Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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energy_isere
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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 28 nov. 2023, 09:33

Sultan Al Jaber, le méthodique businessman aux commandes de la COP28

AFP le 28 nov. 2023

Le président de la COP28 qui s'ouvre jeudi à Dubaï, Sultan Al Jaber, dit tomber des nues quand il entend des écologistes l'accuser de duplicité sur le climat.

En public, la parole de cet homme de haute taille âgé de 50 ans, qui cumule les fonctions de patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, de ministre de l'Industrie et des Technologies avancées des Emirats arabes unis, d'émissaire pour le climat et de président de la 28e conférence de l'ONU sur le climat (COP28), est prudente, presque monotone.

En privé, l'homme se détend, sourit, vante les attraits de son pays, son débit se libère... Et il laisse paraître sa frustration face aux accusations selon lesquelles il serait le cheval de Troie du pétrole à la COP.

"Les gens qui m'accusent de conflit d'intérêt ne connaissent pas mon parcours", a-t-il dit à l'AFP en juillet, lors d'un rare entretien. "J'ai passé la majorité de ma carrière dans le développement durable, la gestion de projets et les énergies renouvelables."

Une défense mise à mal par la publication lundi par la BBC de briefings internes obtenus par le Centre for Climate Reporting (CCR), qui indiquent un mélange des genres entre des sujets COP et des discussions d'opportunités pétrolières dans des réunions avec des gouvernements; l'équipe COP28 a fait valoir que "les réunions privées (étaient) privées".

Son expérience est certes différente de celles de ses prédécesseurs (en général ministres) et de ses homologues pétroliers. Il a représenté les Emirats arabes unis à plusieurs COP.

En 2006, il a fondé la société nationale d'énergies renouvelables Masdar, devenue un géant, et dont il préside toujours le conseil d'administration. En 2016, il a été nommé directeur général d'Adnoc, avec comme mandat de "décarboner" l'entreprise et de "la préparer pour l'avenir", selon lui.

Etre un homme du gaz et du pétrole est son défaut, disent les centaines d'ONG et de parlementaires américains et européens qui ont appelé à sa démission d'Adnoc ou de la COP28.

"Al Jaber a clairement indiqué que l'industrie pétrogazière aurait une place de choix à la COP", a souligné auprès de l'AFP le sénateur américain démocrate Sheldon Whitehouse.

Mais son appartenance au monde des hydrocarbures est aussi son avantage, tempère un négociateur européen, puisque tout consensus devra réunir près de 200 pays, dont ceux du Golfe.

Son profil détonne en tout cas. Sultan Al Jaber doit sa médiatisation, sans commune mesure avec celle de certains de ses ternes prédécesseurs, à son rôle pétrolier.

Très conscient que son image et la réussite éventuelle de la COP28 concernent celles des Emirats, il a embauché une équipe rodée de professionnels de la communication, pour la plupart anglo-saxons.

"Toute ma vie s'organise autour d'indicateurs clés de performance, c'est comme cela que je gère des entreprises", insiste-t-il. "Pragmatique" et "réaliste", il est là pour "délivrer" des résultats "réels", tout pour "garder l'objectif de 1,5°C (de réchauffement) à portée de main".

- Tournant estival -

Étonnamment, il a réussi au fil des mois à séduire une partie des sceptiques.

"Il est très direct, à l'écoute", confie Harjeet Singh, vétéran des COP qui parle au nom de l'incontournable Climate Action Network (un réseau de 1.900 organisations), et est bien conscient de complimenter un dirigeant pétrolier.

Les deux hommes se sont rencontrés, leurs équipes se parlent chaque mois. Harjeet Singh a vu son discours évoluer.

Un premier tournant s'est produit à Bonn, en juin, lorsque Sultan Al Jaber a qualifié la réduction des énergies fossiles d'"inévitable". Une rupture sémantique que le petit monde des COP n'attendait pas de la part d'un responsable du Golfe.

Puis sa "lettre aux parties" en juillet a détaillé sa position sur les fossiles, les renouvelables, la finance... Désamorçant les critiques de ceux qui l'accusaient de cacher son jeu.

"Il est très ferme, mais on est d'accord sur nos désaccords", poursuit Harjeet Singh.

Celui-ci reste consterné de la place donnée aux lobbyistes des énergies fossiles à la COP28, et déplore l'adoubement à venir des technologies de captage du carbone, très promu par l'industrie.

- La méthode Al Jaber -

"Il écoute toutes les parties, il écoute également la société civile, et le volet nouveau, c'est la place des jeunes dans le processus de décision", note la Sénégalaise Madeleine Diouf Sarr, présidente du groupe des Pays les moins avancés, 46 pays représentés dans le processus COP.

