Glaciers et climats

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Yves
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Re: Glaciers et climats

Message par Yves » 07 mai 2009, 15:50

Je suis d'accord pour dire que les prévisions sont d'autant plus dificiles qu'elles concernent l'avenir et que les éléments du passé sont complexes. Donc pas la peine de se quereller dessus.

Pour ce qui est du passé, je constate que le cas du glacier du Rhone qui a ralentis sa fonte (en tout cas son recul, finalement, il a peut-être accéléré en volume fondu, qui sais) correspond pas à la moyenne de ce qui a été observé. Donc soit il fait partit des 4% de glaciers qui ont eu plus de chance que les autres, soit simplement, ce que je marquais au début. A savoir il recule moins vite mais perd du volumme comme les autres, en accelérants sur les 30 dernières années. Des données de volume seraient bienvenues.
Trop tard, trop peu, trop cher, il n'y aura pas de miracle !!
Notre futur sera d'être la banlieue ouest de la Russie alors que celle-ci aura le regard tourné vers la Chine...

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 29 juin 2009, 20:28

Mauvaise décennie pour les glaciers suisses

25-06-2009

Le magazine Global ans Planetary Change vient de publier les résultats d’une étude sur l’évolution des glaciers suisses entre 1999 et 2008. Les recherches ont été menées par une équipe de scientifiques de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Les résultats, concernant 62 glaciers situés sur le territoire helvétique, font apparaître une forte dégradation des volumes de glace.
Lors de cette dernière décennie, environ 12 % des 74 km3 de glace ont fondu. La fonte la plus spectaculaire a été enregistrée l’année de l’épisode caniculaire de 2003 avec un record de 3,5 %.
http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... gi?id=3816

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 25 nov. 2009, 19:37

Himalaya : le recul des glaciers pèse sur l'avenir de l'Asie

LE MONDE | 25.11.09

Khardung La (Jammu-et-Cachemire) Envoyé spécial

De la neige à 5 606 mètres d'altitude ? Non, presque pas. Le col de Khardung La, dans le district du Ladakh, au nord de l'Inde, a beau être la route carrossable la plus élevée du monde, le blanc n'y règne pas. L'air est rare, le ciel immaculé, et les militaires qui surveillent ce passage qui conduit au col de Karakoram, vers la Chine, scrutent avec patience des pentes dénudées et silencieuses. Mais, comme dans tout le Ladakh, les montagnes sont brunes et sèches, leurs flancs rarement couverts d'une fine couche de neige poudreuse.

Et le glacier de Khardung La ? Ah, le glacier, il est plus loin, explique-t-on, sur la route de Nubra. "Les gens qui ont de la mémoire disent qu'il était beaucoup plus grand auparavant, dit Tundup Ango, de l'association d'origine française Geres. Mais est-ce dû au changement climatique, ou au trafic sur la route de construction récente qui le traverse ?"

Cette question sans réponse définitive, il semble qu'on puisse la poser à propos de tout le massif himalayen : les glaciers fondent-ils massivement, ou pas ? La question est d'une importance vitale pour plus d'un milliard d'habitants en Inde, au Pakistan, au Bangladesh, au Tibet et en Chine. Recouvrant près de 3 millions d'hectares, les 15 000 glaciers himalayens forment la troisième masse glaciaire de la planète après les pôles. Avec la neige accumulée, le massif montagneux stocke 12 000 km3 d'eau douce, et constitue le réservoir des grands fleuves Indus, Gange, Brahmapoutre, Yang-Tse, Fleuve jaune et Mékong.

En 2005, un rapport du WWF (Fonds mondial pour la nature) alertait sur la menace que faisait peser le réchauffement sur cette masse glacée. Une alerte reprise en 2007 dans le rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) : "Les glaciers de l'Himalaya reculent plus vite qu'en aucun autre endroit du monde, et si cela continue au taux actuel, la plupart d'entre eux auront disparu en 2035", y lisait-on.

Ampleur incertaine

Mais l'affaire est plus compliquée qu'il n'y paraît, parce que la situation n'est pas identique en tout point du massif. Des petits glaciers, comme à Gangotri et à Kafni, dans l'Etat d'Uttarakhand, bien étudiés par les chercheurs soutenus par le WWF, fondent rapidement. Mais d'autres, comme le très grand glacier Siachen, situé à une centaine de kilomètres de Khardung La, semblent stables (Current Science, 10 mars 2009). "Les données sur lesquelles s'appuyait le GIEC étaient très peu nombreuses, dit Syed Iqbal Hasnain, un glaciologue indien réputé. Sur les quatre glaciers que nous suivons régulièrement, on observe un retrait. Mais il est difficile d'extrapoler."

