montée des eaux

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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energy_isere
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Message par energy_isere » 28 oct. 2005, 21:17

et combien de plaintes dans 50 ans des habitants des petits états insulaires ? Qui sera l'avocat des population de Vanuatu ?

voir http://www.notre-planete.info/actualites/actu_499.php

kraveunn
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montée des eaux

Message par kraveunn » 26 févr. 2006, 05:25

Il est un fait que les océans vont voir leur niveau monter ; mais jusqu'où : on parles de 1,60 à 2 mètres.

J'ai recherche des cartes illustrants cette montée des eaux ; mais je ne suis tombé que sur des objets toutefois sypatiques, mais assez fantaisistes...avez vous queque chose de plus "sérieux".

Au passage, je recherche assiduement le maximum de montée possible des océans ; admettons en effet que toutes les glaces et glaciers du monde fondent et en prenant en compte la dilatation des océan qui accompagnerait le réchaufement climatique qui l'aurait cosé...jusqu'où peut_on monter ?

Appel à tous les érudits :D et merci

Lien : http://resumbrae.com/archive/warming/

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Et sur ce lien, une très belle carte de la terre sous 1000 mètres d'eau ; surréaliste, mais magnifique http://www.mars2540.com/imago/p_carto.htm
Dernière modification par kraveunn le 26 févr. 2006, 12:02, modifié 3 fois.

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Message par rico » 26 févr. 2006, 07:39

j'en étais sûr : on va tous mourir noyés.

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Message par sceptique » 26 févr. 2006, 09:48

Désolé, mais sous 1000 mètres d'eau il ne reste plus que les sommets des Vosges sur ta carte qui émergent.
100 m plutot ?

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Message par Tiennel » 26 févr. 2006, 10:33

Nonnon, le lien pointe bien vers la carte des 1000 mètres...
A la suite de la guerre climatique interplanétaire TERRE-MARS, le niveau de l'eau est monté sur terre. Il se stabilise à 1 000 mètres d'altitude.La planète Terre devient la planète Mer. Il ne reste que ce qui dépasse, les grands sommets :Rocheuses, Cordillère, Himalaya...
Une myriade d'îles : Tibesti, Oural, Appalaches, Auvergne...
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Message par GillesH38 » 26 févr. 2006, 16:08

Avec 20 m, ce sera Paris Plage toute l'année ! :-D :-D
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

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Re: montée des eaux

Message par Schlumpf » 26 févr. 2006, 16:34

les cartes présentent des "montées de eaux" théoriques assez disparates. C'est quelque fois 100m, d'autres fois 500m, voire 1000 ou 2000 (là ou les iles britanniques ont disparu par ex.) Bref les cartes ne sont pas comparables entre elles.
kraveunn a écrit :jusqu'où peut_on monter ?
on avait évoqué le sujet dans un thread qui doit encore etre en HS. La question est ultra complexe, car le système Terre a une folle tendance à se reguler, quoi qu'il se passe. Donc on pourrait voir une hausse des températures...qui se terminerait par un age glaciaire par exemple:cf "le jour d'après" ! (aussi surprenant que cela puisse paraitre / c'etait aussi le theme du précédent post).

En fait il ne semble exister aujourd'hui que des scénarios très généraux. La réaction de l'atmosphère aux quantités folles de Co2 que nous rejetons est encore de par sa complexite très difficile à prédire. Le temps est davantage aux conjectures qu'aux prévisions scientifiques ultra-précises.

Neanmoins si l'on veut rester dans le domaine du réalisme, le "jour d'après" (le film) est tout à fait délirant. Les évolutions se feront de quelques metres par siècle. Et les évolutions se feront comme elles se sont déjà faites de par le passé (revoir cours de géographie, quelques périodes intéressantes: "jurassique", "pléistocène", etc...)
L'Homo sapiens se conjugue à la première personne du présent irresponsable...

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decrue des océans

Message par jeandb » 06 mars 2006, 02:23

On s'est tromper , ce n'est pas l'effet de serre qui modifie le climat mais la surexploitation des nappes phréatiques et autres actions humaines qui assèchent les continents comme imperméabilisation , drainage et autre déboisement etc.

