Rechauffement Antarctique ?

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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GillesH38
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Re: Rechauffement Antarctique ?

Message par GillesH38 » 28 févr. 2019, 22:50

ben non ils mesurent ce qui a été perdu pendant la période de mesure, c'est tout.
"Ce ne sont plus les faits contrôlés, les choses examinées avec soin qui forment la conviction ; c'est la conviction souveraine, irrésistible, qui déforme les faits et les choses." Joseph Reinach, à propos de l'affaire Dreyfus.

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Re: Rechauffement Antarctique ?

Message par energy_isere » 02 juil. 2019, 13:17

En Antarctique, 2014 fut une année charnière et on ne sait pas pourquoi

AFP•02/07/2019

La banquise de l'Antarctique, après s'être mystérieusement étendue pendant des décennies, se rétrécit à toute vitesse depuis 2014, année charnière pour le continent. Elle a perdu en quelques années une superficie équivalente à quatre fois la France.

"En trois ans seulement, l'Antarctique a perdu autant de banquise que l'Arctique" en 40 ans, dit à l'AFP Claire Parkinson, climatologue de la Nasa, qui a publié lundi dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) une étude analysant les variations de la banquise antarctique de 1979 à 2018.

Les scientifiques savaient déjà que l'Antarctique fondait de plus en plus vite, tout comme l'Arctique, à cause du déversement accéléré des glaciers, ces rivières de glaces poussées lentement vers les rives.

Mais pendant des décennies, ils observaient un phénomène à la fois rassurant et intriguant: la superficie de la banquise, c'est-à-dire la glace qui flotte sur l'océan, grandissait.

Claire Parkinson, au centre spatial Goddard de la Nasa, près de Washington, a reconstitué l'histoire la plus précise de cette banquise antarctique, en reprenant et analysant les données de cinq satellites successifs de la Nasa et du Pentagone, qui ne regardent pas les volumes mais seulement l'étendue, grâce à une mesure des rayonnements (micro-ondes) émis par la glace.

Bien sûr, la banquise fondait l'été (janvier-mars) et se reformait l'hiver (juillet-septembre). Mais la couverture avait tendance à grandir au fil du temps, dans toutes les saisons.

Il s'est passé quelque chose après 2014. Chaque année voit désormais moins de banquise se former -- beaucoup moins.

En 2014, la banquise antarctique était à son maximum jamais enregistré depuis 1979. En 2017, elle était au minimum. La perte dépasse deux millions de kilomètres carrés. La tendance continue apparemment en 2019, dit la climatologue.

- Diverses hypothèses -

Les scientifiques ne savent pas pourquoi la banquise s'est étendue pendant si longtemps, ni pourquoi elle fond aujourd'hui.

Des hypothèses rivales existent, selon les chapelles scientifiques, qui prennent en compte le trou de la couche d'ozone, les vents, les courants ou la température des eaux profondes, mais aucune n'explique avec certitude le basculement de 2014.

"Aucune des hypothèses n'est bonne, selon moi", confie à l'AFP Douglas Martinson, océanographe à l'université Columbia, qui a participé au comité de lecture ayant validé l'article.

Il prévient que comparer Arctique et Antarctique revient à "comparer des pommes et des camions militaires".

L'Arctique est un océan entouré de terres, tandis que l'Antarctique est un continent entouré d'océans, où les icebergs sont moins contraints.

Contrairement à l'Arctique, l'Antarctique ne se réchauffe pas, et reste l'endroit le plus froid de la planète. C'est la plus grande réserve d'eau douce de la Terre. Ses montagnes de glace contiennent un volume capable de faire monter le niveau des océans de 57 mètres, estimait une étude en 2013.

Chris Rapley, climatologue à l'University College de Londres, souligne que les gains initiaux de la banquise, avant 2014, ne contredisaient en rien le fait que la planète se réchauffait.

"Cela démontre seulement que dans un système complexe et interconnecté, des choses contre-intuitives peuvent se produire, en tout cas pendant un moment", écrit le chercheur.

"Nous avons tendance à chercher des explications simplistes de cause et d'effet, mais en réalité, la situation est bien plus compliquée et nuancée", conclut-il.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f0e575d911

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Re: Rechauffement Antarctique ?

Message par mobar » 02 juil. 2019, 16:26

Contrairement à l'Arctique, l'Antarctique ne se réchauffe pas, et reste l'endroit le plus froid de la planète. C'est la plus grande réserve d'eau douce de la Terre. Ses montagnes de glace contiennent un volume capable de faire monter le niveau des océans de 57 mètres, estimait une étude en 2013.
Si ça ne se réchauffe pas, ça doit donc se refroidir!
La probabilité pour que la température soit stable étant aussi infinitésimale que celle de la pièce de se poser sur la tranche, faudrait supprimer l'interrogation et remplacer Réchauffement par Refroidissement :wtf:
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Rechauffement Antarctique ?

Message par energy_isere » 02 oct. 2019, 20:39

Un iceberg grand comme 15 fois Paris s’est détaché il y a quelques jours de la barrière de glace d’Amery, en Antarctique. Un phénomène tout à fait naturel, qui n’a cette fois rien à voir avec le réchauffement climatique.

2 octobre 2019 Sciencepost

Un iceberg de 1 636 kilomètres carrés pour 210 mètres d’épaisseurs, pesant plus de 350 milliards de tonnes, s’est détaché de son point d’ancrage en Antarctique, entre le 24 et 25 septembre derniers. La structure a pris ses distances avec la banquise Amery, la troisième plus grande plate-forme flottante du continent. La région n’avait pas connu un tel vêlage depuis les années 1960, date à laquelle un iceberg de 9 000 kilomètres carrés s’était détaché.

