Afrique du Sud

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 09 févr. 2019, 14:18

Suite de deux post plus haut, vue générale de la centrale solaire à concentration de Khatu.

Image

https://www.agenceecofin.com/solaire/07 ... en-service

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 14 févr. 2019, 01:28

Eskom au bord de la cessation de paiement.
......
Mercredi, le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordan, a reconnu que le groupe, plombé par une dette de 27 milliards d'euros, serait déclaré en cessation de paiement en avril faute d'une nouvelle aide de l'Etat. Le chef de l'Etat a annoncé la semaine dernière un plan de redressement d'Eskom qui passe notamment par sa séparation en trois entités distinctes (production, distribution, service).
Extrait de https://www.connaissancedesenergies.org ... ons-190213

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 18 févr. 2019, 21:21

L'Afrique du Sud disjoncte

Par Claire Bargelès RFI 18 février 2019

Le secteur de l’électricité sud-africain est en crise : le géant public Eskom, responsable avec ses centrales à charbon de la quasi-totalité de la fourniture en électricité du pays, est en passe de s’effondrer. Sa dette est colossale et ses capacités de production ne sont plus suffisantes : les grandes villes du pays sont régulièrement plongées dans le noir depuis le début de la semaine suite à des délestages tournants. Une crise qui est le résultat d’une dizaine d’années de mauvaise gestion et qui pourrait bouleverser l’économie du pays.

Le bilan du géant public de l’électricité est accablant : Eskom, aujourd’hui c’est 27 milliards d’euros de dette, des prix en hausse et une fourniture insuffisante qui conduit à des délestages massifs. Pour l’analyste Claude Baissac, du cabinet Eunomix, c’est le résultat d’une décennie de gestion catastrophique :

« Eskom ça a été une vaste entreprise de corruption à travers le fameux projet de "capture de l’état" de Jacob Zuma, l’ancien président. Et on a placé des amis, et il y a eu mauvais investissements, vastes détournements de fonds, une incapacité de faire la maintenance nécessaire. C’est la stratégie entière de production d’électricité et de capitalisation qui a échoué. »

La chute de géant public a ces derniers jours un impact très concret sur la vie des Sud-Africains, avec des commerces qui tournent au ralenti ou encore un trafic routier perturbé faute de feu de circulation. Et le risque est à terme très important pour le pays tout entier selon l’économiste Mike Schussler :

« C’est vraiment très inquiétant, car si cela continue, on verra apparaïtre un ralentissement de l’économie. Le chômage va encore augmenter. Et du côté des investisseurs, s’ils veulent placer leur argent ici, ils ont besoin d’électricité ! »

Pour tenter de redresser la barre, le président Cyril Ramaphosa a annoncé un plan de restructuration pour la compagnie publique, lors de son discours devant le Parlement la semaine dernière :

« Nous devons tout de suite lancer le projet de séparer Eskom en trois entités différentes : une pour la production, une pour le transport et une pour la distribution. Ainsi, on isole les coûts et chaque entité aura sa part de responsabilisé. »

Une mesure qui n’est pas pour plaire aux syndicats, descendus dans la rue jeudi. Luphert Chilwane, est le porte-parole du Syndicat national des mineurs :

« Nous comprenons cette mesure comme étant un premier pas pour privatiser Eskom. Cela va amener du chômage. Nous n’avons même pas été consultés avant cette annonce ! »

Mais selon l’économiste Claude Baissac, le gouvernement devra bien finir par trancher vers quel modèle Eskom doit évoluer :

« Ou alors on a de la production d’électricité de marché, avec les règles de marché, de concurrence... Ou alors on a un monopole d’Etat, mais véritablement développemental, c’est à dire que l’état endosse la dette et la capitalisation, de sorte que les tarifs d’électricité soient des tarifs compétitifs. Ils n’ont pas choisi. Ils ont cette espèce de non-modèle hybride, où on a un monopole d’état qui ne sert à rien d’un point de vue économique. »

