Ghana

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Re: Ghana

Message par energy_isere » 03 juil. 2017, 21:19

suite de ce post du 06 Nov 2015 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 98#p381998
Le premier FLNG africain a été baptisé

Publié le 03/07/2017 lemarin.fr

Le FLNG Hilli Episeyo a été baptisé le 2 juillet dans les chantiers du singapourien Keppel Offshore & Marine. Cette unité flottante de liquéfaction sera la première en service en Afrique.

Image
Baptisé le 2 juillet, le « Hilli Episeyo » est le premier FLNG au monde issu de la conversion d’un méthanier. (Photo : Perenco).
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... te-baptise

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Re: Ghana

Message par energy_isere » 08 juil. 2017, 12:57

Ghana : Eni pompe le premier baril de pétrole sur le champ Sankofa

Agence Ecofin 60 juillet 2017

Jeudi, le groupe énergétique italien Eni a produit le premier baril de pétrole sur le champ Sankofa. Ce champ constitue la première phase du projet Outshore Cape Three Points (OCTP) qui verra la production de 45 000 barils par jour et 180 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour d'ici la fin de l'année prochaine. Ce sera le double de l'approvisionnement en gaz domestique.

La production a été lancée par le président Nana Akufo Addo qui a ouvert les vannes du navire flottant de production, de stockage et de déchargement, John Agyekum Kufuor, du nom de l’ancien président de la République entre 2001 et 2008. Selon un communiqué d’Eni, cette production permettra de booster la croissance économique du Ghana. Le pays se positionne ainsi pour devenir l’un des leaders du marché africain de la production d’or noir.

Par ailleurs, le gaz naturel extrait sur le projet permettra d’augmenter de 1 000 MW la production d’électricité du pays.
http://www.agenceecofin.com/production/ ... mp-sankofa

Image
Le navire flottant de production, de stockage et de déchargement, John Agyekum Kufuor

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Re: Ghana

Message par energy_isere » 04 août 2017, 19:56

Frontière Côte d’Ivoire-Ghana: Tullow va forer des puits de pétrole offshore

Par Thomas Giraudeau 4 août 2017 RFI

Le Ghana et la Côte d'Ivoire s'opposent toujours sur leurs frontières maritimes. Les deux pays attendent la décision, fin septembre, du Tribunal international du droit de la mer. Il doit délimiter le nouveau tracé. Au cœur de la discorde, des gisements de pétrole offshore exploités par le Ghana depuis 2010 dans la zone frontalière. Surprise ! Il y a quelques jours, la compagnie britannique Tullow, déjà implantée dans la région, a annoncé le forage de nouveaux puits, sans attendre la décision du tribunal.

L'entreprise Tullow veut creuser 13 puits au large, dans la zone dite TEN, comme Tweneboa-Enyenra-Ntommé. L’objectif est de passer de 50 000 à 80 000 barils de pétrole extraits chaque jour. Mais depuis deux ans, impossible de forer dans le secteur par décision du Tribunal international du droit de la mer, saisi par la Côte d'Ivoire. Un véritable coup d'arrêt pour la compagnie britannique Tullow, qui avait obtenu les permis de forage auprès du voisin ghanéen. George Cazenove est le directeur de la communication de Tullow :

« A cause de l'interdiction des nouveaux puits, nous n'avons pas atteint nos objectifs de forage. Aujourd'hui, nous exploitons seulement onze puits, contre vingt-quatre prévus dans le plan de développement. Si le tribunal donne raison au Ghana, nous lancerons ces forages le plus tôt possible, après le mois de septembre. »

Mais si la Côte d'Ivoire obtient satisfaction, Tullow devra se tourner vers elle et lui demander de nouvelles autorisations de forage. Pourtant, l'entreprise appréhende sereinement la décision, selon George Cazenove :

« Nous sommes implantés au Ghana et en Côte d'Ivoire depuis de nombreuses années. Nous sommes même présents depuis plus longtemps en Côte d'Ivoire. Et nous sommes au courant depuis longtemps de ce litige frontalier entre les deux pays. Nos services juridiques ont étudié le dossier. Ils estiment que les arguments du Ghana sont forts. Quelle que soit l'issue, nous travaillerons avec les deux pays. »

La compagnie a raison de ne pas s'inquiéter pour l'avenir, selon Philippe Sébille-Lopez, expert des hydrocarbures au sein du cabinet Géopolia :

« Si le partage, tel qu'il sera fait par le tribunal, et la délimitation des zones de la frontière maritime remet en cause l'attribution des blocs par le Ghana, il faudra rediscuter. En même temps, qui est le mieux placé pour travailler sur cette zone, si ce n'est Tullow ? L’entreprise a déjà tous les relevés, les études sismiques. Elle sait exactement où il faut forer. Tullow sera nécessairement le meilleur opérateur sur cette zone dans la mesure où elle a tous les éléments, toute la logistique. L'intérêt même de la Côte d'Ivoire sera de faire appel à Tullow. »

Si Tullow peut s'adapter à la décision du tribunal, elle serait en revanche un vrai coup dur pour le Ghana. Accra compte sur la manne financière apportée par les nouveaux puits de pétrole pour réduire son déficit budgétaire. Selon plusieurs études d'experts, la zone TEN renferme l'équivalent de 240 millions de barils de pétrole.
http://www.rfi.fr/emission/20170804-fro ... e-offshore

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Re: Ghana

Message par energy_isere » 11 nov. 2017, 19:33

Le Ghana rêve de boom pétrolier après un conflit frontalier avec Abidjan

AFP parue le 11 nov. 2017

Le Ghana espère gagner des milliards de dollars de l'exploitation pétrolière pour doper son économie en berne, grâce à une décision de justice qui a tranché en sa faveur dans un différend maritime avec son voisin ivoirien.

