Bactérie Xylella Fastidiosa

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par kercoz » 31 déc. 2014, 22:52

Bientôt ...plein de bois a bruler ...plein de chaleur dans les foyers ....:
http://blogs.mediapart.fr/blog/liliane- ... -en-italie

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Les élus et les services de la Collectivité Territoriale de Corse constatent (Symposium de Gallipoli) que l'Italie est incapable de lancer une riposte, face à ce risque de cataclysme écologique. A bref délai, dans les prochains mois, la bactérie pathogène Xylella fastidiosa menace donc la Corse, la Région Paca et au-delà toute l’Europe, via la contagion italienne. Avec un impact économique d’ampleur. En Italie, 60 000 hectares de paysages sont définitivement dévastés dans les Pouilles par le « disseccamento spontaneo » de la Xylella Fastidiosa.
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par FOWLER » 01 janv. 2015, 10:43

Cool....ça et le ver plat qui bouffe toute la microfaune et les vers de terre....

L'homme faiseur de désert....

Y a bientôt plus qu'à trouver un chameau, une tente berbère, et se souvenir des bons points d'eau....
la nuit la raison dort, et simplement les choses sont.
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par Remundo » 01 janv. 2015, 12:08

il semble que ce machin existe depuis longtemps aux Etats-Unis et en Amérique centrale/ du Sud
http://en.wikipedia.org/wiki/Xylella_fastidiosa

faut-il s'alarmer ou pas ? Aucune idée. C'est un peu comme les termites. On annonce depuis des années que bien des charpentes françaises vont s'écrouler... Personne ne sait bien.

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par energy_isere » 01 janv. 2015, 12:38

Xylella Fastidiosa : Chronique d’un désastre annoncé !

Rédigé par Nicole Mari le Samedi 25 Octobre 2014

Plus de 200 scientifiques du monde entier se sont réunis pendant 4 jours, du 21 au 24 octobre à Gallipoli, dans le talon de la botte italienne, pour tenter de combattre l’épidémie de xylella fastidiosa qui menace de décimer 50 millions d’oliviers dans les Pouilles et de s’abattre sur la Corse et l’Europe. Ce symposium de la dernière chance fait le point sur la propagation de la bactérie, les recherches en cours, les actions possibles de contrôles et les réponses politiques, locales et européennes. L’Odarc y a envoyé une délégation insulaire pour prendre la mesure du problème et tracer un plan d’urgence. Une certitude : la catastrophe annoncée dans les Pouilles est bien réelle et le péril, imminent pour les autres régions méditerranéennes, la Corse incluse.

Image
Des oliveraies transformées en champs de ruines après le passage de la xylella fastidiosa.

Le paysage est gris argent à l’infini. Une oliveraie géante s’étale sur tout le talon de la botte italienne, le Salento coincé entre deux mers, l’Adriatique et la Ionienne, à l’extrême Sud-Est des Pouilles. Dans cette ancienne colonie de ce qu’Ovide appelait « La Grande Grèce », qui englobe la province de Lecce et une partie de celles de Brindisi et de Tarente, l’olivier est la culture nourricière et millénaire, le patrimoine inestimable et chéri, légué par les ancêtres grecs dont le parler antique subsiste encore dans certains villages. Il est, pour tous les habitants, l’arbre de vie qui plonge ses racines dans le passé pour assurer le présent et conforter l’avenir. Une culture, un patrimoine, un paysage et un avenir, aujourd’hui, frappés d’interdit, menacés d’anéantissement par une simple bactérie venue d’ailleurs, portant avec elle le désespoir, la destruction et la mort. Un plant de café, importé du Costa-Rica et infecté par la xylella fastidiosa, contamine la cicadelle locale, un insecte qui pullule dans les Pouilles, comme en Corse. L’insecte contaminé devient une arme de destruction massive et infecte 30 000 hectares d’oliviers qu’elle condamne sans appel puisqu’à ce jour, aucun antidote, aucun traitement n’existe pour éradiquer le fléau. Pourtant, cela fait, plus d’un siècle que les scientifiques s’y emploient en vain !

