Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 10 sept. 2018, 07:52

Réduire fortement les émissions de carbone aux Etats-Unis sans Trump? "Difficile"


AFP le 10 sept. 2018

Après la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris sur le climat, une coalition d'Etats américains, de villes et d'entreprises ont déclaré leur intention de tenir les objectifs fixés auparavant par Barack Obama, pour réduire les émissions américaines de CO2 de 26 à 28% en 2025 par rapport à 2005.

Une équipe de chercheurs a entrepris de comptabiliser, dans un rapport qui sera publié dans les prochains jours à l'occasion du Sommet mondial pour l'action climatique à San Francisco, jusqu'où ces acteurs non-fédéraux pourront combler le fossé, grâce à leurs politiques locales.

L'un de ces chercheurs, Nathan Hultman, dirige le centre sur le développement durable de l'Université du Maryland, et a participé aux négociations climatiques internationales en tant que membre de l'équipe environnementale de la Maison Blanche de Barack Obama. Voici ses explications, condensées.

QUESTION: Les Etats-Unis peuvent-ils réduire fortement leurs émissions sans le concours du gouvernement fédéral?

REPONSE: "Les retours en arrière de Trump sont néfastes, et il faut dire clairement que sa politique ralentit tout progrès".

"Nous n'y arriverons pas sans un réengagement fédéral. Plus on l'attendra, plus il sera difficile de revenir sur la bonne trajectoire".

"On peut ralentir un peu maintenant, et accélérer plus tard. Mais à un moment, on aura pris trop de retard".

QUESTION: Concrètement, comment les acteurs locaux peuvent-ils agir?

REPONSE: "Ces villes, Etats et entreprises représentent plus de la moitié de l'économie américaine (...). Et dans leurs juridictions, bien qu'ils opèrent dans une structure fédérale, ils disposent de plusieurs leviers politiques".

"Cette coalition est un acteur économique majeur à l'échelle mondiale".

"Nos villes contrôlent leurs politiques des transports ou de gestion des sols. Les Etats décident du niveau d'électricité venant d'énergies renouvelables".

"Mais le gouvernement fédéral décide des normes de consommation de carburant des véhicules, et des normes nationales sur la production électrique ou les émissions de méthane, etc. In fine, si les villes, Etats et entreprises peuvent entretenir la dynamique pendant un certain temps, ce n'est pas une solution de long terme".

QUESTION: S'ils ne peuvent pas compenser le retrait américain, à quoi cet activisme sert-il?

REPONSE: "La décision de Trump a galvanisé les acteurs non-fédéraux. De nombreuses juridictions se sont penchées sur la question, alors qu'elles ne l'auraient pas forcément fait sinon".

"Ce type d'actions diverses et vigoureuses, à différents niveaux de gouvernance, est ce dont nous aurons besoin au final".

"Cela démultipliera toute action future. Et c'est sans doute la chose la plus importante qui soit en train de se passer aujourd'hui".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ile-180910

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Message par energy_isere » 12 sept. 2018, 23:07

Les États-Unis manqueront d'un tiers leur ex-objectif de réduction des gaz à effet de serre en 2025 (rapport)


AFP le 12 sept. 2018

Les États-Unis ne devraient accomplir que deux tiers de l'accord de réduction des gaz à effet de serre initialement fixée par Barack Obama pour l'accord de Paris à l'horizon 2025, selon un rapport publié mercredi lors d'un sommet sur le climat à San Francisco.

Les émissions de gaz à effet de serre américaines devraient avoir baissé de 17% en 2025 par rapport à 2005, alors que le président Barack Obama avait fixé au moins -26% comme objectif, selon l'étude commanditée par la coalition de villes, Etats et entreprises America's Pledge ("La promesse de l'Amérique"), qui a mesuré et pris en compte les engagements environnementaux de ces acteurs non-fédéraux.

L'étude, financée par l'organisation philanthropique du milliardaire et ancien maire de New York Michael Bloomberg, a été publiée à l'occasion du Sommet mondial pour l'action climatique, qui s'ouvre mercredi à San Francisco en Californie et accueille des milliers de délégués venus du monde entier.

Mais ces chiffres montrent, selon les auteurs, que l'écart peut être comblé à -21%, voire -24%, si les engagements des acteurs non-fédéraux étaient revus à la hausse. "L'objectif d'Obama allait toujours être difficile à atteindre", a expliqué Paul Bodnar, directeur du Rocky Mountain Institute, qui a codéveloppé le modèle ayant permis d'obtenir ces prévisions.

