américain, J.D. Vance, avait consterné les Allemands et, plus généralement, les Européens, lors d’un discours à Munich, dans lequel il avait affirmé que la liberté d’expression "reculait" sur le continent européen.
Europe - USA: ça se tend de plus en plus
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.bfmtv.com/economie/regardez ... 00706.html"Regardez votre carte de paiement, il faut absolument qu'il y ait le badge CB": pourquoi la députée européenne Aurore Lalucq veut qu'on exige de nos banques d'avoir le logo CB sur nos cartes Visa ou Mastercard
BFM Business 30 janv 2026
La députée européenne Aurore Lalucq alerte sur la dépendance croissante de l’Europe à Visa et Mastercard, plaidant pour le maintien du co-badging avec le réseau français Cartes Bancaires — voire la création d’un système de paiement européen — afin de préserver la souveraineté économique, juridique et financière face aux acteurs américains.
"Regardez votre carte de paiement, il faut absolument qu'il y ait deux badges: Visa/Mastercard, et Cartes Bancaires surtout."
Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, la députée européenne Aurore Lalucq (Place Publique) encourage les Français à exiger d'avoir un logo CB.
En effet, si les clients des banques françaises ont soit une carte Visa, soit une carte Mastercard, qui sont des groupes américains, certains ont en plus un badge Cartes Bancaires.
Le réseau Cartes Bancaires (CB) est une infrastructure française, opérée par les banques nationales et soumise au droit français et européen. À l’inverse, Visa et Mastercard sont des groupes américains, soumis au droit américain et à ses contraintes extraterritoriales.
En pratique, une carte co-badgée CB/Visa ou CB/Mastercard permet encore à la France de traiter la majorité des paiements domestiques sur son propre réseau. Mais la montée en puissance de cartes "Visa ou Mastercard only", notamment via les néobanques, accentue la dépendance européenne à des acteurs étrangers.
À chaque paiement par carte Visa ou Mastercard, une partie des frais acquittés par les commerçants quitte mécaniquement l’Europe. Si la commission d’interchange, qui est plafonnée par l’UE à 0,2% pour les cartes de débit et 0,3% pour les cartes de crédit revient à la banque du client, les frais de réseau, eux, sont directement facturés par Visa et Mastercard. Ils sont estimés entre 0,05% et 0,15% par transaction, auxquels s’ajoutent parfois des frais fixes.
Ces montants, modestes à l’unité, représentent plusieurs milliards d’euros par an à l’échelle européenne et sont captés par des groupes américains.
Au-delà du montant, c’est la dépendance structurelle qui inquiète. Ces frais de réseau financent des acteurs soumis au droit américain, capables de modifier unilatéralement leurs tarifs ou leurs règles d’accès.
"Tous nos moyens de paiement sont américains et ça devient un sujet, constate Aurore Lalucq. Cartes Bancaires, initialement, c'est fait pour payer en France et Visa/Mastercard quand vous devez payer à l'étranger. Sauf qu'aujourd'hui, même en France, on utilise de plus en plus Visa/Mastercard. C'est vraiment essentiel pour des questions de souveraineté, pour des questions de sécurité, parce que Trump peut nous couper, qu'il y ait ces deux badges."
Un "Airbus des systèmes de paiement"
Car à l’inverse, lorsqu’un paiement est traité via le réseau CB, les commissions restent majoritairement dans l’écosystème français et européen, sous juridiction locale. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de numérisation totale des paiements, cette différence alimente le débat sur la souveraineté économique: accepter une dépendance durable aux réseaux américains ou préserver des infrastructures de paiement contrôlées en Europe.
Chaque paiement par carte génère des données sensibles et des commissions. Sans réseau domestique, ces flux quittent l’Europe.
"Il faut faire en sorte qu'on ait un "Airbus des systèmes de paiement", explique Aurore Lalucq. C'est de faire en sorte qu'on ait notre Visa/Mastercard européen. On a Cartes Bancaires en France, il y a Bancontact par exemple en Belgique, mais il faut faire en sorte qu'on ait de l'interopérabilité et qu'on puisse payer européen en Europe."