De son côté, la commission qui enquête autour des accusations de corruption au sommet de l’état devrait se pencher sur le cas d’Eskom à partir de la semaine prochaine.
http://www.rfi.fr/emission/20190218-afr ... -disjoncte

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Message par energy_isere » 21 févr. 2019, 02:07

L'Afrique du Sud renfloue le géant public de l'électricité en déroute

AFP le 20 févr. 2019

Le gouvernement sud-africain a annoncé mercredi un plan de sauvetage de 1,4 milliard d'euros par an pour le géant public de l'électricité Eskom, dont les difficultés menacent l'économie du pays à moins de trois mois des élections. Les agences de notation financière ont menacé la première puissance industrielle du continent africain d'une nouvelle dégradation en cas de faillite du groupe, qui affiche une dette abyssale de 420 milliards de rands (27 milliards d'euros).

Symbole de la dégringolade d'Eskom, l'Afrique du Sud a renoué la semaine dernière, pour la première fois depuis cinq ans, avec les délestages massifs. En présentant mercredi son budget 2019-2020 devant le Parlement au Cap (sud), le ministre des Finances, Tito Mboweni, a confirmé que son gouvernement allait voler au secours de l'entreprise, qui fournit 90% de l'électricité du pays. "Nous allons mettre de côté 23 milliards de rands (1,4 milliard d'euros) par an pour aider financièrement Eskom" le temps de sa restructuration, a-t-il annoncé.

Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé au début du mois que l'entreprise serait divisée en trois entités distinctes (production, transport, distribution) et promis de ne pas tailler dans ses 50.000 emplois. "Je veux que ce soit clair, le gouvernement ne prendra pas en charge la dette d'Eskom", s'est-il toutefois empressé d'ajouter. "Verser de l'argent directement dans Eskom dans sa forme actuelle, c'est comme verser de l'eau dans une passoire".

Le ministre s'est également interrogé sur la pertinence de conserver toutes les entreprises publiques, profondément endettées et gangrénées par la corruption pendant les années de la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... ute-190220

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Message par energy_isere » 20 mars 2019, 01:51

Coupures d'électricité en Afrique du Sud: aucune amélioration en vue selon le gouvernement

AFP parue le 19 mars 2019

Le gouvernement sud-africain s'est dit incapable mardi de prévoir quand prendraient fin les très longues coupures d'électricité qui affectent depuis plusieurs jours le pays, des délestages de mauvais augure pour le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avant les législatives de mai.

Depuis le milieu de la semaine dernière, le géant public Eskom, qui fournit 90% de l'électricité produite en Afrique du Sud, plonge dans le noir, pendant plusieurs heures et à tour de rôle, des quartiers entiers du pays.

Le ministre des Entreprises publiques, Pravin Gordhan, a expliqué mardi que les autorités tentaient de comprendre l'origine du problème.

"Nous avons besoin de conclure ces enquêtes. Nous reviendrons vers vous dans les 10 à 14 prochains jours", a déclaré M. Gordhan lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

"Nous comprenons la frustration", a t-il ajouté, mais "nous n'avons pas de formule magique" pour résoudre la situation. Tout devrait "rentrer dans l'ordre dans les prochaines années", a-t-il prévenu.

Le ministre a présenté ses excuses, en particulier auprès des entreprises paralysées par des pannes quotidiennes dans la première puissance industrielle du continent africain.

L'Afrique du Sud dispose de plusieurs centrales à charbon mal conçues et mal entretenues. Eskom est en outre pointée du doigt pour sa très mauvaise gestion pendant le règne de l'ex-président Jacob Zuma (2009-2018). Le groupe croule sous une dette abyssale de 420 milliards de rands (26 milliards d'euros).

L'ANC a "pillé" et "cassé Eskom" qui se retrouve "sur le point de s'effondrer", a dénoncé mardi le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA).

Le groupe électrique est aussi actuellement affecté par le cyclone Idai qui a frappé la semaine dernière le Mozambique voisin, où Eskom s'approvisionne partiellement.

