https://www.agenceecofin.com/actualites ... -pour-2025Côte d’Ivoire : les ventes d’amande de cajou attendues à 623 millions $ pour 2025
Agence Ecofin 05 janvier 2026
Depuis 2015, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial d’anacarde. Le pays, dont la récolte a déjà franchi le cap des 1,5 million de tonnes, monte également en puissance du côté de la transformation.
Pour 2025, les recettes d’exportations ivoiriennes de noix de cajou transformées devraient un nouveau cap. Selon des déclarations de Mamadou Berte, directeur du Conseil du coton et de l'anacarde (CCA), relayées par Reuters, la valeur des ventes d’amandes de cajou est ainsi attendue à 350 milliards FCFA (environ 623 millions USD) pour le compte de ladite année, soit 67 % de plus que le résultat précédent (209 milliards FCFA).
Ce bond annoncé s’explique principalement par la vigueur de l’activité sur le segment transformation. En effet, le volume de noix de cajou traité par les industriels devrait passer de 344 028 tonnes en 2024 à 659 579 tonnes en 2025, soit 91,7 % de progression. Dans la première économie de l’UEMOA, 37 unités de transformation d’une capacité totale installée de 830 000 tonnes sont désormais opérationnelles, contre moins de 10 en 2015, avec les investissements croissants des acteurs locaux et étrangers encouragés par des incitations fiscales et non fiscales.
Alors que les autorités ambitionnent de transformer localement 50 % de sa production d’ici 2030, M. Berté affirme qu’une dizaine de nouveaux projets devraient prochainement ajouter 200 000 tonnes de capacité supplémentaires à l’industrie.
Actuellement second plus grand exportateur d’amandes derrière le Vietnam, la Côte d'Ivoire a produit environ 1,5 million de tonnes de noix de cajou brutes en 2025, contre contre 944 673 tonnes en 2024 et 1,2 million de tonnes en 2023, selon les données du CCA.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... i-fin-marsAccès universel à l’électricité : la Côte d’Ivoire va identifier les chantiers restants d'ici fin mars
Agence Ecofin 07 janvier 2026
Après près de 15 ans d’investissements dans les infrastructures électriques en Côte d’Ivoire, les autorités veulent désormais identifier précisément les dernières zones restant à couvrir et les progrès possibles. Une étape utile pour atteindre l’objectif d’accès universel à l’électricité.
Le gouvernement ivoirien va lancer avant fin mars un recensement des localités non encore couvertes par l’électricité et des besoins d’extension du réseau électrique national, a annoncé le président Alassane Ouattara dans son message à la Nation du jeudi 31 décembre 2025. L’objectif est d'optimiser les efforts pour atteindre la couverture totale du pays en électricité, mais également en eau.
Cette démarche est annoncée après plus d’une décennie d’investissements continus et d’amélioration du secteur électrique. Selon le bilan gouvernemental 2011-2025, 95,67 % des localités étaient électrifiées en juin 2025, contre 33,1 % en 2011. La capacité de production installée est passée de 1391 à 3019 MW, soit une hausse de 117 %, dominée par le thermique et l’hydroélectricité. Le réseau s’est également étendu, avec 7700 km de lignes de transport et 67 089 km de réseau de distribution.
Malgré ces progrès, l’accès effectif à l’électricité pour la population reste en deçà de l’électrification des localités. Selon les données de la Banque mondiale, le taux d’accès à l’électricité en Côte d’Ivoire s’élevait à 72 % en 2023, illustrant un écart persistant entre extension des infrastructures et raccordement réel des ménages, sans compter les zones non raccordées.
Le recensement annoncé s’inscrit aussi dans la continuité des engagements pris récemment par le pays dans le cadre du National Energy Compact. Le gouvernement s’y engage notamment à fournir l’accès à l’électricité à environ 17 millions de personnes supplémentaires d’ici 2030 afin d’atteindre 100 % de taux d’accès national, à porter la part des énergies renouvelables à 45 % du mix électrique, et à mobiliser 2 milliards USD d’investissements privés pour soutenir cette trajectoire.
Dans cette perspective, le solaire est appelé à jouer un rôle croissant. Les projets en cours de développement, comme celui de Kong Solaire, devraient contribuer à soutenir et à diversifier le mix électrique, ainsi qu'à accélérer l’accès universel à l’électricité et à renforcer le rôle d’exportateur du pays dans la sous-région ouest-africaine.