L’iceberg se dirige maintenant lentement vers l’ouest, menaçant éventuellement quelques navires qui pourraient croiser son chemin. Mais c’est à peu près le seul danger que représente cet événement.

Un phénomène tout à fait naturel

Ce vêlage résulte en réalité d’un phénomène tout à fait naturel. Au fil du temps, des glaciers coulent de la terre vers la mer, formant ainsi des plateformes de glace flottantes. En l’occurrence ici, la banquise Amery. L’accumulation de neige entraîne alors parfois la fracturation de ces plateformes, amenant certains morceaux à se détacher.

“Les barrières de glace doivent perdre de la masse car elles sont constamment en train d’en gagner. Elles veulent conserver leur taille, explique en effet Helen Amanda Fricker, professeure au centre d’océanographie Scripps à l’université de Californie San Diego. Cet événement fait donc partie du cycle normal de la banquise, et même si l’Antarctique suscite aujourd’hui beaucoup d’inquiétudes, il n’y a pas de quoi s’inquiéter ici“.

Cet événement n’a donc rien à voir avec la hausse des températures. Et cet iceberg, flottant déjà dans l’eau, n’aura donc aucun effet sur la hausse du niveau de la mer. “Il est vraiment important que le public ne s’embrouille pas et ne pense pas qu’il s’agisse d’un événement lié au changement climatique“, poursuit la chercheuse.
https://sciencepost.fr/un-iceberg-geant ... tarctique/

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Re: Rechauffement Antarctique ?

Message par energy_isere » 14 févr. 2020, 17:05

En Antarctique, multiplication inquiétante de records de chaleur

AFP•14/02/2020

Plus de 20 degrés! Les records de chaleur se multiplient dans l'Antarctique et de nouvelles études alertent sur les risques que fait peser le réchauffement sur le Continent blanc, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les dizaines de millions d'habitants de mégapoles comme New York, Shanghai ou Bombay.

Le 9 février, il a fait plus de 20,75 degrés sur l'île Seymour (également appelée Marambio) au bout de la péninsule ouest-antarctique face à la pointe australe de l'Amérique du Sud. "Nous n'avons jamais vu une température aussi élevée en Antarctique," a déclaré jeudi à l'AFP le chercheur brésilien Carlos Schaefer en rendant public ce relevé.

Deux jours auparavant, le 7 février, non loin de là sur la base argentine Esperanza, le mercure avait déjà atteint 18,3 degrés, un plus haut historique selon le Service de météorologie national.

Des records "choquants mais malheureusement pas surprenants, car l'Antarctique se réchauffe avec le reste de notre planète", soulignait alors Frida Bengtsson, spécialiste de l'environnement marin à Greenpeace.

La dernière décennie a été record en matière de chaleur, conclue sur une année 2019 qui était la deuxième plus chaude jamais enregistrée sur la planète (après 2016). Et les années 2020 démarrent sur la même tendance avec un mois de janvier le plus chaud jamais enregistré, selon les relevés des services européen et américain.

Or deux nouvelles études sonnent à nouveau l'alerte cette semaine sur les dangers d'une déstabilisation de la calotte glaciaire australe, alors que selon les experts climat de l'ONU (Giec), le niveau des mers a déjà augmenté de 15 cm au XXe siècle. Conséquence: d'ici le milieu 2050 plus d'un milliard de personnes vivront dans des zones côtières particulièrement vulnérables aux inondations ou événements météo extrêmes amplifiés par la montée du niveau de la mer et le dérèglement climatique.

Une étude publié vendredi dans la revue Earth System Dynamics, synthétisant 16 nouvelles modélisations réalisées par des chercheurs de 27 instituts internationaux et coordonnée par le Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK), prévoit que la seule fonte dans l'Antarctique pourrait entraîner une hausse globale du niveau des océans jusqu'à 58 centimètres d'ici la fin du siècle si le rythme global des émissions de gaz à effet de serre reste inchangé.

- "Facteur Antarctique" -

Même dans un scénario (improbable au vu des tendances actuelles selon nombre d'experts) de baisse des émissions en ligne avec l'objectif de l'accord de Paris de 2015, soit un réchauffement global de moins de deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, le seul "facteur Antarctique" ferait monter le niveau de la mer de 4 à 37 centimètres.

Les effets de la fonte d'autres zones glaciaires (calotte du Groenland, glaciers de montagne) et de la dilatation de l'eau de mer entraînée par son réchauffement s'ajouteraient évidemment à ces projections, souligne l'étude.

Par ailleurs, une deuxième étude, dirigée par des chercheurs australiens et publiée mercredi dans la revue américaine PNAS, dresse un parallèle inquiétant avec la dernière période interglaciaire de la Terre, il y a entre 129.000 et 116.000 ans.

S'appuyant notamment sur des traces de cendre volcanique, les chercheurs ont calculé que les glaces de la partie occidentale de l'Antarctique (reposant directement sur le fond de la mer et donc plus vulnérables au réchauffement) avaient alors fondu très tôt dans le cycle de réchauffement. "La fonte a probablement été causée par un réchauffement océanique de moins de deux degrés, ce qui a des implications majeures pour notre avenir", souligne Chris Turney de l'University of New South-Wales, auteur principal de l'étude: "Dans un monde plus chaud, nous pourrions perdre la majorité de la banquise antarctique occidentale".

Les conséquences, déjà connues, sont abruptement résumées par Anders Levermann, auteur principal de l'étude coordonnée par le PIK: "Ce qui est certain, c'est que ne pas arrêter de brûler du charbon, du pétrole et du gaz va aggraver le risque pour les métropoles côtières, de New York à Bombay, Hambourg ou Shanghai".
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9485b77482

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