Des pylônes électriques entre le barrage hydro-électrique de Cahora Bassa, dans l'ouest du Mozambique, et les centrales électriques en Afrique du Sud ont été endommagés.

M. Gordhan a précisé qu'une équipe sud-africaine était chargée d'évaluer les dégâts.

Depuis février, l'Afrique du Sud a renoué, par intermittence, avec de longues coupures d'électricité. Potentiellement dévastatrice sur le plan économique, la dégringolade d'Eskom inquiète aussi politiquement le président Cyril Ramaphosa et son parti, l'ANC, en pleine campagne pour les élections du 8 mai.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-190319

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Message par energy_isere » 30 mars 2019, 09:44

Afrique du Sud : la hausse du tarif électrique coûtera 90 000 emplois au secteur minier en 3 ans


Agence Ecofin 29 mars 2019

En Afrique du Sud, les industries d’extraction de platine et d’or devront licencier 90 000 personnes au cours des trois années à venir, à cause de la hausse des prix de l’électricité. L’augmentation du tarif électrique, appliquée par l’Eskom, la compagnie en charge de la fourniture électrique dans le pays, a déjà augmenté considérablement les coûts d’exploitation selon les acteurs miniers.

« Au total, 90 222 emplois risquent d’être supprimés à cause des augmentations de tarif obtenues par l’Eskom », a affirmé le Conseil sud-africain des mines dans une présentation.

Selon l’organisation, 71% des mines d’or et 65% de celles de platine ont enregistré des pertes ou des bénéfices marginaux pour le compte de l’exercice budgétaire qui s’est achevé en 2018. Une situation qui sera aggravée par l’augmentation du coût de l’énergie dans les charges d’exploitation.

Le régulateur du secteur énergétique a en effet accordé à l’Eskom une augmentation de 9,1% du tarif électrique en 2019, 8,10% en 2020 et 5,2% en 2021. Des augmentations bien en dessous des 15% annuels sollicités par la compagnie sur les trois ans. Cette hausse des recettes doit aider la compagnie à se sortir de la crise financière qu’elle endure depuis plusieurs années.

« Nous considérons la crise de l’Eskom, non pas seulement comme une crise, mais comme un désastre potentiel », craint d’ailleurs, à ce propos, Roger Baxter, le directeur exécutif du Conseil des mines.

La réduction d’emplois est un sujet sensible en Afrique du Sud où le taux de chômage est d’environ 25%.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... r-en-3-ans

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Message par energy_isere » 09 avr. 2019, 00:00

La mise en service (début fevrier, voir plus haut) s'est faite un peu avant l' inauguration officielle.
Engie inaugure la première centrale solaire à concentration d’Afrique du Sud

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 08/04/2019

La centrale solaire à concentration Kathu Solar Park a été inaugurée le 4 avril par Engie et ses partenaires en Afrique du Sud. Un projet emblématique pour le pays, qui aura mis dix ans à se concrétiser.

Image
La centrale solaire à concentration sud-africaine Kathu Solar parc inaugurée le 4 avril par Engie est entrée en service le 31 janvier 2019.

La centrale thermique solaire à concentration Kathu Solar Park, en Afrique du Sud, a bien failli ne jamais voir le jour. Lancé en 2009 sur la base d’une technologie espagnole de Sener et Acciona, le projet a mis sept ans à trouver son financement. Une centrale solaire à concentration n’est en effet pas une centrale solaire comme les autres, mais un véritable site industriel.

A la différence du photovoltaïque, et comme son nom l’indique, le solaire à concentration ou Concentrated Solar Power (CSP), concentre la lumière du soleil sur un fluide qui viendra, via un échangeur, chauffer de l’eau qui fera comme dans une centrale thermique classique à gaz, au fioul ou à charbon, tourner une turbine qui produira de l’électricité. La particularité de ces installations étant qu’elles peuvent aussi stocker la chaleur dans du sel fondu, stocké dans une tour ou de grands réservoirs, et produire ainsi de l’électricité même lorsqu’il n’y a plus de soleil.