Plusieurs facteurs incitent à la prudence. D'abord, la masse même du massif, qui signifie que ce qui est vrai dans un endroit peut ne pas l'être ailleurs. Ensuite, il n'est pas encore possible de bien articuler les données de terrain, trop éparses, et les observations par satellites, encore peu nombreuses et pas toujours fiables. Autre problème : les équipes chinoises et indiennes ne peuvent pas bien collaborer, à cause des préoccupations militaires. "Mes collègues de Pékin sont pessimistes, affirme M. Hasnain : ils prédisent une réduction de 45 % de la masse des glaciers en 2070. Mais il faudrait qu'on puisse mutuellement visiter nos glaciers."

Si l'ampleur prévisible du retrait des glaciers est incertaine, le mouvement est cependant assuré. Et d'autres indices le confirment, comme le réchauffement observé par les habitants du Ladakh. "Nous avons fait une étude sur la perception du changement climatique en interrogeant des anciens et des paysans réputés pour leur savoir-faire, dit Tundup Ango. Tous témoignent d'une réduction des chutes de neige dans les dernières décennies, et d'un recul des petits glaciers des vallées." Le manque d'eau, dans un pays déjà très sec, devient très préoccupant. Des événements jamais vus de mémoire d'homme adviennent aussi, comme des inondations à Leh, la capitale du Ladakh, en 2004 et 2005 ou une invasion de criquets en 2005.

Quant à la cause du changement, elle reste à préciser. Le réchauffement planétaire joue un rôle, certes, mais aussi le "carbone noir", ces particules de suie émises par le diesel et par les foyers domestiques usant de bois ou de bouses.

Leur importance a été mise en évidence par un autre savant indien, V. Ramanathan : "En tombant sur la neige, explique-t-il à New Delhi, le carbone noir l'obscurcit, la neige reflète moins le soleil, et elle se réchauffe et tend à fondre."

Cette cause de réchauffement pourrait être assez simplement contrôlée, dit M. Ramanathan, en posant des filtres sur les moteurs diesel et en changeant le mode de combustion des foyers. Un vrai défi pour l'Inde, qui l'obligerait à agir chez elle, sans se contenter de reporter la responsabilité du changement climatique sur les pays du nord. Mais c'est sans doute son avenir qui se joue sur les hauteurs de l'Himalaya.
http://www.lemonde.fr/le-rechauffement- ... 70066.html

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Re: Glaciers et climats

Message par Lansing » 25 nov. 2009, 23:17

La mer est mon milieu, pas les glaciers. J'essaie de combler mes lacunes en me penchant sur le sujet. Je suis persuadé que c'est là le meilleur moyen de mesurer l'ampleur du problème du réchauffement.
Je suis allé en Alaska, il y a longtemps. J'avais été surpris d'apprendre qu'on y mesurait la fonte des glaces depuis les années 50. Comme il y a environ 100.000 glaciers en Alaska (le glacier de Hubbard est le deuxième au monde par le volume) ils n'en surveillent qu'une petite partie.
Aujourd'hui, quelques gros glaciers très élevés en altitude fondent peu, la plupart des autres si. Il y a sur internet des rapports américains qui alertaient déjà la communauté scientifique en 2002. C'est d'ailleurs l'endroit du monde ou la fonte est la plus forte, un doublement de celle-ci a été observé dans les années 90.
Le glacier Columbia, un des plus véloce au monde, fond depuis les années 80. Il a perdu 400 mètres d'épaisseur et reculé de 16 km. Des amis ayant passé un hiver à bord de leur bateau dans la baie du Prince William m'en ont parlé.
En fait, à force de consulter tout ce que je trouve sur la question, je m'aperçois que les glaciers fondent partout. Je vous propose ce LIEN, c'est la liste, non exhaustive, bien sûr, des glaciers dans le monde, très instructif.

