Terminator et l'analyse des jeux.

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Terminator et l'analyse des jeux.

Message par tolosa » 15 févr. 2007, 10:21

Bonjour, mon frère et moi nous nous sommes toujours interessés à la logique narrative de la trilogie terminator. Il en résulte un petit texte du surtout à la plume de mon frère.

La trilogie des Terminator : analyse sous forme de jeux enchaînés avec asymétrie et incomplétude d’information

Un jeu enchaîné est une forme extrême de jeux répétés, dont les acteurs (ainsi que l’espace de leurs stratégies) changent à chaque répétition, et dont le niveau d’information sur le déroulé du jeu précédent dépend du résultat du jeu.

Nous allons illustrer ce type de jeu, par la trilogie des Terminator. Et montrer que la victoire de Skynet est inéluctable dans le dernier jeu, compte tenu du résultat des jeux précédents.

Introduction : Terminator, voyage temporel, théorie quantique et espaces parallèles.
Le scénario du film Terminator (James Cameron, 1984)
À une date indéterminée, un système informatique très puissant, Skynet, qui contrôle les silos de missiles américains, devient autonome et décide de détruire l’humanité en déclenchant une guerre nucléaire. En 2029, les humains résistants, avec à leur tête un leader charismatique, John Connors, ont repris l’ascendant : ils détruisent les machines de combats super sophistiquées (les Terminator) de Skynet, et menace Skynet lui-même. Pour se sauver, Skynet envoie dans le « passé », un Terminator (le T1), pour tuer Sarah Connors, mère de John Connors. Les humains envahissent la salle de contrôle spatio-temporel et voyant l’action de Skynet expédient un soldat, Kyle Reese, intercepter le T1 et sauver Sarah.
Les paradoxes temporel et le chat quantique
La thématique des voyages temporels est certainement une des plus fécondes de la littérature. Quels que soient les fondements scientifiques de ces voyages, les romanciers se sont exposés aux paradoxes temporels, clairement illustrés par René Barjavel, dans « le voyageur imprudent ».
Saint-Menoux recule dans le temps et tue son ancêtre avant qu'il n'ait eu des enfants. Par conséquent, les parents de Saint-Menoux n'ont pu se rencontrer et Saint-Menoux n'est pas né. Mais alors, Saint-Menoux ne peut remonter dans le temps; il ne tue donc pas son aïeul, son aïeul a des enfants, l'un de ces enfants deviendra le parent de Saint-Menoux et Saint-Menoux pourra remonter dans le temps tuer son aïeul. Etc.
Cet état alternatif d’existence / non-existence n’est pas sans rappeler celui du chat de Schrödinger. Le paradoxe de Schrödinger avait pour objet d’illustrer le problème posé par la coexistence de la théorie quantique et de la physique classique. L'idée de Schrödinger consiste à placer un chat dans une boite fermée. Cette boite est pourvu d'un système constitué d'un flacon de poison, d'une petite quantité de matière radioactive et d'un compteur Geiger. Lorsque la première désintégration d'un noyau radioactif se produit, le compteur Geiger réagit en déclenchant un mécanisme qui casse le flacon et libère le poison mortel pour le chat. La désintégration d'un noyau radioactif est un processus purement quantique qui se décrit en termes de probabilités. A un instant donné, il y a donc 50 pour cent de chances que le chat soit mort et 50 pour cent de chances qu'il soit vivant.
Dans l'interprétation traditionnelle de la mécanique quantique, le chat n'est alors ni mort, ni vivant, il se trouve dans une superposition de ces deux états. L'idée d'un animal ni mort, ni vivant, mais dans une superposition d’états est plutôt difficile à accepter.

C'est à ce problème que la théorie des univers parallèles vient apporter une solution élégante. La théorie des univers parallèles ou multiples fut introduite par le physicien américain Hugh Everett en 1957. Il s'agit d'une sorte de réinterprétation de la mécanique quantique qui essaye d'éliminer des problèmes conceptuels comme celui posé par l'expérience du chat de Schrödinger. Le chat est à la fois mort et vivant, mais pas dans le même univers.
La théorie des univers parallèles peut également résoudre les paradoxes des voyages dans le temps : ceux-ci n’existent pas, seul le voyage vers un espace de mondes parallèles identiques à celui d’origine est possible. Mais ce voyage (qui peut être temporel, au sens ou la date d’arrivée dans l’univers parallèle peut être différente de celle de départ) entraîne la divergence du sous-espace d’arrivé. Celui-ci n’a plus ni la même date origine (qui correspond à la date d’arrivée du voyageur spatio-temporel), ni la même destinée. Ces deux ensembles deviennent hermétiques : il n’est pas possible de « voyager » entre deux sous-espace, ni au sein d’un même sous-espace de « remonter » à une date antérieure à la naissance du sous-espace.
En conséquence, le voyageur qui utilise une machine spatio–temporelle ne le fait pas pour changer son propre destin, qui demeure immuable, mais éventuellement pour modifier celui d’autres soi-même dans des sous-espaces divergents.

Ces hypothèses permettent de rendre cohérente la trilogie des Terminator (qui n’aurait aucun sens, dans l’acception classique du voyage temporel) et de définir des éléments de contexte du jeu enchaîné.
En effet, cette trilogie peut-être examinée sous l’angle d’un jeu enchaîné, entre deux joueurs, dans un cadre d’asymétrie et d’incomplétude d’informations.