Accra produit de l'or noir à grande échelle depuis 2010, après la découverte de gisements offshore, considérés comme les plus importants en Afrique de l'Ouest depuis 10 ans. Un tournant qui a permis un regain de croissance propulsant le pays anglophone au rang d'économie émergente, et a éveillé l'intérêt des investisseurs étrangers.

Mais l'exploration pétrolière a subi un coup d'arrêt il y a trois ans, quand la Côte d'Ivoire a accusé le Ghana de mener des forages offshore empiétant sur ses eaux territoriales.

Après d'infructueuses négociations, l'affaire a aterri devant le Tribunal international du droit de la mer (TIDM), qui a finalement tranché en septembre: "le Ghana n'a pas violé" la souveraineté ivoirienne.

Selon l'opérateur Tullow Oil, la production de ses champs Twenboa, Enyenra et Ntomme (TEN) - situés à la frontière entre les deux pays - est actuellement d'environ 50.000 barils par jour et se maintiendra jusqu'à la fin de l'année.

L'objectif est d'atteindre 80.000 barils par jour grâce à la mise en service de nouveaux puits d'ici deux ans. Les champs TEN font partie du bassin de Tano qui abrite des réserves estimées à 3 à 4 milliards de barils.

D'après l'économiste Theo Acheampong, au prix actuel de 55 dollars le baril, les champs opérés par Tullow dans le bassin du Tano pourraient rapporter jusqu'à 165 milliards de dollars.

"C'est vraiment ce qui était en jeu dans cette décision" du tribunal maritime, a déclaré M. Acheampong, du cabinet IHS Markit basé à Londres.

Et dans cette zone du golfe de Guinée réputée riche en gaz et en pétrole, il y a encore probablement davantage à découvrir, selon lui.

- Besoin de coopération -

Comparé à d'autres pays producteurs de pétrole en Afrique, comme le Nigeria et l'Angola, qui produisent plus de 1,5 million de barils par jour, la production du Ghana reste marginale.

Selon M. Acheampong, les milliards attendus de l'exploitation de nouveaux gisements n'aboutiront cependant pas nécessairement au redressement économique du pays.

A partir de 2011, l'économie ghanéenne a certes connu de beaux jours, avec des taux de croissance supérieurs à 14%, mais a ensuite ralenti alors que l'inflation et la dette publique flambaient.

Le gouvernement a obtenu un prêt de 918 millions de dollars du Fonds monétaire international en 2015, à condition d'instaurer une discipline budgétaire accrue, de ramener l'inflation à un niveau plus bas et de consolider ses finances publiques.

La reprise devrait se poursuivre cette année et en 2018 avec des estimations de croissance à 7,1% et 8,0%, selon la Banque africaine de développement.

Cela dépendra de "la mise en service de nouveaux puits d'hydrocarbures et de la résolution rapide des problèmes techniques qui ont entraîné des perturbations sur le champ pétro-gazier Jubilee (très gros gisement également opéré par Tullow Oil, ndlr) en 2016", a ajouté l'institution financière.

Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a déclaré le mois dernier que la décision du tribunal avait ouvert des "possibilités de développement, de progrès et de prospérité".

Depuis sept ans, quelque 3,5 milliards de dollars ont permis, selon les chiffres officiels, de financer des projets de développement, de nouvelles routes et des hôpitaux, comme le veut la loi ghanéenne, qui oblige à réinvestir une part des revenus de l'or noir dans des secteurs prioritaires.

La Côte d'Ivoire s'est de son côté engagée "à respecter la décision" du tribunal de la mer et à "collaborer pleinement pour sa mise en oeuvre", dans un communiqué signé conjointement avec le Ghana en septembre.

Le président ivoirien Alassane Ouattara s'est entre-temps rendu à Accra en octobre dans ce qui a été interprété comme un signe de réconciliation destiné à rassurer les investisseurs.

Pour Benjamin Boakye, directeur exécutif du Centre africain pour la politique énergétique, au lieu d'envenimer les relations, le jugement du tribunal semble avoir paradoxalement renforcé les liens entre les deux voisins.

"Compte tenu du nombre de découvertes des deux côtés de la frontière, il est possible qu'à un moment donné les pays doivent s'unir (pour gérer ensemble, ndlr) une découverte", a affirmé à l'AFP M. Boakye. "Donc ce type de coopération est nécessaire."
https://www.connaissancedesenergies.org ... jan-171111

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