Patrick

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Re: Glaciers et climats

Message par pascal47 » 29 nov. 2009, 21:10

L’Antarctique perd plus de 180 gigatonnes de glace chaque année
29 novembre 2009

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2918
Daniel Pennac (La fée Carabine)
"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur."

http://www.le-message.org/

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Re: Glaciers et climats

Message par moinsdewatt » 20 janv. 2010, 21:25

Petite mise au point du GIEC :
Glaciers de l'Himalaya: le GIEC fait son mea culpa

AP | 20.01.2010

Le GIEC est allé un peu vite en annonçant que les glaciers de l'Himalaya fondaient plus rapidement qu'ailleurs et risquaient d'avoir disparu en 2035: le groupe d'experts climatiques internationaux a reconnu mercredi que cette affirmation n'était pas établie scientifiquement. Un aveu qui pourrait donner du grain à moudre aux "climatosceptiques".

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait affirmé, dans son quatrième rapport d'évaluation sorti en 2007, que les glaciers himalayens reculaient plus vite que partout ailleurs sur la planète. A l'époque, ils écrivaient que "la probabilité de leur disparition en 2035 ou peut-être plus tôt est très élevée, si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel."

L'instance onusienne fait désormais marche arrière. Le rapport de 2007 se fonde sur "des estimations peu corroborées de taux de recul et de date de disparition des glaciers himalayens", précise le GIEC dans un communiqué. "Les normes claires et bien établies de preuves exigées par les procédures du GIEC n'ont pas été appliquées correctement" dans ce paragraphe.

Ce passage, qui figure dans la contribution du Groupe de travail II au rapport de 2007, avait suscité peu de commentaires avant que le "Sunday Times" n'évoque dimanche une projection apparemment basée sur un article de presse.

Les responsables du GIEC ont ouvert une enquête pour déterminer comment cette prévision douteuse s'était retrouvée dans le volumineux rapport, a déclaré à l'Associated Press Chris Field, directeur du département d'écologie de l'Institution Carnegie pour la science, basée à Washington.

Dans son communiqué, le GIEC s'abstient de toute nouvelle prévision sur la date de la disparition éventuelle des glaciers himalayens, mais souligne que "les pertes massives et généralisées des glaciers (...) au cours des décennies récentes devraient s'accélérer au XXIe siècle". Le phénomène réduira "la disponibilité de l'eau" et le potentiel hydroélectrique dans de grandes chaînes de montagne, dont l'Himalaya, précise-t-il.

Mardi, le ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh, avait réitéré ses critiques sur l'évaluation initiale du GIEC. "La santé des glaciers (himalayens) est une source de grande préoccupation, mais la position alarmiste du GIEC selon laquelle ils fondraient d'ici 2035 n'était pas fondée sur une once de preuve scientifique", a-t-il déclaré au "Times of India". AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches ... culpa.html

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 22 janv. 2010, 19:06

Gaciers d' Alaska : Difficile mesure du recul des glaces

LE MONDE | 22.01.10

En climatologie, les bonnes nouvelles peuvent ne pas s'avérer si bonnes qu'elles en ont l'air. Ainsi de celles apportées par les travaux franco-canadiens publiés dimanche 17 janvier dans la revue Nature Geoscience, qui revoient à la baisse les estimations précédentes de la fonte moyenne des glaciers de l'Alaska depuis un demi-siècle. Bonne nouvelle : cette perte de masse moyenne aurait été surestimée de près de 50 %. Pour autant, ce chiffre cache une réalité peu enthousiasmante.

Quelle est-elle ? Pour comprendre, il faut remonter aux travaux publiés en juillet 2002 dans la revue Science, par des chercheurs de l'université d'Alaska à Fairbanks. Cette étude, qui fait date, convertissait la fonte des glaciers de montagne de l'extrême Nord américain en contribution à l'élévation du niveau des mers. Selon Anthony Arendt et ses coauteurs, cette contribution avait été en moyenne de 0,14 mm/an entre 1950 et 1995, puis de 0,27 mm/an entre 1995 et 2001. Depuis, la mise à jour de ces travaux, grâce à de nouvelles techniques d'observation, a permis aux chercheurs américains d'aboutir à une contribution moyenne de 0,17 mm/an entre 1962 et 2006.