Depuis plus de dix ans, l’Union européenne tente de créer un réseau paneuropéen capable de rivaliser avec Visa et Mastercard (EPI, European Payments Initiative). Mais le projet se heurte à plusieurs obstacles: fragmentation des systèmes bancaires nationaux, désaccords entre grandes banques sur le partage des coûts et de la gouvernance, rentabilité incertaine face à des géants déjà amortis, et manque de soutien politique fort au départ. Résultat : des projets ambitieux, mais lents, coûteux et régulièrement revus à la baisse.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.lemonde.fr/international/ar ... _3210.htmlAu Danemark, au moins 10 000 personnes défilent pour dénoncer les propos de Donald Trump sur l’Afghanistan
Le président américain avait déclenché l’indignation du Danemark et d’autres pays alliés, en affirmant, le 22 janvier, que leurs troupes étaient « restées un peu loin des lignes de front » pendant les vingt ans de conflit en Afghanistan.
Le Monde avec AFP 31 janv 2026
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
lire https://www.france24.com/fr/%C3%A9co-te ... A9ricainesSouveraineté numérique (3/3) : les citoyens européens pris au piège des Big Tech américaines ?
Google, Instagram, Amazon ou encore Microsoft : ces marques américaines comblent généralement tous les besoins tech des particuliers. Mais avec les tensions entre les États-Unis et l’Europe, cette confortable dépendance peut se retourner contre les citoyens du Vieux Continent. Mais peuvent-ils s’en passer ?
Par : Sébastian SEIBT 31 janvier 2026
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://econostrum.info/trump-est-percu ... ne-menace/L’Europe en alerte : Trump est désormais perçu comme une grave menace
Une enquête révèle que la présidence de Donald Trump a transformé la perception des États-Unis en Europe, où une majorité les considère désormais comme une menace.
Walid Yehaiten Publié le 1 février 2026 econostrum
La présidence de Donald Trump a profondément bouleversé la perception des États-Unis en Europe. Une enquête révèle qu’une majorité d’Européens considère désormais le pays comme une menace. Ce renversement de l’opinion publique ouvre la voie à de nouveaux clivages politiques internes et recompose les relations transatlantiques.
La 5e vague du Baromètre de l’opinion publique européenne, publié par Cluster17, met en lumière un changement radical dans la manière dont les Européens perçoivent les États-Unis. Alors qu’auparavant, ces derniers étaient perçus principalement comme un allié stratégique, la présidence Trump a créé un renversement majeur. Selon l’enquête, un nombre croissant d’Européens considère désormais les États-Unis non seulement comme un partenaire, mais aussi comme une menace potentielle.
Un exemple marquant de ce basculement est l’hypothèse d’une intervention militaire américaine au Groenland, un sujet qui a profondément choqué l’Europe. En effet, 81 % des Européens y verraient un acte de guerre contre l’Europe, et 63 % soutiennent l’idée d’un déploiement militaire européen pour contrer cette menace.
Un clivage politique interne grandissant
Ce changement de perception a non seulement perturbé les relations transatlantiques, mais a également redéfini les lignes politiques internes en Europe. Les électeurs de gauche et du centre rejettent largement la politique américaine sous Trump, la considérant comme une forme de prédation visant à recoloniser les ressources et à imposer une domination économique et militaire. À l’inverse, les droites conservatrices et extrêmes droites sont plus divisées, explique La Dépêche.
Certaines jugent encore légitime l’action américaine, tandis que d’autres la condamnent. Cette fracture politique au sein des pays européens met en lumière un clivage géopolitique qui redessine les rapports de force internes à l’Europe, avec des implications durables pour les politiques futures.
Des divergences géopolitiques marquées
L’enquête révèle également une fracture géopolitique entre les différentes idéologies en Europe. Les électeurs progressistes et centristes sont largement opposés à la politique de Trump, notamment en raison des principes démocratiques qu’ils estiment bafoués par l’administration américaine. De leur côté, les droites et extrêmes droites présentent des opinions plus hétérogènes, certaines soutenant la politique américaine, d’autres s’y opposant.
Cette divergence se manifeste particulièrement sur des enjeux géopolitiques majeurs, comme la question de l’intervention militaire au Groenland ou l’attitude face à des figures internationales telles que Nicolás Maduro. Ce clivage pourrait durablement remodeler l’espace politique européen.