Un projet de 750 millions d'euros

Autorisé en 2011, le projet est au point mort lorsqu’en 2014 Engie décide de le relancer et répond à un appel d’offre du gouvernement sud-africain. Gagné. Deux tarifs d’achat sont négociés, un en journée et un au moment des pics de consommation, avec un contrat de 20 ans. Le financement ne sera pourtant bouclé qu’en 2016. Engie prend 45% du capital de ce projet public-privé de 750 millions d’euros, aux côtés de banques et fonds d’investissements sud-africain. La construction est lancée le 26 mai 2016.

D’une puissance de 100 MW, avec 4 heures 30 de stockage, la centrale s’étend sur 240 hectares sur un terrain de 600 ha à 15 km de la ville de Kathu, 8000 habitants, dans la province Northern Cap (au centre nord de l’Afrique du Sud). C’est la société américano-israélienne Rio Glass qui fournit les miroirs paraboliques. Les supports métalliques sont fabriqués en Afrique du Sud. La turbine est signée Siemens.

Emplois locaux

La construction de la centrale a duré 32 mois, occupant 1700 personnes dont 500 locaux, sans aucun accident grave", précise Cédric Faye, responsable du projet chez Engie lors de l’inauguration officielle le 4 avril 2019. Connectée au réseau de l’électricien national Eskom le 31 janvier 2019, via un réseau de huit kilomètres construit par Engie, la centrale emploie 75 personnes, dont 25 ont été formées localement via un programme de développement économique et social financé à hauteur de 1% du chiffre d‘affaires du Kathu Solar Park durant 20 ans. Avant même l’ouverture de la centrale, 27 projets dans l’éducation, la santé ou l’assainissement d’eau, en avaient bénéficié.

Transfert de compétences

Positif pour les collectivités locales environnantes, le Kathu Solar Park arrive aussi au bon moment pour le pays et le gouvernement. "L’Afrique du Sud a besoin de ce type de projet. Car si le pays est engagé dans la transition énergétique il dépend encore à 80% de charbon [pour son électricité]", a expliqué à l’Usine Nouvelle l’ambassadeur de France en Afrique du Sud, Christophe Farnaud, en marge de l’inauguration. Dans son discours, le diplomate français explique aussi que ce projet comprend un volet "formation et transfert de compétences dont le pays a besoin". Il rappellera également qu’Engie est en Afrique du Sud "le premier producteur d’électricité indépendant". Le groupe français dispose de 1,6 GW de capacité de production électrique renouvelable et au gaz dans le pays.

Ce projet arrive aussi au moment où l’opérateur Eskom est confronté à de graves problèmes de production dûs notamment à un sous-investissement sur son réseau et dans la maintenance de ses centrales thermiques. Certes, la centrale de Kathu est loin des grands centres de population du pays, mais elle est installée à proximité de la plus grande mine de fer à ciel ouvert du monde, qui requiert une alimentation constante et fiable. Le propriétaire de la mine, SIOC Community Development Trust, est d’ailleurs le troisième investisseur dans la centrale de Kathu derrière Engie et le fonds de pension sud-africain Investec Bank.

Seule ombre au tableau, face aux vertigineuses baisses de coût du solaire photovoltaïque - les 20 dollars/MWh ne font plus exception - et du stockage par batteries lithium-ion, la technologie CSP n’est pas concurrentielle et aura du mal à le devenir, malgré des progrès technologiques annoncés par Engie.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... ud.N827730

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Message par energy_isere » 20 avr. 2019, 09:45

Afrique du Sud : la crise énergétique pourrait coûter 1,1% à la croissance économique selon la Banque centrale

Agence Ecofin 18 avril 2019

La croissance économique sud-africaine pourrait être amputée de 1,1% pour le compte de l’année 2019 et 125 000 emplois pourraient être perdus si les délestages électriques perdurent. Cette affirmation a été faite par la Banque centrale sud-africaine, hier.