Son prédécesseur de la COP21, Laurent Fabius, parle d'un "homme qui travaille, qui connaît très bien ses dossiers".

Mais Dr. Sultan, comme ses équipes l'appellent, aura-t-il la poigne et le doigté pour faire adopter un texte à la fois ambitieux et acceptable par les près de 200 Etats participant à la COP28?

"Il est beaucoup moins volontariste que ne l'étaient les Britanniques, lors de la COP26", regrette le négociateur européen, qui trouve la présidence émiratie "un peu en retrait" pour négocier le texte final.

Sultan Al Jaber rappelle opportunément qu'il ne décidera rien... Mais l'histoire montre que les présidents de COP peuvent catalyser des accords. Vérification sera faite le 12 décembre, date théorique de la fin de la COP28, si son méthodique président parvient à clore les débats à l'heure.
https://www.connaissancedesenergies.org ... p28-231128

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Message par energy_isere » 30 nov. 2023, 00:09

L'avenir des énergies fossiles au coeur de la COP28 à Dubaï

REUTERS•29/11/2023

La sortie des énergies fossiles sera l'un des grands enjeux de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP28) qui s'ouvre jeudi à Dubaï, et s'achèvera le 12 décembre.

Les Emirats arabes unis, hôtes de la réunion, défendent la vision d'un avenir bas carbone compatible avec le maintien d'énergies fossiles, partagée par d'autres grands pays producteurs de pétrole et de gaz.

Face aux pays réclamant prioritairement l'abandon progressif du charbon et des hydrocarbures, ils préconisent de s'en remettre à la technologie pour améliorer la capture et le stockage de carbone.

Le contexte est documenté dans de nombreux rapports. Alors que la planète devrait enregistrer cette année un nouveau record de température, les engagements actuels des Etats ne sont pas suffisants pour éviter les conséquences les plus dramatiques du réchauffement climatique.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a mis les pieds dans le plat avant la réunion en estimant que s'en remettre à la captation de carbone était une "illusion" et que le secteur des énergies fossiles devait choisir entre l'aggravation de la crise climatique et le basculement vers le renouvelable.

Ce rapport a provoqué la colère de l'Opep, qui a accusé l'AIE, une organisation proche des Occidentaux, de calomnier les producteurs de pétrole.

"C'est un cadre extrêmement étroit pour les défis qui nous attendent, qui minimise peut-être rapidement des questions telles que la sécurité énergétique, l'accès à l'énergie et son caractère abordable", a estimé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

LE RÔLE DU PRÉSIDENT DE LA COP CRITIQUÉ

Un homme attirera particulièrement l'attention, le président de la COP28 Sultan al Jaber, dont le statut de PDG de la compagnie pétrolière nationale des Emirats ADNOC fait douter de ses capacités à mener de manière neutre les négociations.

Ce d'autant plus que la BBC a diffusé lundi une enquête, s'appuyant sur des documents ayant fuité, selon laquelle Sultan al Jaber prévoyait de discuter de contrats gaziers ou commerciaux avec une dizaine de gouvernements en amont du sommet. Un porte-parole de la COP28 a déclaré que les documents étaient "inexacts".

Sultan al Jaber a déclaré en juillet que l'élimination progressive des combustibles fossiles était "inévitable", mais il estime aussi que l'industrie pétrolière et gazière doit être associée à la lutte contre le changement climatique et encourage les entreprises à prendre des engagements pour réduire leur empreinte carbone. Cette COP28 aura parfois les allures d'une foire commerciale, avec un nombre record de 70.000 participants inscrits cette année et de nombreuses sociétés représentées.

L'une des tâches majeures de la réunion sera d'évaluer l'écart entre les promesses prises par les Etats pour limiter, comme le prévoit l'Accord de Paris sur le climat de 2015, la hausse des températures à 1,5°C par rapport aux temps pré-industriels, et les actions entreprises.

Ce processus, baptisé "bilan mondial", doit déboucher sur un plan d'action global que les gouvernements devront traduire ensuite sur le plan national, par des mesures et objectifs ciblés, qu'ils devront présenter aux Nations unies en 2025.

TRIPLER LA CAPACITÉ DES RENOUVELABLES

Avant la conférence de Dubaï, les Etats-Unis, l'Union européenne et les Emirats arabes unis ont cherché à rassembler autour d'un accord visant à tripler d'ici 2030 la capacité mondiale des énergies renouvelables.