L’envoi du Terminator par Skynet ne répond pas aux besoins de se sauver lui-même, mais à un objectif plus élevé : créer les conditions suffisantes pour que, dans un ensemble d’espaces divergents, une variété de lui-même puisse continuer à exister. L’envoi d’un combattant au secours de la cible du Terminator répond à la problématique complémentaire : faire pièce à Skynet, dans l’ensemble des espaces parallèles.
Nous pouvons donc conclure que la trilogie des Terminator est en fait le théâtre d’un jeu enchaîné à somme nulle entre deux joueurs, Skynet et la Résistance. Cette trilogie couvre quatre trames spatio-temporelles et trois enchaînements de jeu.
Les principales caractéristiques du jeu enchaîné.
Chaque jeu se déroule en deux phases :

1.Après la déflagration nucléaire, un combat oppose sur la terre dévastée les Cyborbs de Skynet aux humains résistants.

2.Si ce combat échoue, Skynet envoie un Cyborg vers un univers parallèle, en vue d’accroître la probabilité de victoire du Skynet de cet univers, en éliminant une, ou plusieurs cibles de son choix. La Résistance réagit systématiquement par l’invasion de la salle spatio-temporelle et l’expédition de son meilleur élément. Cette deuxième phase est dissymétrique. Skynet choisit les objectifs de cette partie (les cibles à abattre) ainsi que son contexte (choix du moment de l’attaque).

L’activation de cette deuxième phase entraîne l’enchaînement du jeu, (la destruction de ce qui deviendra Skynet dans la deuxième partie d’un jeu répété est impossible (comme le révèle la trilogie)). Les résultats de la deuxième phase modifient la probabilité de victoire d’un nouveau Skynet dans la première phase du jeu enchaîné suivant.
Nous sommes donc ici face un quasi tirage avec remise. La probabilité de victoire de Skynet s’accroît tendanciellement avec le nombre d’enchaînements, même si instantanément, les conséquences des actions entreprises lors d’une deuxième phase peuvent bénéficier momentanément à la Résistance. La seule véritable chance de la Résistance tient au nombre limité de tirage.

Compte tenu des hypothèses sur les sous espaces divergents, le nombre d’enchaînement est limité et borné par l’espace temps compris entre la première date d’arrivée d’un Terminator et l’attaque nucléaire de Skynet. Il diminue à chaque saut dans l’espace temps. Quand cet espace converge vers 0, il n’y a plus d’enchaînements possibles.
Trois éléments importants sont à analyser à chaque trame : le contexte du jeu, le niveau informationnel de chaque joueur et l’espace des stratégies possibles.

Le premier jeu

Le premier jeu se déroule sur deux trames temporelles : la trame originelle, cadre de la première partie du jeu, la première trame divergente, où se déroule la deuxième partie du jeu.

La première phase du jeu : la trame originelle :
Le contexte du jeu et le niveau informationnel
Dans la trame originelle, Skynet est un système informatique puissant née de l’évolution des technologies et de la science humaine. Il est mis au point par la société Cyberdine System pour le Pentagone.

Nous ne connaissons rien de John Connors, son père et son milieu sont inconnus (y compris, par la suite, de Skynet, l’explosion nucléaire ayant détruit toutes les archives). Son père meurt au cours de la guerre. Sa mère, Sarah Connors, est une serveuse modeste dans une pizzeria de Los Angeles.
Ce John Connors est donc un mystère. Il a l’étoffe des héros et des chefs. Une seule information nous est donnée, sur sa personnalité et incidemment sur l’organisation de la résistance. John est un chef charismatique qui va prendre un ascendant total sur la résistance. Il est vénéré par ses soldats, qui sont prêts à donner sa vie pour John Connors.

Nous pouvons déduire de ces informations, plusieurs éléments importants de contexte :

1.Unicité des joueurs : Par nature, Skynet est un organisme unifié, il ne fait qu’un avec ses Cyborgs. La résistance est également unie, fédérée par la confiance aveugle en son leader. L’unicité de la Résistance est un atout mais également une faiblesse, la disparition de John (avant que le résultat du jeu ne soit irréversible) hypothéquerait gravement les chances de la Résistance. C’est pour cela que Skynet tente de le supprimer avant sa naissance.

2.Symétrie et incomplétude informationnelle : Aucun de deux joueurs ne connaît réellement le potentiel de son adversaire, au début du jeu. En particulier, John n’est pas localisable (la suppression de John en début de jeu serait une stratégie dominante de Skynet).