Le pays a enregistré une série de délestages rotatifs en février et mars derniers, à cause du déficit de charbon dans plusieurs centrales ainsi que des dysfonctionnements observés dans plusieurs centrales électriques. L’Eskom, la compagnie nationale en charge de la fourniture électrique, a dû priver les consommateurs individuels, commerciaux et industriels de 1 000 MW à 4 000 MW d’énergie, affectant de nombreuses activités économiques.

« Si ces interruptions se poursuivent au cours de l’année 2019, la croissance économique pourrait être diminuée de 1,1%. Dans ces circonstances, l’emploi également sera affecté avec la réduction d’environ 125 000 postes ; 48 000 dans un premier temps, et 77 000 par la suite », a affirmé la banque dans sa revue de la politique monétaire.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... e-centrale

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Message par energy_isere » 20 avr. 2019, 09:48

Afrique du Sud : le Trésor décaisse 355 millions $ pour permettre à l’Eskom de faire face à ses obligations

Agence Ecofin 19 avril 2019

En Afrique du Sud, le ministre des Finances a autorisé le décaissement de 5 milliards de rands (355,5 millions $) supplémentaires au profit de l’Eskom, la compagnie électrique publique.

Dans un compte-rendu fait au parlement sud-africain et parvenu à Reuters, ce nouveau décaissement a pour objectif « d’éviter que l’Eskom ne soit dans l’incapacité de faire face à ses obligations ».

Ces 5 milliards alloués font partie des 23 milliards de rands que le gouvernement a prévu d'injecter annuellement dans la compagnie au cours des trois prochaines années.

Le rapport envoyé au Parlement, le 16 avril dernier, avertit que l’Eskom pourrait avoir besoin d'un financement supplémentaire, d’ici à la fin du mois en cours.

En février dernier, le gouvernement a décidé d’injecter 69 milliards de rands dans la compagnie électrique, au cours des trois prochaines années, afin de l’aider dans son processus de restructuration. Cette solution avait été la réponse à une ultime proposition de reprise de dette faite au Trésor national par l’Eskom. Cette dernière, qui a une dette extérieure de plus de 420 milliards de rands (près de 30 milliards $) sera finalement scindée en 3 entités distinctes afin de permettre une meilleure gestion et d’accroître sa capacité de mobilisation financière
https://www.agenceecofin.com/compagnie/ ... bligations

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Message par energy_isere » 23 avr. 2019, 20:03

Les malheurs d’Eskom sont-ils le symbole du déclin sud-africain?

Par Dominique Baillard RFI 23 avril 2019

En Afrique du Sud, le gouvernement a reconnu il y a quelques jours avoir mis la main à la poche pour renflouer Eskom, car la compagnie nationale d'électricité a une nouvelle fois frôlé le dépôt de bilan. A trois semaines des élections, les déboires de cette entreprise publique constituent le problème numéro un du président Cyril Ramaphosa, candidat à sa réélection.

Eskom fait partie du quotidien des Sud-africains et souvent pour le pire. Des quartiers entiers des grandes villes sont régulièrement à l’arrêt faute d’électricité. Les délestages sont devenus monnaie courante ces dernières années. En théorie, Eskom produit et fournit du courant pour 90 % de la population. Mais l’entreprise n’est plus capable d’assurer ce service. Ses centrales vétustes, mal entretenues, tournent au ralenti. Les mauvaises langues assurent qu’elles sont exploitées en ce moment au maximum et que la lumière ne va pas tarder à s’éteindre au soir du 8 mai, la date du prochain scrutin.

Comment Eskom en est arrivé là ?