Les vignobles dévastés
La xylella fastidiosa n’est pas une maladie nouvelle ! Elle apparaît, pour la première fois en 1882, dans le Sud de la Californie, près de Los Angeles, où elle attaque la vigne et dévaste les vignobles. Transmise déjà par la cicadelle, elle produit un gel qui empêche l’eau de circuler dans les tissus végétaux, provoquant, ainsi, leur dessèchement. Appelée « maladie de Pierce », du nom du professeur qui l’étudie, l’épidémie gagne, au début des années 1930, le Nord de la Californie et ravage La Napa Valley, une des régions viticoles les plus importantes et les plus prestigieuses des Etats-Unis. Comme il s’avère impossible d’éliminer cet agent pathogène, les viticulteurs américains apprennent à vivre avec ! Dès les années 70, la xylella infecte mortellement d’autres plantes et cause des maladies appelées la « phoney disease » pour les pêchers ou le « leaf scorch » pour le laurier-rose et les plantes ornementales, et se propage dans 27 Etats américains. Elle atteint l’Amérique du Sud où elle touche le café au Costa-Rica, les agrumes au Brésil et en Argentine. En 2012, plus de 60% des orangers et deux millions de citronniers de la région de Sao Paulo sont infectés. Les mandariniers, eux, résistent à la bactérie. Nul ne sait pourquoi !

Trop d’incertitudes
Il faudra plus d’un siècle aux scientifiques pour réussir à isoler la cellule de la xylella et à l’étudier, elle leur donne tellement de fil à retordre qu’ils l’affublent de l’adjectif « fastidiosa », la fastidieuse! Les 200 chercheurs, réunis en symposium à Gallipoli, espèrent « trouver des idées nouvelles » pour lutter contre la maladie et proposer des solutions à mettre en œuvre. Mais personne ne se fait trop d’illusions, car en dépit des avancées déjà réalisées, trop peu de chercheurs et de laboratoires y travaillent, faute de fonds disponibles ! Les crédits alloués sont dérisoires face à l’ampleur de la catastrophe qui s’annonce. Et ce que l’on sait déjà contient plus d’incertitudes que de certitudes ! On sait, depuis peu, que l’efficience de la transmission varie selon la plante, l’insecte et le génotype de la bactérie. Plus de 13 espèces d’insectes sont des vecteurs de transmission potentiels. Mais, la propagation de la xylella ne se résume pas à la présence de cicadelles infectées, elle dépend d’une conjonction de facteurs environnementaux, surtout climatiques. « La diffusion exponentielle de la bactérie se fait d’arbre en arbre par de multiples vecteurs et par différents génotypes. La maladie peut toucher toutes les plantes. Elle s’étend, aujourd’hui, jusqu’à Taïwan et menace l’Europe et la Chine. Mais, comme elle change radicalement d’un lieu à un autre, on ne comprend pas pourquoi elle se diffuse ou pas, alors que les conditions climatiques sont similaires », explique le professeur Purcell de l’université de Californie, spécialiste mondial de la xylella.

Un climat propice
« Un climat humide et chaud est plus favorable à la transmission et à l’explosion de l’infection. Plus le temps est chaud, plus la maladie se propage, alors que le froid tend à la limiter. La bactérie peut, déjà, être présente dans un lieu, ne pas s’exprimer et être soudain révélée par une hausse des températures », poursuit H.D. Coletta Filho, responsable des recherches à l’Institut agronomique de Campinas au Brésil. En même temps, l’hiver n’a pas stoppé l’épidémie en Floride ! En bref, comme le résume le professeur Domenico Bosco, chercheur au département des sciences de l’agriculture, de la forêt et de l’alimentation à l’université de Turin : « Nul ne peut savoir si la maladie va ou non se développer dans une région, ni quelle plante elle va infecter ! Elle peut toucher, dans un endroit, la vigne et, dans un autre, l’olivier ! » D’où la complexité de l’incertitude sur les risques éventuels de diffusion et la difficulté de trouver des réponses pour éradiquer ou simplement contenir le fléau.