Images satellites

Dans l'étude publiée par Nature Geoscience, les chercheurs français et canadiens ont mené leur propre évaluation à partir d'images satellites - en particulier celles de Spot-5, obtenues grâce à un financement du CNES, l'agence spatiale française. "Nous avons procédé en utilisant les photos de la même zone, prises depuis deux points différents, explique Etienne Berthier, chercheur (CNRS) au laboratoire d'étude en géophysique et en océanographie spatiales (Legos). Cette vision "stéréoscopique" nous a permis de reconstituer précisément la carte topographique des glaciers d'Alaska."

En comparant les cartes ainsi obtenues avec celles établies dans les années 1960, les auteurs sont parvenus à une nouvelle estimation globale de la perte de masse des glaciers de cette région du monde : celle-ci aurait été équivalente à une élévation des mers de 0,12 mm/an au cours des cinquante dernières années environ. Le nouveau chiffre équivaut à une perte d'épaisseur moyenne de 25 mètres environ sur les 90 000 km2 de glaciers de la chaîne montagneuse en question. Une valeur très inférieure au 0,17 mm/an obtenue par les Américains sur la même période.

Comment expliquer un tel écart ? "D'abord, il y a l'échantillonnage des glaciers, explique M. Berthier. Les travaux précédents extrapolaient les observations obtenues sur une soixantaine de glaciers, aux milliers présents dans les montagnes de l'Alaska." Or rien n'est simple : tandis que certains glaciers s'amincissent rapidement, "d'autres, à haute altitude dans le centre de la chaîne de l'Alaska, ont tendance à s'épaissir", précise M. Berthier. Le choix de l'échantillon est donc cardinal.

A cette première source d'incertitude s'en ajoute une seconde, liée à la méthodologie employée. Une part des observations américaines repose sur des mesures altimétriques aéroportées. Schématiquement, un laser est embarqué dans un avion et mesure la hauteur des glaciers qu'il survole. "Cependant, les avions passent au-dessus des glaciers en cherchant à garder une altitude constante, explique le chercheur du Legos. Ils sont donc obligés de les survoler le long de leur axe longitudinal et ne mesurent en définitive que la variation d'épaisseur en leur centre, à l'endroit où ils sont le plus épais, valeur qui est ensuite extrapolée au glacier dans toute sa largeur." Et alors ? "Il est normal, par simple effet géométrique, que les glaciers perdent plus de glace en leur centre que sur leurs bords, explique Etienne Berthier. D'où l'exagération des pertes."

La mauvaise nouvelle ? "Nos résultats revoient la moyenne établie sur les cinquante dernières années environ, mais rien ne laisse penser que les fortes pertes constatées sur la dernière décennie, correspondant à environ 0,25 mm/an d'élévation du niveau marin, soient inexactes, explique Etienne Berthier. La correction à la baisse que nous apportons ne fait donc en définitive que rendre l'accélération de la période récente encore plus frappante."

Une grande majorité des glaciers de montagne aux latitudes moyennes, qui couvrent de 500 000 km2 à 600 000 km2, se retirent, partout dans le monde, depuis le milieu du XIXe siècle.
Les derniers travaux publiés sur la question indiquent que leur fonte participe désormais à environ 1 mm/an sur les 3,3 mm/an d'élévation mesurée du niveau moyen de la mer. Le reste est partagé entre la dilatation thermique des océans (1 mm/an) et la réduction des calottes polaires (1,3 mm/an).
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 05 oct. 2010, 16:48

Des satellites vont surveiller l'Himalaya

LEMONDE.FR avec AFP | 05.10.10


Un nouveau système utilisant des images satellitaires de la NASA a été lancé mardi dans la capitale népalaise Katmandou pour permettre aux scientifiques de surveiller l'impact du changement climatique dans les montagnes de l'Himalaya.

L'agence spatiale américaine estime que ce système, baptisé "Servir" et lancé en partenariat avec le Centre international pour la mise en valeur intégrée des montagnes à Katmandou, pourrait être utilisé pour faire face aux menaces sur la biodiversité dans la région. Il pourrait notamment mettre en garde contre les risques d'inondations, les feux de forêts et les tempêtes. "L'ensemble de la région de l'Himalaya est comme un trou noir pour les scientifiques et nous espérons utiliser ce système pour combler le vide de données", a déclaré Basanta Shrestha, un responsable du centre.