En conséquence il faut mettre de l'eau dans les sol au lieu d'en pomper.

Moralité il faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber et faire baisser le niveau des océans.


http://perso.wanadoo.fr/biefs.dupilat/

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Re: decrue des océans

Message par GillesH38 » 06 mars 2006, 08:10

Tu la prends ou, l'eau??? :smt017 :smt017
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

fabinoo

Message par fabinoo » 06 mars 2006, 09:36

Tu la prends ou, l'eau???
Du ciel, a priori.

Intuitivement, la quantité d'eau artificiellement retenue en surface par l'imperméabilisation doit être assez faible par rapport à la quantité totale d'eau sur la planète. A-t-on des chiffres là-dessus ?
En revanche, au plan, local (enfin, au plan global des nappes phréatiques), c'est clairement une bonne idée de réinfiltrer l'eau.

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Message par Invité » 06 mars 2006, 10:56

(Mahiahi, déconnecté)

La plupart de l'eau du ciel part dans la mer où elle est inexploitable à cause du sel.
Pour réalimenter les nappes phréatiques, le mieux serait de reperméabiliser les sols, en supprimant le bitume et les collecteurs qui l'envoient vers la mer... mais ça demande de changer les transports (les voitures ne doivent pas rouler sur des chemins de terre et les eaux usées devraient avoir un réseau dédié)

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Message par Invité » 06 mars 2006, 11:06

Après cà, celui qui dira que la frontière linguistique belge n'a rien à voir avec les grandes variations climatiques, je l'envoie se baigner à Bruxelles plage, où skier sur le bord de la calotte glaciaire :smt014

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Message par energy_isere » 24 mars 2006, 19:44

un article de Liberation pour le grand public :

http://www.liberation.com/page.php?Article=369495
Océan. L'eau pourrait monter de 4 à 6 mètres en cent ans, selon des chercheurs américains.

Avis de trop hautes mers pour 2100


par Sylvestre HUET
QUOTIDIEN : vendredi 24 mars 2006

Et si la mer montait plus haut ?
Plusieurs articles scientifiques, parus récemment et ce jour même dans la revue Science, obligent à poser cette question inquiétante. Jusqu'à présent, les océanographes jouaient le rôle des «modérés» dans les polémiques de labos sur l'avenir climatique de la planète, soumis aux émissions croissantes de gaz à effet de serre produites par l'usage massif du charbon, du pétrole et du gaz naturel. A l'échelle du siècle, d'ici à 2100, ils ne pronostiquaient qu'une montée de 10 à 90 centimètres, selon les différents scénarios d'émissions et modélisations climatiques sur ordinateur. Une vision optimiste, selon une équipe américaine (1) qui estime que l'élévation du niveau marin pourrait s'approcher de celle qui a marqué le dernier interglaciaire ­ une période baptisée Eémien, il y a 130 000 ans ­ avec de 4 à 6 mètres de plus qu'aujourd'hui... même si cet avertissement reste au conditionnel.

Lente dilatation.
Le basculement de l'alerte modérée à l'alerte rouge ­ plusieurs centaines de millions de personnes, des terres agricoles et de grandes villes portuaires menacées par la montée des eaux ­ vient du froid. Plus précisément des glaces polaires, surtout celles du nord de la planète. Dans les planètes virtuelles simulées par les ordinateurs, l'essentiel de la montée du niveau marin résulte d'une physique élémentaire : plus l'eau est chaude, plus elle prend de place. La montée en température des basses couches de l'atmosphère, conséquence directe de l'augmentation de l'effet de serre, devait petit à petit, calculaient les machines, se diffuser dans la couche de surface des océans. Entraînant leur lente dilatation. Les glaciers ­ Antarctique, Groenland, îles arctiques et glaciers de montagne ­ ne semblaient pas changer la donne de manière décisive. Antarctique et Groenland devaient résister à la fonte directe, et même, pour le premier, grossir un peu en raison de chutes de neige plus abondantes. C'est là l'important, puisque la calotte groenlandaise représente 6 mètres de hausse pour l'océan mondial et celle d'Antarctique plus de 70 mètres. Quant aux glaciers de montagne, leur fonte totale, non prévue même s'ils pourraient disparaître des Alpes, ne représente que 1 mètre pour l'océan mondial. D'où une prévision déjà inquiétante ­ l'élévation de 1 mètre maximum prévue modifie sensiblement les lignes de côtes dans des territoires très peuplés (delta du Nil ou du Gange) ­ mais limitée.