Peu de réponses
Une incertitude d’autant plus inquiétante que tous les scientifiques présents au symposium ne cachent, ni leur scepticisme, ni leur pessimisme. « La xylella est une bactérie qui fonctionne sur le même mode qu’une bactérie humaine et comporte les mêmes risques de transmission et la même difficulté, voire l’impossibilité, d’obtenir une réponse définitive d’un point de vue scientifique », prévient Marina Bardi, coordinatrice du Comité scientifique international qui se réunira, de nouveau, le 30 octobre à Rome. D’où la nécessité d’évaluer en permanence l’efficacité des mesures prises afin de les réajuster : ce sera le rôle du Comité. Aucun scientifique n’élude le risque de propagation du fléau en Europe, notamment en Corse, en Sardaigne et en Sicile. « C’est évidemment une probabilité comme pour les bactéries humaines, comme pour toute bactérie et toute maladie ».

Les herbicides en question
Un collectif d’associations de défense de la santé publique des citoyens pointe du doigt « l’utilisation massive, sans aucun contrôle, des herbicides et pesticides dans l’agriculture locale, qui ont préparé le terrain à l’expansion de la xylella. Les herbicides détruisent les plantes et engendrent un milieu favorable aux bactéries ». Un avis que ne partage pas Daniel Sainte-Beuve, responsable des filières végétales auprès de l’ODARC, mandaté pour évaluer la situation dans les Pouilles et le risque potentiel pour la Corse. « C’est un point de vue. Quand les plantes sont affaiblies, les herbicides accentuent, éventuellement, cette faiblesse. Les plantes sont plus facilement attaquées et deviennent plus vulnérables aux pathologies. Cela peut être un facteur favorisant, mais pas un facteur déterminant ». Ce collectif assure que le retour aux pratiques antiques se révèle un bon traitement contre la xylella. « Il se peut que ces pratiques rendent les arbres un peu plus résistants parce qu’ils sont sans doute plus âgés et en bonne condition agronomique, mais ils seront inéluctablement attaqués par la xylella. Peut-être le sont-ils déjà ! Peut-être, sur eux, la maladie évolue-t-elle un peu moins vite ! », riposte l’expert de l’ODARC.

Des plants transgéniques
Pour tous les scientifiques présents, le seul moyen d’interrompre le cycle de la maladie est d’abattre les arbres atteints et de désinfecter les outils utilisés. Pour éviter la diffusion, les mesures préconisées sont toutes aussi pauvres : du monitoring pour contrôler l’évolution, des interventions pour éradiquer la cicadelle, vecteur de propagation, et la mise en quarantaine des régions sinistrées. Ensuite, que faire sur les zones contaminées ? L’Institut agronomique de Campinas teste des « nurseries saines » où les plantes poussent dans des conditions très protégées. Ce qui permettrait de faire chuter le taux d’infection. Pour d’autres, la survie de l’agriculture passe par les plants transgéniques. « Il faut trouver de nouvelles variétés plus résistantes pour sauver l’agriculture », affirme le professeur Purcell. Une issue, qui selon Daniel Sainte-Beuve, connaît des limites : « Des travaux, menés en Amérique du Sud, ont détecté une variété grecque d’olive qui serait, apparemment, résistante à la bactérie. Cette variété pourrait être cultivée, même dans une région contaminée. L’inconvénient est que chaque variété fournit un type différent d’huile. Perdre cette richesse patrimoniale, c’est perdre également une richesse au niveau des qualités organoleptiques de l’huile ». En plus, nul ne peut savoir si cette variété résistante sera, un jour, contaminée ou restera une porteuse saine.

.....................
http://www.corsenetinfos.fr/Xylella-Fas ... 11975.html

''Pour tous les scientifiques présents, le seul moyen d’interrompre le cycle de la maladie est d’abattre les arbres atteints et de désinfecter les outils utilisés.''
--> comme pour les Platanes du canal du midi. :cry:

La cicadelle est un insecte http://fr.wikipedia.org/wiki/Cicadelle
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cicadelle_de_la_vigne
Les cicadelles sont des insectes suceurs (de l'ordre des hémiptères) qui se nourrissent de la sève des végétaux grâce à leur rostre.

Le terme « cicadelle » désignait autrefois uniquement les espèces de la famille des Cicadellidae. Il a fini par désigner toutes les espèces ressemblant à celles de cette famille et les espèces qui, par erreur, ont été initialement classées dans la famille des Cicadellidae.