3.Asymétrie technologique : Dans cette première phase, les hommes sont incapables de rivaliser avec le niveau technologique de Skynet. En particulier, ils ne peuvent retourner les armes de Skynet, contre lui-même.
Skynet : La stratégie de l’escalade
La panoplie des stratégies possibles pour Skynet est celle d’une armée occupante, technologiquement très supérieure, dans un territoire hostile et dévastée, et qui n’a pas à se préoccuper des effets de son action sur une opinion publique. Skynet va choisir la technique de l’escalade technologique : il envoie au combat des robots simples, puis des Terminator de plus en plus sophistiqués. Cette escalade technologique a pour objectif de provoquer un effet de rupture. Au-delà d’un niveau donné d’évolution des Cyborg, les hommes ne pourront plus opposer à Skynet qu’une opposition sporadique, quelle que soit la stratégie adoptée par la Résistance.
La Résistance : la stratégie Van Ripper
La stratégie des humains est plus difficile à appréhender. Comment vaincre, confronté à une asymétrie aussi impressionnante dans les moyens ? Le film Terminator ne nous éclaire en rien sur cette question.
Une réponse possible est apportée par Malcom Gladwell, dans son livre « La force de l’intuition » où il développe la stratégie adoptée par Van Ripper dans son combat virtuel contre l’armée américaine.
Dans le cadre de la préparation de la deuxième guerre du Golfe, l’état major américain a mis au point un jeu de rôle militaire, très complexe, simulant l’invasion par les Etats-Unis, d’un état voyou, aux moyens militaires réduits et démodés. Le rôle du commandant voyou est confié à un militaire en retraite, Paul van Riper. Dans la simulation, les États-Unis disposaient d’un avantage militaire écrasant et de tous les moyens permettant d’évaluer instantanément le potentiel de l’adversaire. Paul van Ripper déjoua les prévisions des chefs américains en attaquant immédiatement et en coulant leurs porte-avions avec une flottille d’embarcations munies de lance missiles portatifs. Chaque navire de combat américain subissait des attaques au-delà du point de saturation de leur capacité de défense.
Paul van Riper avait joué de ses caractéristiques, la souplesse, la coordination déconcentrée de commandants locaux obéissant à des directives générales (attaquer à saturation), dans une large autonomie d’application. L’intuition du commandant local étant jugée plus importante que l’analyse lourde des données. Dans ce jeu virtuel, Paul van Ripper a infligé une défaite cuisante à l’armée des Etats-Unis. Un élément, présent dans les opus 2 et 3, vient conforter cette vision. Les Terminator, capturés et reprogrammés, doivent obéir aux ordres des personnes qu’ils protégent, mais si ces ordres sont logiquement très dangereux, pour la réussite de la mission. Mais cette liberté donnée à l’intuition peut également entraîner des conséquences désastreuses, comme nous le verrons.

Le résultat de la première phase du jeu
La stratégie de Van Ripper ayant connu un succès foudroyant, Skynet est contraint d’envoyer sa meilleure arme, le Terminator T1, dans un univers parallèle. Ouvrant ainsi la deuxième phase du jeu.

Dans cette seconde phase, Skynet doit choisir plusieurs éléments : la ou les cibles à éliminer, l’environnement et le moment de l’attaque.
Les éléments de contexte du jeu ont défini l’importance de la personnalité de John Connors, redoutable stratège et meneur d’homme. Son élimination est donc une stratégie majeure à défaut d’être dominante (au sens de la théorie des jeux).
Le choix du moment de l’attaque n’est pas un choix élémentaire. Skynet doit à la fois maximiser ses chances de détruire John Connors tout en veillant à conserver un nombre d’enchaînements possibles du jeu élevé. Il se trouve également dans une incomplétude informationnelle : il ne sait peu de chose sur John et son ascendance.
Skynet a donc intérêt à choisir une première date la plus éloignée possible de la date de conflagration. Il choisit donc de remonter plus de 20 ans avant l’attaque nucléaire, en s’attaquant à la mère de John, seul élément informationnel dont il soit sûr concernant son adversaire.

Le résultat de la deuxième phase du jeu
Le T1 arrive en 1984, suivi instantanément par Kyle Reese, envoyé par la Résistance. Ces arrivées simultanées engendrent un sous-espace divergent. Malgré ses efforts, le T1 n’arrive pas à supprimer Sarah. Par contre, il anéantit complément son milieu. Elle est obligée de fuir en permanence en compagnie de Kyle et de devenir un paria. Elle apprend à se battre avec Kyle, tombe amoureuse de lui, et engendre John, la veille de la mort du soldat. Celui-ci est tué en combattant le T1. Toutefois, avant de mourir, il inflige de profonds dégâts au Terminator qui est ensuite achevé par Sarah, qui l’écrase sous une presse hydraulique.
Le deuxième jeu

La première phase du deuxième jeu : la première trame divergente :

Le contexte du jeu, les nouveaux joueurs et le niveau informationnel

La trame engendrée par l’arrivée du T1 est profondément différente de la précédente. En 1984, Skynet n’existe pas. Au plus, il est une idée dans le cerveau de certains ingénieurs. L’arrivée du T1 change la donne. Après sa destruction par Sarah, ce qu’il reste de sa puce électronique ainsi qu’un bras articulé sont récupérés par les ingénieurs de Cyberdine System, les futurs concepteurs de Skynet. Même s’ils ne comprennent pas la technologie extrêmement avancée de cette puce partiellement détruite, ils accroissent grâce à elle ; significativement, le champ de leur réflexion. Le Skynet qui émerge de cet apport fondamental est donc beaucoup plus évolué que le précédent. Cette évolution se traduit en particulier par la mise a point d’un prototype de Terminator redoutable, le T1000. Mais désormais des hommes ont également connaissance de la technologie future de Skynet. Le contrôle des Terminator T1, après la guerre nucléaire, devient une possibilité

