Nino & Nina

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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energy_isere
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Re: Nino & Nina

Message par energy_isere » 04 nov. 2023, 16:33

El Niño est de retour, ce que 2024 nous réserve ? vidéo 18 mn https://www.youtube.com/watch?v=Zj_f8uaJN30

Balade Mentale
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00:00 - L’origine d’el nino, l’enfant terrible du pacique
03:43 - Impact sur les pourtour du pacifique
04:57 - Déplacer les courants jets et perturber l’amérique du nord
05:52 - Ailleurs dans le monde, grandes tendances et statistiques
06:40 - Influence sur les épidémies
06:58 - Un super El nino en 2023 et 2024 ?
12:00 - Une bonne nouvelle ?
12:38 - L’origine du nom
14:30 - Des milliers d’El nino

Lorsque el nino se manifeste, il est capable en quelque semaine de modifier à lui seul la dynamique d'un courant marin couvrant une fois et demie la taille de l’Europe !
Et l’énergie contenu dans ces gigantesque masse d’eau chaude en mouvement va venir perturber la circulation, la température et l’humidité de l’atmosphère.

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Re: Nino & Nina

Message par Jeudi » 04 mars 2024, 13:41

Une étude publiée ce lundi dans Nature Scientific Reports a modélisé que le réchauffement de l’air pourrait atteindre des sommets dans le golfe du Bengale, les Philippines, la mer des Caraïbes, l’Alaska, la mer de Chine et le bassin de l’Amazone.

La probabilité que la moyenne mondiale des températures de l’air en surface dépasse les records historiques entre juillet 2023 juin 2024 est estimée à 90 %.

The likelihood of global mean SAT exceeding historical records, calculated from July 2023 to June 2024, is estimated at 90%, contingent upon annual-mean sea surface temperature anomalies in the eastern equatorial Pacific exceeding 0.6 °C. Regions particularly susceptible to recording record-high SAT include coastal and adjacent areas in Asia such as the Bay of Bengal and the South China Sea, as well as Alaska, the Caribbean Sea, and the Amazon. This impending warmth heightens the risk of year-round marine heatwaves and escalates the threat of wildfires and other negative consequences in Alaska and the Amazon basin, necessitating strategic mitigation measures to minimize potential worst-case impacts.
https://www.nature.com/articles/s41598- ... stal%20and
Victime de harcèlement? Contactez moi par mp pour une action collective.

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Re: Nino & Nina

Message par GillesH38 » 04 mars 2024, 14:11

Jeudi a écrit :
04 mars 2024, 13:41
Une étude publiée ce lundi dans Nature Scientific Reports a modélisé que le réchauffement de l’air pourrait atteindre des sommets dans le golfe du Bengale, les Philippines, la mer des Caraïbes, l’Alaska, la mer de Chine et le bassin de l’Amazone.

La probabilité que la moyenne mondiale des températures de l’air en surface dépasse les records historiques entre juillet 2023 juin 2024 est estimée à 90 %.
vu que les 3/4 de la période considérée se sont déjà écoulés, c'est pas hyper risqué comme prédiction...
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.

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Re: Nino & Nina

Message par Jeudi » 04 mars 2024, 16:51

GillesH38 a écrit :
04 mars 2024, 14:11
c'est pas hyper risqué comme prédiction...
D’autant qu’ils pourraient s’amuser à nier avoir perdu, au besoin pendant des dizaines d’années s’ils sont assez stupides pour ça.
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Re: Nino & Nina

Message par GillesH38 » 04 mars 2024, 23:38

des climatologues, se tromper ? mais quelle idée, ça n'arrive jamais !!

Enfin, presque jamais ... :-D
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.

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Re: Nino & Nina

Message par energy_isere » 25 avr. 2024, 08:47

La Niña va bientôt faire son retour, confirme l’agence océanographique américaine

Article de Maxime MAINGUET. 25 avril 2024

Dans leur dernier bulletin de prévision, les océanographes américains de la Noaa confirment que le phénomène climatique la Niña, qui rafraîchit le climat mondial, devrait bien faire son retour en 2024. Son frère, El Niño, qui le réchauffe, était lui apparu en milieu d’année 2023.

C’était dans l’air du temps, c’est désormais (presque) officiel. La Noaa, l’agence océanographique américaine, indique que la Niña, ce phénomène climatique qui refroidit les eaux du pacifique équatorial et modifie une grande partie du climat mondial, va bien faire son retour dans le courant de l’année, en remplacement d’ El Niño , apparu en fin de printemps 2023.

Dans son dernier bulletin de prévision, la Noaa indique en effet qu’il y a près de 90 % de chance que la Niña réapparaisse à l’automne, alors que les chances de voir ressurgir des conditions chaudes propres à El Niño  sont elles quasiment nulles.

L’agence océanographique australienne est plus prudente dans ses formulations mais elle envisage également que les conditions caractéristiques de la Niña apparaissent à l’automne.