"Ce travail montre de façon rigoureuse que les États, les villes et les entreprises ont le pouvoir d'amener le pays au seuil de cet ambitieux objectif, de leur propre autorité", a-t-il dit lors d'une présentation à la presse. Mais pour complètement rattraper le retard, a martelé Mary Nichols, vice-présidente de la coalition America's Pledge, "il faut que tout le monde s'engage", non seulement les Etats fédérés, mais aussi, à terme le gouvernement fédéral, qui a juridiction exclusive sur des exploitations pétrolières et gazières fédérales, sur de vastes forêts ou les émissions de l'aviation et du transport maritime.

Quelques mois après son arrivée au pouvoir, Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris de 2015. Il a a parallèlement lancé le processus d'annulation de deux piliers du plan climat de son prédécesseur, sur les centrales au charbon et les normes antipollution des véhicules.

Ces décisions ont galvanisé nombre de gouverneurs et maires démocrates, ainsi que des entreprises, qui ont promis d'agir, à leur niveau, pour tenir les objectifs initiaux de l'accord de Paris.

D'ici à 2025, la baisse la plus forte des émissions proviendra du passage croissant de la production d'électricité à des sources d'énergies renouvelables. Plusieurs Etats et villes ont adopté des calendriers contraignants, facilités par la baisse rapide du coût du solaire et de l'éolien depuis le début des années 2010.

Parallèlement, entre 2006 et 2016, le rapport note que 15% du parc américain de centrales à charbon a fermé, un rythme qui se poursuit encore aujourd'hui malgré le soutien de l'administration Trump au secteur.

Les progrès attendus d'ici 2025 sont plus modestes dans les autres secteurs émetteurs de carbone, notamment les transports, première source de gaz à effet de serre aux Etats-Unis. L'une des raisons est que le renouvellement de la flotte en circulation est lent, les consommateurs conservant leurs voitures longtemps.

Mais dix États, dont la Californie, obligent les fabricants automobiles à commercialiser des modèles électriques.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ort-180912

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 15 oct. 2018, 09:17

Donald Trump ne nie plus le changement climatique, mais espère un retour à la normale

15 oct 2018

Dans une interview diffusée lors de l’émission « 60 Minutes », de CBS, dimanche 14 octobre, le président Donald Trump a précisé son approche concernant le changement climatique.

« Je crois qu’il se passe quelque chose. Quelque chose est en train de changer et ça va changer à nouveau, » dit-il. « Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence. Mais je ne sais pas si c’est fait par l’homme. Je dirai ceci : « Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. » Il poursuit : « Je ne nie pas le changement climatique. Mais ça pourrait très bien revenir en arrière. On parle de plus de… millions d’années. »

En novembre 2012, Donald Trump avait qualifié les changements climatiques de canular lorsqu’il avait envoyé un tweet dans lequel il déclarait : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier américain non compétitif. » Il a prétendu plus tard qu’il plaisantait, mais depuis des années il n’a cessé de qualifier le réchauffement climatique de canular.
.........
https://mobile.lemonde.fr/climat/articl ... google.fr/

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 01 déc. 2018, 10:39

Trump a rejeté l'accord de Paris, mais ses diplomates négocient toujours

AFP le 01 déc. 2018

La semaine prochaine à Katowice, en Pologne, une discrète délégation de diplomates américains s'installera pour deux semaines de négociations internationales sur le climat, retrouvant leurs homologues européens, chinois et autres, qu'ils côtoient depuis des années.

Le fait que Donald Trump ait annoncé le 1er juin 2017 le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat signé en 2015 par son prédécesseur, Barack Obama, ne signifie pas que les Américains laissent leur chaise vide. Le retrait ne sera effectif qu'en 2020, et ils restent membres en attendant.

Mieux, "parmi les pays développés, les Etats-Unis ne sont pas du tout isolés", dit à l'AFP Alden Meyer, vétéran des négociations climatiques à l'Union of Concerned Scientists, à Washington.

S'ils boudent le processus politique, les Américains font front commun avec les Européens et d'autres pays développés sur des sujets techniques indispensables à l'application de l'accord.

La Conférence des Parties n°24, "COP24" en raccourci, est la plus importante COP depuis celle de Paris. Cette fois, les 197 pays signataires ne doivent pas négocier sur une réduction des gaz à effet de serre, mais s'accorder sur le manuel d'application de l'accord, "rulebook" en anglais.

"Paris doit encore voir le jour au sens opérationnel", explique Todd Stern, l'ancien négociateur climat de Barack Obama. Une page de l'accord concernant la transparence, par exemple, pourrait avoir besoin de 15 ou 20 pages de définitions techniques, selon lui.