Environ 1,3 milliard de personnes dépendent de l'eau qui s'écoule des glaciers himalayens, dont la fonte se produit à un rythme alarmant et risque, selon les experts, de provoquer des inondations suivies à plus long terme de phénomènes de sécheresse dans la région. Mais on dispose encore de peu d'éléments sur l'impact du changement climatique dans cette immense région décrite par des associations environnementales comme le "troisième pôle" en raison de ses colossales réserves en eau sous forme de glace et de neige.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 09 mai 2011, 20:08

Les glaciers du nord Canada fondent aussi

Les glaciers qui couvrent les îles canadiennes de l'Arctique fondent et élèvent le niveau marin. C'est la conclusion d'une publication fondée sur l'analyse des observations par satellites conduites entre 2003 et 2009 dans la région.

Cette étude, publiée dans Nature sous forme d'une publication électronique en avance de celle sur papier le 20 avril dernier, a été réalisée par une équipe internationale (Canada, USA, Norvège, Pays-Bas). Son premier auteur est un jeune chercheur, Alex Gardner (Université d'Alberta, au Canada). Cette étude a utilisé surtout des mesures par satellites, soit d'altimétrie (avec ICEsat, de la Nasa), soit de gravimétrie (avec GRACE, un duo de satellites lancés par la Nasa en 2002), confrontées à des modélisations.

......................
En entier avec figures ..... http://sciences.blogs.liberation.fr/hom ... si.html#tp

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 10 mai 2011, 21:31

Image
Des travailleurs installent, mardi 10 mai, une couverture de plastique sur le glacier du plus haut sommet d'Allemagne, le Zugspitze (2962 mètres), près de Garmisch-Partenkirchen, dans le sud du pays. Tous les ans, de mai à septembre, la glace est recouverte de larges feuilles de plastique pour éviter qu'elle ne fonde. (Christof Stache/AFP)


dans le 24h photo du Figaro

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 30 déc. 2011, 17:09

Image

scan La Recherche de Decembre 2011

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 31 mars 2013, 21:58

Les glaciers du plateau tibétain en danger

le Quotidien du Peuple en ligne 26.03.2013

Environ 90 % des glaciers dans la région du troisième pôle ont rétréci, une action accélérée par le noir de carbone venant de l'Asie du Sud vers le plateau tibétain, a mis en garde un haut scientifique.

La troisième zone polaire, qui est centrée sur le plateau tibétain, concernant les intérêts de plusieurs régions et pays voisins, qui couvre plus de 5 millions de kilomètres carrés, pour une altitude moyenne de plus de 4 000 mètres.

Cette zone possède le plus grand nombre de glaciers en dehors des régions polaires et exerce une influence directe sur le développement économique et social de certaines des régions les plus peuplées de la planète, y compris la Chine et l'Inde.

Les glaciers sont à la source de plusieurs des plus importants fleuves d'Asie.

Influencé par le réchauffement climatique, ces glaciers ont connu des changements drastiques au cours des dernières années, notamment la diminution et le rétrécissement des glaciers, qui posent des risques géologiques à la population sur et autour du plateau.

Comme l'Antarctique et de l'Arctique, le troisième pôle sucite l'attention accrue de la communauté universitaire internationale, mais les résultats des anciennes études internationales dans ce domaine sont incompatibles, a déclaré Yao Tandong, directeur de l'Institut de recherche sur le plateau tibétain de l'Académie chinoise des sciences.

Le glaciologue, membre du Comité nationale de la Conférence consultative politique du peuple chinois, a expliqué que certaines personnes sont persuadées que les glaciers vont se retirer pour finalement disparaître d'ici 2030, alors que d'autres affirment qu'il n'y aura pas de catastrophe.

Certains avancent même que les glaciers ont au contraire progressé, a-t-il dit.

Pour des collègues de Yao Tandong, il est aujourd'hui possible de brosser un tableau plus complet de la région, en montrant les données quant à l'état des glaciers au cours des 30 dernières années. Une enquête utilisant des cartes topographiques et des images satellites ont révélé la retraite de 82 glaciers, la réduction de 7090 glaciers et le changement de masse de 15 glaciers.

«Les différences systématiques de l'état du glacier ressortent d'une région à région, avec un retrait plus prononcé dans l'Himalaya, la partie sud de la région.

«Certains des glaciers vont très probablement disparaître d'ici 2030 », à souligné M.Yao.

En ajoutant que le changement des glaciers sera accéléré, si la planète continue de se réchauffer.