Cette entreprise, bientôt centenaire, a été créée en 1923 et a eu beaucoup de mal à suivre l’accélération de la croissance sud-africaine. D’où les premières pannes d’électricité qui surviennent en 2007. Si Eskom manque alors de réactivité, c’est déjà parce que les moyens financiers se font rares. Elle souffre des impayés historiques monstrueux : pour la seule ville de Soweto, l’ardoise se monte à un milliard d’euros. Pendant l’apartheid, refuser de payer était un acte de résistance, et cette pratique perdure encore aujourd'hui, surtout parmi les pauvres. Dans cette grande entreprise très bureaucratique, opaque, la corruption a aussi trouvé un nid douillet, elle a explosé pendant la présidence de Jabob Zuma, avec la complicité active des frères Gupta. Ils ont réalisé plusieurs opérations juteuses avec Eskom pour mettre la main sur les mines de charbon fournissant les centrales électriques sud-africaines.

C’est pendant cette période qu’Eskom a beaucoup investi dans deux nouvelles centrales à charbon

Ces projets pharaoniques ont complètement déraillé, leur budget a doublé et par conséquent, ils ont surtout plombé les comptes de l’entreprise, et privé les centrales vieillissantes de programme de maintenance. Ces défauts expliquent en grande partie les délestages actuels. Sous la présidence Zuma, le charbon et l’atome sont privilégiés au détriment des énergies renouvelables. Une stratégie coûteuse et aujourd’hui remise en cause, mais difficile à corriger, car des engagements financiers ont été pris. Selon le ministre des Finances, la société ne génèrera pas suffisamment de cash pour honorer ses remboursements pour les cinq prochaines années. Sa dette totale se monte à 30 milliards de dollars, 26 milliards d’euros.

Les Chinois ont été appelés à la rescousse, mais ils n’ont finalement pas tenu leur engagement

La China Development Bank devait verser en mars une première tranche d’un prêt de 2,5 milliards de dollars. Mais elle n’a pu sortir l’argent de ses caisses, d’où l’intervention urgente du ministre des Finances pour renflouer la société. Car toute la dette d’Eskom est garantie par l’État. Si l’entreprise fait défaut, c’est la dette souveraine sud-africaine qui trinque. Le sort de l’entreprise et celui du pays tout entier sont étroitement liés, c’est pourquoi la survie d’Eskom est un enjeu majeur de la campagne. Les déboires d’Eskom reflètent ceux d’une économie prometteuse, mais qui est aujourd’hui en triste état. D’après l’indice de gouvernance publiée par le cabinet spécialisé en risque politique Eunomix, l’Afrique du Sud traverse depuis douze ans une période de déclin comparable à celui d’un pays en guerre.
http://www.rfi.fr/emission/20190423-mal ... d-africain

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 16 juil. 2019, 23:47

Suite de ce post du 7 fev 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 0#p2280250

TOTAL va forer un deuxième puits Offshore dans le Block 11B/12B qui avait donné lieu à une découverte en février.

https://www.rigzone.com/news/odfjell_ri ... 6-article/

Le forage va coûter entre 145 et 190 millions de dollars.

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 17 juil. 2019, 12:33

L'industrie sud-africaine vent debout contre la toute nouvelle taxe carbone

AFP•17/07/2019

Chute des investissements, suppressions d'emplois, hausse du prix des carburants et de l'électricité... Dans un climat économique fragile, l'industrie sud-africaine craint le pire de la nouvelle taxe carbone, malgré son montant extrêmement faible.

En dépit de la forte résistance des gros émetteurs de CO2, l'Afrique du Sud, 14e pollueur au monde selon Greenpeace, est devenu le 1er juin le premier pays du continent à introduire une taxe carbone, entièrement à la charge des entreprises.

Cet impôt, qui existe déjà dans de nombreux pays comme le Canada, la Colombie, la France ou la Suède, vise à réduire les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.

Les ONG environnementales comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont salué "une première étape significative", très rare dans un pays émergent, mais ont immédiatement regretté la faiblesse de la taxe.

Son montant a été fixé à 120 rands (8 euros) par tonne de CO2 émise. Mais compte tenu d'abattements fiscaux pouvant aller jusqu'à 95%, son montant variera entre 6 et 48 rands (de 0,4 à 3 euros). Très loin des 40 à 80 dollars d'ici 2020 recommandés pour se conformer aux objectifs de l'accord de Paris.