Les pays doivent fixer une manière commune de comptabiliser leurs émissions. Mais faut-il utiliser une méthode internationale fixée en 2006, ou donner de la flexibilité à certains pays? Mais à qui? Qui évaluera les résultats nationaux? Sur le terrain ou depuis le secrétariat à Bonn? Et quand? Que faire lorsqu'un pays ne respecte pas ses engagements?

Sur ces sujets, les Américains ont des objectifs précis. Ils refusent que les pays développés soient soumis à des règles plus strictes que les pays en développement - une position tenue invariablement sous George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump.

- Après Trump -

Pourquoi les autres pays acceptent-ils de continuer de collaborer avec les Etats-Unis? Parce qu'ils anticipent un éventuel maintien américain dans l'accord... soit parce que M. Trump changerait d'avis, soit par un futur président.

Tous savent que le retrait de Washington interviendra le 4 novembre 2020, le lendemain de la prochaine élection présidentielle américaine.

"La plupart des pays essaient de faire la distinction entre l'administration Trump et les Etats-Unis à long terme", explique Alden Meyer. "Il y a une certaine sympathie à l'égard des positions américaines, car ils ne veulent pas compliquer la tâche d'un futur président qui voudrait revenir dans l'accord".

"Nous espérons que la position américaine évoluera avec le temps", dit à l'AFP Ovais Sarmad, numéro deux de l'organisme de l'ONU qui chapeaute les négociations.

La délégation américaine ne sera pas emmenée par un ministre ou une personnalité gouvernementale de haut rang, mais par une diplomate de carrière inconnue du grand public, Judith Garber, responsable du bureau des affaires environnementales et scientifiques du département d'Etat.

"L'équipe qui représente les Etats-Unis est composée de diplomates de carrière qui négocient sur ces sujets depuis des années et ont acquis une crédibilité considérable auprès de leurs collègues des autres pays", dit Elliot Diringer, directeur du think-tank C2ES.

Preuve du poids des Etats-Unis, ils ont bloqué, selon des ONG, les discussions à Bangkok en septembre sur la question des financements verts que les pays développés sont censés consentir aux pays plus pauvres. Les Américains refusent qu'une règle les oblige à s'engager des années en avance; les Européens seraient sur la même ligne.

A côté des négociateurs techniques, des "politiques" arriveront la seconde semaine, dont un représentant de la Maison Blanche, Wells Griffith, selon Alden Meyer.

Dès son arrivée, le conseiller énergie de Donald Trump devrait présider un événement de promotion des énergies fossiles et du charbon. Une provocation, pour certains, mais qui ne devrait en réalité pas empêcher les négociations de se poursuivre, en privé.

"Les Américains continuent à négocier de façon constructive", dit à l'AFP une source proche des négociations. "Bien sûr, il faut supporter le fait qu'ils viennent soutenir le charbon, mais pendant ce temps, on peut travailler tranquillement...".
https://www.connaissancedesenergies.org ... urs-181201

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 09 janv. 2019, 00:33


Les émissions de CO2 aux Etats-Unis ont augmenté en 2018, selon une étude indépendante

AFP le 08 janv. 2019

Les Etats-Unis ont fortement augmenté leurs émissions de dioxyde de carbone en 2018, selon une étude du cabinet de recherche Rhodium Group publiée mardi.

Les analystes estiment que les émissions de CO2 liées à l'énergie ont crû de 3,4% de 2017 à 2018, ce qui serait l'augmentation la plus forte observée depuis 2010 aux Etats-Unis. L'estimation a été réalisée à partir de statistiques énergétiques du gouvernement américain et d'autres données publiques et privées sur la consommation de pétrole et la génération d'électricité portant sur les huit ou neuf premiers mois de l'année.

Le charbon a continué à perdre de la vitesse, l'année 2018 devant marquer un record pour le nombre de fermetures de centrales au charbon, selon l'étude.

Mais c'est le gaz naturel qui le remplace dans la majorité des cas, et non des éoliennes ou des centrales solaires. Le gaz naturel émet moins de gaz à effet de serre que le charbon lorsqu'il est brûlé, mais il a nourri majoritairement la hausse de la demande en électricité de l'an dernier, battant le solaire et l'éolien.

Les carburants consommés par le secteur des transports restent pour la troisième année consécutive la première source de rejet de CO2 dans l'atmosphère aux Etats-Unis. Les émissions ont augmenté à cause du transport routier et des avions. La pollution en CO2 des voitures individuelles a été stable par rapport à 2017.

