https://lemarin.ouest-france.fr/peche/f ... 87669916a8Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau piégé par la surpêche
Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver victime de surpêche. Selon les chiffres du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem), la population s’est effondrée, ce qui menace désormais la survie de nombreuses pêcheries européennes.
Le marin le 22/11/2025
Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche. Sa population s’est effondrée et menace désormais la survie de nombreuses pêcheries européennes, avec beaucoup d’inquiétudes exprimées par la pêche française.
Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche. Sa population s’est effondrée et menace désormais la survie de nombreuses pêcheries européennes, avec beaucoup d’inquiétudes exprimées par la pêche française.
On est clairement dans un cas d’école de l’exemple à ne pas suivre , estime Edouard Le Bart, directeur Europe du Sud de l’association Marine Stewardship Council (MSC), cité par l’AFP.
Car le tableau est sombre : la population de maquereaux de l’Atlantique Nord-Est est tombée dans une zone de danger où sa reproduction n’est plus assurée. De près de 13 millions de tonnes en 2014, la biomasse des maquereaux en âge de se reproduire s’est écroulée à moins de 3 millions de tonnes en 2025, d’après les estimations du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem).
Du mal à se régénérer
Depuis de très nombreuses années, on prélève trop par rapport à ce qui est préconisé. Et en prélevant trop, on met la biomasse dans une situation où elle a du mal à se régénérer , explique Youen Vermard, chercheur en halieutique à l’institut français de recherche Ifremer.
En 2024, les captures européennes de maquereau, qui se pêche de Gibraltar au Groenland, ont avoisiné les 900 000 tonnes, soit l’équivalent de plus de deux fois l’ensemble de la pêche française, toutes espèces confondues.
Pour que le stock ait une chance de se rétablir en 2026, les scientifiques estiment qu’il faudrait diviser les quotas par quatre. Une telle baisse de quotas représenterait une catastrophe pour des milliers de pêcheurs européens, du petit ligneur au navire-usine, qui dépendent du maquereau tout ou partie de l’année.
À Boulogne-sur-Mer, Étienne Dachicourt, directeur général de la Coopérative maritime étaploise, s’attend à avoir une trentaine de bateaux à quai, en mai prochain, en pleine saison du maquereau. Si je n’ai pas de solution de pêche, on envoie les bateaux faire quoi ? , s’interroge-t-il.
En quête d’eaux plus froides
La mauvaise santé de la population de maquereaux risque aussi d’affecter oiseaux, mammifères marins et grands thons, car c’est une espèce fourrage qui nourrit tous les maillons supérieurs de la chaîne alimentaire , souligne Didier Gascuel, professeur en écologie marine à l’Institut Agro de Rennes.
À l’origine de ce désastre annoncé : le réchauffement climatique. En quête d’eaux plus froides, le maquereau a migré vers le nord au début des années 2000, entrant dans les eaux islandaises, où il était jusque-là pratiquement inconnu.
Les pêcheurs islandais ont commencé à le cibler, augmentant leurs captures de 53 tonnes en 2002 à plus 150 000 tonnes par an dès 2011. Même scénario aux îles Féroé, un territoire autonome du Danemark, où la pêche au maquereau a décuplé au tournant des années 2010.
Face à cette nouvelle donne, les autres États côtiers (Norvège, Royaume-Uni, Russie, Union européenne) ne sont pas parvenus à s’accorder sur une nouvelle répartition des quotas, permettant de faire de la place aux nouveaux entrants. Chaque pays s’est mis à fixer ses quotas unilatéralement. Et, cumulés, ils ont entraîné une surpêche massive.
39 % au-dessus des recommandations scientifiques
Depuis 2010, le cumul des quotas unilatéraux a ainsi dépassé de 39 % les recommandations scientifiques, selon le Ciem.
Le problème est beaucoup plus politique que biologique. Le stock s’est déplacé mais il aurait très bien pu rester encore abondant s’il avait été bien géré , souligne Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer.
Le cas du maquereau est emblématique car il laisse présager de nouveaux conflits similaires sur d’autres poissons migrateurs. Ceux-ci, en se déplaçant, vont tester la capacité des systèmes de gouvernance des pêcheries à s’adapter au changement climatique.
Le maquereau, c’est juste plus tôt, plus vite, plus fort. Et plus compliqué, parce qu’il y a plus d’acteurs , prévient Clara Ulrich.
Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
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supert
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
1ère phrase (titre), je cite :
Supertomate qui vous signale que fuyant le réchauffement climatique, le maquereau est piégé par la surpêche
2è phrase :Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau piégé par la surpêche
4è phrase :Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver victime de surpêche.
6è phrase :Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche.
J'ai arrêté là, je n'en pouvais plus.Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche
Supertomate qui vous signale que fuyant le réchauffement climatique, le maquereau est piégé par la surpêche
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alain2908
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
je peux me tromper mais, de ce que je comprends, le Maquereau fuyait le réchauffement climatique et il s'est retrouvé pris au piège de la Surpèche. 
- GillesH38
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
si je comprends bien, on reproche au réchauffement climatique d'augmenter l'activité de la pêche au détriment des poissons;
Il est fort probable que si ça avait été l'inverse, si ça avait poussé les maquereaux à quitter les zones de pêche (ce qui aurait été favorable à leur population), on aurait reproché au réchauffement climatique de faire s'écrouler l'activité des pêcheurs.
L'art du discours climatique, c' est de ne jamais regarder que la moitié vide du verre.
Il est fort probable que si ça avait été l'inverse, si ça avait poussé les maquereaux à quitter les zones de pêche (ce qui aurait été favorable à leur population), on aurait reproché au réchauffement climatique de faire s'écrouler l'activité des pêcheurs.
L'art du discours climatique, c' est de ne jamais regarder que la moitié vide du verre.
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Re: Déplétion halieutique [Pic de Pêche de Poissons] / Aquaculture
https://lemarin.ouest-france.fr/peche/j ... 77e15311d5Japon : vente record de presque 3 millions d’euros d’un thon rouge géant à la traditionnelle vente du Nouvel an
Il s’est autoproclamé « le roi du thon ». Le propriétaire d’une chaîne de restaurants de sushi a déboursé la plus grosse somme jamais enregistrée lors de la traditionnelle vente de Nouvel an du principal marché de poissons de Tokyo. Un bel achat qui intervient alors que le thon rouge se rétablit dans le Pacifique, après avoir été au bord de l’effondrement.
Kiyoshi Kimura, le « roi du thon », pose avec son thon de 243 kg acheté aux enchères du Nouvel an du marché de Toyosu à Tokyo, le 5 janvier 2025. | JIJI PRESS/JAPAN OUT VIA AFP
Publié le 05/01/2026 Le marin
Encore une année record pour la traditionnelle vente de thon rouge à Toyosu, le principal marché aux poissons de Tokyo, au Japon. Kiyoshi Kimura, le propriétaire de la chaîne de restaurants Sushi Zanmai, a payé lundi 5 janvier 2,8 millions d’euros (510,3 millions de yens) pour un poisson de 243 kg pêché au large de la côte nord-est du Japon, selon l’AFP. Le prix le plus élevé jamais atteint dans cette enchère depuis que des données ont commencé à être collectées en 1999.
« Le prix a grimpé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire »
Je pensais que nous pourrions l’acheter un peu moins cher, mais le prix a grimpé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, a déclaré à l’AFP Kiyoshi Kimura, autoproclamé roi du thon. J’ai été surpris par le prix… J’espère qu’en mangeant ce thon de bon augure, le plus grand nombre possible de personnes se sentiront revigorées.
Le précédent record était de 333,6 millions de yens (2,7 millions d’euros) pour un thon rouge de 278 kg en 2019. L’année dernière, l’enchérisseur le plus offrant avait payé 207 millions de yens (1,28 millon d’euros) pour un thon rouge de 276 kg. En revanche, pendant la pandémie de covid-19, les thons du Nouvel an n’atteignaient qu’une fraction de leurs prix habituels, les restaurants ayant réduit leurs activités.
Rétablissement du thon rouge du Pacifique
Dave Gershman, de l’ONG Pew charitable trusts, a profité de l’annonce pour souligner que la population de thon rouge du Pacifique se rétablissait après avoir été au bord de l’effondrement , rapporte l’AFP. Le plan de relance de 2017 fonctionne, et si les décideurs prennent de nouvelles mesures en 2026, l’avenir du thon rouge du Pacifique sera prometteur , a-t-il estimé dans un communiqué.