La Niña rafraîchit le Pacifique équatorial et bouleverse nombre de climats locaux

Quelles conséquences ce retour de la Niña aura-t-il, quand il se sera effectivement matérialisé ? D’abord, la température de l’air du Pacifique équatorial sera plus basse qu’à l’accoutumée, l’eau plus fraîche, caractéristique du phénomène la Niña, refroidissant l’atmosphère dans la même proportion.
Ce changement, qui intervient dans une zone très vaste, aura mécaniquement un impact sur la moyenne mondiale. « Mais la Niña est un phénomène traditionnellement moins marqué qu’El Niño, donc le rafraîchissement qui pourrait survenir sera un peu plus faible » que le réchauffement constaté avec El Niño, tempérait en février Pierre Bonnin, climatologue à Météo France. Surtout, dans un contexte de réchauffement climatique, cette baisse de températures sera peu perceptible, car contrée par l’effet de serre lié aux émissions des activités humaines.

Par ailleurs, comme le fait son frère El Niño, La Niña aura un impact sur de nombreux climats locaux. « En conditions La Niña des conditions plus humides que la normale sont relevées en Australie, en Asie du Sud ou dans le nord de l’Amérique du Sud », explique Pierre Bonnin. À l’inverse, poursuit le site de Météo France, « elle favorise des conditions plus sèches au Moyen-Orient et dans le sud des États-Unis ».
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/oth ... b6a8&ei=27

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Re: Nino & Nina

Message par energy_isere » 11 avr. 2026, 13:59

Un "Super El Niño" en 2026 ? Voici pourquoi les climatologues redoutent une surchauffe record du Pacifique cet été

Publié le 11 Avr 2026

Depuis début 2026, l'expression « super El Niño » envahit les fils d'actualité. Elle n'existe pourtant dans aucune nomenclature officielle. Robert Vautard, directeur de recherche à l'Institut Pierre-Simon Laplace (CNRS/Sorbonne Université), le dit sans détour : « je ne suis pas certain qu'il y ait une définition officielle de "super El Niño" ». Ce que les climatologues mesurent concrètement, c'est une anomalie de température dans le Pacifique équatorial central. Et sur ce point, R. Vautard est précis. « Plus de deux degrés d'anomalie dans le Pacifique, c'est très fort ! »

El Niño, rappelle-t-il, « est un phénomène naturel qui crée des températures de la mer anormalement chaudes sur le Pacifique équatorial, sur une très grande zone ». Son maximum survient généralement en décembre.

Ce que disent les modèles au printemps 2026

Les projections des grands centres météorologiques convergent. « La dernière prévision du CEPMMT, début avril 2026, donne en fait une grande partie de ces prévisions dépassant 2°C en fin d'année pour la zone équatoriale Pacifique de référence », indique Robert Vautard. Ces chiffres doivent cependant être lus avec méthode : « On utilise souvent plusieurs modèles ou plusieurs conditions initiales du même modèle pour voir l'incertitude ». La fiabilité s'améliore avec le temps : « La prévision par les modèles climatiques devient assez fiable dès le printemps précédent », précise-t-il — ce qui signifie que les prochains mois seront déterminants.

Les précédents historiques renforcent la vigilance. Les épisodes de 1982-83, 1997-98 et 2015-16 ont chacun dépassé les +2°C d'anomalie. Celui de 1997-98 reste la référence avec +2,7°C.

Ce printemps 2026 est donc une période charnière. Les modèles donnent déjà une image cohérente : un épisode El Niño se forme, et son intensité pourrait dépasser le seuil informel des +2°C. Mais Vautard insiste sur la prudence méthodologique : les projections saisonnières comportent des marges d'incertitude qui ne se réduiront vraiment qu'à l'été. Ce n'est pas une limite des outils — c'est la nature même du système climatique, dont la variabilité interne reste difficile à capturer plusieurs mois à l'avance.

Quand El Niño s'additionne au réchauffement humain

C'est là que la démonstration de Robert Vautard est la plus éclairante. El Niño, explique-t-il, a « pour effet de surélever les températures globales de 0,1 à 0,2 degrés. Cette surchauffe s'ajoute au réchauffement global d'origine humaine, estimé à 1,36°C en 2024 ». Ces chiffres s'appuient une étude de 2025 publiée dans la revue Earth System Science Data par Piers M. Forster (université de Leeds) et ses coauteurs. La même étude établit que le rythme du réchauffement anthropique atteint 0,27°C par décennie sur la période 2015-2024.

En combinant ces données, R. Vautard formule une projection nette. « On peut s'attendre à un réchauffement d'origine humaine atteignant environ, voire dépassant 1,4°C en 2026-2027, et une contribution supplémentaire d'El Niño qui ferait à nouveau dépasser temporairement les 1,5°C sur une année. » Il précise la robustesse de ce calcul. « La contribution humaine combine observations, modélisation à partir des émissions de gaz à effet de serre, et méthodes statistiques ».
https://www.science-et-vie.com/nature-e ... 34750.html

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