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Re: La Côte d'Ivoire
https://www.agenceecofin.com/actualites ... te-divoireL'italien Eni va céder 10% de ses parts dans le plus grand champ pétrolier de Côte d'Ivoire
Agence Ecofin 22 janvier 2026
En cédant 10 % du projet Baleine à la compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR, Eni ajuste de nouveau la structure capitalistique du principal développement offshore ivoirien.
Eni a signé ce jeudi 22 janvier un accord contraignant avec la compagnie pétrolière publique azerbaïdjanaise SOCAR, pour la cession de 10 % de sa participation dans le projet Baleine, principal développement offshore de la Côte d’Ivoire. À l’issue de cette opération soumise aux approbations réglementaires habituelles, le groupe italien conservera le rôle d’opérateur avec 37,25 % du capital, aux côtés de Vitol (30 %) et de la société nationale Petroci (22,75 %).
Cette transaction entre dans le cadre d'une recomposition rapide de l’actionnariat du plus grand champ producteur pétrogazier du pays, et s'inscrit dans une stratégie plus large d’optimisation du portefeuille amont d'Eni.
Partage des risques et optimisation du portefeuille
L’arrivée de SOCAR survient après l’entrée récente de Vitol au capital du projet. Finalisée fin septembre 2025 après l’obtention des autorisations requises, la cession de 30 % à la maison de négoce suisse avait déjà réduit la part d’Eni, tout en lui permettant de conserver une position majoritaire. Pour la société italienne, l’objectif est de partager les risques financiers et opérationnels d’un actif en production, tout en libérant des ressources pour d’autres développements en amont. Baleine devient ainsi un exemple de la stratégie de gestion active du portefeuille qu'elle mène en Côte d’Ivoire.
La vente de 10 % à SOCAR répond à un modèle par lequel Eni cherche à monétiser plus tôt ses découvertes, une fois celles-ci entrées en phase de développement ou de production. Cette approche repose sur des cessions ciblées de participations, sans remise en cause du contrôle opérationnel. En Côte d’Ivoire, elle a permis au groupe de financer l’expansion de son portefeuille offshore, qui compte désormais dix blocs après l’acquisition de nouveaux permis en mer ces dernières années.
Au-delà de Baleine, l’accord reflète le renforcement des relations entre Eni et SOCAR. En 2024, les deux entreprises ont signé trois protocoles d’accord couvrant l’exploration et la production d’hydrocarbures, la sécurité énergétique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la chaîne des biocarburants. La prise de participation de SOCAR dans le principal projet ivoirien d’Eni donne une traduction concrète à cette coopération, dans un actif à la fois stratégique et symbolique.
Baleine, un actif structurant dans la stratégie énergétique ivoirienne
Présent en Côte d’Ivoire depuis 2015, Eni a fait de Baleine son premier développement dans le pays. Découvert en 2021, le champ a marqué un tournant pour l’industrie ivoirienne des hydrocarbures, après deux décennies sans découverte commerciale majeure. Mis en production en 2023 dans des délais resserrés, il est aujourd’hui le premier projet à émissions nettes zéro développé en Afrique. Les phases 1 et 2 assurent une production de plus de 62 000 barils de pétrole par jour et de plus de 75 millions de pieds cubes de gaz par jour, une part significative de ce gaz étant destinée au marché intérieur pour soutenir la production d’électricité.
La suite du projet se joue désormais avec la phase 3, actuellement à l’étude. Celle-ci doit porter la production à 150 000 barils de pétrole par jour et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour. La décision finale d’investissement est attendue d’ici fin 2025. Selon les données disponibles, le champ devrait rester économiquement viable jusqu’en 2059, ce qui en fait un pilier de long terme pour la production nationale.
À ce stade, Baleine représente environ 8 % de la production pétrogazière quotidienne de la Côte d’Ivoire, et occupe une place centrale dans la politique énergétique du pays.
Pour Eni, l’opération confirme une stratégie d’optimisation de l’amont. Pour la nation éburnéenne, elle consolide un actif devenu structurant pour sa trajectoire énergétique et économique.