Une centaine de pays approuvent aujourd'hui cet objectif, selon des responsables interrogés par Reuters, mais certaines grandes puissances comme la Chine ou l'Inde n'ont pas encore adhéré.

L'administration américaine espère aussi qu'un récent accord sur le climat entre les Etats-Unis et la Chine imprimera un élan positif à la réunion. Par cet accord, Washington et Pékin sont convenus d'augmenter les renouvelables et d'accélérer le remplacement des énergies fossiles.

La COP28 devra aussi préparer le lancement d'un fonds pour les pertes et dommages dus aux dérèglements climatiques, destiné aux pays touchés par des dégâts irréversibles provoqués par les sécheresses, les crues ou encore la montée des eaux.

Une esquisse d'accord a été élaborée. Gayane Gabrielyan, négociatrice arménienne, considère qu'il est crucial qu'un accord sur les pertes et dommages soit conclu cette année, car l'élection présidentielle américaine de novembre 2024 pourrait tout remettre en cause.

Le fonds nécessiterait des centaines de millions de dollars. Les Etats-Unis et l'UE ont déjà promis des contributions et font pression pour que la Chine ou les Emirats s'engagent à leur tour.

"Comme le montrent les expériences passées, la plupart des ces accords mondiaux, la plupart des promesses n'ont malheureusement pas été respectés", constate Najib Ahmed, consultant pour le ministère somalien du Climat. "Mais encore une fois, nous ne pouvons pas perdre espoir."
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2db3898255

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Message par energy_isere » 30 nov. 2023, 23:23

Coup d'envoi d'une COP hors normes à Dubaï

AFP le 30 nov. 2023

La COP28 s'est ouverte officiellement à Dubaï, coup d'envoi de deux semaines de négociations ardues sur le climat et la transition énergétique, avec une première décision cruciale attendue dès jeudi pour mettre en oeuvre un fonds pour compenser les pertes et dommages dans les pays vulnérables.
.....................
lire https://www.connaissancedesenergies.org ... bai-231130

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 30 nov. 2023, 23:31

La COP28 à Dubaï s'ouvre en fanfare avec la naissance d'un fonds de compensation des pertes et dommages climatiques

AFP le 30 nov. 2023

La COP28 s'est ouverte en fanfare jeudi à Dubaï avec la concrétisation très attendue d'un fonds de compensation des pertes et dommages climatiques dans les pays vulnérables.

La grande conférence internationale sur le climat a été inaugurée officiellement dans l'émirat pétrogazier, au moment où l'Organisation météorologique mondiale confirmait que l'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée.

Première avancée majeure de la COP28, la concrétisation du fonds destiné à financer les "pertes et dommages" climatiques des pays vulnérables a été adoptée, un pas positif pour espérer dégripper les tensions financières entre le Nord et le Sud, en parallèle des négociations sur les énergies fossiles.

Cette décision historique, saluée par une ovation debout des délégués des près de 200 pays participants, concrétise le principal résultat de la COP27 en Egypte l'an dernier, où ce fonds avait été approuvé sur le principe mais dont les contours, très débattus, n'avaient pas encore été définis.

"C'est un signal positif pour le monde et pour notre travail", a déclaré Sultan Al Jaber, le président émirati de cette COP28. "Nous avons écrit une page d'histoire aujourd'hui... La rapidité avec laquelle nous l'avons fait est inédite, phénoménale et historique".

Milliards ou millions?

Reste à savoir de combien sera doté ce fonds, provisoirement accueilli par la Banque mondiale, contre l'avis initial des pays en développement. Les premières promesses ont commencé à pleuvoir: 225 millions d'euros pour l'Union européenne (dont 100 millions de dollars annoncés par l'Allemagne), 100 millions de dollars pour les Emirats, 10 millions de dollars pour le Japon, 17,5 millions pour les Etats-Unis, jusqu'à 40 millions de livres (environ 50 millions de dollars) pour le Royaume-Uni...

Les pays développés font aussi pression pour élargir la base des donateurs aux riches émergents, comme la Chine et l'Arabie saoudite.

Madeleine Diouf Sarr, présidente du groupe des Pays les moins avancés, qui représente 46 des nations les plus pauvres, a salué une décision d'une "signification énorme pour la justice climatique". "Mais un fonds vide ne peut pas aider nos citoyens", a-t-elle souligné, alors que les pertes se chiffrent en centaines de milliards.

"On attend des promesses en milliards, pas en millions", a pressé Rachel Cleetus, du groupe américain Union of Concerned Scientists (UCS).