Les conséquences pourraient êtres désastreuses quant à l'approvisionnement en eau au niveau des grands fleuves et aux risques géologiques, tels que l'expansion du lac glacière et les inondations, qui pourraient menacer directement les populations en aval.

Les recherches en cours depuis plus de 30 ans, a également apporté aux scientifiques une nouvelle compréhension de la pollution sur le plateau tibétain, a fait observer Yao Tandong.

«Deux points de sont démarqués dans le passé. Soit n'y avait pas de pollution, ou que celle-ci venait de l'est».

Mais les dernières recherches montrent actuellement que le noir de carbone émanant de la production industrielle en Asie du Sud est entraîné sur le plateau tibétain par la mousson indienne au printemps et en été.

Pour le scientifique, les polluants sont en provenance de l'ouest et non de l'est.

«L'accumulation de noir de carbone sur le plateau va accélérer la fonte des glaciers, apportant également des polluants organiques persistants qui seront déposés dans le sol».
http://french.peopledaily.com.cn/96851/8182540.html

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 18 mai 2013, 12:07

Un tiers de l'élévation des mers est dû à la fonte des glaciers d'altitude

LE MONDE | 18.05.2013

La réduction des calottes glaciaires de l'Antarctique et du Groenland est l'une des causes majeures d'élévation des mers. La fonte des glaciers d'altitude ne l'est pas moins. Des travaux internationaux conduits par Alex Gardner (Clark University, dans le Maine, et université du Michigan) et publiés vendredi 17 mai par la revue Science indiquent que la réduction des glaciers du Nord canadien, de l'Alaska, de Patagonie ou de l'Himalaya, ont contribué pour un tiers de l'élévation du niveau marin entre 2003 et 2009.
Ce qui représente l'équivalent d'un afflux annuel de 260 milliards de tonnes de glaces dans les mers du globe – autant que ce qu'y déversent les calottes du Groenland et de l'Antarctique réunies. Traduit en hausse des océans, le chiffre est moins impressionnant : ces dizaines de milliards de tonnes correspondent à 0,72 mm, sur les 2,5 mm par an d'élévation observés au cours de la période d'étude. Ces travaux devraient permettre de mieux comprendre les processus en cause dans la hausse du niveau des mers – une des manifestations majeures du réchauffement. Et, ainsi, de pouvoir l'anticiper.

"Pour obtenir ces résultats, nous avons confronté les données de deux satellites, l'un mesurant l'épaisseur des glaciers par altimétrie, l'autre évaluant les variations de leur masse au cours du temps", explique le glaciologue Etienne Berthier, chercheur (CNRS) au Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (Legos) et coauteur de ces travaux.

"En général, les précédentes estimations reposaient sur les suivis de terrain d'un échantillon de glaciers et qui étaient ensuite extrapolés à l'ensemble des quelque 200 000 glaciers répertoriés, ajoute le chercheur. Or des glaciers géographiquement très proches peuvent se comporter de manière très différente. Dans les Alpes, par exemple, le glacier de Sarenne s'amincit trois à quatre fois plus rapidement que celui d'Argentière."

Les extrapolations faites à partir d'un petit nombre de glaciers induisent donc de grandes incertitudes. Celles-ci sont désormais, en grande partie, levées. "Connaître précisément, au cours d'une période donnée, la contribution de l'un des facteurs d'élévation du niveau des mers va nous permettre de mieux évaluer, par déduction, l'importance des autres facteurs dans ce phénomène", explique Anny Cazenave, chercheuse (CNES) au Legos et professeure au Collège de France.

UNE ÉLÉVATION MOYENNE MONDIALE DE 20 CM À 60 CM D'ICI À LA FIN DU SIÈCLE

Aujourd'hui, la dilatation de l'océan profond sous l'effet du réchauffement en cours est, par exemple, très mal évaluée. Or elle contribue aussi à l'élévation du niveau marin. De même que les apports dans l'océan d'eaux continentales, eux aussi difficilement quantifiables.

Déterminer sa juste contribution à chaque paramètre (fonte des glaciers, dilatation de l'océan, réduction des calottes glaciaires, etc.) devrait permettre d'affiner les prévisions d'augmentation du niveau marin à l'horizon 2100. Cette prévision est l'une des plus incertaines.


