Bahreïn

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Bahreïn

Message par energy_isere » 15 janv. 2007, 20:43

A Bahreïn, il y a une vie après le pétrole
Ne produisant quasiment plus de brut, l'archipel devient un pôle bancaire et touristique.


Libération : lundi 15 janvier 2007
Bahreïn envoyée spéciale

Des autoroutes rutilantes qui traversent l'île principale de l'archipel de Bahreïn, l'oeil cherche en vain les derricks. A l'horizon, seules d'immenses grues occupées à bâtir ici et là des gratte-ciel étincelants ébouriffent le paysage. De derricks, point, et pour cause : il n'y en a pas, ou si peu. Bahreïn, premier des émirats du Golfe à avoir exploité l'or noir, est aujourd'hui une pétromonarchie qui ne produit plus de pétrole. Seul un champ parvient encore à cracher une moyenne de 40 000 barils par jour. C'est peu, 60 fois moins que la production du Koweït, par exemple. Et les experts s'accordent : d'ici une quinzaine d'années, les réserves seront épuisées.

Heureusement pour la famille royale, le clan Al-Khalifa, il y a l'Arabie Saoudite voisine, qui cède chaque jour 180 000 barils supplémentaires à un prix symbolique. Une générosité tout intéressée : le maintien au pouvoir de la minorité sunnite à Bahreïn est une préoccupation constante pour Riyad, inquiet de l'activisme grandissant de la majorité chiite du petit royaume.

Bahreïn, à défaut de produire du brut, sait le transformer et le vendre : voilà comment les hydrocarbures continuent de constituer un quart du PIB de ce minuscule Etat. De quoi réaliser de confortables plus-values, quand bien même les rois du pétrole ne sont plus tout à fait ce qu'ils étaient. Les clichés ont la vie dure et ici, comme dans tous les émirats et royaumes du golfe Persique, les écrans plasma géants pullulent, les voitures de luxe se garent par dizaines dans les garages de gigantesques domaines aux pelouses parfaites et le sport national est le shopping dans les centres commerciaux où se côtoient les enseignes du luxe mondial. Mais pour maintenir sa réputation d'eldorado, Bahreïn a dû se diversifier. Après avoir été le plus gros producteur au monde de perles, l'archipel s'est créé, de toutes pièces, une production d'aluminium, important la bauxite et l'énergie nécessaires, et devenant, là encore, l'un des plus gros fournisseurs de la planète. Mais cette dépendance énergétique a poussé Bahreïn à chercher ailleurs.

Moeurs libérales et alcool en vente libre

En quelques années, le royaume s'est ainsi transformé en centre bancaire international, supplantant Dubaï, attirant sur ses côtes le gratin de la finance mondiale. Comme tant d'autres, BNP-Paribas, Calyon ou AXA y ont installé leur siège régional. «Le secteur est extrêmement propre, très contrôlé. La réputation des Bahreïnis tient à la fois à leur savoir-faire, à leur pragmatisme et à leur honnêteté», assure Pierre Fabre, directeur de la mission économique française à Bahreïn. La présence sur place du Gafi (1) est un élément rassurant pour des investisseurs parfois inquiets de la réputation plus trouble d'autres places financières de la région. Bien moins conservateur que l'Arabie Saoudite, plus abordable et vivable que Dubaï, Bahreïn joue de ses charmes pour attirer les investisseurs étrangers et leurs armadas de cadres, qui viennent ici s'installer en famille. Pas d'impôts sur les sociétés ou les revenus, moeurs libérales et alcool en vente libre : le cocktail séduit.
Il plaît aussi aux voisins saoudiens. Tous les jeudis soir, un défilé ininterrompu de limousines et de 4 x 4 flambant neufs déferle du King Fahd Causeway, le pont de plus de 20 kilomètres qui relie l'île au royaume depuis 1986. Près de 4 millions de Saoudiens viennent chaque année dépenser leur argent et s'encanailler à Manama, la capitale. Ils viennent aussi pour le cinéma, interdit dans leur contrée : ce mois-ci, c'est donc à Bahreïn qu'ils ont couru voir le premier film saoudien jamais réalisé.