Ce rapport couvre les émissions de CO2 liées à l'énergie, ce qui représente environ les trois quarts du total des gaz à effet de serre aux Etats-Unis (par exemple, le méthane est un autre gaz contribuant au réchauffement de la planète). Les statistiques officielles totales ne seront publiées qu'en 2020 par l'Agence américaine de protection de l'environnement.

La tendance est néanmoins claire: "les Etats-Unis étaient déjà en retard pour atteindre les objectifs dans l'accord de Paris. L'écart est encore plus grand au début de 2019", écrivent les auteurs de l'étude.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nte-190108

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 09 juin 2019, 23:53

Trump a tenté d'empêcher un spécialiste du climat de témoigner devant le Congrès

Le chercheur avertissait seulement que le réchauffement climatique serait “potentiellement catastrophique”. La Maison Blanche a crié à "la propagande alarmiste".

09/06/2019 Le HuffPost
.......
https://m.huffingtonpost.fr/amp/entry/t ... 3477867b2/

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 05 juil. 2019, 20:08

Metz: la tête de Trump dans la Moselle pour dénoncer son climatoscepticisme

AFP•05/07/2019

Une immense structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump à moitié immergée est installée dans la Moselle, à Metz, depuis vendredi et jusqu'au 7 septembre pour dénoncer ses positions contre le climat, dans le cadre du festival d'arts numériques Constellations.
"L'idée, c'était de bâillonner Trump, de le faire taire, mais il continue à parler, très sûr de lui", explique l'artiste Jacques Rival, à l'origine du projet.

L'installation, baptisée "Everything is fine", montre "un Trump en perdition, mais qui continue à vouloir être seul contre tous, à vouloir oeuvrer contre l'intérêt commun", ajoute-t-il.

Image
Une structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump immergée dans la Moselle à Metz, le 5 juillet 2019 ( AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN )

.................

Avec cette oeuvre, "il s'agit de sensibiliser le public à l'importance de s'engager sur ces sujets (l'environnement et la biodiversité, NDLR), de manière décalée et quasi burlesque", explique Hacène Lekadir, adjoint à la culture de la ville de Metz.

"C'est aussi modestement un message envoyé au président Trump pour lui dire combien ses postures et ses positions anti-écologiques sont dangereuses pour le monde entier", ajoute-t-il.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 1fd47b1123

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Re: Retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat

Message par energy_isere » 09 juil. 2019, 12:56

Climat : Donald Trump s'en prend une nouvelle fois à l'accord de Paris

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES•09/07/2019

Lors d'un discours prononcé à la Maison blanche, le président américain a dénoncé la "guerre contre l'énergie américaine", menée par Barack Obama.

"Inefficace", "injuste" et "très coûteux". Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois dénoncé lundi 8 juillet l'accord de Paris sur le climat, lors d'un discours sur "leadership de l'Amérique en matière environnementale".

"Nous voulons l'air le plus pur qui soit, nous voulons l'eau la plus propre qui soit et c'est ce que nous faisons", a lancé Donald Trump dans cette allocution prononcée depuis la Maison Blanche.

Défendre "la souveraineté américaine"
Dénonçant ce qu'il a appelé la "guerre contre l'énergie américaine" menée selon lui par son prédécesseur démocrate Barack Obama, il a rejeté avec force les "projets radicaux" de lutte contre le changement climatique qui, selon lui, ne rendraient pas "le monde plus propre".

"Nous défendrons l'environnement mais nous défendrons aussi la souveraineté américaine, la prospérité américaine et les emplois américains", a-t-il martelé, avant de s'en prendre à l'accord de Paris sur le climat, dont il a retiré les Etats-Unis quelques mois après son arrivée au pouvoir.

"Le magnifique charbon propre"
Ce texte, conclu fin 2015 dans la capitale française par la quasi-totalité des pays de la planète, vise à limiter l'emballement de la machine climatique. Réagissant sur Twitter au discours de Donald Trump , l'ancien vice-président Al Gore a déploré que le locataire de la Maison Blanche "refuse de regarder la réalité en face".

"Les électeurs américains ne se laisseront pas berner par un président qui tenter de masquer son bilan environnemental catastrophique", a-t-il ajouté.

Image

Donald Trump, qui fait inlassablement l'éloge du "magnifique charbon propre", remet régulièrement en cause, au mépris du consensus scientifique, la réalité du réchauffement climatique ou le rôle des activités humaines dans ce phénomène.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 5602ec1a5f

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