Une relation transatlantique fragilisée
Le baromètre montre que les relations transatlantiques, jadis solides, sont aujourd’hui fragilisées. L’Europe se divise sur la manière de traiter avec les États-Unis, ce qui pourrait entraîner une réévaluation des coopérations sur des sujets cruciaux comme la sécurité internationale, le commerce ou les changements climatiques. La politique de Trump a exacerbé les tensions entre les deux continents, et ce réalignement des positions politiques internes en Europe risque de durer.
Les États-Unis, sous la présidence de Trump, continuent de bousculer les certitudes géopolitiques mondiales. Face à cette nouvelle donne, la Commission européenne et les leaders européens devront repenser leur position vis-à-vis des États-Unis. Ce réajustement géopolitique pourrait bien façonner la politique étrangère européenne pour les années à venir. La dépendance européenne à l’égard des États-Unis pourrait continuer d’évoluer, et les relations transatlantiques risquent d’être redéfinies sous l’influence de la présidence Trump.
Le défi pour l’Europe sera de trouver un équilibre entre coopération et autonomie tout en naviguant dans un environnement international de plus en plus polarisé.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
lire : https://www.latribune.fr/article/banque ... mastercardPaiements : l’Europe s’unit pour briser l’hégémonie de Visa et Mastercard
La signature d’un protocole d’accord historique entre l’EPI (Wero) et l’Alliance EuroPA marque la naissance d’un géant du paiement de 130 millions d’utilisateurs. Cet accord vise à offrir une alternative souveraine aux acteurs américains pour tous les achats du quotidien.
La Tribune Publié le 02/02/26
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.20minutes.fr/monde/etats-un ... re_link%22Groenland : « Une trahison dégueulasse »… Au Danemark, la fin de l’innocence face aux Etats-Unis de Donald Trump
Jean-Loup Delmas dim. 1 février 2026
Coup de froid - Avec les ambitions de Donald Trump sur le Groenland, et le mépris affiché par les Etats-Unis, le Danemark découvre l’ampleur de la trahison de ce qui a été, pendant trente ans, son plus proche allié et partenaire historique.
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Face à la première puissance mondiale, la contestation danoise s’organise. A Copenhague, des manifestations, une activité bien moins habituelle qu’en France, ont lieu régulièrement pour défendre le Groenland. Ici, une brasserie a créé une bière étiquetée « anti-Trump, le Mussolini orange » pour protester. Là, le Kanalhuset Running Club a quant à lui décidé de passer devant l’ambassade française sur le parcours du jour, pour rendre hommage à l’action tricolore pour le Groenland. Partout, des Danois repoussent leur voyage aux Etats-Unis, ou délaissent les produits américains au supermarché.
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Le Danemark face à l’énigme Trump
Comme tout le monde, mais plus que quiconque, le cœur trop pur des Danois a bien du mal à comprendre Donald Trump. Ici, on jure être habitué aux débats ou accepter la contradiction, mais pas « le mensonge », « le mépris » ou « la stupidité ». « Il parle comme un enfant de 5 ans, veut ci puis ça, pense que tout est achetable, que seule la force compte, dit tout et son contraire », dépeint Jeanette, agent de service à la clientèle dans une inhabituelle colère. Donald Trump constitue un interlocuteur bien étrange pour un pays aussi civilisé que le Danemark, attaché au consensus et à la logique. Or, les actions de la Maison-Blanche enchaînent les contresens stratégiques. Non seulement Copenhague a toujours été serviable, mais l’Europe constitue de loin le premier partenaire commercial des Etats-Unis, et un allié historique. « Quel intérêt a-t-il à nous trahir ? », questionne Morten, ingénieur.