Certaines espèces sont néfastes pour les végétaux dont elles se nourrissent comme la cicadelle de la vigne qui est vecteur de la flavescence dorée, maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne.

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par FOWLER » 01 janv. 2015, 12:47

Et la prochaine étape, c'est l'aparition des petits merdeux qui voudront faire du pognon avec cette histoire.... :roll:
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par ni chaud ni froid » 01 janv. 2015, 14:46

Ce que j'en comprends c'est quand même que la diffusion des végétaux à vitesse grand V n'aide en rien ce genre de problèmes.
On a le feu bactérien, la graphiose, le chancre coloré, le dépérissement de la lavande on a eu aussi le phylloxéra...
Globalement, on a pas mal de facteur facteurs :
- la sursélection de cultivars fragilisant la diversité génétique
- Le dévéloppement de variétés ornementales exotiques très contagieuses
- L'uniformisation des cultures, et l’agrandissement des exploitations
- L'importation sans précaution de tous matériel vivant.

Quand on s'intéresse un peu à toutes les grandes cultures d'exportations : bananes, café, cacao, etc... On constates que toutes sont concernées par ce genre de "catastrophe". En même temps, l'homme ménage des niches écologiques formidables pour des ravageurs : génome peu varié, grandes surfaces uniformes, milieux pauvres en diversité. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'un organisme occupe cette niche...

Le developpement de Xylella Fastidiosa repose quand même sur l'activité humaine et sur un certain nombre de ces facteurs. Tant qu'on aura pas une approche un tantinet global de ce genre de questions onsera toujours face aux mêmes pb...
lock-out pending...

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par marc0 » 02 janv. 2015, 11:17

j'ai pas compris pourquoi c'etait maintenant un probleme alors que ca fait un siecle qu'elle sevit ?...

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par energy_isere » 02 janv. 2015, 11:47

marc0 a écrit :j'ai pas compris pourquoi c'etait maintenant un probleme alors que ca fait un siecle qu'elle sevit ?...
Visiblement dans les Pouilles en Italie ça à l' air d' étre une expansion récente et trés rapide.

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par EPE_bel » 02 janv. 2015, 12:06

ni chaud ni froid a écrit : l'homme ménage des niches écologiques formidables pour des ravageurs : génome peu varié, grandes surfaces uniformes, milieux pauvres en diversité.
Je trouve un peu choquant pour des organismes tels que les bactéries qui existaient avant le végétal ou l'animal et leur survivront probablement de se faire traiter de ravageurs, mais d'accord avec le reste.

L'homme est seul responsable de ce genre de catastrophe. Dans la nature la diversité des espèces tout comme la diversité génétique intra-espèce régule rapidement les déséquilibres. Par contre si on se retrouve avec des centaines d'hectares de mono-culture génétiquement identique (Il n'a pas fallu attendre monsanto, hein, le bouturage c'est du clonage), forcément, le moindre incident type prolifération d'un type d'insecte, de champignon ou de bactérie prend tout de suite des proportions dramatiques.
Autrefois EPE http://www.oleocene.org/phpBB3/memberli ... file&u=110 Accès au compte perdu

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par kercoz » 02 janv. 2015, 13:23

J' ai un refrain du type "Tout gain de productivité s' obtient par une perte d' humanité"".......on s'aperçoit qu'il induit d'autres dégats collatéraux.
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par mahiahi » 04 janv. 2015, 10:39

EPE_bel a écrit :
ni chaud ni froid a écrit : l'homme ménage des niches écologiques formidables pour des ravageurs : génome peu varié, grandes surfaces uniformes, milieux pauvres en diversité.
Je trouve un peu choquant pour des organismes tels que les bactéries qui existaient avant le végétal ou l'animal et leur survivront probablement de se faire traiter de ravageurs, mais d'accord avec le reste.
"ravageur" n'est pas une insulte.
La définition la plus juste du mot, en écologie, c'est une espèce qui croît au delà du tolérable pour l'équilibre de l'écosystème.
EPE_bel a écrit :L'homme est seul responsable de ce genre de catastrophe. Dans la nature la diversité des espèces tout comme la diversité génétique intra-espèce régule rapidement les déséquilibres.
ou pas, les premiers organismes photosynthétiques ont certainement causé une hécatombe parmi les bactéries anaérobies (toutes les autres à l'époque)
Il faut arrêter de croire à l'harmonie universelle : notre bonne vieille mère Nature est une pute (et c'est pas de moi)
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par EPE_bel » 04 janv. 2015, 12:09