"La taxe carbone est plutôt faible, mais très importante symboliquement", reconnaît lui-même Ismail Momoniat, directeur général adjoint du Trésor, qui promet déjà sa réévaluation à partir de 2023.

Il n'empêche, l'industrie s'indigne en agitant le spectre des licenciements et des fermetures d'usines.

Dans les mines, un secteur déjà en crise, "6.800 emplois directs et indirects" vont être supprimés dans les deux prochaines années à cause de la taxe carbone, prévient la Chambre nationale des mines. A compter de 2023, la situation va encore se détériorer avec "environ 6.000 emplois perdus par an".

- Temps perdu -
La puissante organisation patronale Busa dénonce une taxe qui va "décourager les investissements étrangers et nationaux" dans un contexte déjà difficile de "chômage, pauvreté et inégalités".

En Afrique du Sud, au moins 27% de la population active est sans emploi. Un taux qui dépasse 50% chez les jeunes.

Pour l'entreprise Transalloys, fabricant d'alliages de fer qui emploie 400 personnes, réduire les émissions de CO2 est tout simplement impossible, affirme son PDG Theo Morkel. "Pour moi, la seule façon de les faire baisser est de fermer mes fourneaux", assure-t-il à l'AFP, très en colère.

Les effets de la taxe sont pourtant "très faibles pour les gros émetteurs" d'ici 2023, assure Noëlle Garcin de l'organisation African Climate Reality Project.

Tellement faibles qu'elle ne va probablement pas, selon les ONG, permettre de réduire significativement les émissions de CO2.

"On l'impression qu'on va perdre trois ans, ce qu'on ne peut pas se permettre" compte tenu de l'urgence à agir, s'inquiète Noëlle Garcin. "Le fardeau va reposer encore plus sur la prochaine génération... et je ne sais même pas si on peut encore parler de prochaine génération".

Face aux inquiétudes de l'industrie, elle appelle à penser autrement, et à voir dans le défi climatique de "splendides opportunités" pour l'économie.

Les syndicats, "soucieux" de l'impact de la taxe carbone sur l'emploi mais aussi des "conséquences de la pollution sur les travailleurs les plus pauvres", ne disent pas autre chose.

- "Opportunité parfaite" -
Le changement climatique offre "une opportunité parfaite" de créer des emplois, assure Matthew Parks de la Cosatu, la principale centrale syndicale en Afrique du Sud.

Et de citer la construction de voitures propres ou le développement de l'énergie solaire dans un pays qui abrite de nombreuses usines automobiles et bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel.

Mais "les entreprises qui ne pensent qu'au profit sont très réticentes au changement" et le gouvernement "ne pense qu'à taxer sans proposer un juste plan de transition", dénonce M. Parks.

Sur le terrain, l'industrie pétrolière a déjà répercuté la taxe sur les consommateurs en augmentant le prix des carburants de 0,09 à 0,1 rand (moins de 0,06 euro) par litre.

La compagnie nationale d'électricité Eskom, plombée par une dette de 26 milliards d'euros, attendra 2023.

D'ici quatre ans, "le poids de la taxe carbone pour Eskom devrait être de l'ordre de 11,5 milliards de rands (725 millions d'euros) par an", prévient Gina Downes, chargée de l'économie de l'environnement dans l'entreprise.

Eskom, qui fournit l'essentiel de son électricité avec des centrales à charbon, est le plus gros pollueur d'Afrique du Sud, responsable de 30% de ses émissions de CO2, selon Greenpeace.