"Le travail est loin d'être achevé", a aussi réagi l'alliance des petits Etats insulaires (Aosis). "On ne sera pas tranquilles tant que ce fonds ne sera pas financé convenablement et commencera à alléger le fardeau des communautés vulnérables".

"Bien commun"

Malgré cette avancée rapide sur ce sujet crucial, les négociateurs auront d'autres sujets probables de division, en discutant l'avenir des énergies fossiles, sur fond de conflit entre Israël et le Hamas.

Signe que la guerre occupe les esprits, le président de la précédente conférence, Sameh Choukri, chef de la diplomatie égyptienne, a appelé au début de la cérémonie d'ouverture à un court moment de silence pour "tous les civils ayant trouvé la mort dans le conflit actuel à Gaza".

Le président israélien Isaac Herzog profitera aussi de sa venue à la COP pour mener une série de réunions diplomatiques destinées à faire libérer d'autres otages détenus par le Hamas, ont indiqué ses services.

Plus de 97.000 personnes (délégations, médias, ONG, lobbys, organisateurs, techniciens...) sont accréditées, deux fois plus que l'an dernier, et environ 180 chefs d'Etats et de gouvernements sont attendus selon les organisateurs d'ici le 12 décembre, fin théorique de la conférence.

Le pape François a annulé sa venue en raison d'une bronchite mais a appelé jeudi à "penser au bien commun (...) plutôt qu'aux intérêts de circonstance de quelques pays ou entreprises", dans un message sur le réseau social X.

Plus de 140 dirigeants défileront à la tribune vendredi et samedi pour des discours de quelques minutes censés donner une impulsion politique aux négociations byzantines qui occuperont les délégations pendant deux semaines. Le roi Charles III doit notamment s'exprimer vendredi.

"Résultats"

En haut de l'agenda figurera le sort des énergies fossiles - charbon, gaz, pétrole - dont l'utilisation est la principale cause du réchauffement climatique et des catastrophes qui l'accompagnent.

Également directeur général de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, Sultan Al Jaber a mis les pieds dans le plat en appelant à mentionner "le rôle des combustibles fossiles" dans tout accord final.

Cela alors qu'il est sous le feu des critiques après la publication par la BBC et le Centre for Climate Reporting de notes internes de préparation de réunions officielles qui énumèrent des arguments pour la promotion des projets d'Adnoc à l'étranger. Il a rejeté ces accusations mercredi.

"C'est à ses résultats qu'on évaluera le président de la COP", a jugé Jennifer Morgan, l'émissaire pour le climat de l'Allemagne.

Le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, s'est montré encore plus direct: "si nous ne donnons pas le signal de la phase terminale de l'ère fossile telle que nous la connaissons, nous préparons notre propre déclin terminal".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ues-231130

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Message par energy_isere » 02 déc. 2023, 01:11

COP28 : Emmanuel Macron appelle les pays du G7 à mettre fin au charbon « avant 2030 »

20 Minutes avec AFP Publié le 01/12/23

Le président français Emmanuel Macron a exhorté, ce vendredi, les pays du G7 à la COP28 sur le climat à Dubaï à « s’engager à mettre fin au charbon » avant 2030 pour « montrer l’exemple ». La poursuite des investissements en faveur du charbon est « une vraie absurdité » au regard de l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique, et « donc nous devons engager un virage absolu » pour en sortir, a plaidé le président français à la tribune du grand sommet de l’ONU sur le climat.

« Les pays émergents doivent sortir du charbon, et c’est le deuxième combat après celui que les pays les plus riches doivent mener », a déclaré Emmanuel Macron. « Mais les pays du G7 doivent montrer l’exemple et s’engager à mettre fin au charbon chez eux avant les autres, c’est-à-dire avant 2030 », a-t-il lancé, rappelant l’engagement de la France de fermer sa dernière centrale à charbon « d’ici 2027 ».

La France doit sortir du pétrole « d’ici à 2040-45 »

« Le G7 a une responsabilité majeure. Tout comme la Chine, qui est désormais le deuxième pays émetteur historique et qui a donc changé en quelque sorte de statut », a souligné le président français. « On doit permettre aux émergents le rattrapage économique, c’est un élément de justice. Mais ce rattrapage ne doit pas se faire sur la base des énergies qui sont carbonées et en particulier du charbon », a-t-il encore argué.