Niveau énigmatique.
Ce n'est pas l'avis de Jonathan Overpeck (université d'Arizona, Etats-Unis) et de ses collègues qui se sont lancés sur une autre piste de recherche : comparer l'Eémien au futur proche. La raison ? Il y a 130 000 ans, l'océan mondial était de 4 à 6 mètres plus haut qu'aujourd'hui. D'où venait cette eau supplémentaire, se sont-ils demandé. Après avoir retourné le problème dans tous les sens et simulé le climat de la Terre à cette époque, ils accusent une fonte importante de la calotte groenlandaise. Un phénomène provoqué, pensent-ils, par des températures d'été dans l'hémisphère Nord plus élevées qu'aujourd'hui en raison d'une insolation supérieure. Ce facteur n'intervenant pas durant l'été de l'hémisphère Sud, les températures globales n'étaient guère plus élevées qu'aujourd'hui. Ajouté à des chutes de neige moins abondantes l'hiver, c'est là qu'il faut chercher la cause de ce niveau marin énigmatique, affirment-ils.

Ce qui s'est produit il y a 130 000 ans peut-il se renouveler, et surtout à quelle vitesse ?
Les scientifiques ont utilisé le même modèle informatique pour simuler le climat de la planète jusqu'en 2130, avec un scénario d'émissions de gaz à effet de serre augmentant de 1 % par an. Il conduit à un triplement des teneurs de l'atmosphère en gaz carbonique, qui ne serait évitable qu'au prix de politiques réduisant l'usage des combustibles fossiles dès les prochaines décennies. Or cette simulation débouche en 2100 sur un Groenland «plus chaud qu'il ne l'était durant l'Eémien». Si c'est le cas, le rythme actuel de montée des océans ­ de 2,8 millimètres par an depuis 1993 selon les observations des satellites (2), déjà pas très loin du maximum (3,5 millimètres par an) des estimations antérieures pour les mille prochaines années ­ pourrait bien s'accélérer.

Coup de chaud.
Les scientifiques ne concluent pas encore à la nécessité de préparer un retrait massif de populations. Ils soulignent, prudemment, leur compréhension incomplète des réactions des calottes polaires, nord et sud, au coup de chaud provoqué par les émissions de gaz à effet de serre. Mais d'autres articles viennent alimenter leur moulin. Il y a un mois, des glaciologues mettaient en évidence une accélération des glissements vers l'océan de grands glaciers du Groenland (3). Dans Science de ce jour, une équipe américaine montre que les ondes sismiques engendrées par le mouvement des glaciers du Groenland ­ 182 séismes étudiés depuis 1993 ­ indiquent une brusque augmentation depuis 2002. Et une extension vers le nord de l'île des mouvements de glaciers depuis 1993. Phénomène ponctuel ou début d'une réaction nouvelle de la calotte polaire au réchauffement ? Impossible de le dire avant dix ou vingt ans d'observations. Mais une élévation plus rapide et plus forte du niveau marin que celle décrite par les actuels rapports de consensus scientifiques publiés par le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique) pourrait bien faire partie du futur planétaire.

(1) Jonathan T. Overpeck et al., Science du 24 mars 2006.
(2) Anny Cazenave et al., Review of Geophysics, 2004.
(3) Libération du 17 février 2006.

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Message par Cholsu » 25 mars 2006, 09:21

Ici une carte qui montre l'effet d'une montée des eaux entre 1 et 14m:
http://flood.firetree.net/

Pour les Pays-Bas, c'est déjà dévastateur à partir de 1m.
Pénurie énergétique ! Le charbon paraît la seule alternative réaliste...
Elle est cependant inacceptable.
Surtout prenons garde au changement climatique !

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Message par Tiennel » 25 mars 2006, 09:46

Y aurait-il une justice immanente ? Les régions les plus touchées (Pays-Bas, estuaire de la Seine, delta du Rhône...) sont justement des endroits où sont d'énormes raffineries
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