Une ultime ligne rouge a été franchie le 22 janvier, lorsque le président américain a évoqué des alliés de l’Otan « restés un peu loin des lignes de front » en Afghanistan. Une accusation « insupportable » pour la Première ministre, Mette Frederiksen. Selon les forces armées, 44 soldats danois sont morts durant la guerre d’Afghanistan. Rapporté à la population du pays, le chiffre équivaut aux pertes américaines (2.400 décès, mais pour 340 millions d’habitants). « C’est un affront et une insulte. Aujourd’hui, j’attends des excuses », pointe Jeanette.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... cd6f84f5fcDonnées de santé des Français : le gouvernement quitte l'hébergeur Microsoft et cherche une solution souveraine européenne
Boursorama avec Media Services •06/02/2026
Face aux risques d'intrusion des autorités américaines dans les données, la Cnil n'a jamais donné jusque-là son accord pour un transfert global de toutes les données de l'Assurance maladie vers des serveurs américains.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.lefigaro.fr/secteur/high-te ... h-20260205« Il y a urgence à se désintoxiquer des solutions américaines » : l’État veut flécher 4,5 milliards d’euros d’achats publics vers la French Tech
Par Lucas Mediavilla 06 fev 2026
Charité bien ordonnée commence par soi-même. À la pointe du combat en Europe pour dénoncer la trop grande dépendance aux solutions américaines en matière de numérique, l’État français s’apprête à changer son logiciel en matière de commande publique. « Il y a une urgence à se désintoxiquer de nos dépendances à des outils extra-européens, notamment américains, pour les usages critiques de l’État, indique auprès du Figaro David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique. Ne nous accoutumons pas en période calme à des dépendances qui peuvent être utilisées contre nous en période de tensions. Le numérique est évidemment un des points majeurs de vulnérabilité. »
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.lefigaro.fr/voyages/conseil ... s-20260208«Ne jamais mentir» : les voyageurs internationaux doivent désormais déclarer leur activité sur les réseaux sociaux pour entrer aux États-Unis.
À partir de ce dimanche 8 février, les voyageurs souhaitant entrer aux États-Unis sans visa devront obligatoirement déclarer leurs activités sur les réseaux sociaux des cinq dernières années. Les Français sont concernés.
Par Laura Dinane 08 fevrier 2026 lefigaro
Pour la première fois dans l’histoire récente des politiques migratoires américaines, la divulgation des profils et activités sur les réseaux sociaux devient obligatoire pour entrer aux États-Unis sans visa. Jusqu’ici facultatives via l’ESTA, ces informations seront désormais requises, dès ce dimanche 8 février, pour obtenir l’autorisation de voyage préalable. Les ressortissants de 38 pays dont la France sont directement concernés.
«A priori, tous les comptes de tous les réseaux sociaux seront concernés, tout comme les adresses e-mails utilisées au cours des 10 dernières années et les numéros de téléphone sur les 5 dernières années», précise au Figaro Rémi Vénitien, président de l’office de tourisme des États-Unis en France.
Vérifications supplémentaires à l’arrivée
Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large, défini par un décret exécutif signé en janvier 2025, de renforcement drastique des contrôles préalables à l’arrivée des étrangers aux États-Unis afin de prévenir les «risques potentiels à la sécurité nationale».
Dans certains cas, des éléments jugés suspects pourraient entraîner des vérifications supplémentaires à l’arrivée : «l’officier d’immigration (ou une IA) pourrait déceler des éléments suspects dans les informations fournies et demander des éléments complémentaires au visiteur lors de son passage aux douanes afin de valider ou non son entrée sur le territoire américain», précise Rémi Vénitien.
Un parcours administratif plus complexe pour les voyageurs
L’entrée en vigueur de cette nouvelle obligation aura un impact immédiat sur la planification des voyages internationaux. Les autorités estiment que la collecte de ces données supplémentaire allongera d’environ 30 minutes le temps nécessaire pour compléter une demande ESTA, mais certains experts anticipent des conséquences beaucoup plus larges. La nécessité de rassembler des historiques de comptes anciens, de vérifier la conformité des profils publics et de corriger d’éventuelles discordances est susceptible de retarder l’approbation des autorisations de voyage, en particulier pour ceux qui voyagent à la dernière minute.
Une démarche, «clairement pas faite pour encourager les demandes d’ESTA», qui pourrait «intimider les touristes français et européens», souligne Patrice Caradec, président du SETO. «Tout ce qui complique l’obtention d’une licence ou d’un visa freine automatiquement le développement touristique. Nous sommes inquiets quant au comportement des consommateurs français face à ces nouvelles demandes», ajoute-t-il.
Les agences de voyages, compagnies aériennes et intermédiaires comme les services de préparation de ESTA ou de visas recommandent déjà à leurs clients de préparer leurs dossiers numériques longtemps à l’avance, de recenser toutes leurs adresses e-mail et comptes de réseaux sociaux, et d’anticiper des démarches qui peuvent s’avérer longues et complexes pour certains profils de voyageurs. «Dans tous les cas, il est fortement recommandé de ne jamais mentir à l’administration américaine. Cela pourrait entraîner un refus d’entrée sur le territoire ou même une interdiction d’entrée future», insiste Rémi Vénition.