Car « les centrales existantes qui se concentrent largement en Asie aujourd’hui émettront à elles seules suffisamment de CO2 pour que nous excédions la cible de 1,5 °C », objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, a justifié Emmanuel Macron. S’agissant de la France, « nous devrons définitivement tourner la page d’ici à 2040-45 du pétrole et 2050 du gaz », a-t-il assuré.
https://www.20minutes.fr/planete/rechau ... avant-2030

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 02 déc. 2023, 14:23

COP28: 50 groupes pétroliers s'engagent a minima sur la décarbonation

AFP le 02 déc. 2023

Cinquante compagnies de l'industrie du pétrole et du gaz, représentant 40% de la production mondiale, se sont engagées à décarboner leurs opérations de production d'ici à 2050, a annoncé samedi la présidence émiratie de la COP28, un engagement a minima puisqu'il n'englobe pas le pétrole qu'elles vendent.

Ces entreprises, dont 29 compagnies nationales parmi lesquelles la saoudienne Aramco et l'émiratie Adnoc, ont signé une charte fixant comme objectifs "la neutralité carbone en 2050 ou avant", des émissions de méthane "proche de zéro" et "aucun torchage de routine" d'ici 2030.

Cette "Charte de décarbonation du pétrole et du gaz" (Oil and Gas Decarbonization Charter - OGDC), portée conjointement par les Emirats et l'Arabie saoudite, concerne toutefois seulement les émissions de gaz à effet de serre produites par les opérations d'extraction et de production de ces entreprises.

Elle ne prend pas en compte le CO2 émis lors de l'utilisation du pétrole et du gaz qu'elles vendent - par le transport routier, la construction, pour le chauffage, la fabrication de plastique etc...- et qui représente l'écrasante majorité du bilan carbone du secteur.

Cette charte a été établie sous l'impulsion de Sultan Al Jaber, à la fois président d'Adnoc et de la COP28, une double casquette qui lui vaut de fortes accusations de conflit d'intérêts.

"C'est le plus grand nombre de compagnies nationales à s'engager dans une initiative de décarbonation", se félicite la présidence de la COP28 dans un communiqué.

Contrairement aux "majors" occidentales très scrutées par leurs opinions publiques, mais qui représentent seulement 13% de la production mondiale, très peu de "NOC" - comme sont généralement désignées les compagnies pétrogazières nationales - ont annoncé des objectifs climatiques.

Seules quelques grandes compagnies nationales comme Aramco, Adnoc, PetroChina ou Petrobras, signataires de cette nouvelle charte, ont déjà annoncé viser ce qu'elles appellent la neutralité carbone de leurs opérations en 2045 ou 2050.

La National Oil Company of Libya, Petronas et Sonangol font partie des NOC ayant rejoint la nouvelle charte, au côté des "majors" comme TotalEnergies, Exxonmobil, Shell et BP.

"Cette charte est la preuve que les engagements volontaires de l'industrie pétrogazière ne permettront jamais d'atteindre le niveau d'ambition nécessaire pour lutter contre la crise climatique", contrairement à la mise en place de législations pour sortir des fossiles, a dénoncé Melanie Robinson du World Resources Institute.

Cette charte fait partie d'un ensemble d'initiatives pour accélérer la décarbonation du système énergétique mondial, préparées au cours de l'année qui a précédé la COP28.

Il s'agit toutefois d'engagements volontaires non contraignants, qui n'ont pas l'autorité des décisions de la COP28, prises par consensus entre près de 200 pays sous l'égide des Nations unies. Mais elles peuvent influer sur l'issue des négociations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ion-231202

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Message par energy_isere » 03 déc. 2023, 15:13

Cop28. Al Jaber dit oui à la fin des énergies fossiles… mais pas trop vite

Ouest-France 3 dec 2023

Le président émirati de la Conférence sur le climat qui se tient actuellement à Dubaï reste sceptique quant aux études scientifiques invitant à réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Ce dimanche 3 décembre, le quotidien britannique The Guardian rapporte sur son site les propos tenus il y a quelques semaines par Sultan Al Jaber, président émirati de la COP28. Dans un échange tendu avec l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, il juge « inévitable » d’en finir avec les énergies fossiles, mais semble en revanche dire qu’elle n’était pas indispensable pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

Sultan Al Jaber, qui cumule ses fonctions avec celles de patron de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, s’exprimait le 21 novembre dans un événement en ligne organisé par l’initiative She Changes Climate, selon une vidéo diffusée par le Guardian, précise l’Agence France Presse.