Dans son dernier rapport, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) projetait une élévation moyenne mondiale de 20 cm à 60 cm d'ici à la fin du siècle. Cette estimation devrait être revue à la hausse dans le prochain rapport du panel d'experts, mais les incertitudes n'en demeurent pas moins encore considérables.

Aussi considérables que les fluctuations naturelles qui affectent les variations de hausse de l'océan. Entre 2003 et 2009, celle-ci a ainsi été de 2,5 mm par an, alors que la moyenne, depuis le début des mesures satellites en janvier 1993, est de 3,2 mm par an... Mais entre début 2011 et début 2013, la hausse est brusquement passée à environ 1 cm par an !

"Pour l'instant, ce n'est que le rattrapage d'une petite baisse du niveau marin observée autour d'avril 2011, à l'occasion du dernier phénomène La Niña", explique Mme Cazenave. Ce phénomène périodique – antagoniste du fameux El Niño – n'est en effet pas uniquement responsable d'une baisse passagère de la température moyenne mondiale : "Il modifie les transferts d'eau entre les continents et les océans", explique la chercheuse. Une pièce supplémentaire à un puzzle compliqué.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Re: Glaciers et climats

Message par energy_isere » 08 juil. 2013, 12:21

Jusqu'à 20% des glaciers canadiens pourraient disparaître d'ici 2100

12.03.2013 FEDRE

Un cinquième des glaciers du Canada pourrait disparaître d'ici la fin du siècle sous l'effet du réchauffement climatique, contribuant ainsi à une montée de 3,5 cm du niveau des océans, selon une étude publiée jeudi dans la revue Geophysical Research Letters.

«Même avec une hypothèse d'une augmentation modérée de la température, il est encore très probable que les glaces vont fondre à un rythme alarmant», estime Jan Lenaerts, un météorologue de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas, le principal auteur de ces travaux, jugeant «très faibles les chances que cela s'inverse» vu que ce phénomène paraît «irréversible».

La fonte des neiges dans la toundra et des glaces dans l'océan autour des glaciers intensifie le réchauffement régional avec des effets désastreux sur les calottes glaciaires du nord du Canada.

La neige et la glace réfléchissent les rayons du soleil et avec leur disparition une grande partie de la chaleur de ce rayonnement est absorbée par la terre et l'océan, ce qui fait grimper la température localement.

Une réduction de 20% des glaciers canadiens d'ici la fin du siècle correspondrait à une montée de 3 degrés Celsius de la température moyenne du globe sur cette période.

Mais autour des glaciers canadiens, la hausse serait en fait de 8 degrés, estime le professeur Lenaerts, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un scénario extrême.

Les glaciers du Canada, les troisièmes plus volumineux au monde après ceux de l'Antarctique et du Groenland, feraient grimper le niveau des océans de 20 centimètres s'ils fondaient entièrement, estiment ces chercheurs.

Depuis 2000, la température dans l'archipel arctique du Canada a augmenté de 1 à 2 degrés et le volume de glace a déjà nettement diminué.

«Avec cette étude, nous voulons montrer que les glaciers canadiens devraient être inclus dans les estimations et projections» de la montée des océans au cours des prochaines décennies, explique Michiel van den Broeke, un professeur de l'Université d'Utrecht, un des co-auteurs de l'étude.

Le niveau de la mer s'est élevé en moyenne depuis 1992 de plus de 55 mm (3 mm par an), dont la plus grande partie (43,9 mm) est attribuable à l'expansion thermique de l'eau et le reste (11,1 mm) à la seule fonte des deux plus grandes calottes glaciaires de la planète, selon une étude internationale parue en novembre 2012 dans la revue américaine Science.
http://www.fedre.org/content/jusqua-20- ... -dici-2100

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kercoz
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Re: Glaciers et climats

Message par kercoz » 08 juil. 2013, 12:37

energy_isere a écrit :Image
Des travailleurs installent, mardi 10 mai, une couverture de plastique sur le glacier du plus haut sommet d'Allemagne, le Zugspitze (2962 mètres), près de Garmisch-Partenkirchen, dans le sud du pays. Tous les ans, de mai à septembre, la glace est recouverte de larges feuilles de plastique pour éviter qu'elle ne fonde. (Christof Stache/AFP)


dans le 24h photo du Figaro
Au premier "ras bord" ...je croyais a un départ du 100m ...au 2e a un depart de patinage de vitesse !!
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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