Une pratique répandue ?
Si elle demeure particulièrement poussée dans le cas américain, la pratique n’est pas totalement isolée dans le monde. En Amérique latine, certains pays ont déjà intégré une dimension numérique dans leurs procédures de visa. La Colombie, par exemple, demande explicitement aux candidats de fournir leurs noms d’utilisateur sur des plateformes comme Facebook, Instagram ou X lors de la demande de visa.
Dans d’autres régions du monde, l’intégration formelle des profils numériques reste moins systématique : ni le Canada ni la plupart des pays européens ne demandent actuellement des historiques complets de réseaux sociaux pour pénétrer sur leur territoire ou pour des visas courts, par exemple pour les déplacements professionnels ou touristiques. Cependant, des pratiques de vérification des contenus publics se généralisent dans les procédures de visas de long séjour ou dans les contrôles de sécurité, notamment pour des demandes d’emploi, d’études ou de résidence, où les profils en ligne peuvent être utilisés pour vérifier l’exactitude des informations fournies.
Dans le cas des États-Unis, l’entrée en vigueur de ces procédures supplémentaires pourrait accentuer le désamour des visiteurs étrangers. L’an passé, le nombre de voyageurs internationaux a reculé de 6%, alors que les flux mondiaux progressent. Les Français en particulier boudent le pays de l’Oncle Sam, avec un indéniable «effet Trump», qui s’ajoute à d’autres facteurs, notamment des prix qui s’envolent.
Allez au Canada plutôt qu'aux USA.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
https://www.lemonde.fr/international/ar ... _3210.htmlLa méfiance croissante des Européens envers les Etats-Unis
Selon un sondage du Conseil européen pour les relations internationales, les Etats-Unis ne seraient plus un « partenaire nécessaire ».
Par Philippe Ricard 11 fev 2026
Au plus fort de la crise entre les Vingt-Sept et Washington à propos du territoire autonome danois, un sondage mené pour le compte de la revue Le Grand Continent identifiait un « moment Groenland » dans l’opinion publique européenne face aux Etats-Unis de Donald Trump. D’après la dernière vague du baromètre Eurobazooka, réalisé par l’institut Cluster 17 entre le 13 et le 19 janvier, 44 % des Européens jugeaient alors que le président américain se comporte comme un dictateur, et une majorité absolue (51 %) le qualifiait d’« ennemi » de l’Europe. Pour 64 % des sondés, la politique étrangère américaine, si brutale avec les Etats membres et les instances communautaires, est désormais assimilée à la « recolonisation » et à la « prédation ». D’après les auteurs de l’étude, rendue publique le 23 janvier, « en l’espace d’un an de présidence Donald Trump, les Etats-Unis ont changé de statut dans l’opinion européenne ».
Une nouvelle enquête du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), publiée mercredi 11 février, vient conforter cette analyse, tout en montrant la grande fragmentation des opinions publiques européennes face au président MAGA (Make America Great Again). Cela était en effet déjà le cas avant la crise à propos du Groenland, puisque ce sondage a été effectué en novembre 2025 dans 13 pays, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne. D’après l’ECFR, « la plupart des citoyens européens se rendent compte que les Etats-Unis ne peuvent plus être considérés comme un allié fiable ». « Partout en Europe, la perception des Etats-Unis s’est encore détériorée par rapport à novembre 2024, lorsque Trump a été réélu », note le laboratoire d’idées.
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
Les ultra libéraux libre échangistes commenceraient-ils à manger leurs chapeaux?energy_isere a écrit : ↑07 févr. 2026, 13:54« Il y a urgence à se désintoxiquer des solutions américaines » : l’État veut flécher 4,5 milliards d’euros d’achats publics vers la French Tech
Va falloir aussi arrêter d'acheter des F35 à tonton Donald, hein les danois, polonais et autres gros malins !
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
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Re: Europe - USA: ça se tend de plus en plus
S'émanciper de la tutelle américaine : vaste programme aurait un autre ... qui ne se serait jamais laissé piéger!
https://www.wedemain.fr/societe-de-dema ... ge-1146246
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https://youtu.be/0pK01iKwb1U
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