mahiahi a écrit :"ravageur" n'est pas une insulte. La définition la plus juste du mot, en écologie, c'est une espèce qui croît au delà du tolérable pour l'équilibre de l'écosystème.
Tout organisme vivant cherche à croître sans se soucier des conséquences écologiques. En fait, paradoxalement, l'homme est le seul organisme vivant à avoir une conscience écologique.

Il n'y a pas de limite tolérable. Tous les écosystèmes sont en équilibre très précaire, c'est juste une question de temps. La seule limite c'est l'impasse évolutive. Quand un organisme provoque la disparition de tous les organismes dont il est dépendant, il disparait.
les premiers organismes photosynthétiques ont certainement causé une hécatombe parmi les bactéries anaérobies
Hécatombe n'est pas disparition.

En fait, quand je dis que l'homme est "responsable", sa responsabilité morale est limitée à sa faible conscience écologique. L'espèce humaine comme les autres organismes cherche à croître en dépensant le moins d’énergie possible. L'agriculture et l'élevage sont déjà des déséquilibres écologiques.
Autrefois EPE http://www.oleocene.org/phpBB3/memberli ... file&u=110 Accès au compte perdu

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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par mahiahi » 04 janv. 2015, 13:34

mahiahi a écrit :"ravageur" n'est pas une insulte. La définition la plus juste du mot, en écologie, c'est une espèce qui croît au delà du tolérable pour l'équilibre de l'écosystème.
EPE_bel a écrit :Il n'y a pas de limite tolérable. Tous les écosystèmes sont en équilibre très précaire, c'est juste une question de temps.
Les écosystèmes sont des systèmes chaotiques, mais leur équilibre est plus stable qu'on ne le pense généralement. Par contre, un écosystème stable élimine des espèces de loin en loin...
L'équilibre en question est évidemment à court terme : quand une population atteint un point où la survie des autres de l'écosystème, c'est un ravageur.
les premiers organismes photosynthétiques ont certainement causé une hécatombe parmi les bactéries anaérobies
Hécatombe n'est pas disparition.[/quote]
Alors je me suis mal exprimé : ils ont causé une extinction massive, concernant la plupart des microorganismes anaérobies marins.
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par kercoz » 04 janv. 2015, 23:34

mahiahi a écrit :
EPE_bel a écrit :Il n'y a pas de limite tolérable. Tous les écosystèmes sont en équilibre très précaire, c'est juste une question de temps.
Les écosystèmes sont des systèmes chaotiques, mais leur équilibre est plus stable qu'on ne le pense généralement. Par contre, un écosystème stable élimine des espèces de loin en loin...

Notre problème est de croire que l' on peut sortir de la "Boucle trophique" sans vergogne.
L' équilibre des écosystèmes est tres stable ( notion de forte stabilité des attracteurs).
Notre arrogance croit pouvoir substituer à cette auto-régulation naturelle ou auto-organisation ( Prigogine), un outil humain inventé .
C'est une utopie désastreuse ....la complexité ( au sens math d'équa diff ) des systèmes vivants ou naturels, ne peut être géré par un outil simplifié, voire simpliste, ...Nous perturbons le système sans le controler.
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Re: Bactérie Xylella Fastidiosa

Message par EPE_bel » 05 janv. 2015, 10:02

kercoz a écrit :Nous perturbons le système sans le controler.
L'arrogance c'est de croire qu'on peut contrôler mais toute espèce qui pullule comme l'espèce humaine depuis le début de l'explosion démographique perturbe forcément le système. S'il apparaissait un champignon particulièrement invasif et toxique capable de provoquer une extinction massive à l'échelle de la planète, il le ferait sans se poser de questions. Quelques hommes s'en posent, eux.
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