Des hôtels de luxe construits sur le sable

Pour continuer à capter ce tourisme, Bahreïn construit. Partout, des hôtels cinq étoiles éclosent, des résidences luxueuses aux prestations ahurissantes se multiplient. L'archipel est petit ? Qu'importe ! S'inspirant de Dubaï, Bahreïn construit sur la mer, déversant des tonnes de sable pour bâtir, entre autres, le complexe de Durrat el-Bahreïn, dont les îles en forme de poisson s'affichent partout sur de grands panneaux publicitaires. Les pelleteuses et les grues s'activent, transformant l'île en immense chantier. Un boom immobilier qui fait les beaux jours des Al-Khalifa, qui possèdent toute la côte et une vaste majorité du territoire. Plus généralement, 60 % du PIB est généré par des entreprises détenues pour tout ou partie par la famille royale.
Un déséquilibre d'autant plus flagrant qu'une bonne partie des Bahreïnis est exclue de cette explosion économique.

Un taux de chômage de 12 %

A l'image du petit village de Duraz, non loin des riches villas de Budaya, sur la côte ouest, avec ses canalisations crevées, sa route sans goudron, transformée en marécage sous l'effet des récentes pluies. Ceux qui vivent là sont des chiites. Cette communauté qui représente près de 70 % de la population bahreïnie se sent depuis longtemps exclue de la rente pétrolière. Si tous les chiites ne sont pas miséreux, 40 % d'entre eux vivraient en dessous du seuil de pauvreté, assure Cheikh Ali Salman, le charismatique leader de l'opposition chiite, arrivée en tête du premier tour des législatives de novembre. Frappés de discrimination à l'emploi, les chiites ne peuvent pas prétendre, par exemple, devenir policiers ou militaires. Ils sont aussi faiblement représentés dans la fonction publique. A Bahreïn, Etat riche, le taux de chômage tournerait autour de 12 %.
Pourtant, le pays continue d'importer massivement des travailleurs étrangers : main-d'oeuvre faiblement qualifiée en provenance des pays du tiers-monde ou cadres de pointe occidentaux représentent plus d'un tiers de la population. Victimes de préjugés confessionnels et d'un manque de formation, les chiites ne peuvent accéder aux postes à responsabilité et ils ne veulent pas des emplois harassants et sous-payés réservés aux immigrés pakistanais, philippins, indiens ou malaisiens. Un problème auquel le gouvernement, inquiet de la montée des revendications chiites, a promis de s'attaquer, en offrant des formations qualifiantes et en imposant des quotas d'au moins 25 % de Bahreïnis par entreprise.

(1) Groupement d'action financière chargé de lutter contre le blanchiment d'argent.

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Message par Krom » 15 janv. 2007, 21:08

Il plaît aussi aux voisins saoudiens. Tous les jeudis soir, un défilé ininterrompu de limousines et de 4 x 4 flambant neufs déferle du King Fahd Causeway, le pont de plus de 20 kilomètres qui relie l'île au royaume depuis 1986. Près de 4 millions de Saoudiens viennent chaque année dépenser leur argent et s'encanailler à Manama, la capitale. Ils viennent aussi pour le cinéma, interdit dans leur contrée : ce mois-ci, c'est donc à Bahreïn qu'ils ont couru voir le premier film saoudien jamais réalisé.
Aha, j'adore ce genre de détail.

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Message par energy_isere » 12 nov. 2017, 13:37

Le Bahrein accuse l’Iran de sabotage pétrolier

Nov 12, 2017

Le Bahrein accuse officiellement l’Iran d’avoir fait sauter son pipeline stratégique de pétrole sur son territoire.