Le John Connors charismatique de la trame originelle n’existe plus. Celui engendrait avec Kyle Reese est très particulier, non seulement, il n’a pas le même géniteur, mais son milieu est profondément différent. Sarah le fait vivre dans un monde paranoïaque, en attente de la catastrophe nucléaire que déclenchera un jour Skynet. Sarah fuit en permanence avec son fils, vie les armes à la main et s’entraîne au combat. Au bout de quelques années, elle est arrêtée et détenue dans un hôpital psychiatrique, pour folie paranoïaque. John est placé dans une famille d’adoption. Il se comporte comme un petit voyou individualiste, « trompe la mort » au volant de sa moto. Il développe des talents de « hackers », son passé a fait de lui un débrouillard, très adapté à la jungle urbaine.
Au moment de l’attaque nucléaire, John Connors a à peine 14 ans. Quelques mois auparavant, il a rencontré Kate Browster, sa voisine et désormais petite amie, fille d’un général du Pentagone. Ce général supervise le programme Skynet.
Dans cette trame, John Connors n’a pas l’étoffe d’un héros, mais il a acquis des capacités d’adaptation et de combat, ainsi qu’une entrée dans les cercles militaires qui lui permettront de prendre l’ascendant dans la résistance.
Son vécu et ses connaissances lui permettent donc, comme dans la trame précédente mais pour des raisons différentes, de devenir le leader le plus important de la résistance.

Par rapport à la trame précédente, les éléments importants de contexte ont évolués comme suit :

1.Unicité des joueurs : l’unicité de commandement de la résistance semble maintenue, même s’il est probable, que le rôle des Browster (père et fille) soient plus importants que dans la trame précédente.

2.Symétrie et incomplétude informationnelle : John n’est toujours pas localisable.

3.Asymétrie technologique : les humains ont désormais la possibilité de retourner les armes de Skynet contre lui, en reprogrammant des Terminator.

Les stratégies des joueurs.
Skynet n’ayant pas d’informations différentes de la première partie, joue la même stratégie : celle de l’escalade technologique. La résistance continue d’appliquer Van Ripper, avec détournement de Terminator.

Le résultat de la première phase du jeu

De nouveau, la résistance parvient à acculer Skynet à la défaite, contraignant celui-ci son prototype le plus évolué, le T1000 contre John Connors.

La cible à éliminer est à nouveau John Connors, mais l’espace-temps dans lequel cette cible peut être atteinte est désormais borné par l’arrivée du premier Terminator. Le moment de l’attaque choisi est cette fois ci est beaucoup plus proche de la déflagration finale, 2 ans avant. Le futur Skynet est en cours de construction. Le T1000 est expédié en 1995, afin de tuer John Connors adolescent, avant qu’il ne rencontre Kate Browster. Les hommes investissent le centre de contrôle spatio-temporel et envoient à sa suite un Terminator reprogrammé, le T800, chargé de protéger John Connors.

Il est à noter que dans cette trame, comme dans la précédente, John Connors est toujours au centre du jeu. Sa destruction est encore considérée par Skynet, comme l’élément capable de faire basculer le sens de l’histoire.

Le résultat de la deuxième phase du jeu

En apparence, la trame de cet épisode ressemble à celle de l’opus précédent : malgré ses efforts, le T1000 n’arrive à tuer sa cible. A nouveau, il détruit totalement l’univers de John, tuant en particulier ses parents adoptifs.
Toutefois, cet épisode révèle des évolutions importantes. Face à la première attaque du T1000, qui est finalement détournée par le T800, la réaction de John Connors est de délivrer sa mère et de s’enfuir avec elle.
Son évasion réalisée, Sarah n’a qu’une idée en tête : détruire Skynet à la racine, en s’attaquant directement à Cyberdine System. Elle mène une véritable attaque commando contre l’ingénieur en chef de la société informatique.
Finalement, le T1000 est détruit, les locaux de Cyberdine System sont rasés à l’explosif, l’ingénieur en chef se suicide et le T800 se supprime afin que nul ne puisse un jour réutiliser sa puce.

Dans la partie qui oppose l’Humanité à Skynet, pour la première fois l’Humanité joue un coup offensif. Loin de simplement réagir aux initiatives de la machine, elle tente un échec et mat : détruire Skynet avant même qu’il ne soit totalement conçu. Mais ce coup de poker va échouer. Tout simplement parce qu’à l’air moderne, le savoir n’est pas enfermé en quatre murs que l’on peut plastiquer, encore moins dans la mémoire physique d’un seul homme. A l’heure d’Internet, cette action d’éclat n’était, finalement, rien d’autre qu’une manœuvre dilatoire. Cette action n’est toutefois pas neutre, elle modifie en profondeur la trame, et accroît, paradoxalement, la liberté d’action de Skynet.


Le troisième jeu

La première phase du troisième jeu : la deuxième trame divergente :

Le contexte du jeu, les nouveaux joueurs et le niveau informationnel

La trame temporelle engendrée par cet épisode est à nouveau différente, En 1995, Skynet était en cours d’élaboration. La destruction des banques de données contenues dans les murs physiques de Cyberdine ainsi que la mort de l’ingénieur en chef ont retardé l’émergence de Skynet. Elles l’ont rendu également légèrement moins sophistiqué. Il ne deviendra autonome et ne déclenchera le feu nucléaire qu’en 2006. Malgré le soulagement éprouvé par Sarah et John après la destruction du T1000, l’intrusion et la destruction de ce nouveau Terminator n’a donc que peu de conséquences sur Skynet.