Mme Robinson, présidente du groupe des Sages – de hauts responsables, militants pour la paix et défenseurs des droits humains –, interpelle Sultan Al Jaber sur son refus d’appeler à une sortie des énergies fossiles. Ce dernier tient alors ce propos : « Je ne souscrirai en aucun cas à des discussions alarmistes. Aucune étude scientifique, aucun scénario, ne dit que la sortie des énergies fossiles nous permettra d’atteindre 1,5°C. 1,5°C est mon étoile du Nord. Et une réduction et une sortie des énergies fossiles sont, selon moi, inévitables. C’est essentiel. Mais il faut être sérieux et pragmatique ». Et d’ajouter : « Montrez-moi la feuille de route d’une sortie des énergies fossiles qui soit compatible avec le développement socio-économique, sans renvoyer le monde à l’âge des cavernes ».

Maintenir « 1,5°C à portée de main »

Sultan Al Jaber répète en cela sa ligne maintenue à chaque prise de parole consistant à dire depuis le mois de juin que la réduction des fossiles est inévitable, mais qu’il fallait d’abord construire le système énergétique de demain avant de débrancher les fossiles. Et que les pays développés doivent montrer l’exemple.

Il parle même dans cet échange à la fois de « réduction » et de « sortie » des fossiles. La phrase qui choque certains militants et experts du climat est celle concernant la science, alors que Sultan Al Jaber assure sans cesse s’appuyer à la fois sur la science et sur la réalité économique, et vouloir maintenir « 1,5°C à portée de main », un objectif inscrit sur de grandes affiches à travers le site de la COP à Dubaï. L’échange n’inclut aucune discussion de date butoir, source de confusion.

Que dit l’Agence internationale de l’énergie sur la baisse requise des énergies fossiles pour parvenir à la neutralité carbone ? Dans son rapport de septembre, l’AIE estime que la production d’énergies fossiles doit baisser de 83 % entre 2022 et 2050, laissant une production résiduelle de 88 exajoules (EJ), contre 511 EJ en 2022 (une unité de mesure de l’énergie).

Ce que s’est empressée de rappeler la présidence de la COP28 : « L’AIE et le scénario du Giec pour 1,5°C disent clairement que les énergies fossiles ont un rôle à jouer dans le système énergétique futur, certes plus petit », a déclaré un porte-parole à l’AFp.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/oth ... 8d06&ei=71

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par phyvette » 03 déc. 2023, 17:18

energy_isere a écrit :
03 déc. 2023, 15:13
Cop28. Al Jaber dit oui à la fin des énergies fossiles… mais pas trop vite
:lol: :lol:
"Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente."


https://www.youtube.com/watch?v=iZpNgSaYWts
Image Quand on a un javelin dans la main, tous les problèmes ressemblent à un T-72.

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 05 déc. 2023, 00:43

COP28: Ryad "absolument" opposé à une sortie des énergies fossiles

AFP le 04 déc. 2023

Le ministre saoudien de l'Energie s'est dit "absolument" opposé à un accord portant sur la sortie des énergies fossiles à la COP28, donnant le ton des difficiles négociations qui se déroulent à Dubaï.

"Sortie" ou "réduction" du pétrole, gaz et charbon sont au coeur d'âpres discussions à la COP28, et les deux options figurent pour l'instant dans la première ébauche du texte majeur dont doit accoucher la conférence, sous la forme d'un "bilan mondial" de l'Accord de Paris de 2015.

Mais le prince Abdelaziz ben Salmane a affirmé que son pays, premier exportateur de pétrole au monde, n'était "absolument pas d'accord", dans une interview donnée à Ryad à Bloomerg, diffusée lundi.

"Et je vous assure que personne - je parle des gouvernements - n'y croit".

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a insisté la semaine dernière sur le fait que "la limite de 1,5°C est tenable uniquement si nous finissons par arrêter de brûler tous les combustibles fossiles".

Mais le prince Abdulaziz a déclaré : "Je voudrais lancer un défi à tous ceux qui... disent publiquement que nous devons (sortir des énergies fossiles), je vous donnerai leur nom et leur numéro, appelez-les et demandez-leur comment ils comptent s'y prendre".

"S'ils pensent qu'il s'agit d'une question de morale supérieure, c'est fantastique. Qu'ils le fassent eux-mêmes. Et nous verrons ce qu'ils sont capables de faire".