C’est le dernier pays du Golfe en lice à dénoncer l’ingérence permanente des Gardiens de la révolution dans les affaires internes arabes

Image

Le 11 novembre, le Ministère de l’Intérieur Bahreini a officiellement accusé l’Iran d’avoir manipulé des agents terroristes pour faire exploser une installation, qui visait le pipeline de pétrole brut dans le village de Buri, dans le nord du Bahrein, le 10 novembre.

Selon l’Agence de presse bahreinie ((BHA), le Ministre Bahreini de l’Intérieur, Rashid bin Abdullah Al Khalifa, a déclaré que les résultats de l’enquête démontrent que l’explosion est la conséquence d’un attentat organisé et non d’un accident. Le Ministre est allé plus loin en accusant l’Iran « d’actes terroristes » organisés auparavant au Bahrein.

Pendant ce temps, la Compagnie pétrolière d’Arabie Saoudite (Aramco saoudienne) a déclaré dans un communiqué officiel que le pipeline de pétrole brut a bien fait l’objet d’un attentat terroriste. L’ARAMCO saoudienne a déclaré que le pipeline reste actuellement hors service du fait de cette attaque à l’explosif.

Ce pipeline est le seul qui relie Bahrein à l’Arabie Saoudite actuellement. Le pipeline est manoeuvré par Saudi Aramco et la compagnie Bahrein Petroleum (Bapco). Un autre pipeline entre l’Arabie Saoudite et Bahrein est actuellement en construction.

Les accusations du Ministère de l’Intérieur bahreini s’inscrivent dans le cadre de la guerre psychologique que livre l’Iran à l’encontre des pays du Golfe, même si les preuves concrètes ne sont pas dévoilées à ce stade. De son côté, l’Arabie Saoudite a accusé l’Iran de livraisons de missiles aux Houtis au Yémen, et le Hezbollah de complot d’assassinat au Liban dernièrement.
http://www.jforum.fr/le-bahrein-accuse- ... olier.html

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Message par energy_isere » 02 avr. 2018, 14:11

Gros gisement de pétrole et de gaz découvert au large du Bahreïn

reuters.com | 01/04/2018

Le Bahreïn a annoncé dimanche la découverte dans ses eaux territoriales du plus important gisement de pétrole et de gaz naturel de l'émirat depuis près d'un siècle, rapporte l'agence de presse officielle BNA.

Le gisement de pétrole léger bitumineux situé au large de la côte occidentale du Bahreïn contiendrait des réserves plusieurs fois supérieures à celles de l'unique gisement en exploitation dans l'émirat, ainsi qu'une quantité importante de gaz, indique l'agence.

La découverte est la plus importante depuis 1932, ajoute BNA sans préciser les volumes concernés.

Le Bahreïn exploite un seul gisement pétrolier, celui d'Abou Safa, qu'il partage avec l'Arabie saoudite.
https://www.latribune.fr/depeches/reute ... hrein.html

Dans la presse de Barheïn :
Giant Oil discovery

By: dt news , 02-Apr-2018

Manama : In a major development, the Government of Bahrain yesterday announced the discovery of a new tight oil and deep gas resource in the Khaleej Al Bahrain Basin, located off the west coast of the Kingdom.

The find represents the largest discovery of oil in the Kingdom since 1932,
when extraction started on Bahrain’s first oil well within the Bahrain Oil Field. The new resource is forecast to contain highly significant quantities of tight oil and deep gas, understood to dwarf Bahrain’s current reserves. The announcement was made by Bahrain’s Higher Committee for Natural Resources and Economic Security, chaired by His Royal Highness Prince Salman bin Hamad Al Khalifa, Crown Prince, Deputy Supreme Commander and First Deputy Prime Minister.

Commenting on the announcement, Bahrain’s Minister of Oil, Shaikh Mohamed bin Khalifa Al Khalifa, said: “Following the initial discovery of the resource, detailed analysis of the find’s content, size and extraction viability has been undertaken alongside internationally-renowned petroleum industry consultants, DeGolyer and MacNaughton (Demac).