Par contre, le destin de John est a nouveau profondément bouleversé. Il redevient un paria, un exclu obligé de fuir pour protéger sa mère recherchée pour évasion. Celle-ci meurt de leucémie, quelques mois plus tard. Très rapidement, John se désocialise, il erre à la lisière de la ville, détruit toute trace de son identité, seule façon selon lui, d’échapper à une éventuelle nouvelle attaque de Terminator. Marginalisé, il ne rencontre Kate Browster, par hasard, que quelques heures avant l’attaque nucléaire, dans une clinique vétérinaire, qu’il a dévalisée. Au moment de l’attaque nucléaire, John à 22 ans. Il survit à l’attaque et devient un des leaders de la résistance.
En effet, si son expérience des Terminator s’est accrue, ses connaissances sont amoindries par rapport à la trame précédente et sa désocialisation est telle qu’elle devient un handicap rédhibitoire lui interdisant de prendre l’ascendant sur la résistance.
Celle-ci devient donc plus décentralisée, conduite par un direction collégiale dont les véritables leader sont Kate et Patrick Browster. Au cours de la guerre, John Connors est tué par un Terminator. Mais cette mort n’a pas d’incidence sur la résistance, du fait de son organisation.
Finalement, l’affaiblissement de la stature de John profite à la résistance, elle devient protéiforme et beaucoup plus difficile à détruire.

Par rapport à la trame précédente, les éléments importants de contexte ont évolués comme suit :

1.Unicité des joueurs : la résistance devient protéiforme, avec un commandement peut être moins unifié, mais également plus difficile à détruire, puisqu’il ne repose plus sur une tête unique.

2.Symétrie et incomplétude informationnelle : John et les principaux leaders ne sont toujours pas localisables.

3.Asymétrie technologique : les humains ont toujours la possibilité de retourner les armes de Skynet contre lui, en reprogrammant des Terminator.

Les stratégies des joueurs.
Skynet continue d’appliquer la même stratégie, en tentant d’une part l’escalade technologique, ici concrétisée par la mise au point d’un Terminator anti Terminator (le TX) pour faire pièce à la Résistance, et d’autre part de décapiter la Résistance, en tuant en particulier John Connors.
La résistance semble intensifier le détournement des Terminator, entrant ainsi dans une phase de panachage de sa stratégie, moitié escalade technologique, moitié Van Ripper. Cette évolution tient certainement en partie à l’évolution de la structure de commandement et également aux informations délivrées par John, sur les capacités technologiques de Skynet (qui dans la trame précédente a été capable de mettre au point un Terminator invulnérable aux simples humains) qui nécessitent d’intensifier le recours aux Terminator reprogrammés.

Le résultat de la première phase du jeu
Comme dans les épisodes précédents, Skynet est mis en échec par la Résistance. Celle-ci envahie à nouveau le centre de contrôle de la machine. Skynet n’a d’autre choix que de livrer une nouvelle bataille, dans un nouvel univers.
Skynet envoie donc un Terminator, le TX, dans une nouvelle trame, afin d’annihiler la résistance. Mais cette fois-ci ses objectifs sont différents. Il ne s’agit plus de supprimer uniquement John Connors, qui n’est plus seul au centre du jeu, mais de faire pièce à la Résistance toute entière, en détruisant tous les commandants de la résistance. Comme dans la trame précédente, les hommes capturent un Terminator (un T800, celui qui a assassiné John Connors), le reprogramment et l’expédient dans le temps pour sauver Kate Browster et John Connors.
Dés le départ, les humains sont sur la défensive, ils acceptent la perte de la majeure partie de leur (futur) commandement, étant dans l’incapacité de les protéger.

Face à cette difficulté accrue, éliminer dans un temps limité 22 cibles, Skynet va jouer une carte révolutionnaire : faire alliance, avec lui-même, dans cette nouvelle trame.
Cette possibilité lui a été offerte par l’action de Sarah Connors dans la phase précédente. En retardant l’émergence de Skynet, elle a involontairement accrue la fenêtre des enchaînements possibles, offrant ainsi aux machines, une chance supplémentaire de vaincre.
Le TX est envoyé en 2006, quelques heures avant l’attaque nucléaire. De ce fait, le TX bénéficie de l’appui et de la logistique du Skynet de la nouvelle trame. En contrepartie, celui-ci va s’enrichir des connaissances apportées par le Cyborg.

Le résultat de la deuxième phase du jeu

Le TX est expédiée à Los Angeles en 2006. Il localise grâce à Skynet les principaux futurs leaders de la résistance (à l’exception de John Connors, dont l’adresse est inconnue et qui constitue par ce fait, une variable de danger importante. A ce titre, il est la cible prioritaire mais pas unique du Cyborg). Il assassine rapidement plusieurs cibles mais n’arrive pas à abattre John Connors et Kate Browster, protégés par le T800. Le TX poursuit donc sa mission, tue Patrick Browster et aide Skynet à déclencher l’attaque nucléaire. John et Sarah, arrivent à se sauver et se réfugie dans un abri anti atomique ou ils sont attaqués par le TX. Celui-ci est finalement détruit par le T800.