La Chine et la Russie sont également opposées à toute mention des énergies fossiles dans le texte.
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-231204

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par mobar » 05 déc. 2023, 06:23

Comme quoi, même des pires dictateurs de la planète peuvent produire des analyses pertinentes sur des sujets qui concernent tout le monde ... du moment que ça ne soit pas en conflit avec la sauvegarde de leur puissance et leur portefeuille! :lol: :lol:

On attend avec impatience le futur Accord de Dubaï qui va remplacer le défunt Accord de Paris :shock: [-o< :-"
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 05 déc. 2023, 08:50

"Sortir" des énergies fossiles ou en "réduire" la consommation ? Le succès de la COP28 suspendu à un verbe

Article rédigé parCamille Adaoust, Marie-Adélaïde Scigacz, franceinfo avec AFP
le 05/12/2023

...................
https://www.francetvinfo.fr/monde/envir ... 22660.html

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 08 déc. 2023, 23:01

COP28: le chef de l'OPEP demande aux membres de refuser tout accord ciblant l'énergie fossile

AFP le 08 déc. 2023

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a demandé "en urgence" à ses 23 pays membres ou associés de "rejeter proactivement" tout accord ciblant les énergies fossiles dans les négociations climatiques à la COP28 de Dubaï, dans un courrier consulté vendredi par l'AFP.

Dans cette lettre datée de mercredi, et authentifiée par un pays membre destinataire, le secrétaire général Haitham al-Ghais "presse" ses membres et leurs délégations à la COP28 de "rejeter proactivement tout texte ou toute formulation qui cible l'énergie, c'est-à-dire les combustibles fossiles, plutôt que les émissions" de gaz à effet de serre.

"Il semble que la pression excessive et disproportionnée exercée sur les combustibles fossiles pourrait atteindre un point de basculement aux conséquences irréversibles, car le projet de décision contient encore des options sur l'élimination progressive des combustibles fossiles", affirme M. al-Ghais, disant écrire "avec un sentiment d'extrême urgence".

"Bien que les pays membres" et leurs associés "prennent au sérieux le changement climatique (...), il serait inacceptable que des campagnes aux motivations politiques mettent en danger la prospérité et l'avenir de nos peuples", poursuit le courrier.

Contactée par l'AFP, l'Opep n'avait pas répondu dans l'immédiat.

La lettre est adressée aux 13 membres de l'Opep, dont l'Irak, l'Iran, les Emirats arabes unies, qui président cette année la conférence climatique des Nations unis, et l'Arabie saoudite, en première ligne pour s'opposer à la sortie des énergies fossiles.

Le courrier est aussi envoyé aux dix pays associés, comme le Mexique, l'Azerbaïdjan, la Russie ou la Malaisie, tous présents à Dubaï.

L'Irak a déclaré "soutenir" le point de vue du chef de l'Opep.

- "Résistance désespérée" -

"Le ministre du pétrole Hayan Abdel-Ghani a chargé la délégation irakienne participant à la conférence de Dubaï de s'assurer que la formulation du communiqué de clôture mette l'accent sur la coopération des pays du monde sur une réduction des émissions afin de préserver l'environnement et le climat. Il a refusé les tentatives de cibler les combustibles fossiles et la violation des droits des pays producteurs et de leurs populations" a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad.

Il a mis en exergue les efforts de l'Irak pour réduire ses propres émissions, notamment ses projets visant à mettre fin au torchage du gaz.

"La résistance désespérée de l'Opep à une élimination progressive des combustibles fossiles révèle sa crainte que le vent tourne, ce qui est désormais évident dans les discussions de la COP28", a de son côté réagi auprès de l'AFP Andreas Sieber de l'ONG 350.org.

"Les projecteurs sont braqués sur la présidence de la COP28", assurée par le patron de la compagnie nationale d'hydrocarbures émiratie Sultan Al Jaber, pour voir "si elle négociera un accord pour une transition juste ou si elle se laissera influencer par l'Arabie saoudite et l'industrie pétrolière", a-t-il ajouté.

"Il est déjà assez regrettable que le deuxième groupe d'intérêt le plus important représenté à la COP soit le lobby des combustibles fossiles et voilà que les solutions" en cours de négociations, "sont bloquées en temps réel par leurs intérêts", a dénoncé Amiera Sawas, de l'initiative pour un Traité de non-prolifération des énergies fossiles, soutenue par des Etats insulaires et la Colombie.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ile-231208

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 09 déc. 2023, 21:41

Climat: L'appel de l'Opep sur les énergies fossiles tend les négociations à la COP28

REUTERS•09/12/2023
par Kate Abnett, Valerie Volcovici et Yousef Saba

Les négociations à la COP28 ont tourné samedi à la bataille autour de l'avenir des énergies fossiles après l'appel de l'Opep à rejeter toute formule prévoyant un abandon du pétrole et du gaz dans l'accord en cours de discussion à quelques jours de la fin de ce sommet sur le climat.