“Today we announce that initial analysis demonstrates the find is at substantial levels, capable of supporting the long-term extraction of tight oil and deep gas,” he said.

The government confirmed that modelling and analytical studies are ongoing, led by Bahrain’s National Oil and Gas Authority (NOGA) working alongside private sector partners, aimed at detailing the ultimate quantity and market value of the find.:

“Demac evaluated the reservoir and test data, evaluated volumetric and recovery potential, and provided reports documenting both Prospective and Contingent Resources. This is a project which breaks new ground for the industry,” said a spokesperson of DeGolyer and MacNaughton.

The discovery, which is expected to support extensive, long-term downstream activities, follows a recent uplift in oil and gas exploration projects undertaken in response to a directive from His Majesty King Hamad to the Higher Committee for Natural Resources and Economic Security to increase exploration activities.

Last year the Committee took the decision to accelerate initiatives to explore sites to the west of Bahrain, which resulted in the discovery of the resource and oil being struck in the fourth quarter of 2017.

The Ministry of Oil will host a press conference on Wednesday in Bahrain to provide additional details on the discovery, including initial findings of size and extraction viability.
http://www.newsofbahrain.com/viewNews.p ... NU=2&SUB=1

Des détails seront données mercredi en conférence de presse.
........
Additional details on the discovery, including initial findings of size and extraction viability, will be provided by the oil ministry at a press conference on Wednesday.
http://gulfnews.com/business/sectors/en ... -1.2198080

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Re: Re:

Message par energy_isere » 05 avr. 2018, 20:58

autre article avec d' autres informations :
Découverte majeure de pétrole au large de Bahreïn

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 05/04/2018

Le royaume de Bahreïn a découvert sous ses eaux territoriales un gisement qui pourrait renfermer 80 milliards de barils. Mais la rentabilité de ce pétrole à la limite du conventionnel reste incertaine si les cours ne remontent pas d'ici l'exploitation, qui devrait intervenir dans cinq ans.

Le petit archipel de Bahreïn, situé face à l'Arabie saoudite, a annoncé le 4 avril la découverte d’un immense gisement de pétrole de schiste, situé à faible profondeur au large de ses cotes. Le volume de pétrole récupérable techniquement et économiquement reste à confirmer, mais les réserves probables sont évaluées à 80 milliards de barils (l’équivalent des réserves prouvées de la Russie), selon les éléments rendus publics par l’Autorité nationale du pétrole et du gaz de Bahreïn (Noga), associée aux consultants DeGolyer et MacNaughton, ainsi qu'à Halliburton et Schlumberger. Un réservoir principal de gaz et deux poches situées en dessous pourraient contenir 280 à 560 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Pas d'exploitation avant plusieurs années


Le premier forage, confié à Halliburton, devrait intervenir en août, mais il faudra environ cinq ans avant l’exploitation commerciale réelle de ce pétrole. Sa rentabilité est incertaine, puisqu'il s'agit semble-t-il de schiste bitumineux. Les forages de test effectués par Schlumberger avaient produit "une huile à la limite du conventionnel et du non-conventionnel", précise un de ses représentants cité par la Noga. Le Venezuela, par exemple, peine à rentabiliser l'exploitation de son pétrole extra-lourd et de ses sables bitumineux depuis la baisse des cours du pétrole, bien que son sous-sol renferme les plus importantes réserves au monde (300,9 milliards de barils, soit 17,7% des réserves prouvées mondiales).