Le dernier jeu

La première phase du jeu : la troisième trame divergente :

Le contexte du jeu, les nouveaux joueurs et le niveau informationnel

Enfermés dans leur bunker, Sarah et John sont les spectateurs de cette nouvelle trame. Peut-être se rendent-ils compte que le contexte de la guerre qu’ils s’imaginent remporter a de nouveau changé. Mais sans doute, sont-ils loin d’imaginer à quel point, cette fois-ci, les chances de succès de Skynet sont écrasantes.

En effet, informé par le TX, Skynet connaît désormais la stratégie adoptée par ses ennemis dans la trame précédente. Mais surtout il connaît précisément le lieu ou se sont réfugiés les deux derniers principaux leaders de la résistance. Désarmés, interdits de bouger pendant de longs mois (en attente que les retombées radioactives Se soient un peu dissipées), ceux-ci ont toutes les chances de succomber à l’armée des machines, qui ne manquera pas de les attendre à la sortie.
Privés de leurs principaux leaders, les chances de la Résistance de l’emporter deviennent particulièrement faibles, d’autant plus que Skynet connaît une information supplémentaire qui privera la Résistance de son dernier atout. Skynet sait que des hommes pourront être en état de reprogrammer des Terminator T1 (ou T800, ce sont les mêmes). Il va donc en toute logique, modifier la structure électronique de ces Cyborg, pour les rendre, pendant un temps suffisamment longs, inaccessibles aux humains.

La défaite de l’Humanité, est donc quasi inéluctable.

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Message par tolosa » 15 févr. 2007, 10:48

juste une question : j'ai voulu poster ce (trop long) écrit dans la rubrique hors sujet et il m'a été répondu que seuls les administrateurs pouvaient le faire . Pour quelles raisons ?

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Message par mahiahi » 15 févr. 2007, 11:22

Pas d'accord :
1°) le TX n'a pas communiqué avec Skynet, juste reprogrammé certaines machines
2°) le temps que la radioactivité baisse, Skynet doit réquisitionner l'énergie (abimée par les bombardements), développer et déployer ses troupes et prendre l'avantage sur l'humanité (désorganisée, mais présente) : c'est ce laps de temps que la Résistance semble à même d'exploiter
3°) pendant ce temps, Connors et tous les militaires du réseau auront échangé toutes les informations en leur possession : on note que les chefs de la résistance auraient dû être des quidams, l'information militaire n'est donc pas un facteur limitant
4°) même si Skynet et la résistance sont pensés comme centrés sur le territoire US, de larges franges de territoires non contrôlées par les machines existent en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie : il ne leur manque que la désignation de l'ennemi pour être dangereux, voire irréductibles ; c'est le rôle de coordinateur de Connors qui est perçu comme crucial, certainement à tort (ou du moins, à partir du moment où la résistance est née)

Le temps que Skynet étende son empire, la résistance est déjà prête à agir
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Message par Environnement2100 » 15 févr. 2007, 15:03

Je n'ai pas tout-à-fait la même vision des choses non plus.

1. Gain du joueur Skynet

Si je comprends bien ta vision des mondes parallèles quantiques, l'envoi d'un agent dans son propre passé ne modifie pas le monde M de Skynet, mais génère un monde M' comparable, qui lui dépendra de l'action de l'agent ; cette action a donc un impact nul sur le Skynet "originel", et il s'agit donc d'un jeu à gain nul.

De plus, la création d'un monde M' génère deux acteurs supplémentaires, l'humanité' et Skynet' : l'un de ces deux acteurs pourrait avoir une action directe sur le monde M, et il y a une chance sur deux pour qu'elle soit néfatse ; Skynet accroît ainsi le nombre d'acteurs dangereux.

2. Situation préférentielle de l'humanité

Sans avoir profondément réfléchi au sujet, il me semble que l'acteur le plus âgé a toujours un avantage dans un jeu temporel.

En effet, le mode d'action choisi par les humains est assez ridicule : il serait bien plus efficace d'aller assassiner Bill Gates à 10 ans. Plus généralement, il y a une myriade de moyens que les humains peuvent employer pour que Skynet ne soit jamais créé, ou s'il l'est, pour qu'il soit muselé. En revanche, Skynet ne peut détruire l'humanité avant d'être devenu indépendant, soit un laps de temps extrêmement bref. Statistiquement, Skynet n'a aucune chance face à un adversaire qui a une infinité de choix devant lui, comme par exemple pendre tous les informaticiens.

Il me semble donc que cette trilogie ne respecte en rien la réalité, qui est, je te le rappelle, que l'humanité existe toujours :).
Trop de mépris entraîne des méprises - Phyvette, ca 2007.

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Message par tolosa » 15 févr. 2007, 15:55

1. Gain du joueur Skynet


Si je comprends bien ta vision des mondes parallèles quantiques, l'envoi d'un agent dans son propre passé ne modifie pas le monde M de Skynet, mais génère un monde M' comparable, qui lui dépendra de l'action de l'agent ; cette action a donc un impact nul sur le Skynet "originel", et il s'agit donc d'un jeu à gain nul.