D'après des observateurs, l'Arabie saoudite et la Russie figurent parmi les pays producteurs de pétrole réclamant que les discussions à ce sommet aux Emirats arabes unis portent exclusivement sur une réduction des émissions polluantes et non sur la dénonciation d'une forme d'énergie en particulier.

Face à eux, au moins 80 participants, dont les Etats-Unis, l'Union européenne et de nombreux pays pauvres, vulnérables aux conséquences du changement climatique, réclament qu'un éventuel accord à la COP28 appelle clairement à l'abandon à terme des énergies fossiles pour tenter de respecter une trajectoire permettant de contenir la hausse de la température mondiale à 1,5° Celsius, objectif fixé lors de la COP21 à Paris en 2015.

"Nous avons besoin d'approches réalistes pour lutter contre les émissions", a dit le secrétaire général de l'Opep, Haitham al Ghais, dans une déclaration lue par un représentant aux délégués participant à la COP28. "Une (approche) qui permette la croissance économique, contribue à éradiquer la pauvreté et renforce les capacités de résistance tout à la fois."

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a adressé cette semaine une lettre à ses membres et à ses alliés les exhortant à bloquer tout accord évoquant un abandon des énergies fossiles, avertissant que "les pressions injustifiées et excessives contre les énergies fossiles pourraient atteindre un point de bascule avec des conséquences irréversibles".

D'après Alden Meyer, du centre de réflexion E3G, c'est la première fois qu'un secrétaire général de l'Opep intervient de la sorte dans des discussions sur le climat parrainées par les Nations unies. "Cela témoigne d'un vent de panique", a-t-il dit.

LA FRANCE "STUPÉFAITE" ET "EN COLÈRE"

Le commissaire européen à l'Action climatique, Wopke Hoekstra, a jugé la lettre de l'Opep "décalée" par rapport aux efforts de lutte contre le changement climatique, dont les énergies fossiles sont l'une des principales causes.

"Aux yeux de beaucoup, dont moi-même, cela a été perçu comme quelque chose de décalé, inutile, pas dans le ton de la situation où se trouve le monde en ce qui concerne la situation très dramatique du climat", a-t-il dit.

Agnès Pannier-Runacher, ministre française de la Transition énergétique, s'est dite "stupéfaite" et "en colère" après les déclarations de l'Opep.

"La position de l’Opep met en péril les pays les plus vulnérables et les populations les plus pauvres qui sont les premières victimes de cette situation. Je compte sur la présidence de la COP pour ne pas se laisser impressionner par ces déclarations et pour porter un accord qui affirme un objectif clair de sortie des énergies fossiles", a-t-elle déclaré.

L'Arabie saoudite, leader de fait de l'Opep, et la Russie, autre grand producteur n'appartenant toutefois pas au cartel, semblent pour leur part vouloir mettre l'accent sur le développement de technologies onéreuses telles que le captage du carbone, qui, selon les conseillers scientifiques de l'Onu, ne sauraient toutefois remplacer une diminution de la consommation des énergies fossiles dans le monde.

D'autres pays comme l'Inde et la Chine n'appuient pas explicitement un appel à une sortie des énergies fossiles lors de cette COP28 et soutiennent le thème plus consensuel du développement des énergies renouvelables.

Après une semaine de discussions techniques, les négociations ont basculé au niveau ministériel pour tenter de parvenir à un texte de compromis avant la fin prévue du sommet mardi.

La dernière version du projet d'accord soumis aux négociateurs prévoit encore différentes possibilités sur ce thème central des énergies fossiles, allant d'une sortie programmée en fonction des données fournies par la science à l'absence pure et simple de toute référence au sujet.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 86b79c705a

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par GillesH38 » 09 déc. 2023, 23:15

Phyvette en PLS :lol:
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas".

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Re: Conf. Climatique 2023, COP28 Dubai

Message par energy_isere » 10 déc. 2023, 15:49

:lol:
COP28: l'Irak réitère son opposition à tout accord visant la sortie des énergies fossiles

AFP le 10 déc. 2023

L'Irak a répété dimanche son refus de toute mention d'une réduction ou d'une sortie progressive des énergies fossiles dans l'accord final de la COP28 en cours de négociation à Dubaï.

"Inclure" dans le texte "la réduction, la sortie des énergies fossiles, et la sortie des subventions aux énergies fossiles est contraire aux principes de l'accord de Paris", a déclaré le responsable de la délégation irakienne, selon qui "cela bouleverserait l'économie mondiale et augmenterait les inégalités dans le monde"
https://www.connaissancedesenergies.org ... les-231210

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