La taille du gisement est néanmoins une assurance sur l’avenir pour ce petit royaume, qui tire déjà 80% de ses revenus de la production pétrolière (50 000 barils par jour). Bahreïn, qui n’est pas membre de l’Opep, participe à l’accord de réduction de la production impliquant notamment le cartel d’exportateurs et la Russie.
https://www.usinenouvelle.com/article/d ... in.N676394

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Re: Re:

Message par energy_isere » 07 avr. 2018, 13:36

Voici la localisation du champs en question :

Image

source : https://www.nextbigfuture.com/2018/04/b ... e-oil.html

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Re: Bahreïn

Message par Raminagrobis » 07 avr. 2018, 22:54

Si on en croit la carte, il occupe plus de la moitié des eaux territoriales de l'émirat, ça parait inconcevable qu'il ne soit découvert qu'en 2018. La région a été forée depuis bientôt un siècle :-k
Toujours moins.

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Re: Bahreïn

Message par Remundo » 08 avr. 2018, 08:37

ça ne paraît pas excellent,

d'abord les 80 milliards de barils (à confirmer !) correspondent à 800 jours de conso mondiale.

Mais si en plus c'est du schiste bitumineux, l'EROEI ne va pas être fameux, mais plutôt fumeux !

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Re: Bahreïn

Message par energy_isere » 02 sept. 2018, 08:20

Des nouvelles de cette annonce extraordinaire du mois d'avril ?

Le forage de Halliburton en Août?

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Re: Bahreïn

Message par GillesH38 » 02 sept. 2018, 09:25

Remundo a écrit :
08 avr. 2018, 08:37
ça ne paraît pas excellent,

d'abord les 80 milliards de barils (à confirmer !) correspondent à 800 jours de conso mondiale.

Mais si en plus c'est du schiste bitumineux, l'EROEI ne va pas être fameux, mais plutôt fumeux !
c'est bizarre ça, un schiste bitumineux, ça ne se fore pas comme du pétrole liquide, c'est plutot une roche solide imbibée de kérogène, qui s'extrait comme du charbon (et peut bruler directement comme lui), et subit ensuite des traitements pour en extraire les hydrocarbures.
Il s'agit peut etre plutot de "pétrole de schiste" (putot appelé "tight oil" mais aussi parfois "shale oil" , ce qui peut expliquer la confusion), qui est celui actuellement exploité aux US , qui sont des petites poches de pétrole liquide coincées dans des roches qu'il faut fracturer.
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: Bahreïn

Message par energy_isere » 02 sept. 2018, 09:35

ANALYSIS
Bahrain begins long wait for its oil find to turn fruitful
But expectations about the size of the discovery have already touched a peak

June 3, 2018

........
Given the above, it’s no wonder then the reported new discovery is making headlines. The discovery announced in April is off the west coast of the country and is said to contain hydrocarbons in place for 80 billion barrels of oil and 11-bcm of gas of “conventional-unconventional” type formation.

But these initial estimates must undergo further scrutiny to assess the viability of the find. Although the numbers were assessed by independent consultants, Oil Minister Shaikh Mohammad Bin Khalifa Al Khalifa said that an “agreement has been reached with Halliburton to commence drilling on two further appraisal wells in 2018, to further evaluate reservoir potential, optimise completions, and initiate long-term production.”

The first well drilled by Schlumberger in October 2017, resulted in “high quality oil from the wells during the testing and flow back phases,” according to Schlumberger.

Some observers suggested that based on US experience with shale oil production, some 5-10 per cent of the oil in place might be recoverable, which is still highly significant compared to current reserves. Others suggested that a production of 200,000 barrels a day of oil and 10-bcm a year of gas can be expected according to, the Bahrain National Oil and Gas Authority (NOGA).

But there is a long way before any of this can happen and the is not expected to be in production before the next five years, provided Bahrain can lure experienced investors, especially from the US to help it develop.

Sceptics are loud too. A recent article in ‘Forbes’ said that “some analysts have urged caution about how difficult and costly it might be to exploit the new finds.”

Because the reservoir is bordering on conventional and unconventional oil, this may complicate matters and increase the production cost. Wood Mackenzie has said that “the oil will also be technically challenging and potentially high cost to develop.”
https://m.gulfnews.com/business/analysi ... -1.2230822

Shale Oil donc.

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