Dans la théorie des jeux, un jeu à somme nul est un jeu entre deux acteurs ou ce que gagne l'un est ce que perd l'autre. Ici, c'est effectivement un jeu à somme nul entre Skynet et la Résistance dans chaque trame. En gros, il ne peut pas y avoir de stratégie gagnant - gagnant entre l'homme et la machine (c'est un peu plus compliqué que cela dans la théorie, mais passons).


De plus, la création d'un monde M' génère deux acteurs supplémentaires, l'humanité' et Skynet' : l'un de ces deux acteurs pourrait avoir une action directe sur le monde M, et il y a une chance sur deux pour qu'elle soit néfatse ; Skynet accroît ainsi le nombre d'acteurs dangereux.
Les acteurs de M' n'ont pas d'action sur le monde M !!! Ils n'ont d'actions que sur le futur de leur monde M' et éventuellement sur un monde M''. Les conséquences de leurs actions, sur e futur M' et sur M'', sont difficilement prévisibles, parce qu'elles dépendent de nombreux facteurs. Ce que j'ai isolé ici, ce sont les facteurs maîtres : la nature des joueurs, l'asymétrie informationnelle, la dyssimétrie technologique, et l'espace des stratégies.




2. Situation préférentielle de l'humanité


Sans avoir profondément réfléchi au sujet, il me semble que l'acteur le plus âgé a toujours un avantage dans un jeu temporel.


En effet, le mode d'action choisi par les humains est assez ridicule : il serait bien plus efficace d'aller assassiner Bill Gates à 10 ans. Plus généralement, il y a une myriade de moyens que les humains peuvent employer pour que Skynet ne soit jamais créé, ou s'il l'est, pour qu'il soit muselé.


Je doute de cela. Le postulat de l'histoire est que l'IA est inévitable. toute les question éthiques qui se pose aujourd'hui sur la bio informatique, les OGM etc. tenderaient plutôt à prouver que dans le monde moderne, cela semble très compliqué de renverser le sens technologique de l'histoire, sauf si la technologie verse dans le fossé, ce qu'elle fait dans le film !



En revanche, Skynet ne peut détruire l'humanité avant d'être devenu indépendant, soit un laps de temps extrêmement bref. Statistiquement, Skynet n'a aucune chance face à un adversaire qui a une infinité de choix devant lui, comme par exemple pendre tous les informaticiens.


Si la seule solution, de détruire skynet est de renoncer au progrès, cela me semble une solution extrême !!!



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Message par Environnement2100 » 15 févr. 2007, 18:16

tolosa a écrit :1. Gain du joueur Skynet


Si je comprends bien ta vision des mondes parallèles quantiques, l'envoi d'un agent dans son propre passé ne modifie pas le monde M de Skynet, mais génère un monde M' comparable, qui lui dépendra de l'action de l'agent ; cette action a donc un impact nul sur le Skynet "originel", et il s'agit donc d'un jeu à gain nul.


Dans la théorie des jeux, un jeu à somme nul est un jeu entre deux acteurs ou ce que gagne l'un est ce que perd l'autre. Ici, c'est effectivement un jeu à somme nul entre Skynet et la Résistance dans chaque trame. En gros, il ne peut pas y avoir de stratégie gagnant - gagnant entre l'homme et la machine (c'est un peu plus compliqué que cela dans la théorie, mais passons).
Je disais bien à gain nul : Skynet en envoyant son agent dans le passé, n'aura aucune action sur son propre devenir ; il va générer un monde supplémentaire, mais quel gain en tire-t-il ?
Si la seule solution, de détruire skynet est de renoncer au progrès, cela me semble une solution extrême !!!
Ce n'est pas ce que je veux dire (ni ce que j'ai dit :)).

Tu es d'accord que dans certaines conditions, un infime changement entraîne des modifications importantes de l'histoire. En retour, les caractéristiques étroites du mode de développement humain font que l'histoire se "raccommode" quand on essaie de l'éloigner d'une certaine direction.

Il n'est donc pas question de renoncer à quoi que ce soit. En revanche, si tu assassines Bill Gates jeune, il ne pourra pas acheter le vilain MS-DOS, puis le vendre à IBM ; il n'y aura donc pas le même entrain pour les hackers à créer des virus qui exploitent les failles de Windows ; il n'y aura donc pas le virus qui a déclenché la décision de lancer Skynet. En revanche, il y aura quand même des micro-ordinateurs, puisque Steve Jobs et Steve Wozniak seront toujours vivants.

Skynet aurait certainement été créé à un autre moment ; mais il aurait été différent, et se serait trouvé face à des ordinateurs peut-être mieux équipés pour résister à son emprise.

Un tout petit détail agit donc fortement sur la naissance, et la virulence, de Skynet.

Etant donné que la Résistance a le choix entre des millions de détails de ce type, qui chacun peut mener à la non-création de Skynet, ou à la création d'un Skynet contrôlé, la Résistance a un avantage énorme sur Skynet, qui lui ne peut pas endommager l'humanité, sans quoi il ne sera pas créé du tout.
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Message par Tiennel » 15 févr. 2007, 18:23

N'y a-t-il pas une règle du jeu qui stipule que le joueur Résistance ne peut envoyer qu'un Terminator (au plus) lorsque Skynet en envoie un ?