Le groupe promet de graduellement remplacer ces centrales très polluantes, quand "elles atteindront leur fin de vie". Mais la mutation prendra du temps. Eskom a encore mis récemment en service deux mégacentrales à charbon.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3877dfc3a3

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 20 juil. 2019, 11:31

Afrique du Sud : une politique énergétique de plus en plus tournée vers le gaz naturel

Agence Ecofin 15 juillet 2019

Vendredi dernier, Gwede Mantashe (photo), le ministre sud-africain de l’Energie a déclaré que le gouvernement travaille à faire du pays un important producteur de gaz naturel afin de moins dépendre des importations. Pour cela, un investissement public de 528 millions de dollars est prévu à partir de l’année prochaine.

Si le responsable n’a pas expliqué comment cet investissement sera réparti dans la chaîne de valeurs du gaz naturel, il a indiqué qu’il servira entre autres à accélérer les activités d'exploration du gaz naturel au large. En parallèle, plusieurs options d’importations de gaz brut et de gaz naturel liquéfié en provenance du Mozambique voisin sont étudiées.

Cet intérêt pour le gaz se justifie par l’importante découverte de gaz naturel opérée par le Français Total et les rapports insistants sur de nombreuses études géologiques faisant état d’immenses réserves de gaz en offshore. Il faut dire que le potentiel en gaz de schiste du pays est également parmi les plus importants du monde.

En outre, Mantashe a révélé que pour attirer des investissements dans le secteur et tirer le meilleur parti des ressources gazières, un projet de loi portant modification du code gazier est en cours d’étude.
https://www.agenceecofin.com/gaz-nature ... az-naturel

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 03 août 2019, 17:29

L’Afrique du Sud veut se doter d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié

Agence Ecofin 26 juillet 2019

Transnet, la société publique sud-africaine de logistique et de fret, et qui exploite les réseaux de gazoducs de l’Etat, prévoit de lancer un appel d’offres international, l’année prochaine, en vue de se doter d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le terminal qui sera situé au port de Richards Bay, devrait traiter sa première cargaison de gaz en 2024.

La société publique exploitera l’usine. Il faut dire que la Société financière internationale (SFI) a accepté de fournir 2 millions de dollars pour aider à finaliser les plans de conception, de financement, de construction et d'exploitation du site.

Ce projet nécessitera que les gazoducs existants soient réaménagés pour transporter le gaz entre Durban et Johannesburg, a fait savoir Jabulani Sithole, directeur des activités pétrolières et gazières de Transnet. Pour l’instant, on ne sait pas si l’unité de regazéification sera logée en onshore ou en mer.

L’Afrique du Sud entrevoit déjà l'Angola et le Mozambique comme fournisseurs potentiels de ce gaz, car Sasol, son fournisseur traditionnel a déclaré qu’il sera confronté à des contraintes d'approvisionnement, à partir de 2023.
https://www.agenceecofin.com/gaz-nature ... l-liquefie

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 31 août 2019, 09:58

Afrique du Sud : l’UK Climate Investment injecte 17 millions $ dans 250 MW de parcs éoliens

Agence Ecofin. 23 août 2019

L’UK Climate Investment (UKCI) a annoncé l’investissement prochain de 17 millions $ dans des centrales éoliennes d’une capacité globale de 250 MW, dans les provinces sud-africaines de Northern Cape et de Western Cape. Les infrastructures bénéficiaires de cet investissement seront la centrale éolienne de Kangnas (140 MW) et celle de Perdekraal East (110 MW).

Ces projets devraient être finalisés, d’ici la fin de l’année 2020. Elles généreront ensemble, assez d’électricité pour alimenter 200 000 ménages et éviteront l’émission de 884 000 tonnes de CO2 par an.

Les financements seront alloués au développeur de projet H1 Holdings via un mécanisme de financement visant à soutenir les entreprises d’émancipation économique des Noirs (BEE).

« Notre partenariat avec H1 Holdings appuie la transition enclenchée par le pays vers un nouveau mix énergétique, en promouvant un développement plus durable de l’économie nationale et en stimulant le développement économique dans les zones rurales », a affirmé Richard Abel, le directeur exécutif de l’UKCI
https://www.agenceecofin.com/investisse ... cs-eoliens

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