Rien ne dit par ailleurs que l'enfance de Bilou n'a pas été protégée par une armada de gardes du corps aux yeux rouges ;)
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Message par Environnement2100 » 15 févr. 2007, 18:42

Si un monde pouvait recevoir un nombre infini d'agents venus du futur, nous serions sans arrêt confrontés à des Terminators de toutes sortes.

"Ma femme est un Terminator", épisode XII.
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Message par Tiennel » 15 févr. 2007, 20:15

Peut-être que ça marche à l'essence ? Donc Skynet ne peut en envoyer que de temps en temps, même si c'est un modèle T-1000 hybride, vu que le pic sera largement passé en 2029 et que les humains ne seront plus là pour finir de mettre au point la G4 :-D
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Message par mahiahi » 15 févr. 2007, 22:01

Pour les moteurs hybrides, les terminators tournent déjà à l'hydrogène!

On constate en effet que les envois se font séquenciellement : un par un, et que la Résistance n'envoie ses agents qu'après Skynet.
Je soupçonne les humains de ne pas comprendre le fonctionnement de la machine à remonter le temps et d'expédier un passager clandestin par envoi
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Message par Environnement2100 » 15 févr. 2007, 22:36

Il y a en effet beaucoup de bravitude dans le comportement des humains du futur, à la limite de la cruchitude.

Est-ce un signe électoral ?
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Message par tolosa » 16 févr. 2007, 08:32

Ce qui est interessant quand on fait une étude de ce genre c'est que l'on aboutit à la conclusion que le scénario du 03 est plus cohérent que celui du 2 ! (alors qu'unanimement le 02 est considéré comme étant de bien meilleure facture que le dernier opus). En effet, dans le trois, très logiquement, la terminatrice s'appuie sur les ressources de skynet, ce qui ne fait pas le T 1000 alors que l'action de l'opus n° 2 est censée se dérouler moins de deux ans avant la guerre nucléaire déclenchée par skynet. Il n'est donc pas envisageable que Skynet ne soit pas à l'époque un minimum opérationnel....

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Message par mahiahi » 16 févr. 2007, 10:18

Ah non!

A l'époque de T2, le programme Skynet n'a pas encore l'agrément gouvernemental, il n'a donc pas accès aux mêmes données, et les machines de guerre ne sont pas encore là (elles ne sont d'ailleurs pas liées au projet Skynet, qui ne concerne que l'Internet, d'où leur nom : T<num> et non pas "S" comme "Skynet" ou "C" comme "Cyberdine Systems")

En plus, les terminators n'intéragissent jamais directement avec le Skynet de leur passé, il semble qu'ils ne soient pas programmés pour défendre ce dernier mais uniquement "le leur"
Ne sois pas charlot!

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Message par GillesH38 » 16 févr. 2007, 10:54

Un p'tit commentaire de physicien : même si effectivement des interprétations de la Meca Q introduisent des mondes parallèles, ça ne résout pas complètement le paradoxe des voyages dans le temps.

Tout d'abord ces mondes parallèles ne sont pas "créés" par une action humaine. Ils sont spontanément engendrés par les interactions quantiques entre particules, sur lesquelles nous ne pouvons pas agir. Ainsi les différents mondes ou se passent différentes histoires se passent de toutes façons, quoi qu'on fasse. D'ailleurs il est pratiquement impossible (et le "pratiquement" est pour moi une figure de style politiquement correct pour éviter les hurlements) de conserver la notion de libre arbitre dans cette vision du monde, mais c'est un autre débat.

Tout ce qu'on pourrait espérer, c'est effectivement envoyer le voyageur dans le passé pour le brancher dans un autre monde. mais il est impossible de l'envoyer dans un monde passé causalement lié au monde présent :sans aller jusqu'à tuer son grand père, que se passerait-il si on l'envoyait juste 10 minutes avant qu'il monte dans la machine pour la casser? d'ailleurs le fait qu'il monte dans la machine sans avoir le souvenir de s'etre rencontré prouve qu'il ne peut pas arriver dans son passé causal.

Autrement dit, envoyer quelque chose dans le passé pour modifier sa propre histoire est inutile. Au mieux, on pourrait envoyer quelqu'un explorer un autre monde, mais sans espoir qu'il puisse nous transmettre d'information dessus, c'est un peu comme envoyer un astronaute dans un trou noir pour voir ce qu'il y a dedans !
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Message par tolosa » 16 févr. 2007, 11:29

mahiahi a écrit :Ah non!

A l'époque de T2, le programme Skynet n'a pas encore l'agrément gouvernemental, il n'a donc pas accès aux mêmes données, et les machines de guerre ne sont pas encore là (elles ne sont d'ailleurs pas liées au projet Skynet, qui ne concerne que l'Internet, d'où leur nom : T<num> et non pas "S" comme "Skynet" ou "C" comme "Cyberdine Systems")

En plus, les terminators n'intéragissent jamais directement avec le Skynet de leur passé, il semble qu'ils ne soient pas programmés pour défendre ce dernier mais uniquement "le leur"
pas le trois : Dans l'opus 3, l'alliance entre la terminatrice et Skynet est patente : skynet transmet des info à la terminatrice

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